« Balak fils de Tsipor a vu » (22,2)
Quâest-ce quâil a vu ? Le Zohar explique que Bilam sâopposait Ă MochĂ© par sa force de la parole, et Balak sâopposait Ă Aharon par sa force de lâaction. A prĂ©sent que Aharon Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ©, Balak a senti quâil pouvait attaquer IsraĂ«l. Et en rĂ©alitĂ©, il pouvait nuire Ă IsraĂ«l par sa propre force, car Aharon nâĂ©tait plus lĂ face Ă lui. Cependant, Hachem a dĂ©jouĂ© son plan, et dans Sa BontĂ©, Il lui a mis dans le coeur de faire intervenir Bilam pour cela. Seulement, Bilam ne pouvait pas rĂ©ussir, car la force de MochĂ© se tenait toujours contre lui. (Sfat Emet)
«Mais D.ieu Ă©tant irritĂ© de ce quâil partait.» (22, 22)
Que signifient les mots « de ce quâil partait » ?
La GuĂ©mara raconte (Brakhot 7a) que Rabbi YĂ©hochoua ben LĂ©vi avait pour voisin un SaducĂ©en lâirritant sans cesse, au point quâil souhaitait sa mort. Sachant quâil existe un moment, vers le lever du jour, oĂč la colĂšre rĂšgne en maĂźtresse dans le monde, Rabbi YĂ©hochoua ben LĂ©vi prĂ©vit dâĂȘtre alors rĂ©veillĂ© afin dâen profiter pour maudire cet homme, malĂ©diction qui sâappliquerait sans doute. Comment distinguer cet instant ? Il correspond Ă celui oĂč la crĂȘte du coq devient entiĂšrement blanche. Aussi, le Sage prit-il un coq quâil observa attentivement, dans lâattente de ce moment prĂ©cis. Mais, lorsque celui-ci arriva, il sâĂ©tait endormi. A son rĂ©veil, il comprit que le CrĂ©ateur lâavait voulu ainsi, afin que sa malediction ne puisse pas sâappliquer.
Dans lâouvrage Hatsadik Rabbi Chlomo, il est expliquĂ© que Bilam, qui dĂ©sirait maudire le peuple juif, voulut profiter de lâheure oĂč D.ieu se met en colĂšre pour accomplir ce sombre dessein. Il prit alors un coq et attendit le moment opportun. Constatant quâil commençait Ă somnoler, il fit les cent pas pour lutter contre le sommeil, ce qui dĂ©plut fort au TrĂšs-Haut, comme le laisse entendre le verset «Mais D.ieu Ă©tant irritĂ© de ce quâil partait. »
« Ce peuple résidera seul » (23,9)
Le Panim Yafot explique cette bĂ©nĂ©diction de la façon suivante: Nos Sages disent que lorsque Hachem juge le monde, Il commence par juger le peuple juif avant les autres nations. En effet, cela est un moyen de juger IsraĂ«l avant que la ColĂšre Divine ne sâĂ©veille. Car sâIl jugeait dâabord les autres nations, Ă la vue de leurs fautes, la ColĂšre Divine risquerait de sâĂ©veiller, et quand Il jugera ensuite IsraĂ«l, Il le fera avec un « fond » de colĂšre. Pour Ă©viter cela, Hachem juge en premier le people juif, tant quâil nây a pas encore de colĂšre. Câest en ce sens que Bilam dit : « Ce peuple rĂ©sidera seul », câest-Ă -dire que quand ils comparaĂźtront devant Hachem pour ĂȘtre jugĂ©s, ils seront encore seuls. Les autres nations ne se seront pas encore prĂ©sentĂ©es, et ils seront alors les premiers Ă se faire juger, ce qui est une bĂ©nĂ©diction. (Panim Yafot)



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