7 août 2026

Wort sur la Paracha…Balak

« Balak fils de Tsipor a vu » (22,2)

Qu’est-ce qu’il a vu ? Le Zohar explique que Bilam s’opposait Ă  MochĂ© par sa force de la parole, et Balak s’opposait Ă  Aharon par sa force de l’action. A prĂ©sent que Aharon Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ©, Balak a senti qu’il pouvait attaquer IsraĂ«l. Et en rĂ©alitĂ©, il pouvait nuire Ă  IsraĂ«l par sa propre force, car Aharon n’était plus lĂ  face Ă  lui. Cependant, Hachem a dĂ©jouĂ© son plan, et dans Sa BontĂ©, Il lui a mis dans le coeur de faire intervenir Bilam pour cela. Seulement, Bilam ne pouvait pas rĂ©ussir, car la force de MochĂ© se tenait toujours contre lui. (Sfat Emet)

«Mais D.ieu Ă©tant irritĂ© de ce qu’il partait.» (22, 22)

Que signifient les mots « de ce qu’il partait » ?

La GuĂ©mara raconte (Brakhot 7a) que Rabbi YĂ©hochoua ben LĂ©vi avait pour voisin un SaducĂ©en l’irritant sans cesse, au point qu’il souhaitait sa mort. Sachant qu’il existe un moment, vers le lever du jour, oĂč la colĂšre rĂšgne en maĂźtresse dans le monde, Rabbi YĂ©hochoua ben LĂ©vi prĂ©vit d’ĂȘtre alors rĂ©veillĂ© afin d’en profiter pour maudire cet homme, malĂ©diction qui s’appliquerait sans doute. Comment distinguer cet instant ? Il correspond Ă  celui oĂč la crĂȘte du coq devient entiĂšrement blanche. Aussi, le Sage prit-il un coq qu’il observa attentivement, dans l’attente de ce moment prĂ©cis. Mais, lorsque celui-ci arriva, il s’était endormi. A son rĂ©veil, il comprit que le CrĂ©ateur l’avait voulu ainsi, afin que sa malediction ne puisse pas s’appliquer.

Dans l’ouvrage Hatsadik Rabbi Chlomo, il est expliquĂ© que Bilam, qui dĂ©sirait maudire le peuple juif, voulut profiter de l’heure oĂč D.ieu se met en colĂšre pour accomplir ce sombre dessein. Il prit alors un coq et attendit le moment opportun. Constatant qu’il commençait Ă  somnoler, il fit les cent pas pour lutter contre le sommeil, ce qui dĂ©plut fort au TrĂšs-Haut, comme le laisse entendre le verset «Mais D.ieu Ă©tant irritĂ© de ce qu’il partait. »

« Ce peuple résidera seul » (23,9)

Le Panim Yafot explique cette bĂ©nĂ©diction de la façon suivante: Nos Sages disent que lorsque Hachem juge le monde, Il commence par juger le peuple juif avant les autres nations. En effet, cela est un moyen de juger IsraĂ«l avant que la ColĂšre Divine ne s’éveille. Car s’Il jugeait d’abord les autres nations, Ă  la vue de leurs fautes, la ColĂšre Divine risquerait de s’éveiller, et quand Il jugera ensuite IsraĂ«l, Il le fera avec un « fond » de colĂšre. Pour Ă©viter cela, Hachem juge en premier le people juif, tant qu’il n’y a pas encore de colĂšre. C’est en ce sens que Bilam dit : « Ce peuple rĂ©sidera seul », c’est-Ă -dire que quand ils comparaĂźtront devant Hachem pour ĂȘtre jugĂ©s, ils seront encore seuls. Les autres nations ne se seront pas encore prĂ©sentĂ©es, et ils seront alors les premiers Ă  se faire juger, ce qui est une bĂ©nĂ©diction. (Panim Yafot)