PARACHATBALAK-DE QUOI BILÂM EST-T-IL COUPABLE ?

On connait tous l’histoire de Bilâm. C’est ce grand sorcier qui a été appelé au secours du roi de Moav : Balaq ; quand le Peuple Juif s’est approché de ses frontières (alors que les intentions du Clall Israël étaient pacifiques). Balaq a vu dans les Bneï Israël un danger pour sa nation et a donc demandé à Bilâm de les maudire. Le phénomène de Bilâm est intéressant en soi, c’est un homme qui a atteint un très haut niveau de prophétie et pourtant il l’utilise en mal! C’est que chez les Nations du monde il n’existe pas de cohésion entre la théorie et la pratique. Il peut se faire qu’un grand philosophe ou écrivain expose des idées très profondes, mais dans le même temps il peut se comporter en toute bestialité! La raison en est simple : la morale n’interfère pas sur les sentiments. Tandis que chez nous, c’est tout le contraire! Par exemple la guémara enseigne au sujet d’un Talmid Hah’am qui n’aurait pas de crainte du Ciel, alors le cadavre d’un animal est plus estimable que lui! En un mot, son enseignement ne vaut RIEN!

Mais revenons à notre Paracha. Lorsque les envoyés de Balaq sont venus appeler Bilâm il leur a dit: « Tout ce que DIT Hachem, je le ferai!». C’est-à-dire que depuis le départ il dit explicitement que sa parole en tant que prophète est soumise à l’assentiment du Créateur! Durant la nuit, Hachem lui dira qu’il ne doit pas partir avec ces envoyés. C’est alors que Balaq envoie une seconde fois des émissaires encore plus importants. Cette fois, à force d’insister, le sorcier part avec eux. Après il construira 7 autels de sacrifices et offrira des holocaustes à Hachem avant de vouloir maudire le Clall Israël. Et le grand miracle c’est qu’Hachem détourne de sa bouche les malédictions pour en faire des GRANDES bénédictions pour tout le Clall Israël!

Le Rav Elhanan Wasserman  Zatsal pose une belle question sur notre Paracha. Voilà que Bilâm a dit « Même si Balaq m’offre tout l’or du monde, je ne peux pas enfreindre la PAROLE d’Hachem!» Bamidbar 22.18. Donc a priori il s’agit d’un homme Tsadiq puisqu’il ne va pas à l’encontre du Créateur! Alors qu’est-ce qu’on lui reproche?

Le Rav Wasserman (Kountrass Sofrim 1.24) dit qu’il existe 3 niveaux dans les injonctions de la Thora. Il y a 1° les commandements, 2° la parole d’Hachem et 3° la VOLONTÉ du Créateur. La première catégorie tout le monde la connait! La 2° catégorie c’est la parole d’Hachem qui a été adressée aux prophètes au cours des générations. La 3° catégorie c’est la volonté d’Hachem qui est au-delà de SA parole. C’est cette volonté qui anime l’action de D.ieu sur terre. Dans notre langage, ce sont des choses qui ne sont pas inscrites explicitement dans le Choul’han Aroukh, mais qui sont contenues dans l’esprit de la loi.

Par exemple, le fait de passer sa vie dans la fête et les plaisirs de la table. Même si tout est Cacher, le fait d’être porté uniquement sur la gastronomie et autres plaisir ça s’appelle : ‘être un goinfre dans la Thora!’, comme l’explique le Ramban au début de la Paracha Quédochim. De la même manière, commente le Rav Wasserman, Bilâm est allé contre la volonté du Créateur lorsqu’il est venu maudire le Clall Israël. Bien qu’Hachem ne le lui ait pas dit explicitement, mais c’est tout le désir d’Hachem de voir les Bneï Israël entrer en Erets et pratiquer Thora et Mitsvots dans toute la bénédiction possible!

Dans le même ordre d’idée, celui qui se marie avec son épouse juive accomplit la grande Mitsva de « Pérou Vé Révou » qui est d’amener dans ce monde une e descendance. Cette Mitsva commence le jour de la Houpa et continue jusqu’à la naissance d’un garçon et d’une fille. Par contre, chez les gentils il n’existe pas cette Mitsva car elle ne fait pas partie des 7 Mitsvots Bneï Noah. Pour autant, le prophète Isaïe énonce clairement au nom d’Hachem: ‘Je n’ai pas créé ce monde pour le néant, mais pour qu’il soit habité!» De là, la Guémara (Baba Batra 13) enseigne que l’esclave non juif a aussi une petite mitsvah de se marier pour avoir des enfants !

L’exemple que donne le Talmud concerne l’esclave non-juif, mais d’après le Rav Wasserman on pourra extrapoler que TOUTE L’HUMANITÉ a aussi cette injonction d’avoir des enfants! Car puisque le prophète nous dévoile que la volonté du Créateur c’est que ce monde perdure, alors c’est clair que chaque « Jean » ou « Paul » doit veiller à se marier et fonder des familles. C’est uniquement de cette manière que le monde peut perdurer! On peut aussi aller un peu plus loin avec le Rav Nissim Gaon dans son introduction au Chass. Il dit explicitement que toutes les lois intelligibles de la Thora obligent l’humanité tout entière! Donc là aussi, le mariage, la procréation est une affaire qui doit préoccuper tout un chacun !

Mais dans tous les cas : si pour les gentils il en va ainsi, alors c’est sûr que pour nos éternels célibataires qui ont passé la trentaine et la quarantaine et qui se posent ENCORE la question de savoir si c’est la bonne ou non… Quand est-ce qu’ils voudront bien fonder des familles? À l’âge de la retraite peut-être ?

Rav David Gold 00 972.390.943.12

Pin’has-Ne vous faites pas debaucher

«Pinh’as, fils d’Eléazar, fils d’Aharon le Cohen, se leva du milieu de la communauté, arma sa main d’une lance. Il entra dans la tente, à la suite de l’homme d’Israël, et les transperça tous les deux, l’homme d’Israël, ainsi que cette femme, qu’il frappa au flanc ; et le fléau cessa de sévir parmi les bneï Israël » (25 ; 7-9)

Bref rappel des faits : Conscient qu’il ne pouvait pas vaincre les Bneï Israël par la guerre, Balak prit la décision de livrer un combat verbal, celui des malédictions. Il prit les services de Bilâm, prophète des nations pour maudire les Bneï Israël. Mais après usé de tous les stratagèmes pour faire abattre la malédiction sur Israël, Bilâm, a finalement compris qu’il ne pouvait affaiblir le peuple d’Israël par ses malédictions, car Hachem protégeait Son peuple (Berakhot 7a). Il a alors suggéré à Balak de les faire fauter par la débauche, car il savait comme le dit la Guémara (Sanhédrine 106a) « Leur D.ieu a en horreur la débauche». C’est alors qu’il s’adressa aux filles de Midiane et de Moav pour les enjoindre d’entraîner les Hébreux à la débauche, à l’orgie et à l’idolâtrie. Il a trouvé le moyen de rompre leur relation avec Hachem, afin de retirer la Chékhina du camp d’Israël, laissant les Bneï Israël à la merci de ses ennemis.

L’un des membres de notre peuple, le prince Zimri ben Salou, osa emmener l’une d’entre elles parmi ses frères. Ce n’était pas n’importe quelle Midianite, elle était la princesse, Kosbi bat Tsour, qui n’avait d’autre but que de s’introduire parmi les Bneï Israël afin de faire fauter Moché. Face au spectacle affligeant de cette débauche, Hachem envoya un ange pour sévir et anéantir le peuple d’une épidémie.

Pinh’as quant à lui, réussit à s’introduire parmi les fauteurs, en réclamant vouloir faire partie de leur groupe, il pénétra dans leur tente, vengea l’honneur de Hachem en transperçant d’une fourche le couple détesté de D.ieu, et stoppa ainsi l’épidémie dévastant le peuple. Suite p2

À la suite de cet épisode, « L’Éternel parla ainsi à Moché : Pinh’as, fils d’Eléazar, fils d’Aharon le Cohen, a détourné Ma colère des enfants d’Israël, en se montrant jaloux de Ma cause au milieu d’eux, en sorte que Je n’ai pas anéanti les enfants d’Israël dans Mon indignation.» (Bamidbar 25 ;10-12)

Rachi explique « en se montrant jaloux de Ma cause », c’est-à-dire en assumant la colère que j’aurais dû manifester moi-même. Toutes les fois que le texte parle de « jalousie », il s’agit d’être « enflammé de passion pour venger une cause ».

Plusieurs questions se posent :

– Pourquoi Bilâm a-t-il attendu trois interventions et tous ces sacrifices offerts, pour comprendre que c’est l’envoi de femmes débauchées qui fera perdre la bataille des Bneï Israël ?

– Comment cette génération de la Connaissance, qui était entourée de sept nuées de gloire, peut en arriver à se pervertir avec les filles de Midian et Moav?

– Qu’est-ce que signifie lorsque Rachi dit que Pin’has a assumé la colère que Hachem aurait dû manifester Soi-même ?

Le Rav Nissim Perets Zatsal répond à ces trois questions :

Hachem créa le monde selon l’attribut de rigueur/Midat Hadine. Voyant que le monde ne pouvait subsister ainsi, Il y joignit l’attribut de miséricorde/Midat Hara’hamim. C’est pourquoi l’on retrouve dans le cycle d’une journée l’attribut de rigueur dominant celui de miséricorde et vice-versa. L’attribut de rigueur domine depuis la chekiya [coucher du soleil] jusqu’à ‘hatsot, la moitié de la nuit.

En voyant les projets maléfiques de Bilâm de maudire les Bneï Israël, Hachem a mis en suspend l’attribut de rigueur dans le monde afin que Sa colère ne puisse se déverser sur le peuple. En effet la Guémara (Bérakoth 7a) nous dit que Bilâm qui connaissait exactement l’instant où Hachem se met en colère, et désirait utiliser cet instant pour les maudire.

Seulement voilà, l’absence de cet attribut de rigueur dans le monde a aussi suspendu les capacités de l’homme de surmonter son Yétser Harâ. Le monde était devenu entièrement sous le signe de la miséricorde.

C’est donc après ses trois plaidoiries sans succès que Bilâm comprit la stratégie qu’Hachem a choisie. Conscient que l’attribut de rigueur avait disparu, c’était donc le moment opportun pour envoyer les femmes se débaucher avec les Bneï Israël. Bilâm avait bien compris qu’ils n’avaient pas les capacités de surmonter leurs désirs, et qu’ils allaient donc forcément tomber.

Cependant Pin’has a su se surpasser et se lever du milieu de la communauté, et faire cesser le fléau qui sévit parmi les Bneï Israël ». On comprend maintenant les paroles de Rachi qui explique que Pin’has a assumé la colère que Hachem aurait dû manifester soi-même. (fin des paroles du Rav)

Dans la suite de notre Paracha, il est écrit : « Attaquez les midianimes et taillez-les en pièces, car ils sont vos ennemis. » (Bamidbar 25;18)

Quelle est cette cruelle ordonnance envers les Midianimes ? Qu’ont-ils bien pu faire pour mériter un tel dessein ?

Le Midrach Rabba (Bamidbar 21;4) explique au nom de Rabbi Chimône Bar Yo’haï que celui qui fait fauter son prochain, est plus répréhensible que celui qui le tue. Celui qui fait trébucher son frère en lui faisant faire des fautes est encore plus blâmable que celui qui l’assassine.

Et le Midrach explique qu’un meurtrier envoie la victime dans un monde futur extraordinaire, elle purge de toutes ses fautes, ainsi que le citent nos Sages, au sujet de celui qui meurt «al Kidouch Hachem/ En sanctifiant le Nom d’Hachem.» Tandis que celui qui fait fauter son prochain l’élimine de ce monde-ci et le prive du monde futur. La faute fait perdre à l’homme les deux mondes.

Et Rabbi Chimône explique ses propos ainsi : Quatre peuples ont tenté d’anéantir Israël, deux par l’épée, et deux autres en les faisant transgresser la Torah.

Les premiers sont les Égyptiens avec un Pharaon cruel ; et les Edomim avec Amalek et ses descendants,qui nous poursuivent de génération en génération, pour nous anéantir.

Les seconds sont les Moavim et les Amonim qui se sont associés  pour nous faire commettre de graves fautes, en particulier celles des relations interdites, afin d’éloigner de nous la présence Divine.

Pour les premiers, et on acceptera leur conversion. (Devarim 23;8-9) Mais pour les seconds, on le leur interdit pour l’éternité tellement ils représentent un danger, nous devons les tenir éloignés à tout jamais (Devarim 23 ;4-7).

Nous apprenons de notre Paracha la gravité et le danger mortel de la débauche, car elle cause plus de dégâts que toutes les guerres et ennemis tels que Daech, ‘hamas, etc… Bilam l’a bien compris, et Pin’has nous en a sauvé.

Pin’has a choisi de passer pour un trouble-fête, un intolérant, un fou de D.ieu, uniquement pour rétablir la justice et sauvegarder la morale au sein du peuple. C’est au péril de sa vie qu’il a traversé une foule en folie, pour aller transpercer ce Juif et cette Midianite.

Que peut-on entendre aujourd’hui par la débauche ?

Illustrons par un petit exemple.

Nous travaillons, chez un bon employeur, avec des conditions qui nous conviennent et soudain nous recevons le coup de fil d’un « chasseur de têtes », celui-ci nous fait rêver avec de nouvelles missions, de meilleures conditions, il essaye de nous « débaucher » de notre employeur d’origine. Où est le mal d’essayer autre chose, si cela peut nous améliorer notre quotidien. Comme les divers appareils modernes qui nous font croire qu’on ne peut vivre sans eux et qu’ils nous améliorent notre existence. Mais ils ne sont que des « chasseurs de têtes » qui veulent nous débaucher de nos valeurs, de notre employeur d’origine.

On devient dépendant d’eux alors que la seule dépendance que nous devons avoir est envers notre Créateur. Ils nous ont « débauché notre cerveau » !

 Notre Paracha est lu justement en été, en cette période de juillet-août où les jours sont chauds.

C’est en se renforçant dans la Tsniout/pudeur que l’on recevra toutes les bénédictions et une protection intégrale pour tout notre peuple, mieux que tous les accords de paix et autres compromis avec l’ennemi qui veut nous Trumper…

Il est vrai que les difficultés du respect des lois de la pudeur, et des interdits relatifs à la débauche sont grandes, mais le salaire sera proportionnel. Chacun d’entre nous à cette capacité de devenir Pin’has, en faisant attention de ne pas se rendre dans des plages mixtes, vérifier sa tenue vestimentaire, filtrer ses accès internet….

Comme Pin’has, nous devons combattre tous les comportements bafouant l’honneur de D.ieu et de la Torah, s’il nous arrivait d’en rencontrer.

Vivons avec ce concept ancré, celui de défendre l’honneur du Tout Puissant. En rétablissant notre relation avec Hachem, Sa Chékhina réside parmi nous, et nous protégera de tous nos ennemis. Abandonner le combat, c’est se faire complice des ennemis de D.ieu.

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

KORA’H-Comment la mort crée l’impureté ?

La Paracha commence par ces mots: ”Voici les décrets de la Thora etc.. »quimarquent le début des lois de la purification de l’homme impur. Le degré leplus élevé d’impureté qui existe dans la Thora est celui du mort. Il impurifiecelui qui le touche, mais aussi celui qui se trouve dans la même pièce et aussitout l’immeuble ce qui s’appelle ‘Toumat Ohel’ ! Plus encore, dans le cas où iln’y a pas de toit au-dessus du mort, la ‘Toumha’/impureté montera jusqu’auciel! L’incidence de cette impureté c’est que l’homme impurifié ne pourra plusse rendre au Temple de Jérusalem et s’il est Cohen, il ne pourra pas manger dessacrifices ou de la ’Trouma’. Aujourd’hui il n’existe pratiquement plusd’incidences si ce n’est pour le Cohen. En effet il lui est interdit de toucherun mort ou d’être dans la même pièce ou dans le même immeuble que lui.

Cependant notre Paracha traite dans son début des lois de purifications de cette impureté. La première c’est de prendre une vache ENTIÈREMENT rousse : il ne fallait pas qu’elle ait 2 poils noirs sinon elle devenait impropre à la purification ! Autre loi concernant cette vache c’est qu’il était interdit qu’elle ne porte AUCUN fardeau tout au long de sa vie! Si ces conditions étaient réunies on faisait sa Ch’hita et on la brûlait entièrement en dehors de Jérusalem. Puis on mélangeait ses cendres avec de l’eau de source jaillissante. Du résultat obtenu on en aspergeait l’homme impur le 3° et le 7° jour de son impureté puis le 8° jour il se trempait au Mikvé et devenait PUR ! Cette Mitsva de la vache rousse fait partie des décrets de la Thora dont l’homme n’a pas de compréhension. En effet il faut savoir que les cohanims qui participaient à la Mitsva se rendaient impurs (ils devaient se rendre au Miqvé le soir) tandis que celui qui était aspergé devenait pur!

Le Or Ha ‘Haïm (19.1) pose une question sur cette Mitsva. Pourquoi la Thora écrit-elle ‘voici les décrets de la Thora etc.’ Il aurait mieux fallu dire ‘voici les décrets de l’IMPUR’, ou les décrets de la ’VACHE ROUSSE’ etc.. ? Pourquoi faire dépendre les lois de pureté et d’impureté des LOIS DE LA THORA ? Il répond de manière extraordinaire que chez les non-juifs il n’existe pas de pureté et d’impureté. Lorsqu’ils touchent un cadavre, ils ne deviennent pas impurs. (Rambam Toumha 1.5) Tandis que chez nous on sera impurifié par le toucher ou par la présence d’un cadavre dans une même maison! Et il explique que c’est grâce au Don de la Thora au Mont Sinaï que le peuple Juif s’est SANCTIFIÉ. Et justement à cause de cette pureté, les forces négatives qui ont été créées dans ce monde veulent s’agripper à la Quédoucha! Tout le temps où l’homme est encore en vie cette impureté n’a pas les capacités d’agir contre lui, mais lorsque vient le jour de quitter ce monde alors toute l’impureté s’agglutine à son corps !

Le Or Ha ‘Haïm donne une image formidable pour illustrer son enseignement. C’est comme deux ustensiles, l’un rempli de miel, le second de sable. Lorsque vient le moment de les vider et de les mettre en dehors de la maison, on verra très vite s’agglutiner dans la boîte qui a contenu du miel des milliers d’insectes, tandis que celle qui a contenu le sable attirera bien moins d’insectes !

De la même manière, lorsqu’un Juif est appelé à monter au Ciel après 120 ans, toute la Quédoucha qu’il a emmagasinée en lui va automatiquement attirer beaucoup d’impureté! C’est la raison pour laquelle l’impureté de la mort est la plus forte d’entre toutes! Une des preuves qu’il rapporte c’est qu’à la Sortie d’Égypte, la veille du départ on a sacrifié l’agneau Pascal. Et la Thora n’a exigé comme condition pour la Mitsva que d’être circoncit et qu’un gentil n’avait pas le droit d’en manger. Mais en ce qui concerne l’impureté du mort, rien n’est mentionné. On pouvait avoir été en contact avec un mort et malgré tout sacrifier l’agneau pascal ! Et pour cause! C’est que tant que la Thora n’a pas été donnée il n’y a pas d’impureté, car il n’y a pas encore de sainteté!

Et on peut nous rétorquer que d’après cette explication les Cohanims pourraient être plus laxistes et s’approcher d’un juif (mort) qui n’aurait pas vécu selon la Thora et les Mitsvots. En effet, d’après le Or Ah’Haim l’impureté dépend de la sainteté qu’a emmagasinée le juif durant sa vie! La réponse générale, c’est que même le juif le plus éloigné a à son actif des Mitsvoth. Comme le disent nos sages : tout juif est rempli de Mitsvoth comme la grenade est remplie de graines. D’ailleurs, il est rapporté qu’il est interdit pour ce Cohen d’entrer dans un cimetière non-juif. La crainte est qu’il se trouve peut-être enterré là un juif éloigné de tout judaïsme parmi les non-juifs. Et vis-à- vis de lui, le Cohen sera impurifié. C’est bien la preuve que cette impureté le ‘collera’ jusqu’à ses derniers jours! C’est que la Néchama du Juif provient du Trône Divin. C’est le DÉCRET de la THORA!

Rav David Gold (00 972.390.943.12

BALAK-La joie réparatrice

Balak, roi de Moab, demande au prophète des nations Bilaâm, de maudire le peuple d’Israël. Bilaâm tente de le faire, mais chaque fois, au lieu d’une malédiction, c’est une bénédiction qu’il profère.

« Et Hachem ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Bilâam :  » que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappé ainsi à trois reprises (chaloch régalim) ? » »

Rachi explique que l’ânesse demande à Bilâam comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui célèbre les trois fêtes de pèlerinage (Pessa’h-Chavouot-Soukot) ? En effet, l’ânesse fait une allusion au mérite qu’Israël acquerra dans le futur en se rendant trois fois par an au Beth-Hamikdach pour célébrer les fêtes.

Bien qu’il soit évident que les paroles de l’ânesse ont été dictées par Hakadoch Baroukh Hou il y a lieu de se demander pourquoi l’ânesse emploie le terme « Régalim » [allusion aux trois fêtes] plutôt que « Péâmim» [qui signifie fois ou reprises] ? Aussi, quel est le mérite particulier des trois fêtes ? Pourquoi ne pas mentionner une autre mitsva tel que le Chabat, Tsitsit ou encore les Téfiline?

La force de Bilaâm de pouvoir maudire le peuple était sa connaissance de l’instant où Hachem se mettait « en colère ». Une colère qui fut à l’origine due, à la faute du veau d’or. Bilaâm souhaitait invoquer la faute du veau d’or pour accuser Israël, afin que sa malédiction puisse prendre effet.

Comment est-ce que le mérite des trois fêtes a la capacité de réparer cette terrible faute?

Suite p2

La Guémara (Pessa’him 118a)  nous enseigne que « Tout celui qui méprise les fêtes /moadim, c’est comme s’il servait des idoles

[avoda zara]

». La faute du veau d’or, faute d’idolâtrie, se prolongea pendant six heures. (voir Rachi Chémot 32 ;1) Notre calendrier compte 15 jours de fêtes dans l’année (7 depessah,7 de soukot, 1 de Chavouot). Nous savons que chaque jour possède 24 heures. Si nous multiplions ces 15 jours de fêtes par 24 heures on obtient un total de 360 heures….de fêtes.

Dans les règles de Cacherout il y a un principe que l’on nomme « batel be chichim/annulation par un soixantième ». Si un aliment interdit s’est mélangé à un aliment permis, pour permettre le mélange, il faut que la quantité de l’aliment permis dépasse d’au moins soixante fois celle du mets interdit. On utilisera ce même principe de « batel be chichim », pour pouvoir réparer, ou plutôt annuler la faute du veau d’or.

Pour noyer, oublier, annuler ces 6 heures, on devra les confondre dans une quantité de temps de 60 fois plus grande. Les 360 heures de fêtes, seront le temps d’annulation de cette faute, et on comprend mieux la raison pour laquelle, c’est par le mérite des trois fêtes qu’Israël ne pourra pas être anéanti.

Toutefois pour devoir annuler cette faute dans un mélange soixante fois plus important, ce mélange devra être de la même nature.

Il est écrit au sujet de la faute du veau d’or : (Chémot 32 ;19) «  ce fut quand il approcha du camp et vit le veau, que la colère de Moché s’enflamma, il jeta les tables de ses mains et les brisa au pied de la montagne. »  Le Sforno explique que ce qui a le plus perturbé Moché Rabénou dans la faute du veau d’or, ce sont les réjouissances et l’allégresse du peuple lors de la faute du veau d’or. En effet Moché a brisé les tables qu’après avoir vu le peuple danser autour de l’idole.

Le pire dans cette faute, ce n’est pas la construction en soi du veau d’ormais la joie autour de cette idole. Il faudra donc soixante fois plus de joie, pour pouvoir annuler ces six heures de joie !

Donc c’est une mistva d’un même enthousiasme où les Bnei Israël chantent et dansent, qui devra être utilisé pour annuler la faute. C’est l’enthousiasme de la Kédoucha/sainteté qui déracinera l’enthousiasme de la Touma/impureté. C’est cette force d’égale intensité et opposée qui « cachérisera » cette faute.

Fêter les Mo’adim/les fêtes, représente la réparation de cette faute. En effet c’est le « élé élohékha Israël/voici tes dieux Israël… » (Chémot 32, 4) [écrit au sujet du veau d’or] qui sera  annulé par le « élé hem moadaï/ce sont eux (les fêtes) Mes moments fixés » (Vayikra 23 ;2) [écrit au sujet des fêtes]

L’allusion de l’ânesse faite à Bilaâm est la suivante : tu souhaites anéantir un peuple en invoquant la faute du veau d’or, mais tu ne te rends pas compte que ce même peuple célèbre Mes trois fêtes de pèlerinage qui constituent une réparation de celle-ci.

Le Chem mi Chemouel nous rapporte au nom de son père le AvnéNézer que la célébration des trois fêtes symbolise et exprime mieux que toute autre mitsva la différence entre le service de D.ieu accompli par Israël et celui des autres nations.

Un goy qui souhaiterai une vraie proximité avec D.ieu ne sera pas prêt à sacrifier les plaisirs de ce monde pour obtenir ce bénéfice. Par contre un juif, lui, sera prêt à laisser de côté toutes ses possessions et occupations pour monter à Yérouchalayim, trois fois par an, en quittant les aises de son foyer, ses biens, ses terres pour accomplir la mitsva de pèlerinage. Il peut gérer la difficile « logistique » qu’occasionnait cette montée en famille, avec tout le ravitaillement nécessaire et prendre une longue route. Toutes ces incommodités étaient complètement éclipsée par la seule joie d’accomplir la mitsva.

C’est ce qui caractérise la mitsva de la « aliya la réguel », la montée des pèlerins à Yéouchalyim, tous s’y rendaient dans la joie et l’allégresse, sans chercher à s’en faire dispenser, comme il est dit « Je me suis réjouie lorsqu’on me dit « allons vers la Maison de D.! » (Téhilim 122, 1)

Bilaâm le déclara plus tard dans ses « bénédictions », que la particularité d’Israël face aux nations, c’est son empressement à accomplir la volonté de D.ieu, comme il est dit  «Voici, le peuple se lèvera comme une lionne et comme un lion il se dressera … » (Bamidbar 23 ;24). Rachi explique ce verset, « lorsqu’ils se lèvent, le matin après avoir dormi, ils surmontent leur fatigue avec la force comme un lion pour se hâter « d’attraper » les Mitsvot de se vêtir du talith, réciter le Chéma et mettre les téfilines. »

Cette joie et cet empressement à accomplir les Mitsvot protègent Israël de toutes malédictions et viennent réparer cette terrible faute de l’idolâtrie du veau d’or. Mais à contrario, ce manque de joie et d’empressement risque, à D. ne plaise, de les exposer aux malédictions comme il est dit: « Parce que tu n’as pas servi l’Eternel. ton D.ieu avec joie et contentement de cœur ». (Devarim 28, 47)

En d’autre terme, la force de notre peuple, c’est sa sim’ha dans l’accomplissement des mitsvot, plus particulièrement dans celle de la joie des fêtes. Une joie qui met en évidence notre désir et notre engouement d’obéir à la volonté du Créateur.

Le Maguid de Douvno explique à travers la métaphore suivante le reflet de la tristesse dans l’accomplissement des Mitsvot : Il y avait dans une ville deux commerces voisins, un de diamants et l’autre de matériaux de construction. Un jour, un livreur entra en peinant dans le magasin de diamants, tenant dans ses mains une boîte visiblement très lourde. Le propriétaire du magasin lui dit alors : « Tu t’es trompé d’adresse, ta livraison est destinée au magasin voisin. Ceux qui me livrent ne peinent pas, car le diamant est un matériel léger ». Le Maguid de Douvno nous enseigne par cette allégorie que celui pour qui la spiritualité est « lourde à porter », car il ne ressent aucune joie, ne sert pas Hachem représenté par le diamantaire dans l’allégorie. Le Service divin n’est pas censé nous attrister et il ne doit se réaliser que dans la joie.

Le manque de joie témoigne d’un manque de foi, celui qui sert D.ieu sans joie montre qu’il ne comprend pas le sens de ses actes et ne croit pas en leur utilité! Alors qu’être en état de joie marque notre gratitude envers Hachem. La joie n’est pas seulement un besoin psychologique ou spirituel, c’est aussi un des principes fondamentaux du service divin, comme le Rambam (Hilkhot Souka 8 ; 15)  nous dit : « La Sim’ha que dégage un homme lors de l’accomplissement d’une Mitsva est un service important ; mais tout celui qui l’effectue (la mitsva) sans Sim’ha mérite un châtiment…»

La Sim’ha n’est donc pas un petit plus dans le service de Hachem, elle n’est pas non plus optionnelle, et son absence causera de terribles malédictions annoncées par la Torah. Une mitsva même accomplie minutieusement, mais sans Sim’ha, demeure incomplète. La Sim’ha ne vient pas embellir la mitsva, elle en constitue une partie intégrante. Elle est la condition sine qua non de la pratique religieuse ; sans elle, on en viendra probablement à abandonner la Torah (que D.ieu préserve).

La joie est un gage de fidélité. Pourquoi ? Parce que le Service dans la joie est le témoignage d’une adhésion intérieure, pleine et entière et vient éloigner toute supposition de veau d’or. On comprend ainsi les paroles prophétiques de l’ânesse « comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui fête dans la joie les trois fêtes de pèlerinage… »

Mordékhaï Bismuth

Chabat Chalom

Parachat ‘Houkat – ATTENTION À VOTRE CRÉDIT…DE PAROLES

« Et tout ustensile ouvert, sur lequel il n’y a pas de couvercle attaché, est impur. » (Bamidbar 19 ;15)

Rachi : Et tout ustensile ouvert – Le texte parle ici d’un récipient en terre cuite, lequel ne peut pas devenir impur par une cause extérieure, mais seulement intérieure. Si la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. Si en revanche il porte un « couvercle attaché », il reste pur (‘Houlin 25a).

Le Rav Sofèr (Ouba’harta ba ‘haïm), explique par allusion que cet ustensile en question fait référence à la bouche de l’homme.

Comme le dit Rachi, si « la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. » En d’autres termes notre bouche, ne pas peut dire ce qu’elle veut, quand elle le veut, elle doit être mise sous contrôle. Mis à part l’interdit notoire et gravissime du lachone ara dont la Torah nous défend explicitement, nous allons plutôt nous pencher sur la manière de parler et de s’exprimer. Nous devons nous efforcer à parler avec honneur et distinction, et non pas de manière grossière ou familière.

Rachi nous enseigne (Beréchit 2;7,) que ce qui va différencier l’homme de l’animal, ce sera la « parole ». Cette faculté de s’exprimer verbalement élève l’homme au-dessus de l’animal et lui impose la responsabilité d’employer son intelligence au service d’Hachem.

L’homme est obligé pour exister de s’exprimer. C’est en parlant qu’il arrive à créer un contact avec le monde extérieur et avec Hachem. Tandis que l’animal n’a aucun problème existentiel.

Il n’est pas préoccupé de savoir ce que la vache ou le mouton d’à côté pense de lui. C’est pour cela qu’il ne produit que des sons. À son niveau, c’est amplement suffisant.

Le Rambam (Hilkhot Déot 2;4) écrit:  « « Il faut cultiver constamment le silence et éviter de parler, sauf de la connaissance ou des choses nécessaires pour le bien-être physique… On ne doit pas parler longuement, même des [sujets concernant ses] besoins physiques. C’est à ce propos que nos Sages nous instruisent: « quiconque parle abondamment amène la faute ». Ils dirent également : « je n’ai rien trouvé de mieux pour l’homme que le silence. »

Il est bon de souligner que le « Michné Torah » du Rambam n’est pas un livre de moussar, mais un véritable ouvrage de Halakha, de lois à appliquer dans la pratique.

Dans son commentaire sur la Michnah (Avoth 1 ;16), le Rambam classe la parole en cinq catégories:

1) la parole relative à la mitsva (discussion de sujets de Torah ou Téfila);

2) la parole interdite (le faux-témoignage, les commérages, les malédictions […]);

3) celle qui doit être méprisée (les discussions inutiles et les qu’en-dira-t-on);

4) celle qui est désirable (la discussion des valeurs morales ou intellectuelles);

5) la parole permise (les sujets nécessaires à notre vie quotidienne).

Le Ari Zal enseigne que la parole est la vitalité de l’homme pour son corps et son âme, et qu’en parlant des paroles futiles on réduit notre séjour sur terre. En effet, le ‘Hida (Péta’h énayim Nédarim 20a ; Maryit Ayin ‘houlin 79a) nous enseigne que la vie d’un homme est déterminée par un nombre de mots qu’il prononcera au cours de sa vie, un peu comme le principe de la carte prépayée, où l’on sait exactement combien de temps on pourra parler. Chaque homme reçoit un crédit de mots, et une fois ce crédit épuisé, il sera rappelé dans le monde de vérité. C’est pour cela que l’on doit être prudent dans nos paroles, multiplier les paroles futiles abrège la vie !

Cependant, cela n’est vrai que pour les paroles vaines et futiles, car notre compteur ne se verra pas diminué pour les paroles de Torah prononcées. Au contraire, ces paroles nous rajouteront de la vie, comme il est dit « Qui augmente l’étude de la Torah, augmente le nombre de ses années. » Avot 2;7 ; ou encore « C’est grâce à moi [la Torah] que se multiplieront tes jours et que te seront dispensées de longues années de vie » (Michlé 9;11), la Torah donne la vie, dans ce monde-ci et celui de l’au-delà. Ainsi l’homme sage fera attention de ne parler que lorsqu’il y a une nécessité (catégorie 5), car on peut perdre sa vie, pour avoir parlé pour ne rien dire.

Lorsque l’on prononce des paroles (catégorie 1) de Torah ou de prière avec notre bouche, notre âme se délecte. Tout le temps où l’on continue à multiplier des paroles pures, l’esprit de sainteté descend et s’imprègne en nous, comme nous l’enseigne l’écriture : « l’Esprit de Dieu a parlé en moi alors qu’il plaçait ses mots sur ma langue. » (Chmouel 11.23.2) Les lettres que l’on prononce s’associent les unes aux autres pour former des mots, qui s’associeront à leur tour pour former des versets…et des paroles de Torah. Par ce biais, toutes ces paroles deviennent investies de plus en plus de spiritualité à chaque instant. Ainsi, la forme de notre âme est sublimée par la forme des paroles prononcées.

Par contre, le Zohar Hakadoch (Tikounei Hazohar 117b) nous enseigne que lorsqu’une personne exprime de mauvaises paroles (catégorie 2-3-4), telles que du Lachon Hara, mensonges ou encore des grossièretés, elles déracinent les paroles pures qui forment son âme et détériorent le canal de communication avec Hachem. Cela crée une séparation entre la personne et son Créateur [Que D.ieu préserve]. Ce même canal de communication se constitue dorénavant de mauvaises paroles, qui intensifient l’impact des forces négatives et impures. L’âme se déracine peu à peu de sa source bénéfique et éternelle ; et se met au contraire à adhérer, à travers les mauvaises paroles, aux forces de l’impureté. Comme Rachi l’explique dans notre verset initialement cité, « Si par conséquent la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. »

Ainsi lorsque notre langage est parfait, c’est un signe que notre âme est parfaite. De bonnes paroles, qui sont issues de la sainteté et de la pureté, nous indiquent que notre âme est pure, façonnée à l’image de l’Éternel. Mais en proférant des mensonges ou des vulgarités, c’est un signe certain que nous avons transgressé son alliance. Ces propos injurieux sont l’expression des forces du mal qui se sont installées et s’expriment à travers notre bouche. Le ‘Hovot Halevavot nous dit que « La bouche est la plume du cœur. »

La bouche teste, pour reconnaître l’homme, s’il est encore à l’image du Créateur. Le Ba’al Shem Tov pouvait voir toute la vie d’un homme, du début jusqu’à sa fin rien qu’en entendant sa voix. Les paroles de l’homme sont suffisantes pour indiquer à chaque instant son état mental et spirituel.

Soyons vigilant aux paroles qui sortent de notre bouche, comme nous le sommes pour les labels de cacherout des aliments que l’ont fait rentrer dans notre bouche. Grâce à cela, un esprit de sainteté revêt celui qui s’efforce de garder sa langue, nous dit le Zohar (Parachat ‘houkat). Le Rav Israël Salanter Zatsal disait à ce sujet : « Avant de dire quelque chose, l’homme est maître de ses paroles et il a la possibilité de les prononcer ou non. Mais une fois qu’il les a énoncées, il ne peut plus revenir dessus, même s’il regrette de les avoir émises. Elles sont déjà sorties de sa bouche et il ne peut plus se reprendre. »

En gardant notre langue, nous préservons notre vie, et nous perfectionnons le principal outil dont nous disposons pour servir Hachem.

En évitant de l’utiliser sans justification, nous assurons la qualité des mots que nous prononçons en étudiant, en priant, ainsi ils pourront s’élever vers Hachem.

Rav Morédkhaï Bismuth

Chabat Chalom