Michnayot Mikvaot

Nos sages nous enseignent qu’au cours de la première année dudécès de ses parents ou d’un proche, ainsi que chaque année dans la semaine del’anniversaire du décès (Azkara,Yorstaït), il est bénéfique pour l’âme du défunt, d’étudierdes michnayot et plus particulièrement le septième chapitre du Traité Mikvaot.

La Michna est la compilation des codes de lois de la Torah Orale . Les lettres qui composent le mot Michna-משנה sont les mêmes qui forment le mot Néchama-נשמה.

L’étude des michnayot ajoute des mérites à l’âmedu défunt pour l’élévation de sa Néchama à une place de plus en plus élevée etimportante au gan Éden, et lui procure beaucoup de satisfaction.

Les Tsitsit

Il est écrit à propos des Tsitsit, « Ce sera pour vous un Tsitsith, vous le verrez, vous voussouviendrez de toutes les Mitsvot de Hachem… » Bamidbar (15 ; 39)

Les Tsitsith sont des fils accrochés aux coins des vêtements des hommes.

Rachi, sur ce verset, nous informe que la guématria du mot Tsitsith est 600, auxquels on ajoute les 8 fils et enfin les 5 nœuds, soit un total de 613.

Le Baal Hatourim ajoute que la Mitsva de Tsitsith équivaut aux 613 Mitsvot.

Le verset nous indique ici que le fait de porter le Tsitsith va nous aider à nous souvenir de toutes les Mitsvot à accomplir, ce qui nous évitera de tomber dans la faute.

En quelque sorte le Tsitsith est un « garde-fou », un « pense-bête »…a

Le port du Tsitsith nous permettra donc de nous rappeler les 613 Mitsvot afin de ne pas tomber dans la faute, mais qu’est-ce que cela signifie au juste ? Je le porte et je suis tranquille ? Protégé ?

Le ‘Hafets ‘Haïm nous répond grâce à la parabole suivante :

Un homme riche qui possédait de beaux jardins, avec une multitude d’arbres, de plantes, de fleurs, d’animaux… devait partir en vacances. Afin d’assurer l’entretien de ses jardins, il engagea donc un homme devant veiller sur ses biens en son absence.Le propriétaire donna des consignes strictes à son employé, des tâches à accomplir, et pour qu’il se souvienne de tout, il les écrivit sur papier.

Après deux semaines de vacances, notre cher propriétaire rentra chez lui, et fut choqué en voyant l’état de ses jardins. Il s’en alla donc immédiatement demander des explications à son employé.

Celui-ci lui rétorqua « royalement » que chaque matin, midi et soir, il avait lu scrupuleusement le pense-bête que celui-ci avait laissé avant son départ. Mais il n’avait fait que le lire…

Hachem nous a donné des lois. Le simple fait de porter les Tsitsioth en représente le compte total et nous rappelle donc tout au long de la journée notre devoir envers Hachem.

Mais le simple fait de les porter et de se souvenir de ce que l’on doit faire suffit-il ?

Cela représente-t-il une dispense ?

Pour se souvenir, il faut déjà savoir de quoi on parle, c’est pour cela que nous avons le devoir d’étudier les lois, afin d’être capables de les appliquer.

A partir du moment où nous sommes instruits, « vous vous souviendrez » nous évoque quelque chose de concret. Et nous pourrons dés lors utiliser ce « pense-bête » afin de réaliser les mitsvot de la Torah et de nous protéger de notre Yetser Hara’.

Le Rav Dessler nous enseigne que seul celui dont le cœur est concentré en permanence sur Hachem exclusivement peut se souvenir de Ses commandements.

Béezrat Hachem que nous utilisions les Tsitsioth comme « pense-savant », afin qu’ils nous aident à évoluer et à servir Hachem de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre corps.

Qui sera le dixième ?

Le Rav Moché Aaron Stern zatsal, alors qu’il n’était âgé que de huit ans, tombagravement malade. Son père convoqua les meilleurs médecins, se tourna vers lesrabbins, récita des Psaumes pour sa guérison, et finalement dit à son fils: »Regarde, tout le monde agit pour hâter ta guérison sauf toi! »… L’enfantdemanda: « Que dois-je faire? » Et son père répondit: « Prends surtoi d’accomplir un bon acte dès que tu seras guéri ». L’enfant accepta etdemanda: « Quoi par exemple? » Le père lui suggéra: « Si tu guéris,prends sur toi de toujours t’efforcer de prier avec un minyan ». L’enfantpromit et guérit. Il respecta sa promesse et devint un grand sage de la Torahcraignant D. profondément. Il devint directeur spirituel de la YéchivaKaménitz. La Yéchiva grandit, ils projetèrent d’agrandir son bâtiment et le Ravreçut la mission de partir aux Etats-Unis afin de récolter des dons pour aiderla Yéchiva. Il accepta sa mission et prit contact avec une agence de voyage. Ildemanda s’il y aurait un minyan dans l’avion. On lui répondit: « Rav, ici,c’est une agence de voyage et non un centre d’organisation d’offices religieux…En général, il y a un minyan mais nous ne pouvons pas vous le promettre. Si lesconditions climatiques ne le permettent pas, les voyageurs doivent rester assisà leur place. Pour être honnête avec vous, il n’y a pas toujours unminyan ». S’il en est ainsi, il ne pourrait pas voyager. Ils lui dirent: »Nous pouvons vous proposer un vol avec une escale à Amsterdam àl’aube ». Il vérifia si cela lui laissait le temps de prier en minyan avantd’accepter cette formule. L’avion atterrit à Amsterdam. Il avait deux bonnesheures devant lui. Il prit son Talith et ses Téfilines puis sortit del’aéroport pour se rendre vers l’autoroute. Il attendit en regardant passer lesvoitures qui défilaient devant ses yeux… Soudain, une voiture s’arrêta. Lechauffeur lui demanda: « Rav, où allez-vous? » « Je cherche unminyan pour l’office du matin ». « Rav, je vous en prie, montez »,dit le chauffeur d’un ton aimable. Il s’avéra qu’il était Juif et qu’ilhabitait dans la banlieue d’Amsterdam. Tous les matins, il se rendait àAmsterdam pour l’office du matin avant de se rendre à son travail. En quelquesminutes, ils se retrouvèrent dans la périphérie de la ville, s’arrêtèrent dansune ruelle, le chauffeur sortit de la voiture et indiqua au Rav de descendrevers un appartement se trouvant au rez-de-chaussée. Le chauffeur ouvrit laporte au Rav et il pénétra à l’intérieur d’une minuscule synagogue. Huit hommesattendaient déjà pour commencer l’office en minyan… Il pria avec le minyan, puisà la fin de l’office, le chauffeur termina la mitsva qu’il avait commencée enraccompagnant le Rav à l’aéroport. Quand le directeur spirituel de la Yéchivade Kaménitz racontait cette expérience, son regard s’illuminait. Il disait: »Rendez-vous compte: huit hommes se sont levés de bonne heure pour serendre à la synagogue afin de prier en minyan. Le neuvième doit arriver de labanlieue proche, comme d’habitude. Mais qui sera le dixième? On leur envoya unJuif d’Israël en transit pour les Etats-Unis! »… Car, « l’homme quidésire s’engager dans une certaine voie, on l’y conduit ». Ce principe estécrit dans la Guémara (Makot 10B), dans notre paracha concernant Bilaam benBéor. L’Eternel ne voulait pas qu’il se rende à Midiane afin de maudire Israël.Il lui dit: « Ne pars pas avec eux! » Toutefois, quand Bilaam exprimason désir ardent de partir avec eux, l’Eternel lui dit: « Lève-toi et parsavec eux », (22-20). Un ange de miséricorde tenta de l’en empêcher enmettant des obstacles sur son chemin. Cependant, quand Bilaam lui dit: « Etmaintenant, si cela te déplaît (comme s’il ne savait pas que c’était le cas),je m’en retournerai ». L’ange lui rétorqua: « Pars avec ces gens ».

Car, « l’homme qui désire s’engager dans une certaine voie, on l’y conduit ». Pour le bien ou le pire. Ce fut le cas pour le directeur spirituel de la Yéchiva de Kaménitz pour la prière et il mérita d’accumuler des mérites en complétant le minyan de l’office du matin tandis que Bilaam fut conduit à sa perte. Rav Moché Bénichou

Réponses à vos questions

Peut-onétendre une bâche pendant Chabbat pour se protéger du soleil ?

Il est interdit d’étendre une bâche pendant Chabbat, car on enfreindrait l’interdit de construire une tente. Il faut savoir que si au moment où on l’étend on le fait dans l’intention de la laisser pour toujours on enfreint un interdit de la Torah, et si cela est provisoire on enfreint un interdit de nos sages. (Yalkout Yossef Chabbat vol.2 p. 527 et 530)

Peut-ondéplacer un ventilateur pendant Chabbat ?

Il est permis de déplacer un ventilateur en marche pendant Chabbat en faisant attention que la prise ne se débranche pas lors du déplacement (il sera recommandé d’utiliser une rallonge assez longue). Il est conseillé de placer un papier sur les boutons du ventilateur sur lequel il est écrit « Chabbat » afin de ne pas arriver à augmenter ou baisser sa puissance par inadvertance. (Yalkout Yossef Chabbat vol.2 p. 423)

Est-il permis de déclencher ou d’arrêter le système qui fait pivoter leventilateur ?

Si le système qui fait pivoter le ventilateur est une sorte de bouton qui le bloque ou débloque, il sera permis de le toucher, car il est mécanique. Par contre si ce système se fait à l’aide d’un fil que l’on tire il sera interdit de le toucher pendant Chabbat, car cela déclenche ou arrête un moteur qui fait pivoter le ventilateur.

Peut-on faire Nétilat Yadaïm avant de manger du pain avec l’eau de la mer ?

On ne pourra pas faire Nétilat dans un Kéli avec l’eau de la mer du fait qu’elle ne peut être bue par un chien. Par contre on pourra tremper ses mains dans la mer et réciter la bénédiction de « ‘Al Nétilath Yadaïm ». Si on s’est trompé et qu’on a dit « Al Tévilath » à la place de « Al Nétilath » on sera quitte de la bénédiction. (Yalkout Yossef simane 160 Séif 18)

Est-il permis de bronzer pendant Chabbat ?

Il est permis de s’asseoir au soleil pour bronzer par contre on fera attention à ne pas rester trop longtemps, car cela provoque du mal et il est interdit de se faire du mal pendant Chabbat. (‘Hazon ‘Ovadia Chabbat vol.5 p.26)

Est-il vrai qu’il est recommandé que le mari prépare les bougies de Chabbat ?

Oui, car en préparant les bougies de Chabbat, l’homme participe lui aussi aux préparatifs de Chabbat et il aide à l’accomplissement de la Mitsva de l’allumage des bougies en son honneur. Le Rav Pinkous Zatsal (Parchat Bé’alotékha) rapporte la Guémara dans le Traité de Chabbat 23b qui dit « Tout celui qui s’habitue aux lumières méritera des enfants érudits », et il explique que de même que le  moment où la mère allume les bougies est un moment propice de prières pour  mériter d’avoir des enfants érudits en Torah, ainsi quand le père prépare les bougies il peut lui aussi prier pour cela.

Est-il permis de porter pendant Chabbat des lunettes qui foncent au soleil ?

Il est permis de porter des lunettes qui foncent au soleil pendant Chabbat et il n’y a pas d’interdit de colorer. Car tout l’interdit de colorer Chabbat est si on teint une tenture ou des fils comme on le faisait au Michkane. Par contre la teinte des verres vient d’un produit qui se trouve sur le verre et qui est sensible aux rayons du soleil. (‘Hazon ‘Ovadia Chabbat vol.5 p.23)

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par mailab0583250224@gmail.com

La digestion (suite)

En principe, un homme sain et fort mangera deux fois par jour, mais les gens faibles et les personnes âgées prendront plusieurs petits repas, car la nourriture abondante affaiblit leur estomac. Celui qui veut rester en bonne santé ne mangera pas avant que son estomac ne se soit vidé de la nourriture antérieure.

Normalement, chez les gens sains qui mangent et se fatiguent moyennement, la digestion complète d’un repas moyen dure six heures, il est bon de sauter un repas par semaine – si possible la veille de Chabat – pour laisser l’estomac se reposer et renforcer sa capacité de digestion.

Il est bon de s’habituer à manger du pain (céréales) le matin. Celui qui veut manger plusieurs sortes d’aliments commencera par ceux qui sont laxatifs ; ensuite, il fera une petite pause pour ne pas les mélanger avec les autres. De même, il consommera d’abord des aliments légers et digestes – par exemple, de la volaille avant la viande de boucherie, de la chair du petit bétail avant celle du gros bétail. Tout de suite après le repas, il mangera des aliments astringents (qui constipent), mais pas en grande quantité.

Puisque la digestion commence dans la bouche sous l’effet du broyage par les dents et du mélange des sucs avec la salive, aucun aliment ne doit être avalé sans mastication, pour ne pas faire retomber sur l’estomac tout le poids de la digestion.

Les hommes n’ont pas tous la même nature, comme nous l’avons déjà dit. Chacun doit choisir, suivant l’avis des médecins, les aliments qui lui conviennent, à son lieu d’habitation et au moment voulus.

Concernant la boisson, l’eau constitue pour l’homme la boisson naturelle et saine pour le corps. Si elle est pure et claire, elle sert à maintenir l’hydratation du corps et à accélérer l’évacuation des déchets. On choisira de préférence de l’eau fraîche – qui désaltère et active la digestion -mais pas glacée au point d’éteindre la chaleur naturelle du corps. Celui qui est las et fatigué doit veiller, à plus forte raison, à ne pas boire de l’eau trop froide car, à cause de l’état de lassitude et de fatigue, elle pourrait, à D.ieu ne plaise, échauffer et faire fondre dangereusement la graisse du cœur. Même si l’eau est bonne pour la santé du corps, il ne faut pas en abuser. On ne doit pas en boire juste avant le repas, pour ne pas refroidir l’estomac et perturber la digestion. On pourra prendre un peu d’eau mélangée à du vin pendant le repas, puis boire modérément quand le processus de digestion aura commencé. Pour ne pas refroidir le foie, il ne faut pas boire de l’eau en sortant des bains publics ni, a fortiori, à l’intérieur…

Celui qui veut rester en bonne santé doit maîtriser ses émotions – comme la joie, l’inquiétude, la colère et la peur, qui sont des phénomènes agissant sur le psychique. Un homme avisé sera satisfait de son sort durant toute son existence éphémère, ne se fera pas de soucis pour un monde qui n’est pas le sien, et ne recherchera pas le luxe ; il sera de bonne humeur et d’une joie modérée, ceci augmentera la chaleur naturelle de son corps et facilitera la digestion et l’expulsion des déchets, fortifiera sa vue et ses autres sens, et renforcera son intelligence. Toutefois, il ne consommera pas, comme les sots, une grande quantité de nourriture, qui chasse et dissout la chaleur naturelle du corps, provoque un brusque refroidissement du cœur et une mort prématurée. Cela arrive en particulier aux hommes gros dont la température est relativement basse, en raison de l’étroitesse de leurs vaisseaux sanguins et de la lente circulation du sang, qui est la principale source de chaleur. L’inquiétude, qui est le contraire de la joie, est nuisible, elle aussi, parce qu’elle refroidit le corps ; la chaleur naturelle se concentre au cœur et provoque la mort. La colère échauffe le corps et donne de la fièvre. La frayeur engendre un refroidissement du corps ; c’est pourquoi, celui qui est effrayé peut être pris de tremblements et même mourir de froid. Il n’est pas bon de manger quand on est en colère, effrayé ou soucieux, mais seulement quand on éprouve une joie modérée.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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LADEUXIÈME CLÉ EST L’ÉCOUTE.

L’écoute: A quoi sert de parler, si je ne peux écouter l’autre. De la même manière que nous prenons plaisir à parler de nous, de la même façon, nous devons nous intéresser à ce que l’autre a à dire et l’écouter activement. Nous apprendrons plus tard ce que cela signifie.

Hashem nous a donné des sens pour capter le monde physique. Ce n’est qu’à travers eux que nous pouvons communiquer avec lui. Cependant, tant que nous ne les utilisons pas de manière active et consciente, nous ne pouvons pas vraiment capter le monde, les gens de manière concrète. Exemple : Nous pouvons passer à côté d’une chute d’eau sans y prêter une attention particulière ou nous y attarder et profiter de la qualité de ce moment, de ce que nous voyons, ressentons etc… La différence ? L’un a vécu quelque chose, l’autre est passé à côté. Il en est de même pour l’écoute. Elle nous permet de communiquer avec autrui, de partager quelque chose de vrai avec celui-ci. Cependant, il est important de distinguer le fait de l’entendre et celui de l’écouter. En effet, nous pouvons entendre une multitude de bruits en même temps, et ce, du fait que cela ne nous demande aucune concentration. En effet, la capacité d’entendre est lié à notre subconscient, nous n’avons pas besoin de prendre le contrôle de quoi que ce soit pour entendre. A l’inverse, il est impossible d’écouter deux personnes parler en même temps, du fait que l’écoute est liée à la partie consciente de notre cerveau, elle demande concentration et considération pour capter le message reçu.

Définition : L’écoute est une intention particulière à un bruit qui va se transformer en quelque chose rempli de sens.

Tant que nous n’écoutons pas véritablement quelqu’un, nous ne pouvons pas vraiment le comprendre. A l’inverse, plus on se concentre sur les paroles de quelqu’un, plus nous pouvons comprendre son intention et la signification cachée de ses paroles.

Rav Boukobza 054.840.79.77

aaronboukobza@gmail.com

KORA’H-Comment la mort crée l’impureté ?

La Paracha commence par ces mots: ”Voici les décrets de la Thora etc.. »quimarquent le début des lois de la purification de l’homme impur. Le degré leplus élevé d’impureté qui existe dans la Thora est celui du mort. Il impurifiecelui qui le touche, mais aussi celui qui se trouve dans la même pièce et aussitout l’immeuble ce qui s’appelle ‘Toumat Ohel’ ! Plus encore, dans le cas où iln’y a pas de toit au-dessus du mort, la ‘Toumha’/impureté montera jusqu’auciel! L’incidence de cette impureté c’est que l’homme impurifié ne pourra plusse rendre au Temple de Jérusalem et s’il est Cohen, il ne pourra pas manger dessacrifices ou de la ’Trouma’. Aujourd’hui il n’existe pratiquement plusd’incidences si ce n’est pour le Cohen. En effet il lui est interdit de toucherun mort ou d’être dans la même pièce ou dans le même immeuble que lui.

Cependant notre Paracha traite dans son début des lois de purifications de cette impureté. La première c’est de prendre une vache ENTIÈREMENT rousse : il ne fallait pas qu’elle ait 2 poils noirs sinon elle devenait impropre à la purification ! Autre loi concernant cette vache c’est qu’il était interdit qu’elle ne porte AUCUN fardeau tout au long de sa vie! Si ces conditions étaient réunies on faisait sa Ch’hita et on la brûlait entièrement en dehors de Jérusalem. Puis on mélangeait ses cendres avec de l’eau de source jaillissante. Du résultat obtenu on en aspergeait l’homme impur le 3° et le 7° jour de son impureté puis le 8° jour il se trempait au Mikvé et devenait PUR ! Cette Mitsva de la vache rousse fait partie des décrets de la Thora dont l’homme n’a pas de compréhension. En effet il faut savoir que les cohanims qui participaient à la Mitsva se rendaient impurs (ils devaient se rendre au Miqvé le soir) tandis que celui qui était aspergé devenait pur!

Le Or Ha ‘Haïm (19.1) pose une question sur cette Mitsva. Pourquoi la Thora écrit-elle ‘voici les décrets de la Thora etc.’ Il aurait mieux fallu dire ‘voici les décrets de l’IMPUR’, ou les décrets de la ’VACHE ROUSSE’ etc.. ? Pourquoi faire dépendre les lois de pureté et d’impureté des LOIS DE LA THORA ? Il répond de manière extraordinaire que chez les non-juifs il n’existe pas de pureté et d’impureté. Lorsqu’ils touchent un cadavre, ils ne deviennent pas impurs. (Rambam Toumha 1.5) Tandis que chez nous on sera impurifié par le toucher ou par la présence d’un cadavre dans une même maison! Et il explique que c’est grâce au Don de la Thora au Mont Sinaï que le peuple Juif s’est SANCTIFIÉ. Et justement à cause de cette pureté, les forces négatives qui ont été créées dans ce monde veulent s’agripper à la Quédoucha! Tout le temps où l’homme est encore en vie cette impureté n’a pas les capacités d’agir contre lui, mais lorsque vient le jour de quitter ce monde alors toute l’impureté s’agglutine à son corps !

Le Or Ha ‘Haïm donne une image formidable pour illustrer son enseignement. C’est comme deux ustensiles, l’un rempli de miel, le second de sable. Lorsque vient le moment de les vider et de les mettre en dehors de la maison, on verra très vite s’agglutiner dans la boîte qui a contenu du miel des milliers d’insectes, tandis que celle qui a contenu le sable attirera bien moins d’insectes !

De la même manière, lorsqu’un Juif est appelé à monter au Ciel après 120 ans, toute la Quédoucha qu’il a emmagasinée en lui va automatiquement attirer beaucoup d’impureté! C’est la raison pour laquelle l’impureté de la mort est la plus forte d’entre toutes! Une des preuves qu’il rapporte c’est qu’à la Sortie d’Égypte, la veille du départ on a sacrifié l’agneau Pascal. Et la Thora n’a exigé comme condition pour la Mitsva que d’être circoncit et qu’un gentil n’avait pas le droit d’en manger. Mais en ce qui concerne l’impureté du mort, rien n’est mentionné. On pouvait avoir été en contact avec un mort et malgré tout sacrifier l’agneau pascal ! Et pour cause! C’est que tant que la Thora n’a pas été donnée il n’y a pas d’impureté, car il n’y a pas encore de sainteté!

Et on peut nous rétorquer que d’après cette explication les Cohanims pourraient être plus laxistes et s’approcher d’un juif (mort) qui n’aurait pas vécu selon la Thora et les Mitsvots. En effet, d’après le Or Ah’Haim l’impureté dépend de la sainteté qu’a emmagasinée le juif durant sa vie! La réponse générale, c’est que même le juif le plus éloigné a à son actif des Mitsvoth. Comme le disent nos sages : tout juif est rempli de Mitsvoth comme la grenade est remplie de graines. D’ailleurs, il est rapporté qu’il est interdit pour ce Cohen d’entrer dans un cimetière non-juif. La crainte est qu’il se trouve peut-être enterré là un juif éloigné de tout judaïsme parmi les non-juifs. Et vis-à- vis de lui, le Cohen sera impurifié. C’est bien la preuve que cette impureté le ‘collera’ jusqu’à ses derniers jours! C’est que la Néchama du Juif provient du Trône Divin. C’est le DÉCRET de la THORA!

Rav David Gold (00 972.390.943.12

BALAK-La joie réparatrice

Balak, roi de Moab, demande au prophète des nations Bilaâm, de maudire le peuple d’Israël. Bilaâm tente de le faire, mais chaque fois, au lieu d’une malédiction, c’est une bénédiction qu’il profère.

« Et Hachem ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Bilâam :  » que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappé ainsi à trois reprises (chaloch régalim) ? » »

Rachi explique que l’ânesse demande à Bilâam comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui célèbre les trois fêtes de pèlerinage (Pessa’h-Chavouot-Soukot) ? En effet, l’ânesse fait une allusion au mérite qu’Israël acquerra dans le futur en se rendant trois fois par an au Beth-Hamikdach pour célébrer les fêtes.

Bien qu’il soit évident que les paroles de l’ânesse ont été dictées par Hakadoch Baroukh Hou il y a lieu de se demander pourquoi l’ânesse emploie le terme « Régalim » [allusion aux trois fêtes] plutôt que « Péâmim» [qui signifie fois ou reprises] ? Aussi, quel est le mérite particulier des trois fêtes ? Pourquoi ne pas mentionner une autre mitsva tel que le Chabat, Tsitsit ou encore les Téfiline?

La force de Bilaâm de pouvoir maudire le peuple était sa connaissance de l’instant où Hachem se mettait « en colère ». Une colère qui fut à l’origine due, à la faute du veau d’or. Bilaâm souhaitait invoquer la faute du veau d’or pour accuser Israël, afin que sa malédiction puisse prendre effet.

Comment est-ce que le mérite des trois fêtes a la capacité de réparer cette terrible faute?

Suite p2

La Guémara (Pessa’him 118a)  nous enseigne que « Tout celui qui méprise les fêtes /moadim, c’est comme s’il servait des idoles

[avoda zara]

». La faute du veau d’or, faute d’idolâtrie, se prolongea pendant six heures. (voir Rachi Chémot 32 ;1) Notre calendrier compte 15 jours de fêtes dans l’année (7 depessah,7 de soukot, 1 de Chavouot). Nous savons que chaque jour possède 24 heures. Si nous multiplions ces 15 jours de fêtes par 24 heures on obtient un total de 360 heures….de fêtes.

Dans les règles de Cacherout il y a un principe que l’on nomme « batel be chichim/annulation par un soixantième ». Si un aliment interdit s’est mélangé à un aliment permis, pour permettre le mélange, il faut que la quantité de l’aliment permis dépasse d’au moins soixante fois celle du mets interdit. On utilisera ce même principe de « batel be chichim », pour pouvoir réparer, ou plutôt annuler la faute du veau d’or.

Pour noyer, oublier, annuler ces 6 heures, on devra les confondre dans une quantité de temps de 60 fois plus grande. Les 360 heures de fêtes, seront le temps d’annulation de cette faute, et on comprend mieux la raison pour laquelle, c’est par le mérite des trois fêtes qu’Israël ne pourra pas être anéanti.

Toutefois pour devoir annuler cette faute dans un mélange soixante fois plus important, ce mélange devra être de la même nature.

Il est écrit au sujet de la faute du veau d’or : (Chémot 32 ;19) «  ce fut quand il approcha du camp et vit le veau, que la colère de Moché s’enflamma, il jeta les tables de ses mains et les brisa au pied de la montagne. »  Le Sforno explique que ce qui a le plus perturbé Moché Rabénou dans la faute du veau d’or, ce sont les réjouissances et l’allégresse du peuple lors de la faute du veau d’or. En effet Moché a brisé les tables qu’après avoir vu le peuple danser autour de l’idole.

Le pire dans cette faute, ce n’est pas la construction en soi du veau d’ormais la joie autour de cette idole. Il faudra donc soixante fois plus de joie, pour pouvoir annuler ces six heures de joie !

Donc c’est une mistva d’un même enthousiasme où les Bnei Israël chantent et dansent, qui devra être utilisé pour annuler la faute. C’est l’enthousiasme de la Kédoucha/sainteté qui déracinera l’enthousiasme de la Touma/impureté. C’est cette force d’égale intensité et opposée qui « cachérisera » cette faute.

Fêter les Mo’adim/les fêtes, représente la réparation de cette faute. En effet c’est le « élé élohékha Israël/voici tes dieux Israël… » (Chémot 32, 4) [écrit au sujet du veau d’or] qui sera  annulé par le « élé hem moadaï/ce sont eux (les fêtes) Mes moments fixés » (Vayikra 23 ;2) [écrit au sujet des fêtes]

L’allusion de l’ânesse faite à Bilaâm est la suivante : tu souhaites anéantir un peuple en invoquant la faute du veau d’or, mais tu ne te rends pas compte que ce même peuple célèbre Mes trois fêtes de pèlerinage qui constituent une réparation de celle-ci.

Le Chem mi Chemouel nous rapporte au nom de son père le AvnéNézer que la célébration des trois fêtes symbolise et exprime mieux que toute autre mitsva la différence entre le service de D.ieu accompli par Israël et celui des autres nations.

Un goy qui souhaiterai une vraie proximité avec D.ieu ne sera pas prêt à sacrifier les plaisirs de ce monde pour obtenir ce bénéfice. Par contre un juif, lui, sera prêt à laisser de côté toutes ses possessions et occupations pour monter à Yérouchalayim, trois fois par an, en quittant les aises de son foyer, ses biens, ses terres pour accomplir la mitsva de pèlerinage. Il peut gérer la difficile « logistique » qu’occasionnait cette montée en famille, avec tout le ravitaillement nécessaire et prendre une longue route. Toutes ces incommodités étaient complètement éclipsée par la seule joie d’accomplir la mitsva.

C’est ce qui caractérise la mitsva de la « aliya la réguel », la montée des pèlerins à Yéouchalyim, tous s’y rendaient dans la joie et l’allégresse, sans chercher à s’en faire dispenser, comme il est dit « Je me suis réjouie lorsqu’on me dit « allons vers la Maison de D.! » (Téhilim 122, 1)

Bilaâm le déclara plus tard dans ses « bénédictions », que la particularité d’Israël face aux nations, c’est son empressement à accomplir la volonté de D.ieu, comme il est dit  «Voici, le peuple se lèvera comme une lionne et comme un lion il se dressera … » (Bamidbar 23 ;24). Rachi explique ce verset, « lorsqu’ils se lèvent, le matin après avoir dormi, ils surmontent leur fatigue avec la force comme un lion pour se hâter « d’attraper » les Mitsvot de se vêtir du talith, réciter le Chéma et mettre les téfilines. »

Cette joie et cet empressement à accomplir les Mitsvot protègent Israël de toutes malédictions et viennent réparer cette terrible faute de l’idolâtrie du veau d’or. Mais à contrario, ce manque de joie et d’empressement risque, à D. ne plaise, de les exposer aux malédictions comme il est dit: « Parce que tu n’as pas servi l’Eternel. ton D.ieu avec joie et contentement de cœur ». (Devarim 28, 47)

En d’autre terme, la force de notre peuple, c’est sa sim’ha dans l’accomplissement des mitsvot, plus particulièrement dans celle de la joie des fêtes. Une joie qui met en évidence notre désir et notre engouement d’obéir à la volonté du Créateur.

Le Maguid de Douvno explique à travers la métaphore suivante le reflet de la tristesse dans l’accomplissement des Mitsvot : Il y avait dans une ville deux commerces voisins, un de diamants et l’autre de matériaux de construction. Un jour, un livreur entra en peinant dans le magasin de diamants, tenant dans ses mains une boîte visiblement très lourde. Le propriétaire du magasin lui dit alors : « Tu t’es trompé d’adresse, ta livraison est destinée au magasin voisin. Ceux qui me livrent ne peinent pas, car le diamant est un matériel léger ». Le Maguid de Douvno nous enseigne par cette allégorie que celui pour qui la spiritualité est « lourde à porter », car il ne ressent aucune joie, ne sert pas Hachem représenté par le diamantaire dans l’allégorie. Le Service divin n’est pas censé nous attrister et il ne doit se réaliser que dans la joie.

Le manque de joie témoigne d’un manque de foi, celui qui sert D.ieu sans joie montre qu’il ne comprend pas le sens de ses actes et ne croit pas en leur utilité! Alors qu’être en état de joie marque notre gratitude envers Hachem. La joie n’est pas seulement un besoin psychologique ou spirituel, c’est aussi un des principes fondamentaux du service divin, comme le Rambam (Hilkhot Souka 8 ; 15)  nous dit : « La Sim’ha que dégage un homme lors de l’accomplissement d’une Mitsva est un service important ; mais tout celui qui l’effectue (la mitsva) sans Sim’ha mérite un châtiment…»

La Sim’ha n’est donc pas un petit plus dans le service de Hachem, elle n’est pas non plus optionnelle, et son absence causera de terribles malédictions annoncées par la Torah. Une mitsva même accomplie minutieusement, mais sans Sim’ha, demeure incomplète. La Sim’ha ne vient pas embellir la mitsva, elle en constitue une partie intégrante. Elle est la condition sine qua non de la pratique religieuse ; sans elle, on en viendra probablement à abandonner la Torah (que D.ieu préserve).

La joie est un gage de fidélité. Pourquoi ? Parce que le Service dans la joie est le témoignage d’une adhésion intérieure, pleine et entière et vient éloigner toute supposition de veau d’or. On comprend ainsi les paroles prophétiques de l’ânesse « comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui fête dans la joie les trois fêtes de pèlerinage… »

Mordékhaï Bismuth

Chabat Chalom

Les vacances arrivent….

Les vacances se rapprochent et cette période vient perturber notre rythme quotidien et risque de  faire déplacer nos priorités ou nos efforts quotidiens.

Parce que nous ne sommes plus dans notre environnement, nos exigences en cacherout se « ramollissent », l’engagement à prier avec un minyan et les temps d’études sont généralement laissés de côté.

Tout ces efforts annuels qui ont été développé, ont été oubliés à la maison pour laisser la place aux vacances. Mais la Torah n’est pas comme le travail et les congés payés n’existent pas.

Chacun d’entre nous a déjà eu l’occasion de constater que lorsque l’on déplace une bougie, la flamme risque de s’éteindre. Et, tout naturellement, par prudence, on met sa main en protection pour ne pas qu’elle s’éteigne. Ainsi, lors de nos déplacements nous devrons être prudents, et protéger notre flamme, qui sans cette vigilance, risque de s’éteindre et de nous laisser dans l’obscurité.

Le Rav ‘Haïm Schmoulevitch Zatsal raconte l’histoire d’un petit bébé qui se trouve dans les bras de sa maman. C’est ainsi que chaque fois que sa maman se déplace, que ce soit dans un bus, au supermarché…, automatiquement lui aussi se déplace avec elle.

A la fin de la journée, on questionne l’enfant en lui demandant s’il se souvient de tous les endroits qu’il a parcourus dans la journée. Le bébé répond qu’il n’en a aucune idée, la seule chose qu’il sache, c’est qu’il a été toute la journée dans les bras de sa maman.

C’est ainsi que nous devons vivre, en nous sentant comme ce bébé dans les bras de Notre Papa toute la journée. Les changements de décors géographiques ne doivent pas provoquer de changements dans notre décor spirituel.

Évidemment, nous pouvons effectivement nous retrouver dans des endroits où il n’y a malheureusement pas de synagogue, où il faut faire plusieurs kilomètres pour trouver une épicerie cachère, où le climat est tellement chaud que nos vêtements se font obligatoirement plus légers. Toutes ces conditions nous incitent à être plus “cool” que d’habitude.

Mais la vraie question est : “Que fait-on dans un endroit où l’on ne peut pas rester nous-mêmes ?”

Le Pélé Yoets rapporte que nos Sages disent (Yéroushalmi berakhot 4;4)  : “Tous les chemins sont dangereux”, en chemin on ne peut servir Hachem entièrement car on est obligé de faire attention aux dangers. C’est pourquoi il est dit : “Heureux ceux qui sont assis dans leurs demeures.” (Téhilim 84;5)

Lorsque nous programmons nos déplacements, la première chose à vérifier est si l’on peut continuer à être “Juif”, si notre Chabat peut être respecté, s’il l’on peut manger correctement cacher… Si l’on se place intentionnellement dans un endroit avec des courants d’air, c’est sûr que la flamme s’éteindra.

Un Juif n’est jamais en vacances, la Avodat Hachem est un travail à plein temps. Nous devons toujours être préoccupés de savoir si nous pouvons continuer à faire Torah et mitsvot là où nous sommes. De même que nous vérifions toujours si nous aurons un certain confort vital minimum, nous devons être sûrs de pouvoir aussi respecter nos besoins vitaux de Juifs tels que la prière, la nourriture et l’étude.

Le but est de laisser la flamme toujours allumée et de la raviver de jour en jour. Comme la flamme olympique [Hamavdil!] qui brûle et passe de main en main pour arriver au but.

Montrer à nos enfants que nous sommes conséquents et constants quelles que soient les conditions extérieures, que nous ne faisons pas les choses par habitude et lorsque cela nous arrange, que nous sommes soucieux de faire briller notre Judaïsme à chaque instant, allumera en eux un feu ardent qui les guidera vers le bon chemin, toujours à l’abri du vent.

Rav Mordékhaï Bismuth

La digestion

Je voudrais rapporter ici des règles d’hygiène de vie, que le kitsour Choul’han ‘Aroukh (chapitres 32, 33) a tirées des Hilkhot Dé’ot du Rambam. Notre ouvrage repose essentiellement sur son affirmation, selon laquelle « la santé ou la faiblesse du corps dépendent en grande partie de la digestion des aliments ».

Avoir un corps sain et parfait, c’est suivre les voies de D’. On ne peut saisir ni acquérir la moindre connaissance du Créateur en étant malade. Par conséquent, on doit s’éloigner de ce qui est destructeur pour le corps et s’habituer aux choses qui le rendent sain et fort, comme il est dit (Dévarim 4,15) : « Prenez bien soin de votre vie ».

Le Créateur, qu’il soit béni et que Son nom soit béni, a créé l’homme (ainsi que tout être vivant) en y mettant une chaleur naturelle et si elle disparaissait, la vie s’éteindrait également. La maintenance de cette chaleur naturelle est entretenue par la nourriture absorbée. De même qu’un feu s’éteint complètement si l’on n’y ajoute pas constamment du bois, l’homme qui ne mange pas, meurt, car son feu intérieur s’éteint. La nourriture est broyée entre les dents et réduite en bouillie par un mélange de suc et de salive. De là, elle descend dans l’estomac où elle est de nouveau broyée, mélangée aux sucs (gastrique et biliaire), diluée, transformée par la chaleur et les sucs, puis digérée. La partie utile en est triée pour nourrir tous les organes et maintenir l’homme en vie ; les déchets, correspondant au surplus, sont évacués. C’est pour cela que nous disons dans la bénédiction achèr yatsar (selon une explication) : « Il fait des merveilles ». Car le Saint béni soit-Il a conféré à la nature humaine la faculté de trier le bon dans les aliments et à chaque organe celle d’attirer la nourriture qui lui convient, en rejetant le déchet qui pourrirait en restant à l’intérieur et provoquerait des maladies, que D’ nous en préserve ! C’est pourquoi, la santé et la faiblesse du corps dépendent en grande partie de la digestion des aliments. Si elle est bonne et facile, on sera en bonne santé ; en revanche, des troubles digestifs provoquent un affaiblissement qui pourrait être dangereux, à D’ ne plaise.

La digestion est bonne quand la nourriture est légère et pas trop abondante. En revanche, les dilatations et les contractions naturelles de l’estomac sont entravées quand il est plein et il ne peut plus malaxer la nourriture comme il faut, à l’instar du feu qui ne brûle pas bien si l’on y ajoute trop de bois. C’est pourquoi, qui veut garder son corps en bonne santé veillera à manger modérément, selon sa nature, ni trop peu ni à satiété. La plupart des maladies proviennent soit d’une alimentation malsaine, soit d’une nourriture trop abondante avalée grossièrement, même si elle est saine. Comme l’affirme le roi Salomon dans sa sagesse : « Qui garde sa bouche et sa langue se garde de tourments » (Michlé 21 ;23) – « qui garde sa bouche » en évitant de manger des aliments nuisibles ou de se gaver, « et sa langue » en ne disant que le strict nécessaire. Un sage a déclaré : « Un peu de nourriture malsaine ne fait pas autant de mal que l’abus de nourriture saine. ».

La capacité de digestion d’un jeune homme est importante et exige ainsi des apports alimentaires plus fréquents que chez l’adulte. Quant à la personne âgée, plus faibles, il lui faut une alimentation légère – en faible quantité, mais d’une haute valeur nutritive. ‘

L’appareil digestif étant affaibli en été par la chaleur, il convient de manger moins qu’en hiver -un tiers de moins d’après les estimations d’éminents médecins.

Il est bon de se fatiguer, avant de manger par la marche ou le travail afin de réchauffer le corps ; ceci est une importante règle médicale. C’est un des sens des versets : «tu mangeras à la sueur de ton front» (Béréchit 3, 19) et «Elle ne mange pas le pain de la paresse» (Michlé 31, 27). On doit desserrer sa ceinture avant de manger et, au moment du repas, rester assis à sa place (bien droit), ou s’appuyer sur le côté gauche. Après le repas, il est mauvais de trop se dépenser, car l’estomac risque de se vider avant d’avoir digéré la nourriture ; il faut marcher un peu et se reposer, mais ne pas faire de longues promenades et de grands efforts. On ne doit pas dormir dans les deux heures qui suivent le repas, de peur que des vapeurs nuisibles ne montent au cerveau.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

Contact 00 972.361.87.876

Réponses à vos questions – Houkat

Peut-onrépondre à Barékhou de Arvit de Chabbat lorsque l’on n’a pas encore priéMin’ha ?

Une personne qui n’a pas encore prié Min’ha la veille de Chabbat ne répondra pas à Barékhou de Arvit (qui est effectué en plein jour), car en répondant il reçoit automatiquement le Chabbat, et ne pourra plus prier une prière de la semaine. Dans le cas où on a répondu « Barékhou », on priera deux fois Arvit. (‘Hazon Ovadia Chabbat 2 p.295)

Si on aprié Arvit de Chabbat (lorsqu’il fait encore jour) et qu’on entend la Kédouchade Min’ha d’un autre office à t on le droit de répondre ?

Il est permis de répondre à la Kédoucha de Min’ha même si on a déjà prié Arvit de Chabbat car la Kédoucha n’est pas considérée comme une prière spécialement de semaine. (‘Hazon Ovadia Chabbat 2 p.361)

Est-ilpermis de faire des prières personnelles à Chabbat ?

Si ce sont des requêtes matérielles, cela est interdit. En ce qui concerne les requêtes spirituelles, si la demande l’accable ou le rend triste cela est interdit, mais si cela ne lui cause aucun mal cela sera permis. On demandera ces requêtes à la fin de la ‘Amida avant de dire le dernier « Yihiou Lératson » (Halikhot Chabbat vol.1 p.20)

Est ilpermis d’avancer ou de reculer la minuterie de Chabbat pendant Chabbat ?

Si on a programmé la minuterie [manuelle] pour que la lumière s’éteigne à une certaine heure et que l’on veut qu’elle s’éteigne plus tard il est permis de prolonger le temps de l’allumage [en prenant bien garde de ne pas interrompre son fonctionnement au moment de la manœuvre]. Par contre, il ne sera pas permis d’avancer la minuterie pour qu’elle s’éteigne plus tôt. De même, il sera permis, lorsque l’appareil ne fonctionne pas, de retarder le moment de l’allumage, mais pas de le rapprocher. (Yalkout Yossef Chabbat 1) 

Participezet posez vos questions au Rav Avraham Bismuth

par mailab0583250224@gmail.com

Le dialogue

LA PREMIÈRE CLÉ EST LE DIALOGUE.

Il n’y a pas de relation sans dialogue, n’espérez pas que les choses avancent juste grâce à des cadeaux et autres attentions. « La construction véritable d’un couple ne se fait que par le dialogue et la communication. » Qu’est-ce qui est essentiel dans la démarche de celui qui parle ?

Celui qui parle veut transmettre un message. Il veut communiquer avec l’autre des informations, des pensées, des sentiments. Il veut être compris. De ce fait, il est important de s’exprimer d’une manière qui permettra à l’autre de comprendre facilement le message que nous voulons lui transmettre.

Pour cela, il faut être clair, parler avec douceur, délicatesse. Utiliser des mots adaptés à la compréhension du conjoint. C’est-à-dire des mots, des expressions qu’elle utilise et comprend, qui lui permettra de s’identifier au message. Pas la peine de parler avec notre conjoint comme on parle avec les personnes du travail, ou autre. On peut développer un langage particulier pour notre couple. Par exemple : tout le monde a créé dans sa famille natale, une manière de s’exprimer, à tel point que parfois, un seul mot peut tous les faire rire. De même dans notre couple, nous pouvons créer cela.

Quatre questions à méditer pour s’adresser à l’autre.

(Au début et par la suite on arrivera à le faire naturellement.)

Quoi ? – Quel est le fond du message que je veux lui passer. éducatif, intime, un projet, un secret, un sentiment, un conseil, un compliment.

Pourquoi ? – Dans quel but ? On peut grâce à cela, se rendre compte que notre intention initiale était bonne ou mauvaise.

A qui ? Certes à votre conjoint. Mais dans quel état est-il ? Stressé, joyeux, passionné, énervé, déprimé, accablé, nida.

Comment ? –De quelle manière vais-je lui parler, quel ton je vais employer, quel énergie positive ou négative va accompagner mon message ? Où dois-je lui transmettre ce message, à la maison ou dehors ? Quand ? Ai-je le temps de parler longtemps ou non ? Puis-je lui dire au téléphone ou vaut-il mieux lui parler en face ?

N’oubliez pas, nous parlons avec autrui uniquement pour créer ou renforcer un lien. « Communication » trouve sa racine en Français dans le mot « commun ». Lorsque nous parlons, nous créons une réalité commune entre la personne qui nous fait face et nous-mêmes. Une intimité commune dans laquelle chacun fait confiance à l’autre.

Rav Aaron Boukobza – 054.840.79.77 – aaronboukobza@gmail.com

Parachat ‘Houkat – ATTENTION À VOTRE CRÉDIT…DE PAROLES

« Et tout ustensile ouvert, sur lequel il n’y a pas de couvercle attaché, est impur. » (Bamidbar 19 ;15)

Rachi : Et tout ustensile ouvert – Le texte parle ici d’un récipient en terre cuite, lequel ne peut pas devenir impur par une cause extérieure, mais seulement intérieure. Si la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. Si en revanche il porte un « couvercle attaché », il reste pur (‘Houlin 25a).

Le Rav Sofèr (Ouba’harta ba ‘haïm), explique par allusion que cet ustensile en question fait référence à la bouche de l’homme.

Comme le dit Rachi, si « la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. » En d’autres termes notre bouche, ne pas peut dire ce qu’elle veut, quand elle le veut, elle doit être mise sous contrôle. Mis à part l’interdit notoire et gravissime du lachone ara dont la Torah nous défend explicitement, nous allons plutôt nous pencher sur la manière de parler et de s’exprimer. Nous devons nous efforcer à parler avec honneur et distinction, et non pas de manière grossière ou familière.

Rachi nous enseigne (Beréchit 2;7,) que ce qui va différencier l’homme de l’animal, ce sera la « parole ». Cette faculté de s’exprimer verbalement élève l’homme au-dessus de l’animal et lui impose la responsabilité d’employer son intelligence au service d’Hachem.

L’homme est obligé pour exister de s’exprimer. C’est en parlant qu’il arrive à créer un contact avec le monde extérieur et avec Hachem. Tandis que l’animal n’a aucun problème existentiel.

Il n’est pas préoccupé de savoir ce que la vache ou le mouton d’à côté pense de lui. C’est pour cela qu’il ne produit que des sons. À son niveau, c’est amplement suffisant.

Le Rambam (Hilkhot Déot 2;4) écrit:  « « Il faut cultiver constamment le silence et éviter de parler, sauf de la connaissance ou des choses nécessaires pour le bien-être physique… On ne doit pas parler longuement, même des [sujets concernant ses] besoins physiques. C’est à ce propos que nos Sages nous instruisent: « quiconque parle abondamment amène la faute ». Ils dirent également : « je n’ai rien trouvé de mieux pour l’homme que le silence. »

Il est bon de souligner que le « Michné Torah » du Rambam n’est pas un livre de moussar, mais un véritable ouvrage de Halakha, de lois à appliquer dans la pratique.

Dans son commentaire sur la Michnah (Avoth 1 ;16), le Rambam classe la parole en cinq catégories:

1) la parole relative à la mitsva (discussion de sujets de Torah ou Téfila);

2) la parole interdite (le faux-témoignage, les commérages, les malédictions […]);

3) celle qui doit être méprisée (les discussions inutiles et les qu’en-dira-t-on);

4) celle qui est désirable (la discussion des valeurs morales ou intellectuelles);

5) la parole permise (les sujets nécessaires à notre vie quotidienne).

Le Ari Zal enseigne que la parole est la vitalité de l’homme pour son corps et son âme, et qu’en parlant des paroles futiles on réduit notre séjour sur terre. En effet, le ‘Hida (Péta’h énayim Nédarim 20a ; Maryit Ayin ‘houlin 79a) nous enseigne que la vie d’un homme est déterminée par un nombre de mots qu’il prononcera au cours de sa vie, un peu comme le principe de la carte prépayée, où l’on sait exactement combien de temps on pourra parler. Chaque homme reçoit un crédit de mots, et une fois ce crédit épuisé, il sera rappelé dans le monde de vérité. C’est pour cela que l’on doit être prudent dans nos paroles, multiplier les paroles futiles abrège la vie !

Cependant, cela n’est vrai que pour les paroles vaines et futiles, car notre compteur ne se verra pas diminué pour les paroles de Torah prononcées. Au contraire, ces paroles nous rajouteront de la vie, comme il est dit « Qui augmente l’étude de la Torah, augmente le nombre de ses années. » Avot 2;7 ; ou encore « C’est grâce à moi [la Torah] que se multiplieront tes jours et que te seront dispensées de longues années de vie » (Michlé 9;11), la Torah donne la vie, dans ce monde-ci et celui de l’au-delà. Ainsi l’homme sage fera attention de ne parler que lorsqu’il y a une nécessité (catégorie 5), car on peut perdre sa vie, pour avoir parlé pour ne rien dire.

Lorsque l’on prononce des paroles (catégorie 1) de Torah ou de prière avec notre bouche, notre âme se délecte. Tout le temps où l’on continue à multiplier des paroles pures, l’esprit de sainteté descend et s’imprègne en nous, comme nous l’enseigne l’écriture : « l’Esprit de Dieu a parlé en moi alors qu’il plaçait ses mots sur ma langue. » (Chmouel 11.23.2) Les lettres que l’on prononce s’associent les unes aux autres pour former des mots, qui s’associeront à leur tour pour former des versets…et des paroles de Torah. Par ce biais, toutes ces paroles deviennent investies de plus en plus de spiritualité à chaque instant. Ainsi, la forme de notre âme est sublimée par la forme des paroles prononcées.

Par contre, le Zohar Hakadoch (Tikounei Hazohar 117b) nous enseigne que lorsqu’une personne exprime de mauvaises paroles (catégorie 2-3-4), telles que du Lachon Hara, mensonges ou encore des grossièretés, elles déracinent les paroles pures qui forment son âme et détériorent le canal de communication avec Hachem. Cela crée une séparation entre la personne et son Créateur [Que D.ieu préserve]. Ce même canal de communication se constitue dorénavant de mauvaises paroles, qui intensifient l’impact des forces négatives et impures. L’âme se déracine peu à peu de sa source bénéfique et éternelle ; et se met au contraire à adhérer, à travers les mauvaises paroles, aux forces de l’impureté. Comme Rachi l’explique dans notre verset initialement cité, « Si par conséquent la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. »

Ainsi lorsque notre langage est parfait, c’est un signe que notre âme est parfaite. De bonnes paroles, qui sont issues de la sainteté et de la pureté, nous indiquent que notre âme est pure, façonnée à l’image de l’Éternel. Mais en proférant des mensonges ou des vulgarités, c’est un signe certain que nous avons transgressé son alliance. Ces propos injurieux sont l’expression des forces du mal qui se sont installées et s’expriment à travers notre bouche. Le ‘Hovot Halevavot nous dit que « La bouche est la plume du cœur. »

La bouche teste, pour reconnaître l’homme, s’il est encore à l’image du Créateur. Le Ba’al Shem Tov pouvait voir toute la vie d’un homme, du début jusqu’à sa fin rien qu’en entendant sa voix. Les paroles de l’homme sont suffisantes pour indiquer à chaque instant son état mental et spirituel.

Soyons vigilant aux paroles qui sortent de notre bouche, comme nous le sommes pour les labels de cacherout des aliments que l’ont fait rentrer dans notre bouche. Grâce à cela, un esprit de sainteté revêt celui qui s’efforce de garder sa langue, nous dit le Zohar (Parachat ‘houkat). Le Rav Israël Salanter Zatsal disait à ce sujet : « Avant de dire quelque chose, l’homme est maître de ses paroles et il a la possibilité de les prononcer ou non. Mais une fois qu’il les a énoncées, il ne peut plus revenir dessus, même s’il regrette de les avoir émises. Elles sont déjà sorties de sa bouche et il ne peut plus se reprendre. »

En gardant notre langue, nous préservons notre vie, et nous perfectionnons le principal outil dont nous disposons pour servir Hachem.

En évitant de l’utiliser sans justification, nous assurons la qualité des mots que nous prononçons en étudiant, en priant, ainsi ils pourront s’élever vers Hachem.

Rav Morédkhaï Bismuth

Chabat Chalom

Hafrachat Hala

Nous voici réunis le vendredi soir, bien habillés, autour d’une belle table dressée.

Au milieu de la table se trouve un plateau recouvert d’un napperon élégant. Après le kiddouch et le lavage des mains, nous attendons que le chef de famille découvre ce trésor.

Il coupe un morceau de la ‘Hala et tous patientent pour la déguster à leur tour.

Cette belle ‘Hala tressée est unique : pas une ‘Hala ne ressemble à celle de la voisine. Toute particulière, elle accompagne ce repas pris en l’honneur d’Hachem.

Chacun la mange en appréciant chaque bouchée, mais seule celle qui l’a enfournée sait pourquoi elle est si spéciale.

Elle a été conçue avec tant d’efforts, peut-être entre deux biberons, parfois au beau milieu de la nuit ou juste avant d’aller au travail. D. seul sait…

Chacune a sa recette, chacune a sa technique, mais d’où vient cette saveur si particulière ?

Nous prélevons un morceau de la pâte et élevons spirituellement ce pain. Et justement à ce moment, nous nous connectons avec le Créateur du monde et nous prions.

Ce bout de pâte prélevé en main, nous implorons notre Père de nous accorder, à nous et nos proches, toutes les bénédictions. Nous prions, nous pleurons…

Nos larmes et nos prières font partie intégrante de notre recette, ce sont elles qui donnent cette saveur à la ‘Hala.

En pétrissant la pâte, nous demandons à Hakadoch Baroukh Hou d’y faire entrer le goût de la manne, le goût du gan Eden, et de bénir tous ceux qui la mangeront.

« Il est tellement bon ton pain ! »

Oui, mangez de ce pain ! Il contient toutes nos espérances.

Ce livre nous sensibilisera sur la force du prélèvement de la ‘Hala. Il nous aidera à connaître l’origine de cette Mitsva, à savoir comment la réaliser et pourquoi elle nous incombe.

Il est accompagné de nombreuses téfilot qui nous permettront d’optimiser cet instant si spécial.

Si nous mesurions la force et le pouvoir que nous avons tout au long de la réalisation de la pâte et au moment du prélèvement de la ‘Hala, nous sommes amenées à nous demander pourquoi, pour le pain de la semaine, nous offrons cette Mitsva au boulanger !!

Vivre Pourim: Une Invitation à l’unité

Pourim n’aura plus aucun secret !

Un ouvrage qui répond à toutes vos questions !

Pourquoi se déguise-t-on ? Pourquoi mange-t-on les oreilles d’Haman ?…

Explications et commentaires sur les quatre Mitsvot du jour : Méguila, Matanot Laévionime, Michloa’h Manot, Michté.

Mais aussi la Méguila d’Esther traduite, les Téfilot et chants de Pourim !

Un ouvrage indispensable, 2 en 1, qui vous accompagnera tout au long de cette grande journée de Pourim !

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La Hagada Bé Sédère

Chaque année, et cela depuis la sortie d’Égypte, nous avons le devoir de commémorer notre délivrance en nous remémorant nos années d’esclavage, les miracles d’Hachem jusqu’au don de la Torah.

Raconter la Hagada ce n’est pas seulement lire les textes et leurs traductions comme une simple histoire.

Raconter la Hagada c’est revivre l’Histoire, notre Histoire, et surtout la transmettre à chaque génération.

Le Témoin de l’accomplissement de cette mitsva est notre libérateur, Hakadoch Barouh Hou qui se déplacera lui même pour se délecter de notre récit, ce soir là. Honorons-Le, et essayons pour cela, ensemble, d’expliquer et de comprendre cette fameuse Hagada, qui voyage de génération en génération, sans jamais perdre de son éclat.

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Séli’hot, une invitation à la Téchouva

Cet ouvrage est essentiel et indispensable pour Ketorete traverser le mois d’Elloul.

Il vous permettra de vivre et ressentir au mieux cette période et surtout d’en tirer le plus grand des profits pour se préparer aux fêtes de Tichri.

Explications sur le mois d’Elloul – Halakha des Séli’hot – Traduction, commentaires et midrashim sur le texte originel.

Un guide de la Téchouva qui vous accompagnera tout le mois d’Elloul jusqu’à Yom Kippour.

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Ketorete – Essence et Sens de l’Encens

La Kétorète, l’un des sacrifices offerts au Beth-Hamikdache, consiste en un bouquet d’encens consumé sur le Mizbéa’h intérieur (l’autel d’or  situé à l’intérieur du Sanctuaire). Nos Sages nous enseignent qu’en attendant la construction du troisième Beth Hamikdache, qui est imminente, avec l’aide de D.ieu, nos paroles remplacent les sacrifices. Pour compenser l’absence de l’offrande de la Kétorète, nos Sages nous prescrivent de réciter quotidiennement les passages décrivant les ingrédients de la Kétorète. Le but de cet ouvrage est de révéler la beauté  de ce sacrifice, son origine, la façon dont il était offert… Découvrez le sens simple du texte et faites connaissance avec les différentes sources de la Kétorète .  Vous prendrez conscience du trésor qu’Hakadoch Baroukh Hou  nous a remis. Citant le ‘Houmach et  le Zohar, en passant par  le Midrach et la Halakha. Ce riche ouvrage vous permettra de réciter la Kétorète avec la compréhension et l’intention nécessaires et de recevoir, avec l’aide d’Hachem, tous les bienfaits et ségoulot qu’elle offre.

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Se conjuguer à tous les temps

En recherchant la définition du mot « conjuguer » dans un dictionnaire, on trouvera : « Modifier dans un ordre convenu la racine d’un verbe d’après les voix, les modes, les temps et les personnes. » Chacun d’entre nous, en tant que personne, sommes le verbe, qui peut être plus moins actif ou passif…En qualité de verbe nous agissons, nous nous modifions, en fonction de notre époque, de nos capacités, de notre entourage. Mais malgré ce changement de terminaison, notre racine reste la même. Notre racine est notre Torah. Elle a été plantée par nos pères. Lorsque nous lisons le H’oumach, chaque récit, chaque action, chaque enseignement qu’il nous apporte à travers le comportement de nos pères, est une règle de grammaire que l’on doit appliquer à sa propre personne. L’idée maîtresse étant d’offrir un outil de réflexion sur soi-même et d’élévation.

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Oushpizine – Invitation à la Kédoucha

Peu de livres abordent ce sujet, mais nous avons une chance inouïe de pouvoir inviter sous notre Souka, des invités d’honneur. Cet ouvrage, « Oushpizines, une invitation à la Kédoucha » est un petit guide qui vous accompagnera à chaque instant de la fête de Soukot. Chaque jour est dédié à l’Ouchpez correspondant, avec des louanges à son intention, son histoire liée à la fête de Soukot, une petite anecdote sur les Arbaat haminim et un passage du livre de Koheleth (L’Ecclésiaste) écrit par le roi Salomon (Chlomo Hamelekh), le plus sage de tous les hommes. Le but de cet ouvrage est de donner une nouvelle dimension spirituelle à la fête de Soukot et de contribuer à la diffusion de la Torah : « Afin que vos générations sachent que J’ai fait demeurer les Bnei Israël dans des cabanes, quand Je les ai faits sortir du pays d’Égypte, Moi, Hachem, votre D.ieu ! » (Vayikra 23 ; 42-43)

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PARACHATBALAK-DE QUOI BILÂM EST-T-IL COUPABLE ?

On connait tous l’histoire de Bilâm. C’est ce grand sorcier qui a été appelé au secours du roi de Moav : Balaq ; quand le Peuple Juif s’est approché de ses frontières (alors que les intentions du Clall Israël étaient pacifiques). Balaq a vu dans les Bneï Israël un danger pour sa nation et a donc demandé à Bilâm de les maudire. Le phénomène de Bilâm est intéressant en soi, c’est un homme qui a atteint un très haut niveau de prophétie et pourtant il l’utilise en mal! C’est que chez les Nations du monde il n’existe pas de cohésion entre la théorie et la pratique. Il peut se faire qu’un grand philosophe ou écrivain expose des idées très profondes, mais dans le même temps il peut se comporter en toute bestialité! La raison en est simple : la morale n’interfère pas sur les sentiments. Tandis que chez nous, c’est tout le contraire! Par exemple la guémara enseigne au sujet d’un Talmid Hah’am qui n’aurait pas de crainte du Ciel, alors le cadavre d’un animal est plus estimable que lui! En un mot, son enseignement ne vaut RIEN!

Mais revenons à notre Paracha. Lorsque les envoyés de Balaq sont venus appeler Bilâm il leur a dit: « Tout ce que DIT Hachem, je le ferai!». C’est-à-dire que depuis le départ il dit explicitement que sa parole en tant que prophète est soumise à l’assentiment du Créateur! Durant la nuit, Hachem lui dira qu’il ne doit pas partir avec ces envoyés. C’est alors que Balaq envoie une seconde fois des émissaires encore plus importants. Cette fois, à force d’insister, le sorcier part avec eux. Après il construira 7 autels de sacrifices et offrira des holocaustes à Hachem avant de vouloir maudire le Clall Israël. Et le grand miracle c’est qu’Hachem détourne de sa bouche les malédictions pour en faire des GRANDES bénédictions pour tout le Clall Israël!

Le Rav Elhanan Wasserman  Zatsal pose une belle question sur notre Paracha. Voilà que Bilâm a dit « Même si Balaq m’offre tout l’or du monde, je ne peux pas enfreindre la PAROLE d’Hachem!» Bamidbar 22.18. Donc a priori il s’agit d’un homme Tsadiq puisqu’il ne va pas à l’encontre du Créateur! Alors qu’est-ce qu’on lui reproche?

Le Rav Wasserman (Kountrass Sofrim 1.24) dit qu’il existe 3 niveaux dans les injonctions de la Thora. Il y a 1° les commandements, 2° la parole d’Hachem et 3° la VOLONTÉ du Créateur. La première catégorie tout le monde la connait! La 2° catégorie c’est la parole d’Hachem qui a été adressée aux prophètes au cours des générations. La 3° catégorie c’est la volonté d’Hachem qui est au-delà de SA parole. C’est cette volonté qui anime l’action de D.ieu sur terre. Dans notre langage, ce sont des choses qui ne sont pas inscrites explicitement dans le Choul’han Aroukh, mais qui sont contenues dans l’esprit de la loi.

Par exemple, le fait de passer sa vie dans la fête et les plaisirs de la table. Même si tout est Cacher, le fait d’être porté uniquement sur la gastronomie et autres plaisir ça s’appelle : ‘être un goinfre dans la Thora!’, comme l’explique le Ramban au début de la Paracha Quédochim. De la même manière, commente le Rav Wasserman, Bilâm est allé contre la volonté du Créateur lorsqu’il est venu maudire le Clall Israël. Bien qu’Hachem ne le lui ait pas dit explicitement, mais c’est tout le désir d’Hachem de voir les Bneï Israël entrer en Erets et pratiquer Thora et Mitsvots dans toute la bénédiction possible!

Dans le même ordre d’idée, celui qui se marie avec son épouse juive accomplit la grande Mitsva de « Pérou Vé Révou » qui est d’amener dans ce monde une e descendance. Cette Mitsva commence le jour de la Houpa et continue jusqu’à la naissance d’un garçon et d’une fille. Par contre, chez les gentils il n’existe pas cette Mitsva car elle ne fait pas partie des 7 Mitsvots Bneï Noah. Pour autant, le prophète Isaïe énonce clairement au nom d’Hachem: ‘Je n’ai pas créé ce monde pour le néant, mais pour qu’il soit habité!» De là, la Guémara (Baba Batra 13) enseigne que l’esclave non juif a aussi une petite mitsvah de se marier pour avoir des enfants !

L’exemple que donne le Talmud concerne l’esclave non-juif, mais d’après le Rav Wasserman on pourra extrapoler que TOUTE L’HUMANITÉ a aussi cette injonction d’avoir des enfants! Car puisque le prophète nous dévoile que la volonté du Créateur c’est que ce monde perdure, alors c’est clair que chaque « Jean » ou « Paul » doit veiller à se marier et fonder des familles. C’est uniquement de cette manière que le monde peut perdurer! On peut aussi aller un peu plus loin avec le Rav Nissim Gaon dans son introduction au Chass. Il dit explicitement que toutes les lois intelligibles de la Thora obligent l’humanité tout entière! Donc là aussi, le mariage, la procréation est une affaire qui doit préoccuper tout un chacun !

Mais dans tous les cas : si pour les gentils il en va ainsi, alors c’est sûr que pour nos éternels célibataires qui ont passé la trentaine et la quarantaine et qui se posent ENCORE la question de savoir si c’est la bonne ou non… Quand est-ce qu’ils voudront bien fonder des familles? À l’âge de la retraite peut-être ?

Rav David Gold 00 972.390.943.12

Deuxième clé l’écoute (suite)

Trois niveaux d’écoute.

1.       Ecoute de soi : c’est-à-dire, discerner ce qui nous traverse et ce que nous ressentons pendant la discussion. (je m’ennuie, il m’énerve, je suis admiratif). Cette conscience nous permet de savoir ou est-ce qu’on se situe dans la conversation afin de changer et améliorer nous comportement ou notre écoute vis-à-vis de celui à qui nous parlons.

2.       Ecoute active : Être attentif à ses mots, ses expressions, l’expression de ses sentiments.

3.       Ecoute du message caché avec notre intuition : Comprendre dans la discussion ce que veut vraiment notre conjoint. Qu’est-ce qu’il n’a pas dit ? Pourquoi ne l’a-t-il pas dit ? Exemple : « J’ai plus rien à me mettre » alors qu’elle a une armoire pleine. Elle veut surement dire qu’elle ressent un manque de considération et de compliment ou qu’elle aimerait une nouvelle robe. Pourquoi elle ne nous le dit pas directement ? Il peut y avoir plusieurs raisons ; elle n’ose pas demander une nouvelle robe parce qu’on dépense déjà beaucoup d’argent. Ou bien, elle aimerait bien que l’on prenne les choses en main et qu’on lui fasse une surprise.

L’objectif de celui qui écoute est de faire comprendre à l’autre qu’il est écouté. Comprendre le fond du message qu’il veut nous transmettre et s’intéresser à ce qu’elle vit, elle. La grande difficulté à ce niveau est que, de manière naturelle, nous n’accordons pas d’importance à ce que nous ne vivons pas. De ce fait, lorsque mon conjoint me parle de sa journée et d’un problème qui y est lié, je ne me sens absolument pas concerné et donc pas intéressé. Exemple : lorsqu’un des conjoints raconte sa journée à la maison ou au travail. Généralement les histoires de ménage, ou démarche complexe du travail ne nous intéressent pas. Pourtant pour le conjoint, cela représente toute sa vie puisqu’il vit dans cette réalité toute la journée.

Cependant, ce manque d’intérêt envers autrui n’existe que lorsque nous ne sommes pas proches. Mais s’il existe un véritable lien entre vous, chacune de ses paroles peut être intéressante. La preuve, c’est la relation avec votre meilleur ami. Ne peut-il pas parler de n’importe quoi, et pourtant cela vous intéresse ?

Le problème ici avec notre conjoint, bien qu’il soit important, c’est qu’on n’est pas assez proche. Souvenez-vous pour être proche de quelqu’un, il faut pouvoir lui ouvrir notre cœur et lui partager nos sentiments et pour ça, il nous faut les quatre clés.

Rav Boukobza 054.840.79.77

aaronboukobza@gmail.com

Justice et Torah

Question: Un jeune homme est entré dans un magasin de vêtements et a choisi un costume pour son mariage. Il l’a payé et prit avec lui. Peu après il retourne dans le magasin et demande au vendeur qu’étant donné qu’il a d’autres courses à faire dans les boutiques à proximité, il désire laisser le costume ici jusqu’à ce qu’il termine ses emplettes. Le vendeur a accepté à condition qu’il le mette avec les autres costumes à vendre suspendus sur la penderie qui se trouve sur le trottoir, afin qu’il n’encombre pas le passage. Une heure plus tard le jeune homme vient récupérer son costume. Mais le vendeur l’interpelle et s’étonne « comment prends-tu un costume d’une valeur de 500 euros alors que tu avais acheté un costume d’une valeur de 400 euros? ». Le jeune homme de son côté prétend avoir acheté ce costume exactement. Le vendeur par contre affirme ne pas être sûr à 100 pour cent.

Réponse: A priori le Din dans un cas pareil dépendra de la Ma’hloket connue (Guémara Baba Métsia 97b) est ce que « Bari Véchéma Bari Adif », c’est à dire qu’à chaque fois qu’il y a un litige entre quelqu’un qui prétend être sûr et quelqu’un qui a des doute est ce qu’on doit donner raison d’office à celui qui est sûr.

Selon la hala’ha (Choul’han aroukh 75,9) on n’obligera pas celui qui est dans le doute de payer à celui qui prétend être sûr, étant donné que malgré qu’il soit dans le doute, c’est lui qui possède l’argent et si on veut faire lui sortir de l’argent il faudra une réelle preuve.

A noter, dans notre cas, bien que le costume ne se trouve pas vraiment dans la propriété du vendeur, puisqu’il se trouve à l’extérieur, cependant étant donné que le costume appartenait à un moment donné au vendeur et qu’on a un doute s’il a changé de propriétaire, on le donnera à celui à qui il appartenait auparavant, ceci est appelé ‘Hezhat Mara Kama, et dans un cas pareil aussi, on ne fera pas sortir d’argent du vendeur malgré qu’il soit dans le doute et que son prochain prétend être sûr (Choul’han aroukh 223,1).

Cependant, le Toumim (Klalei Tfisa 70) ainsi que le Nétivot Hamichpat (75,11 et 148,3) nous enseigne qu’on ne peut se fier à cette ‘Hezkat Mara Kama uniquement si nous n’avons qu’un seul doute sur un seul objet, par contre si tout le monde est d’accord qu’une vente a eu lieu mais on se demande lequel des deux objets a été vendu, dans un cas pareil on ne pourra pas s’appuyer sur la ‘Hezkat Mara Kama pour acquitter le vendeur, mais au contraire on donnera raison à l’acheteur puisque lui seul est sûr d’avoir acheté tel objet parmi les deux. Ceci dit, que dans notre cas nous donnerons le costume ‘cher’ au jeune homme.

Toutefois, malgré le Divrei ‘Haim (toen vénit’an 2) et le Imrei Bina (toen vénit’an 6) ne sont pas d’accord avec le Toumim et le Nétivot Hamichpat cités dessus. Et puisqu’il y a une discussion au sein des Poskim à ce sujet, et que ni l’acheteur et ni le vendeur ont l’objet dans leur propriété. On se contentera de partager la somme qui est en litige comme nous l’enseigne le Choul’han aroukh (Rama 133,4), et le jeune homme devra ajouter 50 euros pour prendre le costume qu’il voulait.

Rav Its’hak Belahssen

Cette rubrique est écrite en collaboration avec

le Beth-din «Din vé Michpat » où siègent des dayanim francophones

Rav Aaron Cohen  (054.85.910.55   *dinvemichpat@gmail.com

RESTER LE MAÎTRE À BORD

« Aux plus nombreux tu donneras une plus grande part, aux moins nombreux une moindre part » (26-54).

Le « Ben Ich ‘Haï » zatsal raconte l’histoire suivante: un homme riche chevauchait vers la ville. En chemin, il croisa un homme estropié demandant l’aumône. 11 lui lança une pièce d’argent. L’estropié le bénit avec effusion et le pria de bien vouloir le prendre avec lui sur son cheval pour se rendre en ville car son invalidité ne lui permettait pas de faire un si long chemin. L’homme fut pris de compassion pour le mendiant estropié et le fit monter sur son cheval. Il lui confia les rênes et s’assit derrière lui pour le soutenir. Quand ils arrivèrent sur la place centrale de la ville, l’estropié dit au riche: « voilà, nous sommes arrivés, maintenant vous pouvez descendre et rentrer chez vous »… Le riche, surpris par l’effronterie de l’estropié, lui dit: « Est-ce mon cheval ou le tien ? » L’estropié s’écria avec colère : « Au secours, bonnes gens! Voyez, j’ai rendu service à ce monsieur et il s’apprête maintenant à me prendre mon cheval! Et moi, je ne suis qu’un pauvre estropié sans défense. Je l’ai fait monter sur mon cheval et il ne me remercie même pas, mais en plus il veut me rendre un mal pour un bien ». Les gens se mirent en colère et menacèrent le riche de l’emmener devant les tribunaux. Il dit: « Allons devant le juge pour qu’il tranche notre différent ». Ils se rendirent au tribunal et le juge écouta leurs arguments. Finalement, il déclara: « Les vraies allégations se décèlent facilement, le cheval appartient en vérité à l’homme riche. Mais qu’y puis-je, si de sa propre initiative il a perdu ses droits. Pourquoi a-t-il fait asseoir l’estropié devant lui et lui a-t-il donné les rênes ? »

Voici l’explication de cette parabole : l’homme a été créé pour accomplir les mitsvot et multiplier les actes de bonté. Etudier la Torah et renforcer sa foi en Dieu. Il est évident qu’il doit aussi pourvoir à ses besoins physiques comme se nourrir, boire, dormir, travailler. Il doit « transporter » sur son « cheval » les besoins de ce monde. Ceci à une condition: que les rênes restent toujours dans ses mains! Malheureusement, de nombreuses personnes en arrivent à perdre les rênes, et laissent leur mauvais penchant les diriger. Ils sont les esclaves de l’argent, de leur travail, de leur téléphone, de facebook ou de toutes sortes d’autres futilités encore,… et perdent ainsi les deux mondes à la fois.A l’instar de cette parabo le, le Ben Ich ‘Haï nous explique le sens du verset de notre paracha au sujet de la répartition de la terre d’Israël : « Aux plus nombreux tu donneras une plus grande part, aux moins nombreux une moindre part ». Cela ne vient pas seulement nous apprendre que les tribus les plus nombreuses ont reçu une plus grande part, proportionnelle à leur population. Se cache également ici un message plus profond : L’homme doit tenir les rênes dans ses mains: « Aux plus nombreux », ce sont les sujets relatifs à la spiritualité; à eux, « tu donneras une plus grande part, et aux moins nombreux », ce sont les sujets relatifs à notre monde matériel, « une part inférieure » : tu leur accorderas une part certes, mais moins conséquente que celle réservée à la spiritualité. N’oublie pas, ton âme devra toujours rester maître à bord !

Rav Moché Bénichou

Réponses à vos questions

Peut-on étudier pendant la répétition de la ‘Amida ?

Il est interdit d’étudier même par la pensée pendant la répétition de la ‘Amida, et il faudra écouter attentivement toute la répétition.

Si je me réveille avant le lever du jour, m’est-il permis de manger avant le début du jeune ?

Tous les jeunes (à l’exception de Tich’a Béav et Yom Kippour) ne commencent qu’au lever du jour. Par le simple fait d’aller dormir nous recevons automatiquement le jeune, et nous ne pourrons  pas nous lever avant le lever du jour pour manger avant le jeûne. Cependant, si avant de dormir on a émis la condition de se lever dans la nuit pour manger, alors cela sera permis. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.9)

À partir de quel âge devons-nous éduquer nos enfants à jeûner ?

Il n’y a aucune Mitsva d’éduquer nos enfants aux jeunes qui sont liés à la destruction du Beth-Hamikdach, ne serait-ce même quelques heures. En effet, en les habituant à jeûner, on prétendrait que le Temple et le Machia’h ne viendront pas avant leur Bar/Bat Mistva. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.66 Rav Avraham Yossef)

Une personne qui ne jeûne pas peut-elle monter à la Torah le jour du jeûne ?

Une personne qui ne jeûne pas ne pourra pas monter à la Torah les jours de jeûne. Par contre si le jeûne tombe un lundi ou un jeudi et que dans tous les cas on lit à la Torah ces jours-là, on pourra le faire monter bien que l’on lit la Paracha liée au jeûne. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.112)

Est-ce qu’un ‘Hatan doit jeûner quand le jeune tombe dans la semaine des Chév’a Brakhot?

Un ‘Hatan qui est dans la semaine des Chév’a Brakhot est obligé de jeûner quand le jeûne tombe au milieu de cette semaine. Dans le cas où le jeûne tombe un Chabbat, et qu’il est repoussé à dimanche il jeûnera jusqu’à ‘Hatsot et il n’a pas le droit de continuer de jeûner jusqu’au soir, car ce jour-là est un jour de fête et de joie pour lui. (Yalkout Yossef lois du mariage)

Celui qui a oublié de dire ‘Aneïnou dans la Amida (dans Chémâ kolénou) un jour de jeune, doit-il revenir et le dire ?

Si l’on a oublié de dire ‘Aneïnou dans la Amida, et qu’on a déjà commencé à réciter la bénédiction de Chomé’a Téfila, ne reprendra pas à Chémâ Kolénou pour le dire. Cependant il est recommandé de le réciter à la fin de la ‘Amida, après Elokaï Nétsor. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.71)

Lorsque le jeûne tombe Chabbat, qu’il est repoussé à dimanche (comme cette année), et que ce jour-là (dimanche) un enfant devient Bar-Mitsva, a-t-il l’obligation de jeûner ?

Du fait que potentiellement cet enfant n’aurait pas eu besoin de jeûner, si ce n’est que le jeûne fut repoussé. S’il est faible, il pourra jeûner que quelques heures selon les forces qu’il a, mais s’il peut tenir il devra jeûner jusqu’au soir. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.68)

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La digestion (suite et fin)

En principe, un homme sain et fort mangera deux fois par jour, mais les gens faibles et les personnes âgées prendront plusieurs petits repas, car la nourriture abondante affaiblit leur estomac. Celui qui veut rester en bonne santé ne mangera pas avant que son estomac ne se soit vidé de la nourriture antérieure.

Normalement, chez les gens sains qui mangent et se fatiguent moyennement, la digestion complète d’un repas moyen dure six heures, il est bon de sauter un repas par semaine – si possible la veille de Chabat – pour laisser l’estomac se reposer et renforcer sa capacité de digestion.

Il est bon de s’habituer à manger du pain (céréales) le matin. Celui qui veut manger plusieurs sortes d’aliments commencera par ceux qui sont laxatifs ; ensuite, il fera une petite pause pour ne pas les mélanger avec les autres. De même, il consommera d’abord des aliments légers et digestes – par exemple, de la volaille avant la viande de boucherie, de la chair du petit bétail avant celle du gros bétail. Tout de suite après le repas, il mangera des aliments astringents (qui constipent), mais pas en grande quantité.

Puisque la digestion commence dans la bouche sous l’effet du broyage par les dents et du mélange des sucs avec la salive, aucun aliment ne doit être avalé sans mastication, pour ne pas faire retomber sur l’estomac tout le poids de la digestion.

Les hommes n’ont pas tous la même nature, comme nous l’avons déjà dit. Chacun doit choisir, suivant l’avis des médecins, les aliments qui lui conviennent, à son lieu d’habitation et au moment voulus.

Concernant la boisson, l’eau constitue pour l’homme la boisson naturelle et saine pour le corps. Si elle est pure et claire, elle sert à maintenir l’hydratation du corps et à accélérer l’évacuation des déchets. On choisira de préférence de l’eau fraîche – qui désaltère et active la digestion -mais pas glacée au point d’éteindre la chaleur naturelle du corps. Celui qui est las et fatigué doit veiller, à plus forte raison, à ne pas boire de l’eau trop froide car, à cause de l’état de lassitude et de fatigue, elle pourrait, à D.ieu ne plaise, échauffer et faire fondre dangereusement la graisse du cœur. Même si l’eau est bonne pour la santé du corps, il ne faut pas en abuser. On ne doit pas en boire juste avant le repas, pour ne pas refroidir l’estomac et perturber la digestion. On pourra prendre un peu d’eau mélangée à du vin pendant le repas, puis boire modérément quand le processus de digestion aura commencé. Pour ne pas refroidir le foie, il ne faut pas boire de l’eau en sortant des bains publics ni, a fortiori, à l’intérieur…

Celui qui veut rester en bonne santé doit maîtriser ses émotions – comme la joie, l’inquiétude, la colère et la peur, qui sont des phénomènes agissant sur le psychique. Un homme avisé sera satisfait de son sort durant toute son existence éphémère, ne se fera pas de soucis pour un monde qui n’est pas le sien, et ne recherchera pas le luxe ; il sera de bonne humeur et d’une joie modérée, ceci augmentera la chaleur naturelle de son corps et facilitera la digestion et l’expulsion des déchets, fortifiera sa vue et ses autres sens, et renforcera son intelligence. Toutefois, il ne consommera pas, comme les sots, une grande quantité de nourriture, qui chasse et dissout la chaleur naturelle du corps, provoque un brusque refroidissement du cœur et une mort prématurée. Cela arrive en particulier aux hommes gros dont la température est relativement basse, en raison de l’étroitesse de leurs vaisseaux sanguins et de la lente circulation du sang, qui est la principale source de chaleur. L’inquiétude, qui est le contraire de la joie, est nuisible, elle aussi, parce qu’elle refroidit le corps ; la chaleur naturelle se concentre au cœur et provoque la mort. La colère échauffe le corps et donne de la fièvre. La frayeur engendre un refroidissement du corps ; c’est pourquoi, celui qui est effrayé peut être pris de tremblements et même mourir de froid. Il n’est pas bon de manger quand on est en colère, effrayé ou soucieux, mais seulement quand on éprouve une joie modérée.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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Pin’has-Ne vous faites pas debaucher

«Pinh’as, fils d’Eléazar, fils d’Aharon le Cohen, se leva du milieu de la communauté, arma sa main d’une lance. Il entra dans la tente, à la suite de l’homme d’Israël, et les transperça tous les deux, l’homme d’Israël, ainsi que cette femme, qu’il frappa au flanc ; et le fléau cessa de sévir parmi les bneï Israël » (25 ; 7-9)

Bref rappel des faits : Conscient qu’il ne pouvait pas vaincre les Bneï Israël par la guerre, Balak prit la décision de livrer un combat verbal, celui des malédictions. Il prit les services de Bilâm, prophète des nations pour maudire les Bneï Israël. Mais après usé de tous les stratagèmes pour faire abattre la malédiction sur Israël, Bilâm, a finalement compris qu’il ne pouvait affaiblir le peuple d’Israël par ses malédictions, car Hachem protégeait Son peuple (Berakhot 7a). Il a alors suggéré à Balak de les faire fauter par la débauche, car il savait comme le dit la Guémara (Sanhédrine 106a) « Leur D.ieu a en horreur la débauche». C’est alors qu’il s’adressa aux filles de Midiane et de Moav pour les enjoindre d’entraîner les Hébreux à la débauche, à l’orgie et à l’idolâtrie. Il a trouvé le moyen de rompre leur relation avec Hachem, afin de retirer la Chékhina du camp d’Israël, laissant les Bneï Israël à la merci de ses ennemis.

L’un des membres de notre peuple, le prince Zimri ben Salou, osa emmener l’une d’entre elles parmi ses frères. Ce n’était pas n’importe quelle Midianite, elle était la princesse, Kosbi bat Tsour, qui n’avait d’autre but que de s’introduire parmi les Bneï Israël afin de faire fauter Moché. Face au spectacle affligeant de cette débauche, Hachem envoya un ange pour sévir et anéantir le peuple d’une épidémie.

Pinh’as quant à lui, réussit à s’introduire parmi les fauteurs, en réclamant vouloir faire partie de leur groupe, il pénétra dans leur tente, vengea l’honneur de Hachem en transperçant d’une fourche le couple détesté de D.ieu, et stoppa ainsi l’épidémie dévastant le peuple. Suite p2

À la suite de cet épisode, « L’Éternel parla ainsi à Moché : Pinh’as, fils d’Eléazar, fils d’Aharon le Cohen, a détourné Ma colère des enfants d’Israël, en se montrant jaloux de Ma cause au milieu d’eux, en sorte que Je n’ai pas anéanti les enfants d’Israël dans Mon indignation.» (Bamidbar 25 ;10-12)

Rachi explique « en se montrant jaloux de Ma cause », c’est-à-dire en assumant la colère que j’aurais dû manifester moi-même. Toutes les fois que le texte parle de « jalousie », il s’agit d’être « enflammé de passion pour venger une cause ».

Plusieurs questions se posent :

– Pourquoi Bilâm a-t-il attendu trois interventions et tous ces sacrifices offerts, pour comprendre que c’est l’envoi de femmes débauchées qui fera perdre la bataille des Bneï Israël ?

– Comment cette génération de la Connaissance, qui était entourée de sept nuées de gloire, peut en arriver à se pervertir avec les filles de Midian et Moav?

– Qu’est-ce que signifie lorsque Rachi dit que Pin’has a assumé la colère que Hachem aurait dû manifester Soi-même ?

Le Rav Nissim Perets Zatsal répond à ces trois questions :

Hachem créa le monde selon l’attribut de rigueur/Midat Hadine. Voyant que le monde ne pouvait subsister ainsi, Il y joignit l’attribut de miséricorde/Midat Hara’hamim. C’est pourquoi l’on retrouve dans le cycle d’une journée l’attribut de rigueur dominant celui de miséricorde et vice-versa. L’attribut de rigueur domine depuis la chekiya [coucher du soleil] jusqu’à ‘hatsot, la moitié de la nuit.

En voyant les projets maléfiques de Bilâm de maudire les Bneï Israël, Hachem a mis en suspend l’attribut de rigueur dans le monde afin que Sa colère ne puisse se déverser sur le peuple. En effet la Guémara (Bérakoth 7a) nous dit que Bilâm qui connaissait exactement l’instant où Hachem se met en colère, et désirait utiliser cet instant pour les maudire.

Seulement voilà, l’absence de cet attribut de rigueur dans le monde a aussi suspendu les capacités de l’homme de surmonter son Yétser Harâ. Le monde était devenu entièrement sous le signe de la miséricorde.

C’est donc après ses trois plaidoiries sans succès que Bilâm comprit la stratégie qu’Hachem a choisie. Conscient que l’attribut de rigueur avait disparu, c’était donc le moment opportun pour envoyer les femmes se débaucher avec les Bneï Israël. Bilâm avait bien compris qu’ils n’avaient pas les capacités de surmonter leurs désirs, et qu’ils allaient donc forcément tomber.

Cependant Pin’has a su se surpasser et se lever du milieu de la communauté, et faire cesser le fléau qui sévit parmi les Bneï Israël ». On comprend maintenant les paroles de Rachi qui explique que Pin’has a assumé la colère que Hachem aurait dû manifester soi-même. (fin des paroles du Rav)

Dans la suite de notre Paracha, il est écrit : « Attaquez les midianimes et taillez-les en pièces, car ils sont vos ennemis. » (Bamidbar 25;18)

Quelle est cette cruelle ordonnance envers les Midianimes ? Qu’ont-ils bien pu faire pour mériter un tel dessein ?

Le Midrach Rabba (Bamidbar 21;4) explique au nom de Rabbi Chimône Bar Yo’haï que celui qui fait fauter son prochain, est plus répréhensible que celui qui le tue. Celui qui fait trébucher son frère en lui faisant faire des fautes est encore plus blâmable que celui qui l’assassine.

Et le Midrach explique qu’un meurtrier envoie la victime dans un monde futur extraordinaire, elle purge de toutes ses fautes, ainsi que le citent nos Sages, au sujet de celui qui meurt «al Kidouch Hachem/ En sanctifiant le Nom d’Hachem.» Tandis que celui qui fait fauter son prochain l’élimine de ce monde-ci et le prive du monde futur. La faute fait perdre à l’homme les deux mondes.

Et Rabbi Chimône explique ses propos ainsi : Quatre peuples ont tenté d’anéantir Israël, deux par l’épée, et deux autres en les faisant transgresser la Torah.

Les premiers sont les Égyptiens avec un Pharaon cruel ; et les Edomim avec Amalek et ses descendants,qui nous poursuivent de génération en génération, pour nous anéantir.

Les seconds sont les Moavim et les Amonim qui se sont associés  pour nous faire commettre de graves fautes, en particulier celles des relations interdites, afin d’éloigner de nous la présence Divine.

Pour les premiers, et on acceptera leur conversion. (Devarim 23;8-9) Mais pour les seconds, on le leur interdit pour l’éternité tellement ils représentent un danger, nous devons les tenir éloignés à tout jamais (Devarim 23 ;4-7).

Nous apprenons de notre Paracha la gravité et le danger mortel de la débauche, car elle cause plus de dégâts que toutes les guerres et ennemis tels que Daech, ‘hamas, etc… Bilam l’a bien compris, et Pin’has nous en a sauvé.

Pin’has a choisi de passer pour un trouble-fête, un intolérant, un fou de D.ieu, uniquement pour rétablir la justice et sauvegarder la morale au sein du peuple. C’est au péril de sa vie qu’il a traversé une foule en folie, pour aller transpercer ce Juif et cette Midianite.

Que peut-on entendre aujourd’hui par la débauche ?

Illustrons par un petit exemple.

Nous travaillons, chez un bon employeur, avec des conditions qui nous conviennent et soudain nous recevons le coup de fil d’un « chasseur de têtes », celui-ci nous fait rêver avec de nouvelles missions, de meilleures conditions, il essaye de nous « débaucher » de notre employeur d’origine. Où est le mal d’essayer autre chose, si cela peut nous améliorer notre quotidien. Comme les divers appareils modernes qui nous font croire qu’on ne peut vivre sans eux et qu’ils nous améliorent notre existence. Mais ils ne sont que des « chasseurs de têtes » qui veulent nous débaucher de nos valeurs, de notre employeur d’origine.

On devient dépendant d’eux alors que la seule dépendance que nous devons avoir est envers notre Créateur. Ils nous ont « débauché notre cerveau » !

 Notre Paracha est lu justement en été, en cette période de juillet-août où les jours sont chauds.

C’est en se renforçant dans la Tsniout/pudeur que l’on recevra toutes les bénédictions et une protection intégrale pour tout notre peuple, mieux que tous les accords de paix et autres compromis avec l’ennemi qui veut nous Trumper…

Il est vrai que les difficultés du respect des lois de la pudeur, et des interdits relatifs à la débauche sont grandes, mais le salaire sera proportionnel. Chacun d’entre nous à cette capacité de devenir Pin’has, en faisant attention de ne pas se rendre dans des plages mixtes, vérifier sa tenue vestimentaire, filtrer ses accès internet….

Comme Pin’has, nous devons combattre tous les comportements bafouant l’honneur de D.ieu et de la Torah, s’il nous arrivait d’en rencontrer.

Vivons avec ce concept ancré, celui de défendre l’honneur du Tout Puissant. En rétablissant notre relation avec Hachem, Sa Chékhina réside parmi nous, et nous protégera de tous nos ennemis. Abandonner le combat, c’est se faire complice des ennemis de D.ieu.

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth