Le bien contre le mal

Écoute Israël, Hachem est notre D.ieu, Hachem est Un » (Dévarim 6 ; 4)

Porte drapeau de notre identité, et proclamation de l’unicité de D.ieu. Cette semaine, nous lirons la section la plus célèbre et la mieux connue de chacun d’entre nous, celle que nous lisons à notre coucher et à notre lever, depuis notre tendre enfance et jusqu’à notre dernier souffle : « Chéma Israël ».

Après avoir déclaré que D.ieu est Un, la Torah nous dicte de quelle façon nous devons aimer notre Créateur : « Tu aimeras Hachem ton Elokim, de tout ton cœur et de toute ton âme et de toutes tes ressources. » (Dévarim 6 ; 5)

La Guémara (Bérakhot 54a) nous explique que « de tout ton cœur » signifie avec nos deux Yetser, le Yetser Hara’ et le Yetser Hatov.

Par ailleurs, Rachi, sur ce verset, nous fait remarquer que le mot לבבך (ton cœur) est écrit avec deux « Beth » afin de représenter les deux penchants.

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« De tout ton cœur » signifie donc qu’il nous faut unir ces deux penchants pour n’en faire qu’un, au service de Hachem.

Notre devoir sera de faire cohabiter, dans un même corps, deux forces totalement différentes et opposées,  avec un seul objectif en vue, l’amour de D.ieu. Il nous faudra diriger les forces du mal de telle sorte qu’elles se trouvent au service du bien. Comment est-ce possible ?

Rav Haïm Sofer raconte au sujet du Rav Yé’hézkiel Landau, plus connu sous le nom de Noda bi Yehouda, que lorsqu’il s’est marié, il a reçu de la part de son beau-père, une bourse d’argent de 300 dinars pour aider le jeune couple à s’installer. Quelques jours plus tard, un notable ruiné de la communauté qui devait marier sa fille, et avait besoin pour cela de 300 dinars, se rendit chez le Noda bi Yehouda afin de solliciter son aide. Celui-ci accepta et sortit de son tiroir la bourse en question.

Il commença à compter ce qu’il s’apprêtait à lui donner. Un, deux, dix, cinquante… et comme cela jusqu’à 250, puis il s’arrêta.

Le père de la mariée lui demanda pourquoi il s’était soudainement arrêté alors qu’il ne restait que 50 dinars afin de compléter la somme espérée, « pourquoi ne pas continuer et tout donner, afin de m’éviter de chercher ailleurs ? »

Le Noda bi Yéhouda lui rétorqua qu’il venait de traverser une grande épreuve pour les dinars qu’il avait donnés, car pour chacun d’entre eux le Yetser Hara’ lui avait dit : « Yé’hézkiel, mais non, ne fais pas ça ! » et encore : « Yé’hézkiel, toi aussi tu en as besoin ! », etc… Tant d’arguments aussi convaincants les uns que les autres, mais Baroukh Hachem, j’ai réussi à prendre le dessus, jusqu’à ce que le Yetser Hara’ transforme ses arguments et dise : « Kol Hacavod  Yé’hézkiel ! » ; « Quelle belle Mitsva tu fais Yé’hézkiel ! » ; « Quel grand Baal ‘Hessed tu es… ».

Voyant qu’il avait perdu la première manche, le Yetser Hara’ avait opté pour une autre tactique, il faisait en sorte que je m’enorgueillisse de cette Mitsva que j’étais en train d’accomplir. J’ai donc préféré m’arrêter là, sinon la Mitsva aurait été gâchée par mon orgueil. »

Nous voyons au travers de ce récit, que dans un premier temps, la bataille que dut mener le Noda bi Yéhouda concernait l’acte de donner, et ensuite nous sommes pourtant toujours au cours d’une même action accomplie par un même homme, il dut lutter pour ne plus donner, sinon tout aurait été gâché.

Le travail du Yetser Hara’ est sans relâche, il s’adapte, et découvre toujours notre point faible afin de nous faire tomber, mais ne nous attristons pas, c’est grâce à lui que nous possédons le libre arbitre !

Dans la Guémara (Bérakhot 5a), il est dit : « Toute personne doit faire en sorte d’aiguiser et de mettre en colère le Yetser Hatov contre le Yetser Hara’. »

Pour mieux comprendre cet enseignement, le ‘Hafets ’Haïm nous offre cette parabole : Imaginons deux épiceries l’une à côté de l’autre, les deux présentent de belles marchandises. Dans un magasin, la clientèle afflue, tandis que dans le second ça se bouscule beaucoup moins, peut-être un client par ci et par là…

Voilà qu’un jour, alors qu’un client rentre dans l’épicerie déserte, le marchand d’à côté l’accoste et lui propose de rentrer dans sa boutique. Le marchand de la première boutique se met alors en colère contre le deuxième marchand en lui disant : « Vous avez des clients à longueur de journée, alors que chez moi ils sont très rares. Et lorsqu’il s’en présente un chez moi, vous me le prenez aussi, mais vous êtes vraiment sans gêne ! »

Le ‘Hafets ‘Haïm nous dit que nous avons en nous une épicerie qui s’appelle le Yetser Hatov et une autre qui s’appelle le Yetser Hara’. Chez le Yetser Hara’ les clients de tous types défilent sans cesse : Lachone Hara’, jalousie, vol, orgueil…, alors que chez le Yetser Hatov ils sont moins nombreux. Ainsi, lorsque se présente à nous une Mitsva : un cours de Torah, un acte de générosité… et que le Yetser Hara’ l’interpelle et lui propose de venir chez lui. A ce moment-là, nous devrons mettre notre Yetser Hatov en colère contre le Yetser Hara’.

 La colère n’est pas une belle qualité, et il faut s’en éloigner autant que possible, sauf dans un tel cas où elle pourra sauver le Tov/bon du Ra/mauvais. La colère, c’est ce moment où la personne sous son emprise n’est plus capable de rien écouter, de rien voir, elle ne peut pas entendre raison, elle est emportée ! Et bien cet état n’est positif qu’au service du bien, et il ne faut en aucune façon chercher à calmer ou apaiser notre Yetser Hatov lorsqu’il s’emporte contre le Yetser Hara’.

Le mal au service du bien, le bien contre le mal, savoir utiliser à chaque instant de la vie l’arme ou la technique la plus adéquate pour sortir vainqueur du combat où tous les coups sont permis et où le GAME OVER est interdit. Un véritable combat, puisque ces deux forces opposées cohabitent en nous, il s’agit de garder le bon cap : Guider le navire dans la seule direction des voies de Hachem.

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

L’honneur du aux parents – Vet’hanane

Cette semaine dans notre Paracha sont rapportés les 10 Commandements. En effet, notre maître Moché, avant de quitter ce monde répète la Thora et les mitsvots au Clall Israel dans le Livre de Dévarim.  Dans le 5ème commandement il est dit:” Honore ton père et ta mère comme l’ordonne Hachem ton D. afin de rallonger les jours de ta vie etc…”. Cette Mitsva est un des fondements de la loi juive. Les Sages expliquent le cadre de cette  Mitsva en détail. Il existe en effet deux Mitsvots: celle  d’HONORER ses parents et celle de les CRAINDRE. L’honneur c’est de leur donner à manger et à boire, les vêtir, les accompagner dans leurs sorties et leurs entrées. La crainte, c’est de ne pas contredire leur parole, de ne pas s’asseoir à leur place (par exemple à la table familiale) ni de se tenir debout à leur place habituelle et enfin de ne pas trancher une discussion lorsqu’ils débattent avec des amis. En un mot,  le fils ou la fille doivent se tenir à leur place par rapport aux parents ! On posera une question en donnant un cas de figure : qu’en est-il, si le fils très fatigué après une journée de labeur se trouve assis au fond d’un autobus et  voit au loin son père monter dans le même bus et qui ne trouve pas de place assise. On rajoutera que le père ne voit pas le fils et restera debout tout le temps du trajet. Est-ce que dans ce cas, le fils a le devoir de se lever pour donner sa place à son père? Vous allez me répondre qu’on n’a pas besoin de sortir de la Yéchiva Poniowits pour savoir qu’il doit donner sa place car c’est un manque de Kavod évident de ne pas la donner!  On pourra admettre que vous avez raison au niveau de l’esprit de la Mitsva.  Mais notre question se situe au niveau de l’OBLIGATION et du DEVOIR.

 Avant d’y répondre, on devra avertir nos lecteurs que notre développement ne vise pas à trancher la Hala’ha dans les faits. Et dans tous les cas,  il faudra interroger un Rav sur la conduite à tenir.  Autre point important à ajouter à la question, c’est qu’il s’agit d’un cas où le père ne voit PAS son fils, car dans le cas contraire, c’est sûr qu’il y a une déconsidération flagrante vis-à-vis de ses parents que de ne pas céder sa place. Le fils montre ainsi qu’il n’a pas de “crainte” du père et c’est plus grave!

Ceci étant posé, la Guémara Quidochin (32.) rapporte une discussion sur le fait de savoir si le Kavod (les nourrir, les vêtir….) que le fils doit à ses parents c’est avec l’argent du fils ou celui du père. Et la Guémara tranche que c’est avec l’argent du père et non du fils. Donc l’enfant doit nourrir son père et le vêtir avec l’argent des parents. Par rapport à notre question du départ, lorsque le fils trouve une place assise, il a un droit d’utilisation de la place tout au long du trajet. Et dans un cas possible, bien que peu probable, il peut même vendre ce droit à quelqu’un qui est debout et qui demande à s’asseoir! Car finalement c’est un droit qui a une valeur pécuniaire.

D’après la Guémara qui tranche que l’honneur c’est avec le bien du père, il semble donc qu’il n’a pas l’obligation de concéder sa place. Cela ressemble un peu à un fils qui possède un objet qu’un des parents  lui réclame, le fils n’a pas d’obligation de céder cet objet à ses parents!

Cependant il existe deux autres aspects à la question, mais on verra que dans les 2 cas on repoussera la possibilité de donner sa place.

 1° Le Tossphot rapporté dans la Halakha dit que dans le cas où le fils est riche, tandis que le père est pauvre, le Beth Din obligera le fils à nourrir son père. Dans le cas qui nous occupe, le fait que le fils se trouve assis tandis que le père est debout, cela ne signifie  pas que le père est considéré comme indigent pour obliger son fils à lui donner sa place car ce n’est pas une question de Tsédaka.

2° Il existe une Mitsva de se lever tant qu’un des parents est debout.  On l’apprend du Kavod que l’on doit au Sage de la Thora: l’élève doit se lever devant le Rav.  Donc nécessairement, le fils en voyant monter son père devra se lever et ce jusqu’à se qu’il trouve sa place… Cependant, la Halacha stipule que l’élève restera debout jusqu’à ce que le Sage trouve sa place même si cette place est  debout! Par exemple lorsque le Rav monte à la Thora, le public devra se lever jusqu’à ce qu’il arrive à la Bima: là où on lit la Thora. A ce moment,  le public pourra s’assoir même si le Rav est debout car c’est devenu sa place.  Donc là encore, le fait que le père s’installe debout dans le couloir du Bus accolé à un siège, c’est défini comme s’il avait trouvé son endroit fixe, et donc le fils pourra se rassoir!

 On a vu une Responsa du grand Possek le Rav Wozner Zatsal : « Si un jeune est assis, doit-il nécessairement laisser sa place lorsqu’un ancien se tient à ses côtés  dans un bus? » Il répond que l’obligation d’honorer les anciens c’est uniquement de se lever devant eux mais qu’il n’y a pas d’obligation au niveau de la Hala’ha de céder sa place. Seulement, il conclut que ce n’est quand même pas normal que le jeune soit assis alors que l’ancien est debout : comme si un élève était assis devant son Rav qui est debout. C’est un manquement dans la Mitsva de Hidour que l’on doit aux anciens.

Pour finir notre développement, on rapportera une anecdote  au nom du Rav Haïm de Brisq. Un jour, un élève est venu lui demander conseil: il avait reçu une lettre de son père lui demandant de rentrer à la maison afin de l’aider. La question du Talmid était que puisque pour revenir chez lui il fallait prendre le train qui coûtait cher à l’époque, est-ce qu’il était dispensé  d’acheter le billet de train car la Guémara dit que c’est avec l’argent des parents mais pas avec ses propres deniers qu’on doit honorer ses parents? Le Rav lui répondit:’ Véritablement tu es dispensé d’ACHETER un billet de train! Cependant comme ton père te l’ordonne tu dois te rendre A PIED pour l’honorer!’.  On conclura par un court extrait des paroles du Haï Adam (67) qui dit qu’il faut être très, très attentif dans la mitsva d’honorer ses parents car leur honneur s’apparente à celui que l’on doit au Créateur du Monde Lui-Même!

Rav David Gold 00 972.390.943.12

LA TROISIÈME CLÉ EST LA COMPRÉHENSION

La compréhension nécessite une certaine ouverture d’esprit. Comprendre l’autre signifie que vous l’avez écouté activement. En effet, comment pouvons-nous espérer comprendre quelqu’un sans vraiment l’écouter ? Autre point, la vraie compréhension de votre conjoint signifie également être ouvert d’esprit. On ne peut pas vraiment comprendre quelqu’un si on reste fermé sur nos positions. De ce fait, lorsque nous parlons de compréhension, nous parlons ici de comprendre les tenants et aboutissants de la conversation d’après le jugement du conjoint, et non d’après votre propre point de vue.

Trois éléments essentiels à comprendre. En trois points ce que vous devez comprendre avant tout c’est

Son point de vue. On peut voir une situation ou une réalité de deux points de vue différents, et dans la plupart des cas, même d’une multitude de manières différentes. Exemple : « Il fait beau aujourd’hui ! », l’autre lui répond « Quoi, tu rigoles, tu ne sens pas ce vent qui nous glace les os ?! ».

Ce ne sont que deux points de vue du temps qu’il fait, un aime le vent frais quand y’a du soleil, l’autre ne l’aime pas.

« Notre petite fille n’arrête pas de pleurer en ce moment, on ne lui donne surement pas assez d’amour. » l’autre dit « Non, on lui donne de l’amour, mais on est trop dur avec elle ! » Ici aussi, les deux parlent d’une même réalité, mais la perçoivent de deux manières différentes. Et lorsqu’on comprend quelqu’un, cela signifie qu’on a compris son point de vue personnel. Autrement dit, d’après cet exemple, on comprend que l’amour qu’on lui donne suffit mais que le problème viendrait d’ailleurs et qu’il faut donc trouver des solutions d’après ce regard sur la réalité.

Ce qu’il ressent. Chaque interprétation de la réalité engendre un sentiment bien précis chez chaque individu. Interrogez-la sur ce qu’elle ressent dans cette situation et découvrez ce qu’elle vit vraiment. N’oubliez pas, derrière chaque pensée existe un sentiment. Exemple : Si le conjoint vous dit : « J’hésite à investir du temps dans tel domaine », vous pouvez lui demander ce qu’elle ressent face à cette hésitation, quel est son sentiment lorsqu’elle pense à ce nouveau domaine ? 

La difficulté ou le plaisir qu’il peut éprouver à faire ce qu’il fait. Elle a fait le ménage, ou lavé le linge de toute la maison. Il a travaillé toute la journée ou vous a spécialement aidé aujourd’hui. Certes, il est très important de lui dire merci. Mais il est encore plus important que le conjoint comprenne que vous le remerciez aussi parce qu’il a investi un temps considérable de sa journée pour faire ça.

Exemple : « ha, tu ne sais pas quoi ! J’ai raccroché au nez de ma sœur parce qu’elle m’a dit …. Elle m’a énervé ! » La bonne réaction est de comprendre ses arguments face à ceux de sa sœur son point de vue. Comprendre combien elle pouvait être énervée dans cette situation ce qu’elle ressent. Et comprendre combien ça a dû lui faire mal ce que sa sœur lui a dit. La difficulté éprouvée.

Réfléchissez un instant, ne l’auriez-vous pas fait naturellement pour un ami qui vous raconte un problème quel que soit la gravité de son comportement ?

Lorsque votre conjoint vous parle, prenez un moment pour vous mettre à sa place, dans sa peau et vivre ce qu’elle a vécu pour partager ses difficultés ou ses joies. C’est ce que nous appelons l’empathie.

Retrouvez les parties précédentes sur le site OVDHM.com

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Le sucre et les enfants

Un exemple à suivre en matière de médecine préventive à propos de l’interdiction de boire du vin et toute boisson alcoolisée, adressée par un ange à la mère de Chimchon (Samson), l’auteur du Or Kasalma demande : Est-il écrit quelque part que la mère d’un nazir (il s’agit d’une personne qui a fait vœu de nézirout, c’est-à-dire qu’il lui est interdit de boire du vin, de manger du raisin, de se rendre impur au contact d’un mort et de se couper les cheveux.) n’est pas autorisée à boire du vin ?

Le Or Kasalma en déduit un grand principe éducatif : on ne peut exiger des enfants qu’ils soient plus scrupuleux que leurs parents. Puisque la mère de Chimchon devait élever son fils comme un nazir,  il était  impensable qu’elle lui défendit les boissons alcoolisées en se les permettant à elle-même. Elle n’aurait jamais pu, dans ces conditions, lui apprendre à se conduire comme un nazir. On peut en conclure, à propos de l’alimentation saine, que l’exemple personnel est la clé de toute réussite. L’expérience prouve que les enfants intègrent et en pratique – parfois mieux que les adultes – les règles suivies et expliquées par leurs parents. En effet, ils ont, comme on le sait, un sens aigu de la

justice. S’ils ont décidé de faire quelque chose, ils vont jusqu’au bout sans « arrondir les angles ».

Il est de notre devoir d’éduquer la population, en particulier les jeunes, que les sucreries ou tout aliment contenant du sucre, constituent un réel danger pour la santé de nos enfants et, en particulier pour leur dentition. Par ailleurs, il est connu que le sucre cause un comportement hyperactif chez nos enfants.

Comment le chocolat au lait du matin en est-il responsable ? La concentration de sucre dans le sang augmente rapidement du fait qu’il s’agit de sucre pur, raffiné et concentré très rapidement absorbé dans le sang. Par la suite, le taux de sucre redescend tout aussi rapidement, créant chez l’enfant une sensation de manque qu’il ne comprend pas, ce qui le rend hyperactif. Il ne sait pas dire «mon corps a besoin de sucre». C’est pourquoi il est très important de ne pas donner aux enfants, en particulier au petit déjeuner, du sucre ou tout produit en contenant.

Des recherches effectuées au États-Unis ont montré que le taux de sucre sous toutes ses formes contenu dans les céréales du matin pouvait atteindre 40 à 50%. On devrait donc plutôt les appeler « sucre aux céréales ».

Les enfants doivent recevoir une alimentation appropriée, sans sucre, avec le moins possible de bonbons et de colorants. Il faut les habituer aux aliments naturels : pommes, fruits de saison, raisins secs, dattes, prunes, abricots… « On ne doit pas manger, tout ce qui flatte le palais, comme un chien ou un âne, mais uniquement des aliments sains, sucrés ou amers, mais aucune nourriture nuisible même si elle est douce au palais » (Rambam, Hilkhot Dé’ot3.2)

De nombreuses familles ont décidé de prendre une boite spéciale, dans laquelle les enfants mettent les chewing-gums qu’ils ont reçus de l’école ou de leurs camarades. Lorsque la boîte est pleine, ils ont droit à une surprise : une promenade ou un cadeau. Ce moyen peut être très efficace si les parents donnent le bon exemple.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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Réponses à vos questions – Vaet’hanane

Doit-on refaire Birkot Hatorah  (les bénédictions de la Torah du matin) lorsque l’on a un doute si on les a déjà récitées?

Selon le Rambane (Na’hmanide) les Birkot Hatorah sont une Mitsva de la Torah et dans un cas de doute on devra les refaire. Le Rambam (Maïmonide) tranche qu’elles sont une Mitsva instituée par nos sages et qu’en cas de doute on ne les refera pas. Le Choul’hane ‘Aroukh tranche la Halakha comme le Rambam. Cependant il est recommandé de se rendre quitte de cette Mitsva au moment de la bénédiction de « Avath ‘Olam » que l’on récite avant le Chéma ou bien de demander à une personne qui n’a pas encore récité les Birkot Hatorah  de nous rendre quittes, et il faudra répondre Amen. (Yalkout Yossef Téfila p.54) 

Est-il permis d’écouter un cours de Torah avant de réciter les Birkot Hatorah?

Il est interdit d’écouter un cours de Torah donné par un Rav si on n’a pas récité les Birkot Hatorah, par contre il est permis d’écouter un cours de Torah à la radio. (Réponsas Aliba Déilkhéta vol.1 p. 42, Halikhot ‘Olam vol.1 p.57)

Peut-on répondre à la Kédoucha avant de réciter les Birkot Hatorah ?

Celui qui entend la Kédoucha avant d’avoir récité les Birkot Hatorah et qui ne pourra pas les réciter avant le début de la Kédoucha pourra y répondre, excepté le verset de “Yimlokh” qu’il ne récitera que par la pensée. (Yalkout Yossef lois de Birkot Hatorah p.91)

Est-ce que les femmes doivent réciter les Birkot Hatorah ?

Les femmes doivent aussi réciter les Birkot Hatorah, bien qu’elles soient exemptées d’étudier la Torah comme les hommes. Mais du fait qu’elles doivent étudier les lois qui les concernent telles que les lois de la prière, du Chabbat, Cacheroute etc…, elles seront soumises à la récitation de ces bénédictions. (Yalkout Yossef lois de Birkot Hatorah p.96)

Que faut-il faire si on a oublié de réciter les  Birkot Hatorah?

Si on a oublié de réciter les Birkot Hatorah et que l’on s’en rend compte qu’après avoir fini la prière du matin. On ne les récitera pas après cela, car on s’est rendu quitte par la bénédiction de Avath ‘Olam. Puis après la répétition de la ‘Amida il sera bon de faire une petite étude. Il est déconseillé de penser à ne pas se rendre quitte dans la bénédiction de Avath ‘Olam pour pouvoir réciter les Birkoth Hatorah après la prière. (Yalkout Yossef lois des Birkot Hatorah p.109)

Est-ce qu’une femme à l’obligation de prier trois fois par jour comme un homme (faire la Amida) ?

Une femme à l’obligation de prier chaque jour de la semaine ainsi que Chabbat et les jours de fête. En ce qui concerne le nombre de prières que la femme a l’obligation de faire, il y a trois avis. Selon le Rav ‘Ovadia elle doit prier au moins une fois par jour. Selon le Or Létsion et le Michna Broura elle doit prier la Téfila du matin et de l’après-midi. Certains rapportent que selon Rachi Tossfot et le Roch, la femme a l’obligation de prier trois fois par jour comme un homme. (Choul’hane ‘Aroukh Or’har ‘Haïm simane 106 Séïf 1  Yabia ‘Omer)

L’agent gourmand (suite)

Réouven confie à un agent immobilier la vente de sa maison au prix de 2,000,000. Ce dernier réussit à lui trouver un acheteur pour 1,950,000. L’affaire est conclue et la maison est vendue. Peu de temps plus tard, Réouven le raconte à son ami Chimon qui parait étonné. Celui-ci explique qu’une semaine plus tôt, il a proposé à ce même agent d’acheter cette maison au prix offert, mais que l’agent avait refusé l’offre et demandait un prix plus élevé. Plus tard, l’agent avoue à Réouven qu’il ne l’avait pas mis au courant de cette proposition, car cet acheteur lui avait promis une commission supérieure à la normale. Réouven se rend alors au Beth Din et pose les trois questions suivantes :

1)Est-ce un ‘méka’h taout’ [une vente faite par erreur], et Réouven peut-il donc annuler la vente ? (voir le feuillet de la semaine dernière)

2)Si non, l’agent doit-il lui payer la perte qu’il lui a causée [50,000] ?

3)Doit-il payer la commission de l’agent?

Réponse à la deuxième question:                

Certains disent que l’agent immobilier a transgressé l’interdit de placer une embûche devant un aveugle car il lui a proposé cette affaire en lui cachant l’existence d’un acheteur plus avantageux. C’est donc un Racha [méchant] certes, mais il n’a pas de dette vis-à-vis de Reouven, même s’il a tiré profit de cette perte. En effet, c’est considéré comme une méniyat réva’h, un manque à gagner. Le Roch le déclare dispensé de payer car c’est un grama (un dommage indirect) ; selon le Rama, il doit le rembourser car c’est un garmi (un dégât presque direct).

Mais dans un cas comme le nôtre, même le Rama affirme que l’agent est dispensé de payer car Chimon, l’acheteur éventuel, n’a jamais fixé de prix directement avec Reouven, si bien que la perte de Reouven n’est pas manifeste.De plus, le dommage ne touche pas directement le vendeur car l’agent a bénéficié de la commission de la part de l’acheteur et non pas directement de la perte du vendeur.Pourtant, d’après le Netivot (183,1), lorsqu’un envoyé provoque une perte à son envoyeur en ne respectant pas ses instructions, il est considéré comme responsable et doit rembourser.

Mais les A’haronim (Pit’hei Techouva 292,5) ne partagent pas l’opinion du Netivot à ce sujet. Ajoutons enfin qu’ici, l’envoyé n’est pas seulement envoyé du vendeur, mais aussi de l’acheteur, puisqu’il est un intermédiaire. Pour toutes ces raisons, l’agent ne doit pas payer la perte qu’il a causée à Reouven.(Certains décisionnaires pensent malgré tout qu’il est responsable, car le vendeur comptait sur lui. Il s’agit du din de Maré Dinar Lechoul’hani »[Choul’hane Aroukh 306,6]).

Affaire à suivre la semaine prochaine…

Rav Aaron Cohen

Cette rubrique est écrite par l’institut « Din vé Michpat »

sous l’égide du Rav Its’hak Belhassen où siègent des Dayanim francophones

Conseil et orientation juridique en droit juif, héritage divorce et partage

Litiges  – Traitement de questions pécuniaires – Rédaction de contrats et testaments

Rav Aaron Cohen  (054.85.910.55   *dinvemichpat@gmail.com

L’agent gourmand

Reouven confie à un agent immobilier la vente de sa maison au prix de 2,000,000 chequels. Ce dernier réussit à lui trouver un acheteur pour 1,950,000 chequels. L’affaire est conclue et la maison est vendue. Peu de temps plus tard, Reouven le raconte à son ami Chimon qui parait étonné. Celui-ci explique qu’une semaine plus tôt, il a proposé à ce même agent d’acheter cette maison au prix offert, mais que l’agent avait refusé l’offre et demandait un prix plus élevé. Plus tard, l’agent avoue à Reouven qu’il ne l’avait pas mis au courant de cette proposition, car cet acheteur lui avait promis une commission supérieure à la normale.

Reouven se rend alors au Beth Din et pose les trois questions suivantes :

1)Est-ce un ‘méka’h taout’ [une vente faite par erreur], et Reouven peut-il donc annuler la vente ?

2)Si non, l’agent doit-il lui payer la perte qu’il lui a causée [50,000 chequels] ?

3)Doit-il payer la commission de l’agent?

Réponse:

Le Ran rapporte le cas de quelqu’un qui confie les kidouchine d’une femme à un envoyé ; en d’autres termes, il envoie quelqu’un à sa place donner à la femme la somme nécessaire (ou la bague) pour l’épouser. Si elle accepte d’épouser l’envoyé (car elle ignore qu’il n’est qu’un envoyé), le mariage est valide. En effet, elle n’a pas précisé qu’elle ne l’épousait que par défaut mais que si elle avait le choix, elle aurait préféré épouser l’envoyeur. Ce n’est pas un « Méka’h Taout » , une transaction erronée. De même, le vendeur aurait pu refuser de vendre à 1,950,000 chequels s’il avait su qu’il y avait un autre acheteur potentiel.

Certains Poskim [‘Houkei ‘Hayim q. 5] disent que Reouven est en droit d’annuler cette vente à cause de la tromperie de l’agent immobilier, « hataya » . À ce cas s’applique la loi de la Guémara concernant quelqu’un qui vend ses biens dans l’intention d’aller habiter en Erets Israël. S’il ne parvient pas finalement à s’y rendre, il peut annuler la vente.

D’autres poskim disent que non. La différence tient au fait que dans le cas de la Guémara, la condition (son départ pour Erets Israël) a été précisée par le vendeur au moment de la vente alors que dans notre cas, Reouven n’a pas précisé à l’acheteur qu’il n’avait trouvé aucun autre client pour le prix de 2 000 000 chequels, bien qu’il l’ait pensé, comme le précise le Choul’han ‘Aroukh (207,4), car ce sont des « dévarim chébalev » [conditions non exprimées].

Précisons que ce din s’applique même si Reouven n’est pas intervenu directement dans la vente, et que nous ne pouvons donc pas lui reprocher d’avoir omis cette précision. Pourquoi? Car le Knesset Haguedola, Hagahot Beth Yossef (207, 67), tranche que le din de la Guémara concernant celui qui veut se rendre en Eretz Israël s’applique même la vente se fait par un intermédiaire.

En conséquence, Reouven ne peut pas annuler la vente.

Affaire à suivre la semaine prochaine…

Cette rubrique est écrite par l’institut « Din vé Michpat »

sous l’égide du Rav Its’hak Belhassen où siègent des Dayanim francophones

Conseil et orientation juridique en droit juif, héritage divorce et partage

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Rav Aaron Cohen  (054.85.910.55   *dinvemichpat@gmail.com

Paracha Devarim – Les empreintes de la faute

Il est enseigné dans les Pirkeï Avot (3;2) « Deux juifs qui mangent ensemble et ne discutent pas de sujet lié à la Torah, sont considérés comme des railleurs », comme il est dit (Psaumes 1-1) : « Ne faites pas une réunion de railleurs ».

Rabbi Yits’hak de Volozhin zatsal explique (Milei déAvot) : « L’endroit où se réunissent des Juifs qui parlent de sujets liés à la Torah est rempli de sainteté et est élevé. Au contraire, l’endroit où se réunissent des railleurs est profane et empreint d’impureté. »

Le Zohar explique (Partie 2, 9-1) que Rabbi ‘Hiya et Rabbi Yossi marchaient sur la route. Ils rencontrèrent un homme qui les prévint de ne pas continuer de marcher sur cette route et les route principale. Il expliqua qu’une fois, un sage passa par cette route principale et se fit attaquer par des brigands qui le tuèrent. Depuis ce jour, cet endroit est considéré comme dangereux, et toute personne qui s’y rend se met en danger.

Les sages affirment qu’à l’endroit où une personne faute réside une empreinte de profanation. Cela engendre un danger pour une autre personne qui passe à cet endroit car les empreintes de la faute le pénètrent, dans son cœur et dans ses pensées. C’est la raison pour laquelle on peut voir parfois une personne entrer dans un endroit et lui passent par la tête des mauvaises pensées, pensées auxquelles elle n’avait jamais pensé auparavant. Cela ressemble à un homme dont la tête est remplie de poux, qui contamine les autres dans chaque endroit où il passe et s’assoit (Sia’h Yts’hak 67).

Quand le Imré ‘Hayim de Vijnitz zatsal élabora l’idée de créer un centre d’intégration pour les survivants de la Shoah, il se rendit aux Etats-Unis afin de récolter des fonds pour financer ce projet. Ses médecins lui prescrivirent de marcher une heure par jour accompagné de son secrétaire qui pousserait une chaise roulante, afin de le ménager s’il venait à se sentir fatigué. Un jour, son secrétaire lui dit : « Rav, des bancs sont placés tout au long du chemin. Pourquoi doit-on prendre une chaise roulante ? » Le Rav lui répondit : « Si cela t’est difficile, je pousserai la chaise roulante moi-même »… « Non, non, mais je voudrais juste comprendre »… « Je vais t’expliquer », lui répondit le Rav. « Nous sommes aux Etats-Unis, chez les non-Juifs. Qui sait quelle personne s’est assise sur le banc en question, comment s’est-il comporté et qu’a-t-il pensé ? Je ne veux pas être contaminé »…

En quoi cela nous concerne ? Au début du ‘houmach Dévarim, Moché Rabénou rappelle les endroits où ils sont passés : « dans le désert » ils ont mit D. en colère, « dans la plaine » ils ont fauté, « en face de Souf » ils ont désobéi. « Entre Pharan » où les explorateurs fautèrent ; « et entre Tofel et Labân », l’endroit où ils affirmèrent que la manne était insipide et blanche. Soulignons bien la conséquence terrifiante : l’endroit a reçu le nom de la faute qu’ils y ont commise, cela doit être exposé aux yeux de tous !

Une très grande responsabilité nous incombe : nous devons accomplir les commandements au sein de notre maison afin qu’elle soit le réceptacle de la présence Divine et qu’elle rayonne de sainteté !

Que nos demeures ne soient pas le théâtre de raillerie en tout genre, que les propos indécents et les commérages n’y rentrent pas afin de ne pas laisser d’empreintes indélébiles! (Extrait de l’ouvrage Mayane Hachavoua)

Rav Moché Bénichou

Reponses auxquestions-Troisième semaine de Ben Hamétsarim

Du fait que cette année le jeune de Tich’a BéAv tombe à l’issue du Chabbat nous avons trouvé utile de rapporter quelques points importants.

1. Il sera permis de manger de la viande et boire du vin à la Séoudat Chlichit (qui est la Séoudat avant le jeûne) même si toute l’année on n’a pas l’habitude d’en manger, il est interdit de s’en abstenir en signe de deuil.

2. On ne retira les chaussures en cuire que 20 minutes après le coucher de Soleil à la maison, avant de se rendre à la Synagogue.

3. On ne fera pas la Havdala sur le vin ni la bénédiction sur les Bésamim, par contre on récitera la bénédiction sur la bougie (à la synagogue). Les femmes (ou autres personnes) qui ne se rendent pas à la synagogue le soir de Tich’a BéAv devront réciter la bénédiction sur la bougie là où ils sont. À la sortie du jeune (c’est-à-dire dimanche soir) on récitera la Havdala uniquement sur le vin.

4. Dans la prière du soir, on ne récitera pas le passage de « Véhi Noam » et « Yochéve béséter », mais on commencera directement  « Véata Kadoch ».

5. Une personne malade qui doit manger le jour de Tich’ BéAv devra, avant de manger, effectuer la Havdala comme tous les Motsé Chabbat. Cependant il ne récitera que la bénédiction du vin et de « Hamavdil ».

En espèrent que cette année Hachem transforme ce jour de deuil en jour de joie avec la venue très proche du Troisième Beth Hamikdach Amen.

Y a-t-il des lois spécifiques concernant le Kotel Ham’aravi ?

Nos sages nous enseignent « Jamais la présence Divine n’a bougé du mur occidental du Beit Hamikdach ». Le Kotel est dirigé parallèlement face au Beit hamikdach d’en haut, et celui qui prie à cet endroit c’est comme s’il  priait devant le trône de gloire d’Hachem. C’est pour cela qu’il y a certaines lois à respecter quand on s’y rend.

1. Les hommes comme les femmes devront ce couvrir la tête de plus les femmes devront s’habiller pudiquement.

2. Il est interdit de rendre au Kotel dans le but d’une simple promenade ou pour vouloir se faire photographier. Il est aussi interdit de dire des  paroles vaines ou bien de manger et de boire dans tout le périmètre où les gens ont prit l’habitude de prier comme le devant de l’esplanade du Kotel. Toute personne qui ne fait pas attention à cela sa faute est grande.

3. Il n’est pas recommandé de montrer tout geste d’affection dans le périmètre du Kotel.

4. Il est permis de faire entrer nos mains entre les pierres  et l’on fera attention à ne pas détacher même un petit morceau de pierre du Kotel. De même il est interdit de prendre avec soi de la poussière des pierres, mais il est permis d’arracher les plantes qui se trouvent sur les pierres du Kotel comme Ségoula, car elles n’ont aucune sainteté. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.441-453)

5. Quand on voit le Kotel ou le dôme de la mosquée, on dira « Beit Mikdachénou Vétifarténou achére haloulékha avoténou haya lésréfat éche » puis on déchirera notre vêtement. On agira ainsi, uniquement si cela fait plus de trente jours que l’on ne s’est pas rendu au Kotel. Les habitants de Jérusalem n’ont pas besoin de se déchirer le vêtement même si cela fait plus de trente jours qu’ils ne sont pas rendus au Kotel. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.338)   

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Le sucre, si doux et si amer

Qu’est-ce qui peut bien être «amer» dans le sucre si doux et si délicieux ? En quoi peut-il être nuisible ? A notre dentition, certainement, mais encore ? Est-il concevable d’arrêter de boire des jus de fruit sucrés, du café ou du thé avec deux cuillerées de sucre ? Ce sont des questions de très bon « goût » certes. Mais lisez les lignes suivantes (tirées pour la plupart d’ouvrages médicaux  et scientifiques) et réfléchissez-y sérieusement

Le sucre est un produit traité, obtenu pat des opérations de raffinage et de blanchissage – connues depuis 250 ans -qui lui enlèvent ses composants vitaux et le privent ipso facto de ses éléments naturels, créés par le Créateur pour le rendre le plus digeste possible et l’adapter aux besoins de notre corps. Le sucre raffiné atteint ainsi une concentration qui n’existe dans aucun aliment naturel. En conséquence, il arrive comme «une bombe» sur le pancréas, qui fabrique l’insuline chargée de le décomposer [autrement dit. de le digérer]. Le sucre force cet organe à une hyperactivité qui, ajoutée à d’autres charges pesant sur l’appareil digestif, entraîne, son disfonctionnement et le diabète, caractérisé par une insuffisance d’insuline.

S’il vous semble exagéré d’assimiler une cuillerée de sucre à une « bombe », voici un exemple concret qui illustre ses effets néfastes sur l’organisme : un diabétique qui parvient à un état d’hypoglycémie commence à transpirer, à trembler et il se en  danger  de  mort. Une cuillerée de sucre augmente immédiatement le taux de sucre dans le sang et lui sauve la vie !Ceci nous montre bien le pouvoir d’une simple cuillerée de sucre- De plus, l’organisme étant incapable de produire la quantité calcium et de vitamines nécessaires à la digestion du sucre à haute concentration, celui-ci puise dans les réserves et est donc responsable, entre autres, de l’ostéoporose (décalcification des os). Par ailleurs, afin de digérer le sucre, l’estomac doit consommer une grande quantité de vitamines que le corps n’est pas capable de produire. Tout ceci est dû au fait que l’on parle ici d’un sucre hyper-concentré. [Afin de se représenter la chose, sachons que la fabrication de deux cuillerées de sucre, nécessite une quantité de canne à sucre que l’on ne pourrait consommer en une fois !]

L’excédent de sucre dans le corps, est stocké dans le foie sous forme de graisse. Cependant, le foie ne peut en emmagasiner que 60 gr. sous cette forme. L’excédent passe dans les hanches et dans d’autres parties de l’organisme. Les réservoirs de graisse pèsent sur le cœur et peuvent provoquer différentes maladies.

L’excès de sucre a d’autres effets négatifs, tels que l’obésité car il ne fournit au corps que des calories de mauvaise qualité, des hydrates de carbone qui se transforment immédiatement en graisse et entraînent des caries, des troubles cardio-vasculaires, glandulaires, digestifs etc….

Il est important de savoir et de se rappeler qu’un grand nombre d’aliments, gâteaux, gaufrettes, pizzas, crackers, pâtes, soupes lyophilisées, conserves, confiseries, jus de fruit, glaces, et les différentes sortes de biscuits contiennent du sucre, de la farine blanche, de l’huile, de la margarine, du sel et des additifs chimiques en quantité non négligeable.

En conclusion le sucre n’est pas aussi             «inoffensif» qu’il paraît. Contrairement à l’idée largement répandue, il n’y a aucune différence entre le sucre blanc et le sucre brun, car ce dernier est traité, lui aussi. C’est la même différence qu’entre le pain blanc et le pain noir qui sont faits, tous deux, de farine «vide» (obtenue avec des grains de blé dont on a enlevé le son). On peut utiliser des produits de remplacement comme le miel, mais là aussi en petite quantité. Même celui qui ne parvient pas à se passer complètement de sucre blanc doit s’efforcer au maximum de limiter sa consommation.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

Contact 00 972.361.87.876

LA DEUXIÈME CLÉ EST L’ÉCOUTE.-Dernière partie

Tout ce que nous avons décrit précédemment rendant difficile l’écoute ne signifie pas que nous ne comprendrons rien à ce que dit notre femme. Mais que nous ne vivrons qu’un moment superficiel et vide de sens. Celui qui veut vivre un moment pur et particulier de partage avec autrui, se doit d’ouvrir ses oreilles à son épouse, et de la comprendre.

Prenez en compte lorsque vous discutez avec quelqu’un, que 55% de votre message passe par votre physiologie (mouvement du corps pendant la conversation, regard, expression du visage…), 38% passe par le ton que vous prenez et seulement 7% passe par les mots que vous choisissez. Soyez donc présent !

En fonction de notre personnalité, l’écoute peut s’avérer naturellement difficile ou au contraire, tout à fait naturelle. Il est clair qu’une personne ayant de la facilité à écouter son prochain a dans sa main un atout tout à fait particulier, et qu’il se doit d’en faire bon usage. De ce point de vue, les femmes n’ont pas d’avance sur les hommes, certes elles partagent naturellement beaucoup plus que nous les hommes et donc, sont plus enclines à vivre en communauté et à deux. Mais cela ne veut pas nécessairement dire qu’elles savent écouter de manière plus juste que les hommes. L’écoute, en effet, demande avant tout de la tolérance, de l’ouverture d’esprit, de l’empathie et de la curiosité. N’oubliez jamais, au même titre que vous êtes un être complexe qui est fait de sentiment, de considération, d’appréhension ; il en est de même pour la personne qui vous accompagne dans la vie. Elle ne réfléchit pas moins que vous, sur les évènements qu’elle traverse. Elle ne se pose pas moins de questions. Mais elle a, naturellement, une approche différente de la vôtre. C’est justement là, que l’écoute prend tout son sens, car elle vous permet de vous immiscer dans sa vision des choses. De comprendre profondément, quelle logique existe-t-il entre les évènements qu’elle a vécu, à quelle pensée cela l’amène, que ressent-elle ?

Lorsque vous y parvenez, demandez-vous aussi ce que vous ressentez ? Ne passez-vous pas un moment particulier ? Ne découvrez-vous pas pour la première fois la profondeur qu’il existe chez votre femme ? N’êtes-vous pas fier d’avoir vécu un tel moment de profondeur avec celle avec qui vous partagez tant ? N’êtes-vous pas plus proche d’elle maintenant que vous la comprenez vraiment ? Ne partagez-vous pas plus sa joie ou sa difficulté ?

Rav Boukobza 054.840.79.77

aaronboukobza@gmail.com

9 Av – Parachat Devarim – Prophétie et tristesse ?!

9 Av – Parachat Devarim – Prophétie et tristesse ?!

Le regretté Rav Pinkous Zatsal avait l’habitude de rapporter un Midrach à l’approche du jeûne du 9 Av. Il s’agit du prophète Jérémie qui rencontre Platon, le philosophe. Ce dernier voit Jérémie en train de se lamenter sur les pierres de Jérusalem, après la destruction du Temple. Le philosophe s’étonne de voir ce grand sage pleurer sur un palais détruit. Il lui dira: » Ce n’est pas l’habitude d’un sage comme toi de pleurer sur des antiquités! De plus, le passé, c’est déjà passé! » Le prophète lui répondit: » Est-ce que tu as des questions fondamentales que tu n’as pas encore élucidées? » Platon répondit affirmativement. Jérémie lui demanda d’exprimer ses interrogations. Platon s’exécuta. C’est alors que Jérémie répondit immédiatement à tous les doutes et interrogations du philosophe. Platon n’en revenait pas! Voilà qu’il se promène depuis des lustres avec ses questions sans que personne n’arrive à lui répondre! Le prophète finira ainsi: » Sache, que toutes ces réponses je les puise de… cet endroit et de ces pierres (en désignant le Beth Hamiqdach détruit).  Et lorsque tu t’étonnes que je pleure au sujet de ces pierres, tu ne pourras jamais le comprendre… (C’est propre à l’âme juive) »

On voit de ce court passage que les pleurs du prophète comme ceux du Clall Israel sur la destruction du Temple ne concernent pas un fait historique mais une perte qui se fait ressentir encore de nos jours! C’est le manque de sainteté dans notre monde, le manque de clarté dans la Thora et la providence divine qui est moins palpable!

Le Zihron Yossef pose une belle question. On sait que le prophète Jérémie a consigné ses écrits (le livre Jérémie) ainsi que les Kinotes (Ei’ha/lamentations qui sont lus le jour du jeune du 9 av) et aussi le livre « Méla’him »:les Rois (Baba Batra 15.). Or il existe un principe fondamental dans la prophétie, à savoir que le souffle divin ne résidait chez ces gens exceptionnels que lorsqu’ils étaient remplis d’allégresse et de joie dans le service d’Hachem! (Rambam Yéssodé Hathora 7.14) Donc comment Jérémie a pu prophétiser des choses si terribles pour le Clall Israël et rester joyeux dans son cœur?

Le Zikhron Yossef  donne deux réponses.

La première c’est que le prophète se prépare à recevoir la parole divine par le biais de la joie. Car la prophétie ne pouvait pas se réaliser dans un cœur triste ou contrarié! Donc Jérémie, comme tous les autres prophètes, devait se travailler pour que  la joie le pénètre. Et, à ce moment la parole d’Hachem tombait sur lui, d’un seul coup! L’important c’était la préparation au fait de recevoir la parole divine! (même si par la suite le contenu en était triste!)

Une autre explication, d’après une allégorie du Rabi Haquadoch Chémlque de la ville de Nicolagsbourg. Il s’agit d’un  Roi qui est pris en captivité. Et, à un moment donné, ses geôliers décident de l’exiler loin de son royaume. Là-bas, démuni de tout, il se retrouve dans la maison d’un de ses partisans. L’hôte, voyant le roi en captivité pleure d’amères larmes. Seulement dans le même temps a une grande joie! Il a la chance inestimable d’accueillir le roi dans sa maison! Fin de l’allégorie. C’est-à-dire que même après l’exil de la Ch’hina de Jérusalem, il reste que la présence divine est  proche de nous. C’est la raison pour laquelle le prophète peut garder sa joie au moment des pires prophéties! Dans le même ordre d’idée, le Nétsiv sur le verset (Dévarim 29.13) écrit : »Même si je (Hachem) me dégoutais de vous… Vous reviendrez à moi et je reviendrais à vous! » Explique le rav, du fait qu’Hachem envoi des coups à son peuple, c’est la preuve qu’il tient encore à nous et ne veut pas que l’on faute!! Donc la punition de l’exil est en soi une consolation de savoir qu’Hachem veut notre repentir! A l’exemple du père de  famille qui punit son fils du fait qu’il s’est très mal comporté. La punition est bien la preuve qu’il aime son fils! Le fils peut être content de son sort car il sait que son père l’AIME!

Rav David Gold 00 972.390.943.12

9 Av – Parachat Devarim – NE PLUS AGIR « KAMTSA »…

« Ce sont là les paroles que Moché adressa à tout Israël de l’autre côté du Jourdain (Yarden), dans le désert, dans la plaine en face de Souf, entre Paran et Tofel, Labân, Hacéroth et Di-Zahav. » (Dévarim 1 ; 1)

Avec l’aide de Hachem, nous allons ouvrir le dernier livre du ‘Houmach, le Séfer Dévarim.

Ce Livre est un long discours de Moché Rabénou, adressé à tout le peuple quelques jours avant sa mort, il commence par le verset que nous avons cité plus haut.

Rachi nous explique que ces paroles sont des paroles de réprimande, et que le texte va énumérer tous les lieux où les enfants d’Israël ont irrité Hachem.

Cependant, Moché dissimule leurs méfaits et ne les mentionne que par allusion, en évoquant seulement les lieux où ils furent commis, afin de ménager l’honneur d’Israël.

Au travers de son discours, Moché nous fournit donc une démonstration de l’application de la Mitsva de réprimander son prochain. Comme il est dit (Vayikra 19 ; 17) : « Réprimande ton prochain, et tu n’assumeras pas de péché à cause de lui. ».

La «Tokhakha », ou réprimande, est une Mitsva essentielle, car elle vient défendre et préserver l’honneur de Hachem et de la Torah. Cependant, elle est aussi très délicate, et peut ‘Hass véChalom avoir des conséquences très regrettables si elle est mal faite.

La Guémara (Chabbat 64b) nous enseigne : « Celui qui voit son prochain commettre une Avéra et ne le réprimande pas, la faute lui revient à lui comme s’il l’avait commise depuis le départ. »

Ce texte a de quoi nous tourmenter !

Notre Paracha est lue tous les ans avant le 9 av, essayons de tirer les enseignements de ces deux événements.

Il est enseigné dans la Guemara (Guitin 55b) que Yérouchalaïm fut détruite à cause de Kamtsa et Bar Kamtsa.

Bref rappel des faits: Un homme [dont la guémara de divulgue pas son nom] avait un ami nommé Kamtsa et un ennemi nommé Bar Kamtsa. Cet homme organisa un jour un banquet dans lequel furent conviés tous les grands noms, nobles, et sages que comptait la ville.

Parmi les personnes à qui une invitation fut adressée se trouvait naturellement son grand ami, Kamtsa. Mais le messager chargé de porter les invitations à la porte de chaque invité se trompa et remit une invitation à Bar Kamtsa au lieu de Kamtsa. Surpris d’avoir reçu cette invitation, il conclut que son ennemi désirait éventuellement faire un geste de réconciliation, c’est ainsi qu’il s’est rendu au banquet, en dépit des craintes qui subsistaient dans son cœur.

Le jour du banquet arriva, comme prévu les invités arrivent un après l’autre et leur hôte allait à la rencontre de chacun pour leur adresser ses salutations et un mot aimable. Soudain lorsqu’il aperçut parmi eux, Bar Kamtsa, son ennemi, il fut pris d’une violente colère et il désigna du doigt la porte en lui soumettant de quitter les lieux immédiatement.

Bar Kamtsa, mal à l’aise de la situation, aurait donné n’importe quoi pour que cet outrage lui fût épargné. Il lui proposa de payer sa part et de pouvoir rester. Mais cette proposition fut refusée, il proposa de payer la moitié du coût total du banquet, pour peu qu’on ne le mette pas à la porte aux yeux de tous, mais cela aussi lui fut refusé. Il proposa de régler tout le banquet, mais rien ni fait, sa décision était irrévocable la haine et l’orgueil étaient trop grandes.

C’est avec une grande cruauté qu’on l’empoigna par le bras et le traîna dehors. Bar Kamtsa en fut profondément blessé, mais ce qui le peina encore plus, c’est que personne parmi tous ceux qui avaient assisté à son humiliation, et parmi eux de grands sages, n’avait essayé de lui éviter ce désagrément.

Indigné de leur passivité, il alla de ce pas trouver l’Empereur romain Néron et dénonça les Juifs, les accusant de rébellion contre Rome, ce qui allait causer par la suite la destruction du deuxième Beth Hamikdach. Fin du récit.

Nous avons cité plus haut la Guemara (Guitin 55b) qui déclare que Yérouchalaïm fut détruite à cause de Kamtsa et Bar Kamtsa. Mais il y a lieu de se demander, pourquoi Kamtsa est jugé coupable, alors qu’il n’a rien fait dans cette histoire?

Le Maharcha (guitin 55b) explique Bar Kamtsa n’est autre que le fils de Kamtsa. (en effet “Bar” signifie “fils de…”) S’il en est ainsi, Kamtsa certainement au courant de la mésentente entre son fils et son ami, pourquoi n’a-t-il rien fait pour les réconcilier ? C’est cette passivité qu’on lui reproche, et pour cette raison on le tient en partie pour responsable de la destruction du Beth-Hamikdach. Comment peut-il être l’ami de l’ennemi de son fils, et entretenir cette haine ?

Mais encore, si Kamsta n’a pas accompli son rôle de père au niveau éducatif, pourquoi n’a-t-il pas réagi sur place, le jour du banquet en raisonnant son ami de laisser son fils tranquille?

On explique que Kamtsa ne s’est pas rendu au banquet, pour la simple et bonne raison qu’il n’a pas reçu de faire part!

Encore une fois, Kamtsa dévoile un aspect négatif de son caractère. Sa fierté lui a fait dire, de ne pas se rendre au banquet de son ami parce qu’il n’avait pas reçu d’invitation, au lieu de trouver un prétexte, et de comprendre qu’il y a sûrement eu une erreur. Comment tenir une telle rigueur envers son “ami”?

Tous ces reproches concordent avec l’enseignement de la guémara cité plus haut, « Celui qui voit son prochain commettre une Avéra et ne le réprimande pas, la faute lui revient à lui comme s’il l’avait commise depuis le départ. »

S’il est une Mitsva de réprimander l’autre, il en est une aussi de savoir être réprimandé. Or en général on se montrera zélé et pointilleux pour la faire, mais beaucoup moins pour la recevoir.

A ce sujet, le Chaarei Téchouva nous éclaire sur le don précieux du sens de l’ouïe, et il nous dit que l’oreille doit nous servir à écouter les réprimandes. Sur ce, il rapporte la parabole suivante (Chémot Raba Yitro 27 ; 9) : « Lors d’une chute, un homme se brise tous les membres du corps ; afin de guérir, chacun d’entre eux sera bandé ou plâtré. Pour le « pécheur », celui qui est atteint d’une maladie spirituelle, ce sont tous ses membres qui sont atteints, car tous sont souillés. Pourtant D. guérit tous ses membres grâce à un « pansement » unique : l’oreille qui écoute attentivement. Comme il est dit (Yéchayaou 55 ; 3) : « Prêtez l’oreille et venez à Moi ; écoutez et vous vivrez. »

Si le Beth-Hamikdach n’est toujours pas reconstruit, c’est sûrement que ces failles de comportements sont encore présentent de nos jours. Comme l’affirme Rabbi Chimon bar Yo’haï (Yerouchalmi Yoma 1 ;5), « toute génération qui n’a pas mérité de voir la reconstruction du Beth-Hamikdach, c’est comme si sa destruction lui était contemporaine ». Quelle en est la raison ?

Rabbi Chimon bar Yo’haï précise « toute génération » et non pas « tout homme » ou, de façon plus générale : « Chaque année où le Beth-Hamikdach n’est pas reconstruit, c’est comme s’il avait été ravagé au cours de la même année » ? Cela pour dire que chaque génération est responsable de réparer les actes individuels, et si, à chaque instant qui passe, le Beth-Hamikdach n’est pas reconstruit, c’est comme s’il avait été détruit dans cette génération, dont l’imperfection n’en ressort que davantage.

Cette période est le moment, plus que jamais, d’analyser notre comportement, et de nous améliorer dans ce domaine. Cela doit nous inciter à agir ou plutôt réagir et réparer nos actes afin de précipiter la reconstruction du Beth-Hamikdach , dans sa gloire et sa magnificence.

Étudions la Torah, ses lois et son Derekh Erets, afin que nos réprimandes soient justes et fondées. Travaillons nos Midot pour accepter la Tokhakha, afin de nous améliorer.

Nous avancerons ainsi tous ensemble vers le chemin de la Torah qui nous mènera à la reconstruction du Beth-Hamikdach très prochainement. Que ce Tiché BéAv soit le dernier jeûne et le dernier deuil que notre peuple ait à subir, avant la rédemption finale, Amen .

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

Chéma Israël – Fiche pratique

« Chéma Israël Hachem Elokénou Hachem E’had-Écoute Israël, Hachem est notre D.ieu, Hachemest Un » Dévarim(6 ; 4)

Ce verset bien connu que nous lisons à notre coucher et à notre lever, depuis notre tendre enfance et jusqu’à notre dernier souffle, proclame notre soumission à la royauté divine et doit donc être récité avec la plus grande kavana [ferveur]. Il est une Mitsva positive de la Torah de lire le Chéma Israël deux fois par jour : une fois le matin et une fois le soir, comme il est écrit

«וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ/en te couchant et en te levant », c’est-à-dire au moment où les gens ont l’habitude de se coucher – le soir – et quand ils ont l’habitude de se lever – le matin. (Rambam Hilkhot Kriat Chéma 1;1)

Pour s’acquitter de cette lecture, le Choul’hane Aroukh (60§5) fixe la loi ainsi : « Celui qui lit le Chéma sans avoir eu l’intention requise [la compréhension du sens littéral] n’est pas quitte de son obligation. ».

De ce fait, en récitant le Chéma, il faudra avoir l’intention d’une part d’accomplir la Mitsva de la Torah de la lecture du Chéma [du soir ou du matin], ainsi que la Mitsva de se soumettre au joug divin et à Son unicité, c’est à dire d’accepter la souveraineté absolue de D.ieu avec une concentration entière.

Ce premier verset, par lequel nous proclamons notre soumission au joug divin, devra impérativement être récité avec ferveur et concentration. Réciter cette profession de foi, c’est penser avec conviction à l’unicité absolue de D.ieu, le «Yi’houd Hachem ».

Dans le Séfer Torah, les lettres ע (de שְׁמַﬠ) et ד (de אֶחָﬢ) sont plus grandes que les autres et forment le mot עד/témoin. Cela symbolise qu’en récitant le Chéma, nous témoignons de l’unité d’Hachem. (Rokéa’h; Kolbo)

En récitant et en se remémorant matin et soir l’unicité et la royauté d’Hachem sur tout l’univers, nous acceptons et prenons conscience qu’Hachem contrôle et domine l’univers sans aucun obstacle. Nous affirmons aussi que nos actions et nos pensées sont examinées et que rien ne Lui échappe. Cette récitation nous protégera de la faute tout au long de la journée et de la nuit, comme il est dit dans Avot 2;1 : « Considère trois choses pour ne pas en venir à une transgression : sache ce qui est au-dessus de toi, un œil voit, une oreille entend et tous tes actes sont écrits dans le livre ».

Dans la pratique, pour optimiser au mieux cette ferveur, nous le récitons à haute voix et nous plaçons la main droite sur les yeux pour ne pas être troublé par ce qui se passe autour de nous.

De plus, pour réaliser notre devoir, nous devons faire concorder la parole et la pensée, une union qui demande un grand travail de ferveur. En effet, le mot « Chéma », que l’on traduit par « écoute », renferme en réalité plusieurs sens, auxquels on doit penser lors sa récitation. Écouter, c’est à la fois accepter et comprendre. Car on ne peut comprendre que si l’on a accepté, et l’on ne peut accepter que si l’on a écouté.

Rabbi Yéhochoua ben Kor’ha demande : « Pourquoi le verset du Chéma Israël précède-t-il celui de  »véhaya im chamoa/il adviendra, si tu écoutes  » ? Afin d’accepter d’abord sur soi le joug de la royauté divine et ensuite seulement le joug des Mitsvot. » (Brakhot 13a )

Le Meïri explique cet enseignement par le Midrach suivant : « Cela est comparable à un roi qui visite une province. Tous les habitants de la ville sortent l’accueillir en lui disant :  »apprends-nous tes lois ». Mais le roi leur rétorque :  »Acceptez d’abord ma royauté, et ensuite mes lois ». » C’est pour cela que le premier paragraphe précède celui de  »véhaya im chamoa ».

OVDHM est heureux de diffuser cette « fiche pratique » pour nous permettre d’accomplir au mieux cette mitsva essentielle dans la vie d’un juif. Puissions-nous toujours proclamer la grandeur du Nom du Tout-Puissant et développer l’amour de la Torah autour de nous, et ainsi rapprocher l’époque où la lumière divine se révélera à Tsion et Yéroushalayim. Amen.

Recommandation du Rav Yé’hiaBenchetrit Chlita :

Chers amis

je vous conseille de télécharger ce pdf de le lire et de le conserver dans votre livre de prières. Merci à OVDHM de l’avoir produit. PARTAGEZ-LA EN MASSE !

Séli’hot, une invitation à la Téchouva

Cet ouvrage est essentiel et indispensable pour traverser le mois d’Elloul.

Il vous permettra de vivre et ressentir au mieux cette période et surtout d’en tirer le plus grand des profits pour se préparer aux fêtes de Tichri.

Explications sur le mois d’Elloul – Halakha des Séli’hot – Traduction, commentaires et midrashim sur le texte originel.

Un guide de la Téchouva qui vous accompagnera tout le mois d’Elloul jusqu’à Yom Kippour.

LIRE UN EXTRAIT

Séli’hot – 205 pages

L’avis de la presse:

Hamodia – Haguesher

Cette série de trois livres constitue une intéressante combinaison littéraire et liturgique. On y trouve à la fois les textes liturgiques concernant la période actuelle – les Séli’hot du mois d’Eloul, les simanim que l’on consomme à Roch Hachana et les « Invités » que l’on accueille dans la souka – accompagnés d’explications, commentaires et réflexions intéressantes.

Le premier de ces ouvrages consacré aux Séli’hot se décline en deux parties, la première se lisant de droite à gauche et inversement pour la seconde. Dans le sens de lecture hébraïque, on retrouve tout le texte des Séli’hot (rite séfarade), en hébreu avec traduction française intégrale, ainsi que des annotations plus ou moins longues dégageant des idées intéressantes de ces prières. Du côté opposé, une soixantaine de pages sont consacrées à des développements relatifs aux Séli’hot, à la période de repentir, à la téchouva et à divers thèmes liés.

Le second ouvrage de cette série est une brochure intitulée Simanim, s’intéressant aux aliments consommés le soir de Roch Hachana en « signes » favorables pour la nouvelle année. L’auteur y présente chacun de ces aliments, son nom hébraïque et le symbole qu’il représente, en développant l’idée qui se cache derrière sa consommation. Point remarquable : comme les coutumes divergent entre une communauté et l’autre quant au choix de ces aliments, l’auteur présente exhaustivement les rites israélien, tunisien, algérien, marocain et djerbien… Présentant également le texte du kiddouch, les lectures qu’il est propice de lire pendant le repas ou encore le birkat hamazon, ce livret sera un fidèle compagnon durant toute la soirée de Roch Hachana.

Enfin, troisième ouvrage de la série, Oushpizine a pour thème central les fameux sept « Invités » qui nous accompagnent durant nos repas pris sous la souka, à savoir les trois patriarches et quatre autres des plus grandes figures de notre tradition. Chaque jour de Soukot étant attribué à un autre personnage, nous avons coutume d’« inviter » celui-ci à nous joindre, par un petit texte lu avant d’entrer dans la souka. Outre ces textes, cet ouvrage présente plusieurs commentaires pour chaque « Invité », en expliquant sa particularité et son lien avec la fête de Soukot. Enfin, y sont rapportés exhaustivement le kidouch de cette fête, les chants qu’on a coutume d’entonner sous la souka et divers autres textes liturgiques.

Cette petite collection bien conçue vous accompagnera ainsi pendant toute cette période de fêtes…

Yonathan Bendennoune

Séli’hot – 205 pages ; Simanime – 111 pages ; Oushpizine – 228 pages de Mordékhaï Bismuth, aux éditions OVDHM.

Michnayot Mikvaot

Nos sages nous enseignent qu’au cours de la première année dudécès de ses parents ou d’un proche, ainsi que chaque année dans la semaine del’anniversaire du décès (Azkara,Yorstaït), il est bénéfique pour l’âme du défunt, d’étudierdes michnayot et plus particulièrement le septième chapitre du Traité Mikvaot.

La Michna est la compilation des codes de lois de la Torah Orale . Les lettres qui composent le mot Michna-משנה sont les mêmes qui forment le mot Néchama-נשמה.

L’étude des michnayot ajoute des mérites à l’âmedu défunt pour l’élévation de sa Néchama à une place de plus en plus élevée etimportante au gan Éden, et lui procure beaucoup de satisfaction.

Les Tsitsit

Il est écrit à propos des Tsitsit, « Ce sera pour vous un Tsitsith, vous le verrez, vous voussouviendrez de toutes les Mitsvot de Hachem… » Bamidbar (15 ; 39)

Les Tsitsith sont des fils accrochés aux coins des vêtements des hommes.

Rachi, sur ce verset, nous informe que la guématria du mot Tsitsith est 600, auxquels on ajoute les 8 fils et enfin les 5 nœuds, soit un total de 613.

Le Baal Hatourim ajoute que la Mitsva de Tsitsith équivaut aux 613 Mitsvot.

Le verset nous indique ici que le fait de porter le Tsitsith va nous aider à nous souvenir de toutes les Mitsvot à accomplir, ce qui nous évitera de tomber dans la faute.

En quelque sorte le Tsitsith est un « garde-fou », un « pense-bête »…a

Le port du Tsitsith nous permettra donc de nous rappeler les 613 Mitsvot afin de ne pas tomber dans la faute, mais qu’est-ce que cela signifie au juste ? Je le porte et je suis tranquille ? Protégé ?

Le ‘Hafets ‘Haïm nous répond grâce à la parabole suivante :

Un homme riche qui possédait de beaux jardins, avec une multitude d’arbres, de plantes, de fleurs, d’animaux… devait partir en vacances. Afin d’assurer l’entretien de ses jardins, il engagea donc un homme devant veiller sur ses biens en son absence.Le propriétaire donna des consignes strictes à son employé, des tâches à accomplir, et pour qu’il se souvienne de tout, il les écrivit sur papier.

Après deux semaines de vacances, notre cher propriétaire rentra chez lui, et fut choqué en voyant l’état de ses jardins. Il s’en alla donc immédiatement demander des explications à son employé.

Celui-ci lui rétorqua « royalement » que chaque matin, midi et soir, il avait lu scrupuleusement le pense-bête que celui-ci avait laissé avant son départ. Mais il n’avait fait que le lire…

Hachem nous a donné des lois. Le simple fait de porter les Tsitsioth en représente le compte total et nous rappelle donc tout au long de la journée notre devoir envers Hachem.

Mais le simple fait de les porter et de se souvenir de ce que l’on doit faire suffit-il ?

Cela représente-t-il une dispense ?

Pour se souvenir, il faut déjà savoir de quoi on parle, c’est pour cela que nous avons le devoir d’étudier les lois, afin d’être capables de les appliquer.

A partir du moment où nous sommes instruits, « vous vous souviendrez » nous évoque quelque chose de concret. Et nous pourrons dés lors utiliser ce « pense-bête » afin de réaliser les mitsvot de la Torah et de nous protéger de notre Yetser Hara’.

Le Rav Dessler nous enseigne que seul celui dont le cœur est concentré en permanence sur Hachem exclusivement peut se souvenir de Ses commandements.

Béezrat Hachem que nous utilisions les Tsitsioth comme « pense-savant », afin qu’ils nous aident à évoluer et à servir Hachem de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre corps.

Qui sera le dixième ?

Le Rav Moché Aaron Stern zatsal, alors qu’il n’était âgé que de huit ans, tombagravement malade. Son père convoqua les meilleurs médecins, se tourna vers lesrabbins, récita des Psaumes pour sa guérison, et finalement dit à son fils: »Regarde, tout le monde agit pour hâter ta guérison sauf toi! »… L’enfantdemanda: « Que dois-je faire? » Et son père répondit: « Prends surtoi d’accomplir un bon acte dès que tu seras guéri ». L’enfant accepta etdemanda: « Quoi par exemple? » Le père lui suggéra: « Si tu guéris,prends sur toi de toujours t’efforcer de prier avec un minyan ». L’enfantpromit et guérit. Il respecta sa promesse et devint un grand sage de la Torahcraignant D. profondément. Il devint directeur spirituel de la YéchivaKaménitz. La Yéchiva grandit, ils projetèrent d’agrandir son bâtiment et le Ravreçut la mission de partir aux Etats-Unis afin de récolter des dons pour aiderla Yéchiva. Il accepta sa mission et prit contact avec une agence de voyage. Ildemanda s’il y aurait un minyan dans l’avion. On lui répondit: « Rav, ici,c’est une agence de voyage et non un centre d’organisation d’offices religieux…En général, il y a un minyan mais nous ne pouvons pas vous le promettre. Si lesconditions climatiques ne le permettent pas, les voyageurs doivent rester assisà leur place. Pour être honnête avec vous, il n’y a pas toujours unminyan ». S’il en est ainsi, il ne pourrait pas voyager. Ils lui dirent: »Nous pouvons vous proposer un vol avec une escale à Amsterdam àl’aube ». Il vérifia si cela lui laissait le temps de prier en minyan avantd’accepter cette formule. L’avion atterrit à Amsterdam. Il avait deux bonnesheures devant lui. Il prit son Talith et ses Téfilines puis sortit del’aéroport pour se rendre vers l’autoroute. Il attendit en regardant passer lesvoitures qui défilaient devant ses yeux… Soudain, une voiture s’arrêta. Lechauffeur lui demanda: « Rav, où allez-vous? » « Je cherche unminyan pour l’office du matin ». « Rav, je vous en prie, montez »,dit le chauffeur d’un ton aimable. Il s’avéra qu’il était Juif et qu’ilhabitait dans la banlieue d’Amsterdam. Tous les matins, il se rendait àAmsterdam pour l’office du matin avant de se rendre à son travail. En quelquesminutes, ils se retrouvèrent dans la périphérie de la ville, s’arrêtèrent dansune ruelle, le chauffeur sortit de la voiture et indiqua au Rav de descendrevers un appartement se trouvant au rez-de-chaussée. Le chauffeur ouvrit laporte au Rav et il pénétra à l’intérieur d’une minuscule synagogue. Huit hommesattendaient déjà pour commencer l’office en minyan… Il pria avec le minyan, puisà la fin de l’office, le chauffeur termina la mitsva qu’il avait commencée enraccompagnant le Rav à l’aéroport. Quand le directeur spirituel de la Yéchivade Kaménitz racontait cette expérience, son regard s’illuminait. Il disait: »Rendez-vous compte: huit hommes se sont levés de bonne heure pour serendre à la synagogue afin de prier en minyan. Le neuvième doit arriver de labanlieue proche, comme d’habitude. Mais qui sera le dixième? On leur envoya unJuif d’Israël en transit pour les Etats-Unis! »… Car, « l’homme quidésire s’engager dans une certaine voie, on l’y conduit ». Ce principe estécrit dans la Guémara (Makot 10B), dans notre paracha concernant Bilaam benBéor. L’Eternel ne voulait pas qu’il se rende à Midiane afin de maudire Israël.Il lui dit: « Ne pars pas avec eux! » Toutefois, quand Bilaam exprimason désir ardent de partir avec eux, l’Eternel lui dit: « Lève-toi et parsavec eux », (22-20). Un ange de miséricorde tenta de l’en empêcher enmettant des obstacles sur son chemin. Cependant, quand Bilaam lui dit: « Etmaintenant, si cela te déplaît (comme s’il ne savait pas que c’était le cas),je m’en retournerai ». L’ange lui rétorqua: « Pars avec ces gens ».

Car, « l’homme qui désire s’engager dans une certaine voie, on l’y conduit ». Pour le bien ou le pire. Ce fut le cas pour le directeur spirituel de la Yéchiva de Kaménitz pour la prière et il mérita d’accumuler des mérites en complétant le minyan de l’office du matin tandis que Bilaam fut conduit à sa perte. Rav Moché Bénichou

Réponses à vos questions

Peut-onétendre une bâche pendant Chabbat pour se protéger du soleil ?

Il est interdit d’étendre une bâche pendant Chabbat, car on enfreindrait l’interdit de construire une tente. Il faut savoir que si au moment où on l’étend on le fait dans l’intention de la laisser pour toujours on enfreint un interdit de la Torah, et si cela est provisoire on enfreint un interdit de nos sages. (Yalkout Yossef Chabbat vol.2 p. 527 et 530)

Peut-ondéplacer un ventilateur pendant Chabbat ?

Il est permis de déplacer un ventilateur en marche pendant Chabbat en faisant attention que la prise ne se débranche pas lors du déplacement (il sera recommandé d’utiliser une rallonge assez longue). Il est conseillé de placer un papier sur les boutons du ventilateur sur lequel il est écrit « Chabbat » afin de ne pas arriver à augmenter ou baisser sa puissance par inadvertance. (Yalkout Yossef Chabbat vol.2 p. 423)

Est-il permis de déclencher ou d’arrêter le système qui fait pivoter leventilateur ?

Si le système qui fait pivoter le ventilateur est une sorte de bouton qui le bloque ou débloque, il sera permis de le toucher, car il est mécanique. Par contre si ce système se fait à l’aide d’un fil que l’on tire il sera interdit de le toucher pendant Chabbat, car cela déclenche ou arrête un moteur qui fait pivoter le ventilateur.

Peut-on faire Nétilat Yadaïm avant de manger du pain avec l’eau de la mer ?

On ne pourra pas faire Nétilat dans un Kéli avec l’eau de la mer du fait qu’elle ne peut être bue par un chien. Par contre on pourra tremper ses mains dans la mer et réciter la bénédiction de « ‘Al Nétilath Yadaïm ». Si on s’est trompé et qu’on a dit « Al Tévilath » à la place de « Al Nétilath » on sera quitte de la bénédiction. (Yalkout Yossef simane 160 Séif 18)

Est-il permis de bronzer pendant Chabbat ?

Il est permis de s’asseoir au soleil pour bronzer par contre on fera attention à ne pas rester trop longtemps, car cela provoque du mal et il est interdit de se faire du mal pendant Chabbat. (‘Hazon ‘Ovadia Chabbat vol.5 p.26)

Est-il vrai qu’il est recommandé que le mari prépare les bougies de Chabbat ?

Oui, car en préparant les bougies de Chabbat, l’homme participe lui aussi aux préparatifs de Chabbat et il aide à l’accomplissement de la Mitsva de l’allumage des bougies en son honneur. Le Rav Pinkous Zatsal (Parchat Bé’alotékha) rapporte la Guémara dans le Traité de Chabbat 23b qui dit « Tout celui qui s’habitue aux lumières méritera des enfants érudits », et il explique que de même que le  moment où la mère allume les bougies est un moment propice de prières pour  mériter d’avoir des enfants érudits en Torah, ainsi quand le père prépare les bougies il peut lui aussi prier pour cela.

Est-il permis de porter pendant Chabbat des lunettes qui foncent au soleil ?

Il est permis de porter des lunettes qui foncent au soleil pendant Chabbat et il n’y a pas d’interdit de colorer. Car tout l’interdit de colorer Chabbat est si on teint une tenture ou des fils comme on le faisait au Michkane. Par contre la teinte des verres vient d’un produit qui se trouve sur le verre et qui est sensible aux rayons du soleil. (‘Hazon ‘Ovadia Chabbat vol.5 p.23)

Participezet posez vos questions au Rav Avraham Bismuth

par mailab0583250224@gmail.com

La digestion (suite)

En principe, un homme sain et fort mangera deux fois par jour, mais les gens faibles et les personnes âgées prendront plusieurs petits repas, car la nourriture abondante affaiblit leur estomac. Celui qui veut rester en bonne santé ne mangera pas avant que son estomac ne se soit vidé de la nourriture antérieure.

Normalement, chez les gens sains qui mangent et se fatiguent moyennement, la digestion complète d’un repas moyen dure six heures, il est bon de sauter un repas par semaine – si possible la veille de Chabat – pour laisser l’estomac se reposer et renforcer sa capacité de digestion.

Il est bon de s’habituer à manger du pain (céréales) le matin. Celui qui veut manger plusieurs sortes d’aliments commencera par ceux qui sont laxatifs ; ensuite, il fera une petite pause pour ne pas les mélanger avec les autres. De même, il consommera d’abord des aliments légers et digestes – par exemple, de la volaille avant la viande de boucherie, de la chair du petit bétail avant celle du gros bétail. Tout de suite après le repas, il mangera des aliments astringents (qui constipent), mais pas en grande quantité.

Puisque la digestion commence dans la bouche sous l’effet du broyage par les dents et du mélange des sucs avec la salive, aucun aliment ne doit être avalé sans mastication, pour ne pas faire retomber sur l’estomac tout le poids de la digestion.

Les hommes n’ont pas tous la même nature, comme nous l’avons déjà dit. Chacun doit choisir, suivant l’avis des médecins, les aliments qui lui conviennent, à son lieu d’habitation et au moment voulus.

Concernant la boisson, l’eau constitue pour l’homme la boisson naturelle et saine pour le corps. Si elle est pure et claire, elle sert à maintenir l’hydratation du corps et à accélérer l’évacuation des déchets. On choisira de préférence de l’eau fraîche – qui désaltère et active la digestion -mais pas glacée au point d’éteindre la chaleur naturelle du corps. Celui qui est las et fatigué doit veiller, à plus forte raison, à ne pas boire de l’eau trop froide car, à cause de l’état de lassitude et de fatigue, elle pourrait, à D.ieu ne plaise, échauffer et faire fondre dangereusement la graisse du cœur. Même si l’eau est bonne pour la santé du corps, il ne faut pas en abuser. On ne doit pas en boire juste avant le repas, pour ne pas refroidir l’estomac et perturber la digestion. On pourra prendre un peu d’eau mélangée à du vin pendant le repas, puis boire modérément quand le processus de digestion aura commencé. Pour ne pas refroidir le foie, il ne faut pas boire de l’eau en sortant des bains publics ni, a fortiori, à l’intérieur…

Celui qui veut rester en bonne santé doit maîtriser ses émotions – comme la joie, l’inquiétude, la colère et la peur, qui sont des phénomènes agissant sur le psychique. Un homme avisé sera satisfait de son sort durant toute son existence éphémère, ne se fera pas de soucis pour un monde qui n’est pas le sien, et ne recherchera pas le luxe ; il sera de bonne humeur et d’une joie modérée, ceci augmentera la chaleur naturelle de son corps et facilitera la digestion et l’expulsion des déchets, fortifiera sa vue et ses autres sens, et renforcera son intelligence. Toutefois, il ne consommera pas, comme les sots, une grande quantité de nourriture, qui chasse et dissout la chaleur naturelle du corps, provoque un brusque refroidissement du cœur et une mort prématurée. Cela arrive en particulier aux hommes gros dont la température est relativement basse, en raison de l’étroitesse de leurs vaisseaux sanguins et de la lente circulation du sang, qui est la principale source de chaleur. L’inquiétude, qui est le contraire de la joie, est nuisible, elle aussi, parce qu’elle refroidit le corps ; la chaleur naturelle se concentre au cœur et provoque la mort. La colère échauffe le corps et donne de la fièvre. La frayeur engendre un refroidissement du corps ; c’est pourquoi, celui qui est effrayé peut être pris de tremblements et même mourir de froid. Il n’est pas bon de manger quand on est en colère, effrayé ou soucieux, mais seulement quand on éprouve une joie modérée.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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LADEUXIÈME CLÉ EST L’ÉCOUTE.

L’écoute: A quoi sert de parler, si je ne peux écouter l’autre. De la même manière que nous prenons plaisir à parler de nous, de la même façon, nous devons nous intéresser à ce que l’autre a à dire et l’écouter activement. Nous apprendrons plus tard ce que cela signifie.

Hashem nous a donné des sens pour capter le monde physique. Ce n’est qu’à travers eux que nous pouvons communiquer avec lui. Cependant, tant que nous ne les utilisons pas de manière active et consciente, nous ne pouvons pas vraiment capter le monde, les gens de manière concrète. Exemple : Nous pouvons passer à côté d’une chute d’eau sans y prêter une attention particulière ou nous y attarder et profiter de la qualité de ce moment, de ce que nous voyons, ressentons etc… La différence ? L’un a vécu quelque chose, l’autre est passé à côté. Il en est de même pour l’écoute. Elle nous permet de communiquer avec autrui, de partager quelque chose de vrai avec celui-ci. Cependant, il est important de distinguer le fait de l’entendre et celui de l’écouter. En effet, nous pouvons entendre une multitude de bruits en même temps, et ce, du fait que cela ne nous demande aucune concentration. En effet, la capacité d’entendre est lié à notre subconscient, nous n’avons pas besoin de prendre le contrôle de quoi que ce soit pour entendre. A l’inverse, il est impossible d’écouter deux personnes parler en même temps, du fait que l’écoute est liée à la partie consciente de notre cerveau, elle demande concentration et considération pour capter le message reçu.

Définition : L’écoute est une intention particulière à un bruit qui va se transformer en quelque chose rempli de sens.

Tant que nous n’écoutons pas véritablement quelqu’un, nous ne pouvons pas vraiment le comprendre. A l’inverse, plus on se concentre sur les paroles de quelqu’un, plus nous pouvons comprendre son intention et la signification cachée de ses paroles.

Rav Boukobza 054.840.79.77

aaronboukobza@gmail.com

KORA’H-Comment la mort crée l’impureté ?

La Paracha commence par ces mots: ”Voici les décrets de la Thora etc.. »quimarquent le début des lois de la purification de l’homme impur. Le degré leplus élevé d’impureté qui existe dans la Thora est celui du mort. Il impurifiecelui qui le touche, mais aussi celui qui se trouve dans la même pièce et aussitout l’immeuble ce qui s’appelle ‘Toumat Ohel’ ! Plus encore, dans le cas où iln’y a pas de toit au-dessus du mort, la ‘Toumha’/impureté montera jusqu’auciel! L’incidence de cette impureté c’est que l’homme impurifié ne pourra plusse rendre au Temple de Jérusalem et s’il est Cohen, il ne pourra pas manger dessacrifices ou de la ’Trouma’. Aujourd’hui il n’existe pratiquement plusd’incidences si ce n’est pour le Cohen. En effet il lui est interdit de toucherun mort ou d’être dans la même pièce ou dans le même immeuble que lui.

Cependant notre Paracha traite dans son début des lois de purifications de cette impureté. La première c’est de prendre une vache ENTIÈREMENT rousse : il ne fallait pas qu’elle ait 2 poils noirs sinon elle devenait impropre à la purification ! Autre loi concernant cette vache c’est qu’il était interdit qu’elle ne porte AUCUN fardeau tout au long de sa vie! Si ces conditions étaient réunies on faisait sa Ch’hita et on la brûlait entièrement en dehors de Jérusalem. Puis on mélangeait ses cendres avec de l’eau de source jaillissante. Du résultat obtenu on en aspergeait l’homme impur le 3° et le 7° jour de son impureté puis le 8° jour il se trempait au Mikvé et devenait PUR ! Cette Mitsva de la vache rousse fait partie des décrets de la Thora dont l’homme n’a pas de compréhension. En effet il faut savoir que les cohanims qui participaient à la Mitsva se rendaient impurs (ils devaient se rendre au Miqvé le soir) tandis que celui qui était aspergé devenait pur!

Le Or Ha ‘Haïm (19.1) pose une question sur cette Mitsva. Pourquoi la Thora écrit-elle ‘voici les décrets de la Thora etc.’ Il aurait mieux fallu dire ‘voici les décrets de l’IMPUR’, ou les décrets de la ’VACHE ROUSSE’ etc.. ? Pourquoi faire dépendre les lois de pureté et d’impureté des LOIS DE LA THORA ? Il répond de manière extraordinaire que chez les non-juifs il n’existe pas de pureté et d’impureté. Lorsqu’ils touchent un cadavre, ils ne deviennent pas impurs. (Rambam Toumha 1.5) Tandis que chez nous on sera impurifié par le toucher ou par la présence d’un cadavre dans une même maison! Et il explique que c’est grâce au Don de la Thora au Mont Sinaï que le peuple Juif s’est SANCTIFIÉ. Et justement à cause de cette pureté, les forces négatives qui ont été créées dans ce monde veulent s’agripper à la Quédoucha! Tout le temps où l’homme est encore en vie cette impureté n’a pas les capacités d’agir contre lui, mais lorsque vient le jour de quitter ce monde alors toute l’impureté s’agglutine à son corps !

Le Or Ha ‘Haïm donne une image formidable pour illustrer son enseignement. C’est comme deux ustensiles, l’un rempli de miel, le second de sable. Lorsque vient le moment de les vider et de les mettre en dehors de la maison, on verra très vite s’agglutiner dans la boîte qui a contenu du miel des milliers d’insectes, tandis que celle qui a contenu le sable attirera bien moins d’insectes !

De la même manière, lorsqu’un Juif est appelé à monter au Ciel après 120 ans, toute la Quédoucha qu’il a emmagasinée en lui va automatiquement attirer beaucoup d’impureté! C’est la raison pour laquelle l’impureté de la mort est la plus forte d’entre toutes! Une des preuves qu’il rapporte c’est qu’à la Sortie d’Égypte, la veille du départ on a sacrifié l’agneau Pascal. Et la Thora n’a exigé comme condition pour la Mitsva que d’être circoncit et qu’un gentil n’avait pas le droit d’en manger. Mais en ce qui concerne l’impureté du mort, rien n’est mentionné. On pouvait avoir été en contact avec un mort et malgré tout sacrifier l’agneau pascal ! Et pour cause! C’est que tant que la Thora n’a pas été donnée il n’y a pas d’impureté, car il n’y a pas encore de sainteté!

Et on peut nous rétorquer que d’après cette explication les Cohanims pourraient être plus laxistes et s’approcher d’un juif (mort) qui n’aurait pas vécu selon la Thora et les Mitsvots. En effet, d’après le Or Ah’Haim l’impureté dépend de la sainteté qu’a emmagasinée le juif durant sa vie! La réponse générale, c’est que même le juif le plus éloigné a à son actif des Mitsvoth. Comme le disent nos sages : tout juif est rempli de Mitsvoth comme la grenade est remplie de graines. D’ailleurs, il est rapporté qu’il est interdit pour ce Cohen d’entrer dans un cimetière non-juif. La crainte est qu’il se trouve peut-être enterré là un juif éloigné de tout judaïsme parmi les non-juifs. Et vis-à- vis de lui, le Cohen sera impurifié. C’est bien la preuve que cette impureté le ‘collera’ jusqu’à ses derniers jours! C’est que la Néchama du Juif provient du Trône Divin. C’est le DÉCRET de la THORA!

Rav David Gold (00 972.390.943.12

BALAK-La joie réparatrice

Balak, roi de Moab, demande au prophète des nations Bilaâm, de maudire le peuple d’Israël. Bilaâm tente de le faire, mais chaque fois, au lieu d’une malédiction, c’est une bénédiction qu’il profère.

« Et Hachem ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Bilâam :  » que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappé ainsi à trois reprises (chaloch régalim) ? » »

Rachi explique que l’ânesse demande à Bilâam comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui célèbre les trois fêtes de pèlerinage (Pessa’h-Chavouot-Soukot) ? En effet, l’ânesse fait une allusion au mérite qu’Israël acquerra dans le futur en se rendant trois fois par an au Beth-Hamikdach pour célébrer les fêtes.

Bien qu’il soit évident que les paroles de l’ânesse ont été dictées par Hakadoch Baroukh Hou il y a lieu de se demander pourquoi l’ânesse emploie le terme « Régalim » [allusion aux trois fêtes] plutôt que « Péâmim» [qui signifie fois ou reprises] ? Aussi, quel est le mérite particulier des trois fêtes ? Pourquoi ne pas mentionner une autre mitsva tel que le Chabat, Tsitsit ou encore les Téfiline?

La force de Bilaâm de pouvoir maudire le peuple était sa connaissance de l’instant où Hachem se mettait « en colère ». Une colère qui fut à l’origine due, à la faute du veau d’or. Bilaâm souhaitait invoquer la faute du veau d’or pour accuser Israël, afin que sa malédiction puisse prendre effet.

Comment est-ce que le mérite des trois fêtes a la capacité de réparer cette terrible faute?

Suite p2

La Guémara (Pessa’him 118a)  nous enseigne que « Tout celui qui méprise les fêtes /moadim, c’est comme s’il servait des idoles

[avoda zara]

». La faute du veau d’or, faute d’idolâtrie, se prolongea pendant six heures. (voir Rachi Chémot 32 ;1) Notre calendrier compte 15 jours de fêtes dans l’année (7 depessah,7 de soukot, 1 de Chavouot). Nous savons que chaque jour possède 24 heures. Si nous multiplions ces 15 jours de fêtes par 24 heures on obtient un total de 360 heures….de fêtes.

Dans les règles de Cacherout il y a un principe que l’on nomme « batel be chichim/annulation par un soixantième ». Si un aliment interdit s’est mélangé à un aliment permis, pour permettre le mélange, il faut que la quantité de l’aliment permis dépasse d’au moins soixante fois celle du mets interdit. On utilisera ce même principe de « batel be chichim », pour pouvoir réparer, ou plutôt annuler la faute du veau d’or.

Pour noyer, oublier, annuler ces 6 heures, on devra les confondre dans une quantité de temps de 60 fois plus grande. Les 360 heures de fêtes, seront le temps d’annulation de cette faute, et on comprend mieux la raison pour laquelle, c’est par le mérite des trois fêtes qu’Israël ne pourra pas être anéanti.

Toutefois pour devoir annuler cette faute dans un mélange soixante fois plus important, ce mélange devra être de la même nature.

Il est écrit au sujet de la faute du veau d’or : (Chémot 32 ;19) «  ce fut quand il approcha du camp et vit le veau, que la colère de Moché s’enflamma, il jeta les tables de ses mains et les brisa au pied de la montagne. »  Le Sforno explique que ce qui a le plus perturbé Moché Rabénou dans la faute du veau d’or, ce sont les réjouissances et l’allégresse du peuple lors de la faute du veau d’or. En effet Moché a brisé les tables qu’après avoir vu le peuple danser autour de l’idole.

Le pire dans cette faute, ce n’est pas la construction en soi du veau d’ormais la joie autour de cette idole. Il faudra donc soixante fois plus de joie, pour pouvoir annuler ces six heures de joie !

Donc c’est une mistva d’un même enthousiasme où les Bnei Israël chantent et dansent, qui devra être utilisé pour annuler la faute. C’est l’enthousiasme de la Kédoucha/sainteté qui déracinera l’enthousiasme de la Touma/impureté. C’est cette force d’égale intensité et opposée qui « cachérisera » cette faute.

Fêter les Mo’adim/les fêtes, représente la réparation de cette faute. En effet c’est le « élé élohékha Israël/voici tes dieux Israël… » (Chémot 32, 4) [écrit au sujet du veau d’or] qui sera  annulé par le « élé hem moadaï/ce sont eux (les fêtes) Mes moments fixés » (Vayikra 23 ;2) [écrit au sujet des fêtes]

L’allusion de l’ânesse faite à Bilaâm est la suivante : tu souhaites anéantir un peuple en invoquant la faute du veau d’or, mais tu ne te rends pas compte que ce même peuple célèbre Mes trois fêtes de pèlerinage qui constituent une réparation de celle-ci.

Le Chem mi Chemouel nous rapporte au nom de son père le AvnéNézer que la célébration des trois fêtes symbolise et exprime mieux que toute autre mitsva la différence entre le service de D.ieu accompli par Israël et celui des autres nations.

Un goy qui souhaiterai une vraie proximité avec D.ieu ne sera pas prêt à sacrifier les plaisirs de ce monde pour obtenir ce bénéfice. Par contre un juif, lui, sera prêt à laisser de côté toutes ses possessions et occupations pour monter à Yérouchalayim, trois fois par an, en quittant les aises de son foyer, ses biens, ses terres pour accomplir la mitsva de pèlerinage. Il peut gérer la difficile « logistique » qu’occasionnait cette montée en famille, avec tout le ravitaillement nécessaire et prendre une longue route. Toutes ces incommodités étaient complètement éclipsée par la seule joie d’accomplir la mitsva.

C’est ce qui caractérise la mitsva de la « aliya la réguel », la montée des pèlerins à Yéouchalyim, tous s’y rendaient dans la joie et l’allégresse, sans chercher à s’en faire dispenser, comme il est dit « Je me suis réjouie lorsqu’on me dit « allons vers la Maison de D.! » (Téhilim 122, 1)

Bilaâm le déclara plus tard dans ses « bénédictions », que la particularité d’Israël face aux nations, c’est son empressement à accomplir la volonté de D.ieu, comme il est dit  «Voici, le peuple se lèvera comme une lionne et comme un lion il se dressera … » (Bamidbar 23 ;24). Rachi explique ce verset, « lorsqu’ils se lèvent, le matin après avoir dormi, ils surmontent leur fatigue avec la force comme un lion pour se hâter « d’attraper » les Mitsvot de se vêtir du talith, réciter le Chéma et mettre les téfilines. »

Cette joie et cet empressement à accomplir les Mitsvot protègent Israël de toutes malédictions et viennent réparer cette terrible faute de l’idolâtrie du veau d’or. Mais à contrario, ce manque de joie et d’empressement risque, à D. ne plaise, de les exposer aux malédictions comme il est dit: « Parce que tu n’as pas servi l’Eternel. ton D.ieu avec joie et contentement de cœur ». (Devarim 28, 47)

En d’autre terme, la force de notre peuple, c’est sa sim’ha dans l’accomplissement des mitsvot, plus particulièrement dans celle de la joie des fêtes. Une joie qui met en évidence notre désir et notre engouement d’obéir à la volonté du Créateur.

Le Maguid de Douvno explique à travers la métaphore suivante le reflet de la tristesse dans l’accomplissement des Mitsvot : Il y avait dans une ville deux commerces voisins, un de diamants et l’autre de matériaux de construction. Un jour, un livreur entra en peinant dans le magasin de diamants, tenant dans ses mains une boîte visiblement très lourde. Le propriétaire du magasin lui dit alors : « Tu t’es trompé d’adresse, ta livraison est destinée au magasin voisin. Ceux qui me livrent ne peinent pas, car le diamant est un matériel léger ». Le Maguid de Douvno nous enseigne par cette allégorie que celui pour qui la spiritualité est « lourde à porter », car il ne ressent aucune joie, ne sert pas Hachem représenté par le diamantaire dans l’allégorie. Le Service divin n’est pas censé nous attrister et il ne doit se réaliser que dans la joie.

Le manque de joie témoigne d’un manque de foi, celui qui sert D.ieu sans joie montre qu’il ne comprend pas le sens de ses actes et ne croit pas en leur utilité! Alors qu’être en état de joie marque notre gratitude envers Hachem. La joie n’est pas seulement un besoin psychologique ou spirituel, c’est aussi un des principes fondamentaux du service divin, comme le Rambam (Hilkhot Souka 8 ; 15)  nous dit : « La Sim’ha que dégage un homme lors de l’accomplissement d’une Mitsva est un service important ; mais tout celui qui l’effectue (la mitsva) sans Sim’ha mérite un châtiment…»

La Sim’ha n’est donc pas un petit plus dans le service de Hachem, elle n’est pas non plus optionnelle, et son absence causera de terribles malédictions annoncées par la Torah. Une mitsva même accomplie minutieusement, mais sans Sim’ha, demeure incomplète. La Sim’ha ne vient pas embellir la mitsva, elle en constitue une partie intégrante. Elle est la condition sine qua non de la pratique religieuse ; sans elle, on en viendra probablement à abandonner la Torah (que D.ieu préserve).

La joie est un gage de fidélité. Pourquoi ? Parce que le Service dans la joie est le témoignage d’une adhésion intérieure, pleine et entière et vient éloigner toute supposition de veau d’or. On comprend ainsi les paroles prophétiques de l’ânesse « comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui fête dans la joie les trois fêtes de pèlerinage… »

Mordékhaï Bismuth

Chabat Chalom

Les vacances arrivent….

Les vacances se rapprochent et cette période vient perturber notre rythme quotidien et risque de  faire déplacer nos priorités ou nos efforts quotidiens.

Parce que nous ne sommes plus dans notre environnement, nos exigences en cacherout se « ramollissent », l’engagement à prier avec un minyan et les temps d’études sont généralement laissés de côté.

Tout ces efforts annuels qui ont été développé, ont été oubliés à la maison pour laisser la place aux vacances. Mais la Torah n’est pas comme le travail et les congés payés n’existent pas.

Chacun d’entre nous a déjà eu l’occasion de constater que lorsque l’on déplace une bougie, la flamme risque de s’éteindre. Et, tout naturellement, par prudence, on met sa main en protection pour ne pas qu’elle s’éteigne. Ainsi, lors de nos déplacements nous devrons être prudents, et protéger notre flamme, qui sans cette vigilance, risque de s’éteindre et de nous laisser dans l’obscurité.

Le Rav ‘Haïm Schmoulevitch Zatsal raconte l’histoire d’un petit bébé qui se trouve dans les bras de sa maman. C’est ainsi que chaque fois que sa maman se déplace, que ce soit dans un bus, au supermarché…, automatiquement lui aussi se déplace avec elle.

A la fin de la journée, on questionne l’enfant en lui demandant s’il se souvient de tous les endroits qu’il a parcourus dans la journée. Le bébé répond qu’il n’en a aucune idée, la seule chose qu’il sache, c’est qu’il a été toute la journée dans les bras de sa maman.

C’est ainsi que nous devons vivre, en nous sentant comme ce bébé dans les bras de Notre Papa toute la journée. Les changements de décors géographiques ne doivent pas provoquer de changements dans notre décor spirituel.

Évidemment, nous pouvons effectivement nous retrouver dans des endroits où il n’y a malheureusement pas de synagogue, où il faut faire plusieurs kilomètres pour trouver une épicerie cachère, où le climat est tellement chaud que nos vêtements se font obligatoirement plus légers. Toutes ces conditions nous incitent à être plus “cool” que d’habitude.

Mais la vraie question est : “Que fait-on dans un endroit où l’on ne peut pas rester nous-mêmes ?”

Le Pélé Yoets rapporte que nos Sages disent (Yéroushalmi berakhot 4;4)  : “Tous les chemins sont dangereux”, en chemin on ne peut servir Hachem entièrement car on est obligé de faire attention aux dangers. C’est pourquoi il est dit : “Heureux ceux qui sont assis dans leurs demeures.” (Téhilim 84;5)

Lorsque nous programmons nos déplacements, la première chose à vérifier est si l’on peut continuer à être “Juif”, si notre Chabat peut être respecté, s’il l’on peut manger correctement cacher… Si l’on se place intentionnellement dans un endroit avec des courants d’air, c’est sûr que la flamme s’éteindra.

Un Juif n’est jamais en vacances, la Avodat Hachem est un travail à plein temps. Nous devons toujours être préoccupés de savoir si nous pouvons continuer à faire Torah et mitsvot là où nous sommes. De même que nous vérifions toujours si nous aurons un certain confort vital minimum, nous devons être sûrs de pouvoir aussi respecter nos besoins vitaux de Juifs tels que la prière, la nourriture et l’étude.

Le but est de laisser la flamme toujours allumée et de la raviver de jour en jour. Comme la flamme olympique [Hamavdil!] qui brûle et passe de main en main pour arriver au but.

Montrer à nos enfants que nous sommes conséquents et constants quelles que soient les conditions extérieures, que nous ne faisons pas les choses par habitude et lorsque cela nous arrange, que nous sommes soucieux de faire briller notre Judaïsme à chaque instant, allumera en eux un feu ardent qui les guidera vers le bon chemin, toujours à l’abri du vent.

Rav Mordékhaï Bismuth

La digestion

Je voudrais rapporter ici des règles d’hygiène de vie, que le kitsour Choul’han ‘Aroukh (chapitres 32, 33) a tirées des Hilkhot Dé’ot du Rambam. Notre ouvrage repose essentiellement sur son affirmation, selon laquelle « la santé ou la faiblesse du corps dépendent en grande partie de la digestion des aliments ».

Avoir un corps sain et parfait, c’est suivre les voies de D’. On ne peut saisir ni acquérir la moindre connaissance du Créateur en étant malade. Par conséquent, on doit s’éloigner de ce qui est destructeur pour le corps et s’habituer aux choses qui le rendent sain et fort, comme il est dit (Dévarim 4,15) : « Prenez bien soin de votre vie ».

Le Créateur, qu’il soit béni et que Son nom soit béni, a créé l’homme (ainsi que tout être vivant) en y mettant une chaleur naturelle et si elle disparaissait, la vie s’éteindrait également. La maintenance de cette chaleur naturelle est entretenue par la nourriture absorbée. De même qu’un feu s’éteint complètement si l’on n’y ajoute pas constamment du bois, l’homme qui ne mange pas, meurt, car son feu intérieur s’éteint. La nourriture est broyée entre les dents et réduite en bouillie par un mélange de suc et de salive. De là, elle descend dans l’estomac où elle est de nouveau broyée, mélangée aux sucs (gastrique et biliaire), diluée, transformée par la chaleur et les sucs, puis digérée. La partie utile en est triée pour nourrir tous les organes et maintenir l’homme en vie ; les déchets, correspondant au surplus, sont évacués. C’est pour cela que nous disons dans la bénédiction achèr yatsar (selon une explication) : « Il fait des merveilles ». Car le Saint béni soit-Il a conféré à la nature humaine la faculté de trier le bon dans les aliments et à chaque organe celle d’attirer la nourriture qui lui convient, en rejetant le déchet qui pourrirait en restant à l’intérieur et provoquerait des maladies, que D’ nous en préserve ! C’est pourquoi, la santé et la faiblesse du corps dépendent en grande partie de la digestion des aliments. Si elle est bonne et facile, on sera en bonne santé ; en revanche, des troubles digestifs provoquent un affaiblissement qui pourrait être dangereux, à D’ ne plaise.

La digestion est bonne quand la nourriture est légère et pas trop abondante. En revanche, les dilatations et les contractions naturelles de l’estomac sont entravées quand il est plein et il ne peut plus malaxer la nourriture comme il faut, à l’instar du feu qui ne brûle pas bien si l’on y ajoute trop de bois. C’est pourquoi, qui veut garder son corps en bonne santé veillera à manger modérément, selon sa nature, ni trop peu ni à satiété. La plupart des maladies proviennent soit d’une alimentation malsaine, soit d’une nourriture trop abondante avalée grossièrement, même si elle est saine. Comme l’affirme le roi Salomon dans sa sagesse : « Qui garde sa bouche et sa langue se garde de tourments » (Michlé 21 ;23) – « qui garde sa bouche » en évitant de manger des aliments nuisibles ou de se gaver, « et sa langue » en ne disant que le strict nécessaire. Un sage a déclaré : « Un peu de nourriture malsaine ne fait pas autant de mal que l’abus de nourriture saine. ».

La capacité de digestion d’un jeune homme est importante et exige ainsi des apports alimentaires plus fréquents que chez l’adulte. Quant à la personne âgée, plus faibles, il lui faut une alimentation légère – en faible quantité, mais d’une haute valeur nutritive. ‘

L’appareil digestif étant affaibli en été par la chaleur, il convient de manger moins qu’en hiver -un tiers de moins d’après les estimations d’éminents médecins.

Il est bon de se fatiguer, avant de manger par la marche ou le travail afin de réchauffer le corps ; ceci est une importante règle médicale. C’est un des sens des versets : «tu mangeras à la sueur de ton front» (Béréchit 3, 19) et «Elle ne mange pas le pain de la paresse» (Michlé 31, 27). On doit desserrer sa ceinture avant de manger et, au moment du repas, rester assis à sa place (bien droit), ou s’appuyer sur le côté gauche. Après le repas, il est mauvais de trop se dépenser, car l’estomac risque de se vider avant d’avoir digéré la nourriture ; il faut marcher un peu et se reposer, mais ne pas faire de longues promenades et de grands efforts. On ne doit pas dormir dans les deux heures qui suivent le repas, de peur que des vapeurs nuisibles ne montent au cerveau.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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Réponses à vos questions – Houkat

Peut-onrépondre à Barékhou de Arvit de Chabbat lorsque l’on n’a pas encore priéMin’ha ?

Une personne qui n’a pas encore prié Min’ha la veille de Chabbat ne répondra pas à Barékhou de Arvit (qui est effectué en plein jour), car en répondant il reçoit automatiquement le Chabbat, et ne pourra plus prier une prière de la semaine. Dans le cas où on a répondu « Barékhou », on priera deux fois Arvit. (‘Hazon Ovadia Chabbat 2 p.295)

Si on aprié Arvit de Chabbat (lorsqu’il fait encore jour) et qu’on entend la Kédouchade Min’ha d’un autre office à t on le droit de répondre ?

Il est permis de répondre à la Kédoucha de Min’ha même si on a déjà prié Arvit de Chabbat car la Kédoucha n’est pas considérée comme une prière spécialement de semaine. (‘Hazon Ovadia Chabbat 2 p.361)

Est-ilpermis de faire des prières personnelles à Chabbat ?

Si ce sont des requêtes matérielles, cela est interdit. En ce qui concerne les requêtes spirituelles, si la demande l’accable ou le rend triste cela est interdit, mais si cela ne lui cause aucun mal cela sera permis. On demandera ces requêtes à la fin de la ‘Amida avant de dire le dernier « Yihiou Lératson » (Halikhot Chabbat vol.1 p.20)

Est ilpermis d’avancer ou de reculer la minuterie de Chabbat pendant Chabbat ?

Si on a programmé la minuterie [manuelle] pour que la lumière s’éteigne à une certaine heure et que l’on veut qu’elle s’éteigne plus tard il est permis de prolonger le temps de l’allumage [en prenant bien garde de ne pas interrompre son fonctionnement au moment de la manœuvre]. Par contre, il ne sera pas permis d’avancer la minuterie pour qu’elle s’éteigne plus tôt. De même, il sera permis, lorsque l’appareil ne fonctionne pas, de retarder le moment de l’allumage, mais pas de le rapprocher. (Yalkout Yossef Chabbat 1) 

Participezet posez vos questions au Rav Avraham Bismuth

par mailab0583250224@gmail.com

Le dialogue

LA PREMIÈRE CLÉ EST LE DIALOGUE.

Il n’y a pas de relation sans dialogue, n’espérez pas que les choses avancent juste grâce à des cadeaux et autres attentions. « La construction véritable d’un couple ne se fait que par le dialogue et la communication. » Qu’est-ce qui est essentiel dans la démarche de celui qui parle ?

Celui qui parle veut transmettre un message. Il veut communiquer avec l’autre des informations, des pensées, des sentiments. Il veut être compris. De ce fait, il est important de s’exprimer d’une manière qui permettra à l’autre de comprendre facilement le message que nous voulons lui transmettre.

Pour cela, il faut être clair, parler avec douceur, délicatesse. Utiliser des mots adaptés à la compréhension du conjoint. C’est-à-dire des mots, des expressions qu’elle utilise et comprend, qui lui permettra de s’identifier au message. Pas la peine de parler avec notre conjoint comme on parle avec les personnes du travail, ou autre. On peut développer un langage particulier pour notre couple. Par exemple : tout le monde a créé dans sa famille natale, une manière de s’exprimer, à tel point que parfois, un seul mot peut tous les faire rire. De même dans notre couple, nous pouvons créer cela.

Quatre questions à méditer pour s’adresser à l’autre.

(Au début et par la suite on arrivera à le faire naturellement.)

Quoi ? – Quel est le fond du message que je veux lui passer. éducatif, intime, un projet, un secret, un sentiment, un conseil, un compliment.

Pourquoi ? – Dans quel but ? On peut grâce à cela, se rendre compte que notre intention initiale était bonne ou mauvaise.

A qui ? Certes à votre conjoint. Mais dans quel état est-il ? Stressé, joyeux, passionné, énervé, déprimé, accablé, nida.

Comment ? –De quelle manière vais-je lui parler, quel ton je vais employer, quel énergie positive ou négative va accompagner mon message ? Où dois-je lui transmettre ce message, à la maison ou dehors ? Quand ? Ai-je le temps de parler longtemps ou non ? Puis-je lui dire au téléphone ou vaut-il mieux lui parler en face ?

N’oubliez pas, nous parlons avec autrui uniquement pour créer ou renforcer un lien. « Communication » trouve sa racine en Français dans le mot « commun ». Lorsque nous parlons, nous créons une réalité commune entre la personne qui nous fait face et nous-mêmes. Une intimité commune dans laquelle chacun fait confiance à l’autre.

Rav Aaron Boukobza – 054.840.79.77 – aaronboukobza@gmail.com

Parachat ‘Houkat – ATTENTION À VOTRE CRÉDIT…DE PAROLES

« Et tout ustensile ouvert, sur lequel il n’y a pas de couvercle attaché, est impur. » (Bamidbar 19 ;15)

Rachi : Et tout ustensile ouvert – Le texte parle ici d’un récipient en terre cuite, lequel ne peut pas devenir impur par une cause extérieure, mais seulement intérieure. Si la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. Si en revanche il porte un « couvercle attaché », il reste pur (‘Houlin 25a).

Le Rav Sofèr (Ouba’harta ba ‘haïm), explique par allusion que cet ustensile en question fait référence à la bouche de l’homme.

Comme le dit Rachi, si « la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. » En d’autres termes notre bouche, ne pas peut dire ce qu’elle veut, quand elle le veut, elle doit être mise sous contrôle. Mis à part l’interdit notoire et gravissime du lachone ara dont la Torah nous défend explicitement, nous allons plutôt nous pencher sur la manière de parler et de s’exprimer. Nous devons nous efforcer à parler avec honneur et distinction, et non pas de manière grossière ou familière.

Rachi nous enseigne (Beréchit 2;7,) que ce qui va différencier l’homme de l’animal, ce sera la « parole ». Cette faculté de s’exprimer verbalement élève l’homme au-dessus de l’animal et lui impose la responsabilité d’employer son intelligence au service d’Hachem.

L’homme est obligé pour exister de s’exprimer. C’est en parlant qu’il arrive à créer un contact avec le monde extérieur et avec Hachem. Tandis que l’animal n’a aucun problème existentiel.

Il n’est pas préoccupé de savoir ce que la vache ou le mouton d’à côté pense de lui. C’est pour cela qu’il ne produit que des sons. À son niveau, c’est amplement suffisant.

Le Rambam (Hilkhot Déot 2;4) écrit:  « « Il faut cultiver constamment le silence et éviter de parler, sauf de la connaissance ou des choses nécessaires pour le bien-être physique… On ne doit pas parler longuement, même des [sujets concernant ses] besoins physiques. C’est à ce propos que nos Sages nous instruisent: « quiconque parle abondamment amène la faute ». Ils dirent également : « je n’ai rien trouvé de mieux pour l’homme que le silence. »

Il est bon de souligner que le « Michné Torah » du Rambam n’est pas un livre de moussar, mais un véritable ouvrage de Halakha, de lois à appliquer dans la pratique.

Dans son commentaire sur la Michnah (Avoth 1 ;16), le Rambam classe la parole en cinq catégories:

1) la parole relative à la mitsva (discussion de sujets de Torah ou Téfila);

2) la parole interdite (le faux-témoignage, les commérages, les malédictions […]);

3) celle qui doit être méprisée (les discussions inutiles et les qu’en-dira-t-on);

4) celle qui est désirable (la discussion des valeurs morales ou intellectuelles);

5) la parole permise (les sujets nécessaires à notre vie quotidienne).

Le Ari Zal enseigne que la parole est la vitalité de l’homme pour son corps et son âme, et qu’en parlant des paroles futiles on réduit notre séjour sur terre. En effet, le ‘Hida (Péta’h énayim Nédarim 20a ; Maryit Ayin ‘houlin 79a) nous enseigne que la vie d’un homme est déterminée par un nombre de mots qu’il prononcera au cours de sa vie, un peu comme le principe de la carte prépayée, où l’on sait exactement combien de temps on pourra parler. Chaque homme reçoit un crédit de mots, et une fois ce crédit épuisé, il sera rappelé dans le monde de vérité. C’est pour cela que l’on doit être prudent dans nos paroles, multiplier les paroles futiles abrège la vie !

Cependant, cela n’est vrai que pour les paroles vaines et futiles, car notre compteur ne se verra pas diminué pour les paroles de Torah prononcées. Au contraire, ces paroles nous rajouteront de la vie, comme il est dit « Qui augmente l’étude de la Torah, augmente le nombre de ses années. » Avot 2;7 ; ou encore « C’est grâce à moi [la Torah] que se multiplieront tes jours et que te seront dispensées de longues années de vie » (Michlé 9;11), la Torah donne la vie, dans ce monde-ci et celui de l’au-delà. Ainsi l’homme sage fera attention de ne parler que lorsqu’il y a une nécessité (catégorie 5), car on peut perdre sa vie, pour avoir parlé pour ne rien dire.

Lorsque l’on prononce des paroles (catégorie 1) de Torah ou de prière avec notre bouche, notre âme se délecte. Tout le temps où l’on continue à multiplier des paroles pures, l’esprit de sainteté descend et s’imprègne en nous, comme nous l’enseigne l’écriture : « l’Esprit de Dieu a parlé en moi alors qu’il plaçait ses mots sur ma langue. » (Chmouel 11.23.2) Les lettres que l’on prononce s’associent les unes aux autres pour former des mots, qui s’associeront à leur tour pour former des versets…et des paroles de Torah. Par ce biais, toutes ces paroles deviennent investies de plus en plus de spiritualité à chaque instant. Ainsi, la forme de notre âme est sublimée par la forme des paroles prononcées.

Par contre, le Zohar Hakadoch (Tikounei Hazohar 117b) nous enseigne que lorsqu’une personne exprime de mauvaises paroles (catégorie 2-3-4), telles que du Lachon Hara, mensonges ou encore des grossièretés, elles déracinent les paroles pures qui forment son âme et détériorent le canal de communication avec Hachem. Cela crée une séparation entre la personne et son Créateur [Que D.ieu préserve]. Ce même canal de communication se constitue dorénavant de mauvaises paroles, qui intensifient l’impact des forces négatives et impures. L’âme se déracine peu à peu de sa source bénéfique et éternelle ; et se met au contraire à adhérer, à travers les mauvaises paroles, aux forces de l’impureté. Comme Rachi l’explique dans notre verset initialement cité, « Si par conséquent la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. »

Ainsi lorsque notre langage est parfait, c’est un signe que notre âme est parfaite. De bonnes paroles, qui sont issues de la sainteté et de la pureté, nous indiquent que notre âme est pure, façonnée à l’image de l’Éternel. Mais en proférant des mensonges ou des vulgarités, c’est un signe certain que nous avons transgressé son alliance. Ces propos injurieux sont l’expression des forces du mal qui se sont installées et s’expriment à travers notre bouche. Le ‘Hovot Halevavot nous dit que « La bouche est la plume du cœur. »

La bouche teste, pour reconnaître l’homme, s’il est encore à l’image du Créateur. Le Ba’al Shem Tov pouvait voir toute la vie d’un homme, du début jusqu’à sa fin rien qu’en entendant sa voix. Les paroles de l’homme sont suffisantes pour indiquer à chaque instant son état mental et spirituel.

Soyons vigilant aux paroles qui sortent de notre bouche, comme nous le sommes pour les labels de cacherout des aliments que l’ont fait rentrer dans notre bouche. Grâce à cela, un esprit de sainteté revêt celui qui s’efforce de garder sa langue, nous dit le Zohar (Parachat ‘houkat). Le Rav Israël Salanter Zatsal disait à ce sujet : « Avant de dire quelque chose, l’homme est maître de ses paroles et il a la possibilité de les prononcer ou non. Mais une fois qu’il les a énoncées, il ne peut plus revenir dessus, même s’il regrette de les avoir émises. Elles sont déjà sorties de sa bouche et il ne peut plus se reprendre. »

En gardant notre langue, nous préservons notre vie, et nous perfectionnons le principal outil dont nous disposons pour servir Hachem.

En évitant de l’utiliser sans justification, nous assurons la qualité des mots que nous prononçons en étudiant, en priant, ainsi ils pourront s’élever vers Hachem.

Rav Morédkhaï Bismuth

Chabat Chalom

Hafrachat Hala

Nous voici réunis le vendredi soir, bien habillés, autour d’une belle table dressée.

Au milieu de la table se trouve un plateau recouvert d’un napperon élégant. Après le kiddouch et le lavage des mains, nous attendons que le chef de famille découvre ce trésor.

Il coupe un morceau de la ‘Hala et tous patientent pour la déguster à leur tour.

Cette belle ‘Hala tressée est unique : pas une ‘Hala ne ressemble à celle de la voisine. Toute particulière, elle accompagne ce repas pris en l’honneur d’Hachem.

Chacun la mange en appréciant chaque bouchée, mais seule celle qui l’a enfournée sait pourquoi elle est si spéciale.

Elle a été conçue avec tant d’efforts, peut-être entre deux biberons, parfois au beau milieu de la nuit ou juste avant d’aller au travail. D. seul sait…

Chacune a sa recette, chacune a sa technique, mais d’où vient cette saveur si particulière ?

Nous prélevons un morceau de la pâte et élevons spirituellement ce pain. Et justement à ce moment, nous nous connectons avec le Créateur du monde et nous prions.

Ce bout de pâte prélevé en main, nous implorons notre Père de nous accorder, à nous et nos proches, toutes les bénédictions. Nous prions, nous pleurons…

Nos larmes et nos prières font partie intégrante de notre recette, ce sont elles qui donnent cette saveur à la ‘Hala.

En pétrissant la pâte, nous demandons à Hakadoch Baroukh Hou d’y faire entrer le goût de la manne, le goût du gan Eden, et de bénir tous ceux qui la mangeront.

« Il est tellement bon ton pain ! »

Oui, mangez de ce pain ! Il contient toutes nos espérances.

Ce livre nous sensibilisera sur la force du prélèvement de la ‘Hala. Il nous aidera à connaître l’origine de cette Mitsva, à savoir comment la réaliser et pourquoi elle nous incombe.

Il est accompagné de nombreuses téfilot qui nous permettront d’optimiser cet instant si spécial.

Si nous mesurions la force et le pouvoir que nous avons tout au long de la réalisation de la pâte et au moment du prélèvement de la ‘Hala, nous sommes amenées à nous demander pourquoi, pour le pain de la semaine, nous offrons cette Mitsva au boulanger !!

Vivre Pourim: Une Invitation à l’unité

Pourim n’aura plus aucun secret !

Un ouvrage qui répond à toutes vos questions !

Pourquoi se déguise-t-on ? Pourquoi mange-t-on les oreilles d’Haman ?…

Explications et commentaires sur les quatre Mitsvot du jour : Méguila, Matanot Laévionime, Michloa’h Manot, Michté.

Mais aussi la Méguila d’Esther traduite, les Téfilot et chants de Pourim !

Un ouvrage indispensable, 2 en 1, qui vous accompagnera tout au long de cette grande journée de Pourim !

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La Hagada Bé Sédère

Chaque année, et cela depuis la sortie d’Égypte, nous avons le devoir de commémorer notre délivrance en nous remémorant nos années d’esclavage, les miracles d’Hachem jusqu’au don de la Torah.

Raconter la Hagada ce n’est pas seulement lire les textes et leurs traductions comme une simple histoire.

Raconter la Hagada c’est revivre l’Histoire, notre Histoire, et surtout la transmettre à chaque génération.

Le Témoin de l’accomplissement de cette mitsva est notre libérateur, Hakadoch Barouh Hou qui se déplacera lui même pour se délecter de notre récit, ce soir là. Honorons-Le, et essayons pour cela, ensemble, d’expliquer et de comprendre cette fameuse Hagada, qui voyage de génération en génération, sans jamais perdre de son éclat.

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Ketorete – Essence et Sens de l’Encens

La Kétorète, l’un des sacrifices offerts au Beth-Hamikdache, consiste en un bouquet d’encens consumé sur le Mizbéa’h intérieur (l’autel d’or  situé à l’intérieur du Sanctuaire). Nos Sages nous enseignent qu’en attendant la construction du troisième Beth Hamikdache, qui est imminente, avec l’aide de D.ieu, nos paroles remplacent les sacrifices. Pour compenser l’absence de l’offrande de la Kétorète, nos Sages nous prescrivent de réciter quotidiennement les passages décrivant les ingrédients de la Kétorète. Le but de cet ouvrage est de révéler la beauté  de ce sacrifice, son origine, la façon dont il était offert… Découvrez le sens simple du texte et faites connaissance avec les différentes sources de la Kétorète .  Vous prendrez conscience du trésor qu’Hakadoch Baroukh Hou  nous a remis. Citant le ‘Houmach et  le Zohar, en passant par  le Midrach et la Halakha. Ce riche ouvrage vous permettra de réciter la Kétorète avec la compréhension et l’intention nécessaires et de recevoir, avec l’aide d’Hachem, tous les bienfaits et ségoulot qu’elle offre.

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Se conjuguer à tous les temps

En recherchant la définition du mot « conjuguer » dans un dictionnaire, on trouvera : « Modifier dans un ordre convenu la racine d’un verbe d’après les voix, les modes, les temps et les personnes. » Chacun d’entre nous, en tant que personne, sommes le verbe, qui peut être plus moins actif ou passif…En qualité de verbe nous agissons, nous nous modifions, en fonction de notre époque, de nos capacités, de notre entourage. Mais malgré ce changement de terminaison, notre racine reste la même. Notre racine est notre Torah. Elle a été plantée par nos pères. Lorsque nous lisons le H’oumach, chaque récit, chaque action, chaque enseignement qu’il nous apporte à travers le comportement de nos pères, est une règle de grammaire que l’on doit appliquer à sa propre personne. L’idée maîtresse étant d’offrir un outil de réflexion sur soi-même et d’élévation.

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Oushpizine – Invitation à la Kédoucha

Peu de livres abordent ce sujet, mais nous avons une chance inouïe de pouvoir inviter sous notre Souka, des invités d’honneur. Cet ouvrage, « Oushpizines, une invitation à la Kédoucha » est un petit guide qui vous accompagnera à chaque instant de la fête de Soukot. Chaque jour est dédié à l’Ouchpez correspondant, avec des louanges à son intention, son histoire liée à la fête de Soukot, une petite anecdote sur les Arbaat haminim et un passage du livre de Koheleth (L’Ecclésiaste) écrit par le roi Salomon (Chlomo Hamelekh), le plus sage de tous les hommes. Le but de cet ouvrage est de donner une nouvelle dimension spirituelle à la fête de Soukot et de contribuer à la diffusion de la Torah : « Afin que vos générations sachent que J’ai fait demeurer les Bnei Israël dans des cabanes, quand Je les ai faits sortir du pays d’Égypte, Moi, Hachem, votre D.ieu ! » (Vayikra 23 ; 42-43)

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