Oushpizine – Invitation à la Kédoucha

Peu de livres abordent ce sujet, mais nous avons une chance inouïe de pouvoir inviter sous notre Souka, des invités d’honneur. Cet ouvrage, « Oushpizines, une invitation à la Kédoucha » est un petit guide qui vous accompagnera à chaque instant de la fête de Soukot. Chaque jour est dédié à l’Ouchpez correspondant, avec des louanges à son intention, son histoire liée à la fête de Soukot, une petite anecdote sur les Arbaat haminim et un passage du livre de Koheleth (L’Ecclésiaste) écrit par le roi Salomon (Chlomo Hamelekh), le plus sage de tous les hommes. Le but de cet ouvrage est de donner une nouvelle dimension spirituelle à la fête de Soukot et de contribuer à la diffusion de la Torah : « Afin que vos générations sachent que J’ai fait demeurer les Bnei Israël dans des cabanes, quand Je les ai faits sortir du pays d’Égypte, Moi, Hachem, votre D.ieu ! » (Vayikra 23 ; 42-43)

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Les 13 attributs de miséricorde – Vayavor

La Guémara Roch Hachana 17b, nous enseigne ce qui suit : Rabbi Yo’hanane dit : « …Hachem s’enveloppa d’un Talit tel un officiant, et révéla à Moché la structure de la Téfila. IL lui dit :« Lorsque les Bneï Israël fauteront, qu’ils fassent devant Moi la Téfila de cette manière, et Je leur pardonnerai.»

Et Hachem enseigna à Moché les 13 attributs de miséricorde, comme il est dit dans Chémot 34;6 : « Et passa l’Éternel devant lui et il proclama : « Hachem ! Hachem ! D.ieu Tout-Puissant, Miséricordieux et clément, tardif à se mettre en colère, plein de bonté et de justice ; Il conserve Sa bonté jusqu’à 2000 générations ; supporte le délit, et la rébellion, et la faute et efface.»

De l’enseignement de cette Guémara nous voyons qu’Hachem conclut un accord avec Moché Rabénou qui nous assure que le fait de l’implorer en mentionnant les 13 attributs feront toujours de l’effet.

Le Rabénou Bé ‘Hayé nous enseigne qu’il faut comprendre les mots et le sens des 13 attributs. Tout celui qui les récite ainsi, ne verra jamais ses Téfilot vaines. (sauf s’il possède certaines fautes qui empêchent l’écoute de ses Téfilot)

Le Chaareï téchouva (§581;1) va même jusqu’à trancher la Halakha en disant qu’il est interdit de mentionner les 13 attributs sans ferveur.

Durant toute l’année et particulièrement au mois de Elloul et jusqu’à Yom Kippour, nous récitons les Séli’hot, dont l’élément essentiel sont les 13 attributs de miséricorde.

Ils jouent un rôle important dans notre processus de pardon et de téchouva. Cependant certains de nos Sages pensent que la Guémara citée ci-dessus ne vient pas enseigner de « dire » les 13 attributs mais de les « faire ». Ils doivent éveiller en nous la manière de se comporter avec notre prochain.

En effet il existe la Mitsva de marcher dans les voies de D.ieu comme il est écrit dans Devarim 28;9 : « וְהָלַכְתָּ בִּדְרָכָיו », ce qui signifie que nous devons adopter les mêmes attitudes que Lui, de même qu’Il est Miséricordieux, clément, tardif à se mettre en colère…c’est ainsi que nous devons être. 

Nos Sages nous enseignent que le traitement d’Hachem envers nous est calqué sur nos attitudes envers nos semblables.

Il convient de s’attacher et d’adhérer aux treize midot d’Hakadoch Baroukh Hou toute l’année, et de surcroît en période de « jours redoutables » où chacun d’entre nous sera jugé. Optons donc pour une attitude clémente et bienveillante envers nos semblables, pour bénéficier d’un jugement comparable

L’interdit bancaire

Roch Hachana approche, ce jour du jugement où les Livres de la vie et de la mort sont ouverts.  Chacun sera jugé pour l’année entière à venir, en fonction de l’année passée qui a pu être entachée de nos fautes et de nos rébellions envers Hakadoch Baroukh Hou. Que faire pour aborder ce jour si important ? Comment mériter un bon jugement ?

Essayons de répondre à travers l’histoire suivante :

David reçoit un coup de téléphone de son banquier lui annonçant que son découvert a atteint le seuil maximal. Neuf chèques lui ont déjà été refusés ; au dixième, ce sera l’interdit bancaire ! Pour terminer, il ajoute que s’il ne réglait pas ce découvert dans la semaine qui suit, il mettrait en marche la procédure.

Consterné et désemparé par ce qu’il vient d’entendre, David se demande que faire. Même s’il travaillait jour et nuit pendant une semaine, cela ne suffirait pas pour combler son découvert. David est pris de panique, et commence à regretter tous ses achats faits impulsivement et sans réflexion. Il regrette, pleure et avoue sa culpabilité en expliquant tout cela à son banquier. Mais ce dernier reste impassible ; cela ne le touche absolument pas.

Heureusement pour nous, notre compte en banque de Mitsvot n’est pas administré par un tel banquier !

En effet, en cette fin d’année, notre compte bancaire « Mitsva » peut être provisionné ou à découvert. Notre banquier, Hakadoch Baroukh Hou, sera prêt à nous écouter, à entendre nos pleurs, nos regrets et nos explications, mais aussi et surtout, nos engagements pour l’année à venir.

Tel est le pouvoir des séli’hot, qui constituent un rendez-vous quotidien avec le « Directeur » de la « banque de l’âme ».

Chaque jour, depuis le mois d’Elloul jusqu’à la veille de Yom kippour, nous avons l’opportunité de nous entretenir avec le Grand Patron.  Regrettons, pleurons et avouons, pour espérer voir notre « débit » s’effacer. Pourquoi pas même voir notre compte réapprovisionné si nous revenons vers Hachem par amour ?

En effet, la Guémara (Yoma 86b) nous enseigne que par le mérite de la Téchouva MiYira (repentir par crainte), les fautes volontaires (Zédonot) sont transformées en fautes involontaires (Chegagot). Par contre, si l’homme se repent par amour (Téchouva MéAhava), les fautes volontaires (Zédonot) sont transformées en Mitsvot. Aussi, en cette période de séli’hot, levons-nous tôt, réveillons-nous et implorons D.ieu de nous offrir la possibilité de faire une Téchouva MéAhava,  par amour, afin de multiplier nos mérites.

 Béatslakha!

Comment réduire la consommation de sel

Comment réduire la consommation de sel

A celui qui veut diminuer sa consommation de sel, il est recommandé de :

1. Ne pas ajouter de sel dans la nourriture.

2. Éviter de consommer des aliments riches en sel : bisli, chips, apéritifs en tous genres, olives, cacahuètes, biscuits, fromage ou poissons salés.

3. Consommer davantage d’aliments pauvres en sel. On peut s’habituer facilement au pain ou au fromage qui ont une faible teneur en sel. Les matsot, ainsi que les fruits et légumes en contiennent très peu.

4. Pour enlever la grande quantité de sel de la viande et des volailles, il est conseillé de les mettre à tremper dans l’eau puis de jeter cette eau avant la cuisson.

5. Si vous voulez rajouter du sel. Faites-le après la cuisson, car celle-ci élimine le goût salé mais pas l’élément chimique qu’il contient.

Le sel est une question de goût. Il est possible de s’habituer et d’accoutumer nos papilles gustatives à manger moins salé. Après avoir essayé pendant un mois de ne pas ajouter de sel, on découvrira tout à coup le goût réel des aliments. Un enfant habitué à des aliments très salés aura besoin, en grandissant, de plus en plus de sel pour en sentir le goût. Enlever la salière de la table est une excellente idée.

Conclusion: Cher lecteur, plus vous serez conscient que l’industrie alimentaire cherche à vous faire avaler le plus possible de sel pour vous rendre la nourriture plus savoureuse et afin que vous achetiez leurs produits, plus vous serez en mesure de sauver votre vie. Il est important de vérifier le taux de sodium de chaque aliment pour connaître sa teneur en sel et de se limiter à une alimentation pauvre en sel.

Je vous recommande de faire le test suivant : relevez les différences de teneur en sodium dans toutes les sortes de fromage blanc qui se trouvent dans votre épicerie habituelle. Vous serez  étonné de la somme d’informations qui sont à votre portée et que vous ne soupçonniez pas jusqu’à présent. [Par exemple, le fromage Cottage contient beaucoup plus de sel qu’un fromage blanc habituel.]

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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Réponses à vos questions

Pourquoi certains jeunent la veille de Roch Hachana ?

Ce jour-là un tiers des fautes de l’homme sont pardonnées. Le deuxième tiers est pardonné pendant les dix jours de pénitence et le troisième tiers est pardonné le jour de Yom Kippour. (Halikhot Mo’ëd)

Doit-on prendre sur nous ce jeune la veille dans la prière de Min’ha ?

Si on a l’habitude de jeuner tous les ans on n’aura pas besoin de prendre sur nous le jeune la veille dans la prière de Min’ha. De plus il ne sera pas nécessaire de jeuner jusqu’à la sortie des étoiles, mais jusqu’à Plag Hamin’ha (soit une heure et quart avant la nuit – en heures zmanioth).

Par contre si on n’a pas l’habitude de jeuner tous les ans la veille de Roch Hachana on devra le prendre sur nous la veille à Min’ha. Dans ce cas on devra jeuner jusqu’à la sortie des étoiles sauf si nous spécifions de finir le jeune plus tôt. (Halikhot mo’éde p.78)

Quels vœux sont annulés lors de Hatarat Nédarim ?

Hatarat Nédarim n’annule que les vœux qu’une personne a fait et qu’elle ne se souvient plus d’avoir fait. Par contre un vœu que l’on se rappelle n’est pas annulé par Hatarat Nédarim sauf s’il  le précis explicitement  devant trois personnes et qu’au moins une des trois connaisse les lois de Hatarat Nédarim. (Halikhote Mo’ëd p.84)

Peut-on nommer une personne pour quelle fasse Hatarat Nédarim pour nous ?

On ne peut pas nommer une personne pour quelle fasse Hatarat Nédarim pour nous, car pour annuler un ou plusieurs vœux il faut que la personne concernée se trouve devant ceux qui vont lui annuler le vœu.

Un homme peut être l’intermédiaire de sa femme pour lui annuler ses vœux, car la femme est comme son mari (ichto ke goufo). Il est quand même mieux qu’elle lefasse elle-même  si elle en a la possibilité. (Halikhot Mo’ëd  p87-88)  

Est-ce que les femmes doivent- réciter la bénédiction de Chéé’hiyanou après l’allumage des bougies de Roch Hachana ?

Bien que certaines femmes ont pris l’habitude à Roch Hachana de réciter la bénédiction de Chéé’hiyanou après l’allumage des bougies, il est préférable qu’elles ne la récitent pas et qu’elles se rendent quittes de cette bénédiction au moment du Kidouche.

Une femme qui récite Chéé’hiyanou après l’allumage ne devra pas répondre Amen à cette bénédiction dans le Kidouche, car cela est considéré comme une interruption.

Si elle a répondu et qu’elle désire boire du vin du Kidouche elle devra faire la bénédiction de Boré péri Haguéféne. (‘Hazon ‘Ovadia Yamim Noraïm p.62)  

Pourquoi disons-nous ‘Ossé Hachalom  à la place de Ossé Chalom (à la fin de la amida) pendant les dix jours de pénitence ?

 Le mot  Hachalom à la même valeur numérique que le nom d’un ange appelé Saprie-l. Cet ange est préposé à inscrire les hommes dans le livre de la vie et donc nous faisons allusion à son nom dans le mot Hachalom afin de mériter d’être nous aussi inscrits dans le livre de la vie. (‘Hazon ‘Ovadia Yamim Noraïm  p.82)

Le conflit (Deuxième partie)

A présent, qu’est-ce qui est la première cause d’éloignement dans le couple ? 

 Le conflit.

Et qu’est ce qui est la première cause de rapprochement dans le couple ?

Le conflit.

Ce paradoxe est en fait l’une des clés de la communication pour améliorer toute relation de couple. En effet, savoir gérer un conflit pour l’amener à des conclusions constructives plutôt qu’à une déchirure qui laisse des traces, est un atout que chacun se doit d’avoir dans sa main.

Un mauvais conflit peut être dévastateur, il peut nous convaincre que nous ne sommes pas avec la bonne personne, qu’elle est source de malheur, qu’elle nous pourrit l’existence ! Il peut avoir des répercussions sur nos enfants et leurs futures relations conjugales. Même après réconciliation, une dispute laisse des traces, c’est inéluctable. Tout ça, c’est sans parler de la souffrance ressentie pendant tout le temps de la dispute qui finalement n’aura servi à rien, si ce n’est de reconstruire le rapport entre nous. Mais nous aurions pu le faire sans que cela dégénère et sans cette souffrance…

« N’oubliez pas, être célibataire signifie faire des erreurs qui n’engagent que nous. Être marié, c’est faire des erreurs qui font souffrir notre conjoint ».

Tout conflit démarre par une situation,  un élément déclencheur auquel nous faisons face et qui éveille en nous un sentiment négatif (stress, colère, fatigue, frustration…).

C’est notre réaction à ce sentiment négatif qui va définir dans quel conflit, nous sommes en train de rentrer.

Retrouvez les clés précédentes sur le site  www.ovdhm.com

Rav Boukobza 054.840.79.77

aaronboukobza@gmail.com

Paracha Ki Tavo – Commencer avec les bénédictions

Le Rav Nissim Hacohen zatsal, président du tribunal rabbinique de Djerba, ne recevait pas de rétribution pour ses fonctions rabbiniques; il travaillait à la sueur de son front pour sa subsistance. En effet, il était orfèvre spécialisé dans l’or et l’Eternel le bénissait dans tout ce qu’il entreprenait. Il avait construit sa foi en D.ieu depuis son enfance. Il avait travaillé comme apprenti chez Maïmon Hacohen, un orfèvre spécialisé.

Maïmon s’engagea à payer une somme d’argent fixe à son apprenti chaque semaine. Cependant, Maïmon n’avait jamais en sa possession suffisamment d’argent, et il ne payait pas son apprenti chaque semaine comme promis. L’apprenti pensa: « Si je réclame mon salaire, je mets mon maître dans l’embarras car il n’a pas d’argent. Je n’oserais pas lui faire commettre la faute de retenir le salaire de son ouvrier qui devient effective à partir du moment où l’ouvrier réclame son dû (Baba métsia 111a)! Toutefois, si je laisse ses dettes augmenter, je ne recevrai rien. Que dois-je faire? ».

Voici la solution qu’il trouva: il prit une boite vide qu’il cacha dans un coin de l’atelier d’orfèvrerie et de temps en temps il y jeta un bout d’argent, des débris d’or, des déchets petits et négligeables, dont la disparition ne causait pas de pertes.

Deux ans plus tard, l’apprenti s’adressa à son employeur: « Quand allez-vous me payer? » Maïmon lui répondit: « Viens, nous allons faire les comptes! » L’apprenti lui rappela combien de semaines il avait travaillé et combien il s’était engagé à le rétribuer chaque semaine. Le visage de Maïmon s’assombrit, il s’écria: « Où vais-je trouver une si grande somme d’argent? »

L’apprenti se leva, se dirigea vers un recoin de l’atelier et retira une lourde boite de la montagne de déchets entassés. Il versa le contenu de la boite sur un plateau de la balance et le visage de Maïmon s’éclaira. Il plaça sur l’autre plateau des poids et il constata que la montagne de résidus dépassait largement le montant du salaire qu’il devait payer à son apprenti.

Maïmon enlaça chaleureusement son apprenti si intelligent et dit: « Que l’Eternel te bénisse, car sans cette solution, je n’aurais jamais réussi à te payer! » Cette histoire est véridique. Elle nous servira de parabole concernant la paracha de la semaine et les jours de jugement qui s’approchent.

La paracha nous rapporte les paroles de réprobations redoutables et ses concrétisations. Ce n’est pas pour rien que nos sages ont fixé de lire cette paracha avant Roch hachana. En effet, la guémara enseigne (Méguila 31b): « Le Tana, Rabbi Chimon ben Elazar, enseigne qu’Ezra décréta qu’Israël devrait lire les malédictions recensées dans le livre de Dévarim avant Roch hachana… Quelle en est la raison? Abayé enseigne: afin que l’année se termine ainsi que ses malheurs ». Explication: nous nous trouvons à la fin du mois d’Eloul, le mois de la miséricorde et des supplications, le mois pendant lequel nous entamons un examen de conscience. Ceux qui sont sincères avec eux-mêmes constateront avec amertume: Qu’avons-nous à présenter à notre Créateur? Quelle Torah et quelles mitsvot vont-elles pouvoir nous défendre? Soudain, tel un trait de lumière perçant l’obscurité, nous nous souviendrons que nous possédons notre « tirelire » de tourments. Toutes les tracasseries dont nous avons souffert pendant l’année qui vient de s’écouler, toutes nos petites inquiétudes, toutes nos peines et nos souffrances, les insultes et les infortunes, nos chagrins et nos déceptions ainsi que nos pertes d’argent; tout cela sera pris en compte! Ils seront placés sur la balance en face des accusations déposées contre nous.

Cependant, nous portons nos yeux vers les cieux et implorons: « Que l’année se termine ainsi que ses malédictions! » A partir d’aujourd’hui, Maître du monde, nous espérons ne plus avoir recours aux souffrances et aux malheurs pour équilibrer les comptes. Car nous espérons nous améliorer, ajouter des mitsvot et réduire les fautes de manière à ne pas subir de mauvais décrets mais au contraire: « Que l’année commence ainsi que ses bénédictions! »

Rav Moché Bénichou

Parachat Ki Tavo – Alors que tu avais toutes les possibilités

Dans la 6° montée est égrenée une suite de malédictions et de mauvais décrets. Le Ohr Ha’Haïm explique que le début de toutes ces grandes catastrophes est provoqué par le fait que le Clall Israel se détourne de l’ETUDE DE LA THORA! Comme il est dit: ‘Celui qui se détourne de la Thora se détourne du Créateur Lui-même!! ‘D’entre toutes les énumérations de ces malédictions un verset fait comme une coupure: « A cause du fait que tu n’as pas servi Hachem avec JOIE et BON COEUR alors que tu avais toutes les possibilités (matérielles)/Mérov Kol alors tu serviras tes ennemis dans la famine et la misère, et tu porteras sur ton cou un joug de fer etc.etc. » Dévarim 28.47.La Thora vient nous dire qu’une bonne partie des malédictions qui suivront dépendent du manque de joie dans le Service Divin! Le Zihron Yossef rapporte 2 explications.

1° D’après le Ari Zal (rapporté dans le ‘Hayé Adam 67.13) disant que de ce verset on apprend qu’un juif doit être HEUREUX dans l’application des MITSVOTS plus encore que la joie que peuvent lui procurer tous les grands plaisirs de ce monde! Plus encore que les diamants et pierres précieuses!! C’est la signification de « Rov Kol »: de tous les plaisirs. Le niveau est franchement très élevé! Et que dirons nous, nous, le commun des mortels, qui ne sommes pas encore(!) arrivés à ce niveau? Et aussi, comment comprendre la suite du verset qui fait dépendre de ce manque de joie toute une succession de malédictions terribles?!

 2° explication beaucoup plus proche de notre niveau c’est celle de Rachi et du Or HaH’aim. On parle dans le verset d’un homme qui a le « Rov Kol », c’est à dire qui a tous les moyens matériels pour servir son Créateur. Il a la belle maison, le bon salaire tous les mois, la/les voiture(s). Pourtant, il ne fait RIEN: pas de Chabbath, ni de Téphilots etc. un vrai ‘Misquen’! C’est de ce genre de personne que la Thora parle. D’après cela, la lecture de la Paracha nous sera beaucoup plus clémente : « alors que tu avais tout (Rov Kol), tu n’as pas servi ton D.ieu etc. »!!

On finira par l’explication du Maguid Michné qui nous donne une des clefs pour accéder à cette joie…: ‘ Un homme doit trouver la joie dans le service d’Hachem parce que c’est son libre choix de faire le Bon et le Vrai. Le fait qu’un homme sait que ce qu’il fait c’est le Vrai Bien ultime sur terre c’est la clef de la JOIE. Car on sait bien que toutes les choses sur terre ne sont que futilités et n’ont pas d’importance! Le fait de s’occuper des choses véritables qui sont la Thora et les Mitsvots, cela amène la joie véritable. Car en cela l’homme comprend et accomplit le but de sa venue sur terre!!’.

Une fois un homme d’âge mûr, visiblement complètement étranger à l’endroit, est arrivé dans une des synagogues de Toronto au Canada. Le Rav de la Beth Haknesseth: le Rav Yacov Kaméniétsky Zatsal s’approche de lui, et lui demande cordialement s’il cherche un Sidour ou une Téphila etc. L’homme lui répondit que non. Le Rav ayant des doutes sur la judaïcité de notre invité de passage  lui demanda directement s’il était Juif. La réponse était affirmative et pour lui en donner la preuve il lui récita par cœur le verset de notre Paracha: « Ta’hat Acher Lo Avadta Et Hachem/du fait que tu n’as pas servi ton D.ieu alors que tu avais les possibilités etc.. » (Devarim28.47)  Il continuera encore quelques versets mentionnant  les malédictions qui suivent.

La surprise fut très grande pour le Rav, et il lui demanda de quelle manière il connaissait ces versets tout à fait inhabituels pour le commun des mortels alors qu’il ne connait même pas le ‘b-a ba’ du judaïsme? Il lui répondit que durant la guerre il se trouvait à Auschwitz. Là-bas il faisait partie d’un groupe de travail qui devait amener d’un bout à l’autre du camp des sacs très lourds de ciment. Et tout ça, au pas de course! Parmi ce groupe ‘d’esclaves’ se trouvait un Juif qui à chaque moment de cette course sans fin récitait à haute voix: « Ta’hat Acher Lo Avadta Et Hachem… » (Précisément les versets de notre Paracha qui traitent des malédictions…) Le Rav lui demanda de qui il s’agissait.  Il lui répondit qu’il s’agissait de l’Admour de Klauzenbourg qui faisait partie de leur section et répétait tout le temps ces versets! C’est tout ce que je connais de notre Thora. Fin de l’anecdote.

Et c’est certainement grâce à ces versets de la Thora que le Rav de Klauzenbourg a trouvé dans ces terribles moments la force de surmonter ces épreuves. Car certainement qu’il avait DEJA compris que s’il y a colère divine c’est qu’il y a faute du Clall Israel  ! Et qu’à Auschwitz ce n’était pas le silence d’Hachem -comme certains l’on dit – mais au contraire une grande colère du Créateur contre son Peuple aimé qui s’est détourné de Lui !!

Rav David Gold 00 972.390.943.12

Parachat Ki Tavo – L’influence visuelle

« Maudit soit quiconque n’accomplira pas (YAKIM) les paroles de cette Torah-ci pour les faire… » Devarim 27;26

Les commentateurs expliquent de différentes manières le terme Yakim/accomplir, et la signification de ce verset, qui clôt les malédictions.

Une des nombreuses réponses données par nos Sages, est de traduire « Yakim » par lever.

Le Yerouchalmi (Sota 7;4 -Korban Ha Eda), explique qu’il ne s’agit pas d’une Mitsva d’ordre général, mais elle fait référence à celui qui ne lève pas « YAKIM » le Sefer Torah comme il faut. Mistva plus connue sous le nom de la Hagbaa (action de lever et de présenter la Torah à l’assemblée).

Les paroles du Yerouchalmi ont de quoi nous surprendre, surtout que d’après nos connaissances, la Hagbaa n’est pas une Mitsva de la Torah. Qui y a-t-il de si grave de « mal » faire la Hagbaa ?!

Plus encore, la Guémara (Meguila 32a) nous enseigne que celui qui fait la Hagbaa reçoit une récompense qui vaut à elle seule, celle de tous ceux qui sont montés à la Torah!

A cela le Rav Nevenstal pose deux questions :

1-En quoi et pourquoi cette Mitsva est-elle aussi importante ?

2-Si selon le Yerouchalmi, ce verset se rapporte à la Hagbaa et non pas à l’accomplissement des Mitsvot, alors comment comprendre la fin du verset « …pour les faire ». C’est à dire comment relier l’action de la Hagbaa et celui d’accomplir les Mitsvot ?

Dans un premier temps, regardons, comment cette Mitsva est présentée dans la Halakha :

Le Choul’hane Aroukh (134§2) écrit que celui qui fait la Hagbaa doit exposer les lettres du Séfer Torah à l’assemblée…car c’est une grande Mitsva pour les hommes comme pour les femmes de regarder les lettres du Séfer Torah à ce moment-là.

Le Michna Broura (ibid.) rapporte qu’en effet d’après les Mékoubalim (Ari Zal) lorsqu’une personne regarde les lettres à ce moment-là, un grand flux de lumière se déverse sur cette personne. Il semble d’après cela, qu’un des buts de la Hagbaa est de propager de la Kédoucha à l’assemblée qui la captera à la vue des lettres du Sefer Torah.

Par nature, et notre génération le sait mieux que n’importe qui, l’homme est plus influencé par ce qu’il voit, que par tout autre moyen de communication. Il y a certes le poids des mots, mais il y a le choc des photos. Une image vaut mille mots, et cela tous les plus grands publicitaires le savent et l’utilisent sans limite pour influencer la société.

L’acte de la Hagbaa lorsqu’il est bien fait, va révéler aux fidèles une notion de respect, de gloire, de splendeur envers la Torah. Elle est portée, levée, présentée… comme Hamavdil et uniquement pour comprendre : lorsqu’un joueur de foot soulève le trophée, les supporters captent toute la splendeur de la victoire, de l’équipe, du joueur…

Mais si cette Hagbaa, est mal faite, ou faite d’une façon rapide et bafouée, la Torah risque d’être dépréciée aux yeux de ceux qui auront vu cette scène, que D.ieu préserve.

Le Rav explique que même si nous connaissons l’importance de la Torah et que nous la respectons, que nous écoutons les paroles de nos sages, que nous voulons enraciner dans nos cœurs et nos esprits. La vision d’une telle scène aura plus d’influence sur nos actes que sur nos connaissances.

Le phénomène de l’influence déterminante de la vision sur notre comportement est vaste et profond. Il concerne chacun d’entre nous. Afin de nous convaincre que nul n’est écarté de ce phénomène, nous allons rapporter quelques exemples.

Dans la Paracha Ki tissa, l’épisode de la faute du veau d’or met en relief ce phénomène. Il est écrit : «  ce fut quand il approcha du camp et vit le veau, que la colère de Moché s’enflamma, il jeta les tables de ses mains et les brisa au pied de la montagne. » (Chémot 32 ;19).  Bien qu’Hachem informa Moché que le peuple est en train de fauter par le biais du veau d’or, Moché ne brisera les tables qu’après avoir vu le peuple danser autour de l’idole.

Sur cet épisode de nombreux commentateurs posent la question suivante :

Moché avait pourtant déjà entendu de la bouche d’Hachem, que les Bneï Israël fautaient !?

Quelle nouveauté ou surprise y avait-il pour lui, en les voyants ?

L’Alchikh rajoute : pourquoi Moché n’a-t-il brisé lorsqu’il apprit ça de la bouche d’Hachem ?!

Certes il le savait, mais maintenant il le voyait. Et l’ouïe ne laisse pas une impression aussi forte que la vue ! Nous dit la Mekhilta (Parachat Yitro).

Même pour  un homme tel que Moché Rabénou, le plus grand de tous les prophètes, on remarque qu’il y a tout de même une différence entre l’annonce d’un événement et sa vision. Car ce n’est qu’après avoir vu les bneï Israël fauter qu’il les brisa.

C’est ce que vient nous enseigner la Mitsva de la Hagbaa, connaissant la nature de l’homme, la Torah comprend que l’homme ne respectera la Torah que si Elle est levée à une hauteur respectable et de façon honorable. Si la Torah s’est montrée très sévère sur cet acte « Maudit soit quiconque n’accomplira pas … », c’est parce que cet acte d’apparence extérieur à le pouvoir de renforcer ou affaiblir l’homme dans son Avodat Hachem/service Divin.

On peut ainsi déjà répondre à la question posée plus haut, comment comprendre la fin du verset « …pour les faire ». C’est parce que le Yakim, la Hagbaa, la vision de cette « présentation » de la Torah aura une influence directe sur notre conduite.  Cette influence visuelle nous mènera à l’accomplissement, pour les faire.

Revenons à cette interrogation : Pourquoi Moché n’a-t-il brisé les Louhot lorsqu’il apprit la faute des bneï Israël de la bouche d’Hachem ?!

Le Rav Moché Feinstein Zatsal, y répond lors d’une question de halakha: « est-il possible de s’aquitter de la mitsva de bikour ‘holim (visite aux malades) par téléphone ? ». Il rapporta aussi cet épisode afin de prouver l’impact de la vue.et rajoute aussi, que Moché n’a pas brisé les Lou’hot au moment où Hachem lui appris la terrible nouvelle, car Moché compris qu’il y aurait beaucoup plus d’impact à la vision de cet acte, que s’il l’avait fait seul en haut du Har Sinaï. Encore une fois la Torah souligne l’impact de l’influence visuelle.

Mais le Alchikh Akadoch répond autrement à sa question. Il explique qu’en descendant Moché entendit les Bneï Israël chantants, il sentait les Bneï Israël en délire… il pensait que tous ces actes auraient peut-être une réparation, il avait un espoir de téchouva pour les Bneï Israël, qui se seraient éventuellement repentis à la vue des Lou’hot. Mais rien de tout ça, ils continuèrent à chanter et danser autour du veau d’or. C’est à la vue de cela que Moché a abandonné sa première idée, en les voyants heureux dans leur faute, il comprit qu’il n’y avait plus d’espoir.

Comment et pourquoi les Bneï Israël a la vue des Lou’hot ne se sont-ils pas repentis ? Selon tout ce qu’il a été dit plus haut, le phénomène de l’influence de la vision joue un rôle plus qu’important. Comment sont-ils restés insensibles ?!

L’ouvrage Méacher Léavinou, y répond par la parabole suivante:

Un homme avait un fils aveugle qui avait déjà consulté les plus grands médecins dans l’espoir de lui rendre la vue, mais en vain. Un jour, son fils entra dans une boutique et toucha un objet rond. Il demanda à un homme près de lui quel était cet objet. « C’est une ampoule, lui répondit-il. Elle permet d’éclairer dans l’obscurité. » Très heureux, l’enfant appela son père dans la boutique et lui annonça qu’il avait enfin trouvé un remède qui lui permettrait de voir. Un homme venait de lui expliquer qu’une ampoule éclaire dans l’obscurité. Par conséquent, il lui demanda de lui acheter une ampoule ! Triste de décevoir son fils, le père lui expliqua que l’ampoule éclaire seulement les voyants qu’une obscurité occasionnelle empêche de voir. Mais celui dont les yeux ne peuvent pas voir, cette ampoule est inutile.

On comprend mieux pourquoi les Bneï Israël n’ont pas été sensibles à la vue des lou’hot, car au même moment ils étaient dans l’euphorie de leur faute, ils étaient plongés dans la pénombre, ils étaient devenus complètement insensibles.

La vue de l’acte de la Hagbaa vient nous ouvrir notre cœur pour nous sensibiliser et influencer notre comportement vers l’accomplissement des mistvot.

On peut déduire aussi que chacun d’entre nous peut par nos actions et notre conduite influencer son prochain. En accomplissant les mitsvot avec joie et un comportement respectueux, on réalisera un kidouch Hachem qui dégagera un flux d’influence positif et donnera envie aux autres de suivre son exemple pour qu’eux aussi puissent s’é  « lever » et « les faire… »

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

Parachat Ki Tétsé – Le retour des égarés

« Tu verras le bovin de ton frère, ou son mouton égaré, et tu ne te détourneras pas d’eux ; rapporter, tu les rapporteras à ton frère. »  Dévarim (22 ; 1)

Le Rambam écrit (Sefer Hamitsvot, Mitsva 269) : « Il nous est interdit de nous détourner d’un objet perdu, au contraire, nous devons le prendre et le ramener à son propriétaire, ainsi qu’il est dit (Dévarim 22 ; 3): « Tu n’as pas le droit de t’abstenir… »

Le Sifri nous enseigne que tout celui qui ne le ramène pas, enfreint à la fois un commandement positif et un négatif. Positif, parce qu’il doit ramener l’objet perdu et qu’il ne le fait pas ; négatif, parce qu’il lui est interdit de se détourner de cet objet, de faire comme s’il ne l’avait pas vu, et qu’il le fait malgré tout.

Nos Sages s’étonnent de la rigueur de la Torah au sujet d’une perte financière que subirait notre prochain dans un tel cas. En effet, s’il a perdu quelque chose, c’est à cause de sa négligence, s’il l’avait mieux gardé, cela ne serait pas arrivé. Or cette négligence va entraîner que celui qui trouvera sa bête sera obligé par la Torah de s’en occuper. C’est-à-dire de prendre sur son temps, de s’occuper de la bête, de la nourrir… jusqu’à retrouver son propriétaire afin de la lui remettre.

Ils élaborent un raisonnement « a fortiori » afin de résoudre cette question. Si la Torah est tellement rigoureuse en ce qui concerne la perte financière de mon prochain due à une négligence, à fortiori l’est-elle en ce qui concerne sa perte spirituelle. Ainsi a fortiori doit-on nous occuper de notre prochain non pratiquant ou non croyant, qui a perdu son lien à la Torah. Quel que soit le milieu d’où il vienne, il se retrouve à présent coupé de La Source, « empêché » de s’intéresser ou de se rapprocher des merveilles de la Torah.

Le Rambam appelle ces Juifs égarés : « Tinok Chénichba », un enfant qui a été capturé, arraché à sa famille, et élevé par ses ravisseurs dans un esprit étranger à celui de la Torah, il faute donc par ignorance. Il existe un autre type de Juifs égarés, celui qui a reçu une éducation Juive convenable, mais qui s’est laissé prendre aux mailles du filet de la tentation du monde extérieur, sa faiblesse l’a donc peu à peu éloigné de la Torah.

Quelle que soit l’histoire de notre prochain, il incombe à chacun de nous de ne pas nous « détourner » de sa perte spirituelle, et de lui « rapporter » ce qu’il a perdu. Il existe malheureusement dans toutes les familles ou entourages proches, une personne qui s’est égarée, la perte peut être plus ou moins grande, mais dans tous les cas, même pour une perte minime, nous avons l’obligation de nous en soucier et de lui rapporter ce qu’il a perdu. La Torah nous dit : bovin ou mouton, (c’est-à-dire grande ou petite perte), tu devras le ramener à son propriétaire.

Il nous semble parfois à tort que le combat est perdu d’avance, que nos paroles seront vaines et ne feront que maintenir voire renforcer les positions de ce pauvre Juif égaré. Alors on n’essaie même pas, et on se contente de nos mérites personnels : notre Chabbat, notre cacherout, nos enfants… On avance tout seul et on laisse l’autre sur le bas côté, détruire sa vie et son Monde Futur.

Essayons de mieux comprendre ce processus grâce au récit suivant :

Comme cela arrive de temps à autre, la ville Plonit, une nuit d’hiver, se trouva totalement privée d’électricité à cause de violents orages. D’habitude après quelques minutes, le courant est rétabli, et les habitants retrouvent la lumière, mais ce soir-là, après une heure, deux heures… toujours rien.

Pourtant les équipes de secours travaillaient dur, et après avoir effectué toutes les vérifications d’usage, elles n’avaient toujours pas compris d’où provenait la panne.

Les ouvriers montèrent alors dans la grande salle de contrôle, où se trouvait le chef de la sécurité du secteur, et à la grande surprise de tous, ils le virent avec un livre à la main, et une lampe posée sur le front, en train de lire tout tranquillement. L’un d’entre eux lui demanda s’il était au courant que toute la ville était sans lumière, et que depuis deux heures tous attendaient qu’il relève les fusibles ! Il leur répondit d’un air nonchalant que ce n’était pas un drame puisque lui avait de la lumière.

Ce n’est pas parce que nous faisons pénétrer la Chékhina dans nos maisons, grâce à nos efforts personnels, et que la Présence Divine, la lumière céleste, inondent nos foyers, qu’il ne faut pas se préoccuper de ceux qui demeurent dans le noir complet : le chaos spirituel. Nous pouvons, comme le montre notre exemple, essayer de relever les fusibles afin de partager notre lumière.

Cependant, de même que pour une vache perdue, nous devons respecter certaines lois afin de la rendre en bon état, de même il faudra ramener la spiritualité perdue sans casse ni fracas.

C’est-à-dire qu’il faudra déployer nombre d’efforts pour faire aboutir notre démarche, mais avec l’art et la manière ! En effet, lorsque l’on se trouve dans une pièce totalement obscure, on ne peut pas tout d’un coup sortir en plein jour par un soleil éblouissant, car alors, notre première réaction serait de fermer les yeux. Redonner une vie spirituelle, raviver cet éclat que tout Juif recèle en lui, doit se faire progressivement.

Si nous le bousculons, si nous voulons le réveiller en ouvrant d’un coup les volets, sa réaction sera de se cacher sous la couverture et nous n’aurons rien gagné.

Pour lui rendre ce qu’il a perdu, nous allons devoir entrer en connexion avec son cœur, qui est la source de tous nos faits et gestes, comme nous l’explique Rabenou Mi Bartenora (Avot 2 ; 9).

Or voici à quels types de réponses nous nous trouvons le plus souvent confrontés dans ce genre de contexte : « Moi je suis un Juif dans le cœur, pas besoin de tout ça.. ».

Ce à quoi nous pouvons lui répondre que la pensée ne suffit pas. Nous avons des enfants et nous les aimons de tout notre cœur, mais si nous ne nous en tenions qu’à cela, nos enfants risqueraient de manquer de tout. Nous les aimons avec le cœur mais nous agissons pour leur bien, c’est-à-dire que nous les nourrissons, les habillons, les consolons et les grondons, chaque fois que c’est nécessaire et par amour.

Et bien pour Hachem, c’est la même chose. Nous L’aimons avec le cœur, nous Lui sommes reconnaissants de tout ce qu’Il nous offre à chaque instant, pourtant cela ne suffit pas : Pour aimer, il faut passer à l’acte, DONNER, sinon l’amour s’étiole… Mais alors c’est quoi être Juif ? Une nationalité ? Une religion parmi d’autres ? Non, c’est avoir reçu l’héritage Divin, le préserver, et le considérer comme le plus précieux des trésors.

On voit par exemple que Hachem a « endurci le cœur de pharaon », ce qui l’empêcha de raisonner.

De là nous comprenons qu’il faut, pour atteindre le cœur de l’autre et le mettre en action, l’attendrir. Un homme sensible, c’est un homme qui pourra agir vers le bien.Il n’y a pas un Juif au monde qui puisse dire qu’il ne croit pas en D.ieu sans qu’il soit en train de se mentir à lui-même.

Qu’Hachem n’ait pas à nous faire subir de dures épreuves, mais que lorsqu’elles surviennent, si elles surviennent, et que la main de l’Homme devient faible et inefficace, notre cœur cherche l’issue. Et la seule porte qui puisse encore s’ouvrir lorsque toutes les autres sont fermées à double tour, est celle qui conduit vers notre Père qui règne dans les Cieux, Qui nous ouvrira tout grands « Ses Bras », après que nous ayons versé des larmes de repentir.

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

Paracha Choftim – VALEUREUSEMENT BELLE

« Si tu remarques au sein des captifs une belle femme » (21-11)

La paracha commence avec la loi sur « la belle femme », et nous allons consacrer notre propos à « la femme

valeureuse ». Sachant que « la beauté physique est mensongère » et seulement « la femme qui craint D. sera digne de louange » et sa beauté transparaîtra véritablement. Sachant que l’apparence extérieure, le contenant, n’est pas le plus important dans la vie mais bien le contenu, c’est-à-dire la personnalité et le caractère d’une personne, son être intérieur.

Quel est le secret de la femme valeureuse ? Dans le poème qui lui est dédié (Échet ‘Hayil), sont énumérées les caractéristiques de la femme valeureuse, même si certaines de ces caractéristiques ne sont pas si appliquées de nos jours : « Ses mains saisissent le rouet » pour tisser des fils, « Elle se brode des tapis », « Elle confectionne des tissus qu’elle vend ». Quelle est la base de son caractère, qui est-elle vraiment ?

Il semblerait que la réponse à ces questions se trouve dans le midrache (yalkout chimoni à la fin de Michlé). La réponse nous est fournie par allusion. Le midrache précise que le poème « Echet ‘hayil » est rédigé suivant l’ordre alphabétique et affirme : « De la même façon que D. a donné la Torah à Israël avec vingt-deux lettres, Il loue les femmes justes avec les vingt-deux lettres ».

Ceci signifie que les filles d’Israël sont éduquées afin de devenir des femmes valeureuses dont le fonctionnement sera comme une Torah entière ! Quelle responsabilité !

Superviser le bon fonctionnement de la maison, être une femme de maison, une mère de famille, une éducatrice exemplaires avec un cœur en or : « Elle ouvre sa main au pauvre et tend le bras au nécessiteux ». Elle sait être économe, elle éduque ses enfants dans la voie de la Torah selon la tradition de nos patriarches, et elle les éduque à bien se comporter envers leurs prochains : « Elle parle avec sagesse, et des leçons empreintes de bonté sont sur ses lèvres. Elle dirige avec vigilance la marche de sa maison, et jamais ne mange le pain de l’oisiveté ».

Un enseignement supplémentaire découle du poème « Echet ‘hayil ». La guémara (Brakhot 4b) rapporte que le psaume « Téhila lédavid » est dit trois fois par jour en raison du verset : « Tu ouvres ta main et rassasies tout vivant à volonté » qui décrit l’abondance que le Créateur nous envoie, et qu’il est rédigé selon l’ordre alphabétique. Le gaon Hamabit zatsal (Beit Alkim, chaar hatefila 15) commente qu’un poème rédigé selon l’ordre alphabétique nous enseigne que les louanges contenues dans le poème ne sont pas accidentelles. L’ordre alphabétique désigne l’ordre et le règlement. Et de ce poème nous devons comprendre que le Créateur n’envoie pas une abondance de bénédictions à la création mais Sa bonté est la base de toute la création et son fonctionnement, comme il est écrit « Un monde de bonté sera créé » (Psaumes 89-3), « Tes bienfaits rempliront la terre » (Psaumes 119-64).

C’est le même enseignement qui découle du poème « Echet ‘hayil », qui est rédigé selon l’ordre alphabétique. Les bonnes actions de la femme valeureuse, sa participation aux responsabilités de la maison et sa bonté ne sont pas accidentelles, c’est un système de valeurs élaboré et continu !

Quel est le secret de la force de la femme valeureuse ? Le poème décrit avec précision toutes ses actions mais soudain un verset nous parle de son mari et cela au verset concernant la lettre « Noune » qui en Hébreu se rapporte au mot néfila (chute). Ceci nous enseigne qu’elle ne faillit pas à sa tâche car son mari lui donne des forces, l’encourage, la soutient et lui accorde son aide !

L’assemblée d’Israël est associée à une femme et D. à son mari (Ochéa 2-18). Tout le poème de Chir hachirim est basé sur cette allusion. Car il n’y a qu’avec l’aide du Ciel que nous ne chutons pas. Avant les « Jours Redoutables » (de Roch hachana à Kippour) qui approchent, nous prions le Créateur afin qu’il nous accorde Ses bienfaits et surtout qu’il nous soutienne !

Le jugement de D. suit le principe de la réciprocité : celui qui a pitié des autres, le Ciel a pitié de lui ; celui qui pardonne aux autres, le Ciel lui pardonne ses fautes. Tout mari et père de famille se posera donc la question suivante : « Ai-je aidé mon épouse afin qu’elle réussisse à accomplir sa tâche sans faillir ? » (Extrait de Mayane Hachavoua)

Rav Moché Bénichou

Vérification des téfilines, mézouzout et de soi-même !

Certains ont l’habitude de faire vérifier leurs téfiline et mézouzot pendant le mois d’Elloul. Cependant, si les téfiline ont été écrites par un sofère de qualité, il ne sera pas nécessaire de les faire vérifier, même après plusieurs années.

Par contre, la halakha demande de faire vérifier les mézouzot au moins deux fois en sept ans.

De même qu’il est très bon de faire vérifier téfiline et mézouzot, il sera aussi recommandable, chaque nuit avant de dormir, de scruter nos actes pour s’assurer qu’ils sont agréés par Hachem.

En effet, souvent, lorsque des épreuves arrivent dans la vie, les gens demandent : « As-tu fait vérifier tes téfiline et mézouzot ? C’est sûrement à cause d’un problème dans l’écriture que cela t’arrive ». On cherche des causes extérieures sans essayer de se remettre en question. Imaginez un chauffeur qui accumule les accidents de la route. Quand on l’interroge pour savoir ce qu’il s’est passé, il répond que lui aussi ne comprend pas la cause de ses accidents. Il affirme qu’il a tout fait vérifier : les pneus, les freins, le moteur… Pour lui, ce n’est pas de sa faute, bien sûr. Jamais il ne dira que c’est lui qui conduit mal. Mais parfois, c’est la conduite qu’il faut vérifier… Ainsi en est-il pour nous : nous vérifions téfiline et mézouzot, mais il ne faut pas oublier de vérifier notre cœur et d’examiner nos actes.

Le conflit (première partie)

Jusqu’à présent vous avez appris comment améliorer une relation afin de vivre plus en harmonie, et en complicité avec votre épouse.

Voyons maintenant ensemble comment gérer un conflit pour éviter un désastre et des souffrances inutiles !

Le conflit:

Quel est le véritable défi journalier du couple pour être épanoui au jour le jour ?

La priorité et le défi au sein même du couple est très clair, préserver le Shalom. Comme nous le savons, la capacité d’évoluer, la brakha, ne peut résider que dans un ustensile spirituel appelé le Shalom. Si cet ustensile est brisé, la brakha n’a pas où résider et laisse donc place à la colère, la rancœur, l’intolérance et l’incompréhension de l’autre.

Pour réaliser ce défi, je vous donne ici un conseil qui semble indispensable.

Ne faites jamais de critique sur votre conjoint. S’il vous a fait vivre quelque chose de désagréable, ou qu’il vous a fait quelque chose que vous n’aimez pas. Ne le critiquez sous aucun prétexte, à la place dites-lui ce que vous ressentez. Ne dites rien sur lui, concentrez-vous sur votre propre mal-être et avec des mots adéquats, partagez-lui.

Sachez cependant que dans le cas où votre conjoint vous reproche quelque chose et vous l’exprime par des critiques, vos sentiments seront acceptés, si et seulement si, vous avez compris auparavant ce qu’il ressent et pourquoi il vous reproche quelque chose. Exemple : « Même quand tu es/je suis à la maison, tu as l’air absent(e) ! » Lui répondre « Excuse-moi, mais la manière dont tu me parles me fait de la peine… ». Il ne faut surtout pas répondre de manière plus maladroite et vulgaire « oh, tu me soule ! » C’est impensable !! Si votre conjoint partage avec vous ses sentiments, même si cela est fait de manière maladroite, votre rôle à vous est de le comprendre, pas de rediriger la caméra sur vous. 

La critique est la source de toute destruction dans les relations humaines personne n’aime entendre une critique, et personne n’en tire des forces. Si vous voulez vraiment que votre conjoint change de comportement, partager vos sentiments, cela marche et construit la relation.

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Rav Boukobza 054.840.79.77

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Parachat Ki Tétsé – 40 minutes de prière

Quand le mois d’Elloul est à nos portes, c’est le moment de faire Téchouva! On vous propose de vous faire partager cette histoire vraie et édifiante d’une Téchouva et on verra la force de la prière!

Il s’agit d’un jeune israélien, Ophir, complètement non religieux, sans l’ombre d’une connaissance du judaïsme… comme malheureusement beaucoup d’autres jeunes que la société israélienne produit… Celui-ci finit son armée, part aux Indes (comme beaucoup) et à un moment donné: il a un réveil pour la Thora! Il choisit de rentrer à la Yéchiva en Erets. Son niveau est complètement nul, mais comme ses aptitudes sont très grandes, en un mois et demi (!)  il finit déjà un traité du Talmud!!

Il demandera à son Maguid Chiour de venir chez lui pour participer  au Sioum de la fin de l’étude du traité. Le Rav n’est pas vraiment enthousiasmé d’aller chez l’élève car il connait déjà bien son père qui est depuis le départ COMPLETEMENT opposé à la direction nouvelle que prend son fils! Il craint ses réactions hostiles. Ophir rassurera son Rav en lui disant qu’il n’a rien à craindre, qu’il est chez lui et que tout se passera bien!

Le soir dit, le Rav arrive à la maison et voit le père assis avec une petite kippa blanche qui recouvre une tête entièrement rasée (c’est très à la mode au pays c’est dernier temps…). Mais à côté de lui siège un homme d’allure respectable avec une belle barbe blanche, un beau chapeau ; en un mot un Juif respectueux de l’être et du paraître! Ophir fait son Sioum (clôture de l’étude) et après fait un Dvar Thora de 40 minutes(!) d’un très bon niveau!! Lui qu’il y a encore un mois et demi ne savait rien ni sur le Chabbath, ni sur la Cacherout! Incroyable! Après les chants qui ont accompagné le Sioum, voilà que le beau Juif qui était assis à côté du père, se lève, encore visiblement tout ému car des larmes coulent sur ses joues…

Il dira:’ Mes parent avaient deux fils: mon frère aîné et moi-même. Mon ainé a été envoyé à la Yéchiva: c’était un vrai génie! Seulement à la Yéchiva Guédola, petit à petit il glissa vers la porte de sortie… Jusqu’à ce qu’un jour, il vienne voir mes parents en disant qu’il a décidé de tout abandonner!! De ne plus continuer sur cette voie! C’est alors qu’il abandonne tout, quitte le toit familial sans donner de nouvelles. Ma mère lira des Téhilims tous les jours pour que mon grand frère revienne à la maison. En vain. A chaque allumage des bougies du Saint Chabat je la revois encore faire 40 minutes de prières afin que notre Yankélé revienne au bercail et fasse Téchouva!

Pendant 18 années (!!) elle priera à l’allumage, et moi et mon père lui disions d’arrêter ses prières. Cependant elle continuera jusqu’à ce qu’elle soit emportée par la maladie! Dans le testament qu’elle laissera, elle demandera à mon père de continuer de prier 40 minutes à l’allumage des bougies comme elle avait l’habitude de le faire! Mon père continua 6 ans et demi jusqu’à ce que lui aussi monte au Ciel… Ni à l’enterrement de ma mère, ni à celui de mon père, notre Yankel n’est venu… Et je me suis toujours questionné sur le sens de toutes ces prières!

Jusqu’à ce qu’hier, je reçoive un coup de fil de mon frère qui me dit que son fils fait un Sioum d’une Massekhet: ça fait plus de trente ans que je n’ai pas eu de nouvelles de mon grand frère!! A mon arrivée, je parle à mon neveu Ophir et lui demande en combien de temps il a appris cette étude, il me répond « en moins de 2 mois!! » Après qu’il ait fait cette magnifique Dracha de 40 minutes… je compris que les prières de mes parents ne sont pas passées aux oubliettes!!

Avec le temps Ophir continua à grandir dans la Torah, puis se mariera avec une fille pleine de crainte du Ciel. Et le jour de la ‘Houpa, le père est venu avec un chapeau et une veste! Et petit à petit il commença à porter la kipa, puis la barbe et aujourd’hui LUI aussi est revenu à la belle maison de la Thora et des Mitsvots… Tout cela, grâce aux téfilots des parents… comme quoi il ne faut jamais désespérer!

Rav David Gold 00 972.390.943.12

Paracha Choftim – Ne perdons pas espoir, la délivrance est proche !

« Car c’est l’Eternel, votre D., qui marche avec vous, afin de combattre pour vous » (20-4).

Il y a environ deux cent soixante ans, Rabbi ‘Hayim Aboulafia zatsal, le pionnier du renouveau de la vie juive à Tibériade, fut le président de la communauté florissante qui mérita la protection du cheikh Dahir el Amar, lequel avait renforcé ses murailles à merveille.

Les fortifications ne convenaient pas au calife de Damas, qui craignait la création d’un noyau de résistance à son pouvoir dans cette région se trouvant sous son contrôle. Ainsi, il monta à Tibériade avec sa grande armée, afin de mener une conquête contre Tibériade et détruire ses fortifications. Les juifs de Damas envoyèrent urgemment à leur Rav respecté un avertissement afin qu’il s’échappe de Tibériade avant l’attaque en compagnie de sa communauté et de leurs biens, et qu’ils se rendent à Safed où la protection leur était assurée. Mais le Rav refusa de déserter sa ville.

Le siège de Tibériade commença et les canons se mirent à tirer jour et nuit sans interruption. Les miracles de D. furent nombreux, les boulets de canon ne détruisirent aucune maison, il n’y eut aucune victime, alors que leur puissance destructrice était immense. La majorité des boulets de canon tombèrent dans le lac de Tibériade, une minorité touchèrent le sol et furent engloutis dans la terre ou bien ils explosèrent dans l’air. Pendant les tirs, Rav

‘Hayim Aboulafia tenait un bâton dans sa main portant des noms saints de D. et dirigeait les boulets de canon suivant son désir : ceux-ci tombaient dans le lac de Tibériade.

Après un siège interminable, éreintant et vain qui se termina en échec cuisant, le calife perdit tout espoir et leva le siège. Les assiégés sortirent triomphants des combats contre l’armée de Damas, ils récitèrent le Hallel et Nichmat kol ‘hay.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. L’échec poursuivit le calife, et il fut la risée de tous. Comment la puissante armée de Damas fut-elle vaincue par une petite ville isolée assiégée ? Le calife se devait de rétablir sa réputation et il jura d’attaquer Tibériade et de ne rentrer chez lui qu’après l’avoir entièrement détruite. Une fois de plus, le Rav reçut une lettre d’avertissement qui l’encourageait à fuir et à trouver refuge ailleurs, mais le Rav refusa de nouveau.

Au mois de Av, le calife de Damas partit avec sa puissante armée, et il ordonna à ses troupes placées à Acre de se joindre à lui avec tout leur équipement militaire. Il fit évacuer tous les villages aux alentours de Tibériade, il construisit des radeaux afin d’établir un siège de la ville du côté de la mer. Cette fois-ci, le siège était prévu pour une durée indéterminée, jusqu’à la défaite de Tibériade.

Dans la nuit de Chabbat, après le repas, tous les membres de la communauté se rassemblèrent dans la maison du Rav. L’ambiance était très tendue. Le fils du Rav était assis à la table et préparait la lecture de la haftara de la semaine, il chanta alors le verset suivant : « Je suis votre unique consolateur… » Le Rav entendit et déclara : « Vous avez entendu, ne vous découragez pas ! C’est la parole de D. qui vous répond. C’est D. notre unique consolateur, nous ne devons pas avoir peur des êtres mortels ! ». C’était le Chabbat qui tombait le 4 Eloul. Le dimanche 5 Eloul, le calife tomba malade. Le lundi, son état de santé empira, et le mardi 7 Eloul, il mourut. Le siège fut levé. Le peuple se réjouit grandement de cette seconde victoire miraculeuse sur Damas et le Rav loua D. pour ses miracles. Ils lurent le Hallel comme la première fois, et ils marquèrent ce jour du 7 Elloul pour les générations suivantes comme jour de souvenir accompagné d’un festin pour remercier le Créateur de les avoir sauvés de la mort.

Nous avons la promesse que nous bénéficierons de ces miracles de nos jours comme dans le passé, si nous agissons suivant cette même parole de D. que le prophète nous a transmise : « Je suis votre unique consolateur… ».

Rabbi Yits’hak de Berditchev zatsal dans son oeuvre kédouchat Lévy (Likoutim), nous explique le verset de la manière suivante : le Créateur est vivant et veut nous accorder des bienfaits illimités, et cela est notre véritable consolation ! (Extrait de l’ouvrage Mayane Hachavoua)

Rav Moché Bénichou

Le sel et l’hypertension

Il convient ici de dire quelques mots sur l’hypertension, appelée par les médecins « le meurtrier silencieux ». La  tension normale est jusqu’à 12 pour la tension systolique, et en dessous de 8 pour la tension diastolique. L’hypertension pèse énormément sur le cœur et sur les artères qui doivent résister à une très forte pression. Au bout de quelque temps, le cœur grossit puis s’affaiblit.

L’hypertension augmente le risque de commotion cérébrale, d’infarctus et de troubles rénaux. Les risques de maladies cardiaques sont encore plus élevés pour les fumeurs, les obèses, les diabétiques et ceux qui ont trop de cholestérol.

L’absence de symptômes rend l’identification de l’hypertension difficile ; le seul moyen de la dépister est de mesurer la tension régulièrement – chez les adultes, au moins une fois tous les deux ans jusqu’à l’âge de quarante ans, et au-delà, une fois tous les six mois.

L’hérédité est un facteur important qui augmente encore les risques. Si vos parents ont souffert d’hypertension, vous devez mesurer votre tension plus souvent. Si vous en souffrez, vos enfants sont aussi dans la catégorie des personnes à haut risque.

Que faire ?

Maigrir, réduire la consommation de sel, manger davantage de fruits, légumes et des produits pauvres en matières grasses. L’activité physique, contrôlée et régulière, contribue à faire baisser la tension, mais il  faut consulter un médecin avant de l’entreprendre.

A ceux qui ont tendance à l’hypertension, il est recommandé d’acheter un appareil pour contrôler la tension de manière suivie et à heures fixes, en inscrivant les résultats sur un registre. Au moment de la mesure, il est important d’être assis, les jambes tendues en avant, et non verticales ou repliées en arrière.

Sur le lien entre le sel et l’hypertension, j’ai entendu cette explication d’un naturopathe, le docteur Yossi Redner : « Notre corps est composé de 60 à 80 % d’eau. Quand il y a trop de sel, l’eau qui entre par la bouche pénètre dans la chair plutôt qu’aux endroits appropriés et exerce une pression de l’extérieur sur les vaisseaux sanguins, de sorte que le cœur a plus de mal à faire circuler le sang ».

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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La franchise (Troisième et dernière partie)

A présent, vous avez la réponse. Pourquoi ne buvez-vous pas chaque parole de votre épouse avec passion ? C’est parce que vous ne vous êtes pas ouvert l’un à l’autre ; et si vous vous êtes ouvert c’est parce que vous n’avez pas créé le terrain propice pour ne pas vous faire trahir ou attaquer.

Exemple :

« Les critiques que j’entends ici me font mal au cœur. » Dans ce cas, vous avez bien exprimé les choses. Le conjoint pourrait répondre «  Et qu’est-ce que je pourrais faire d’autre, tu n’es jamais disponible ! Toujours occupé avec les autres et jamais avec moi. » certes, vous avez bien exprimé les choses, mais vous ne l’avez pas écouté et comprise avant de faire part de vos propres sentiments, d’où sa réaction. Et vous, comment réagissez-vous à une telle réaction ? Cette réaction ne vous énerve-t-elle pas ? Ne vous sentez-vous pas trahi en entendant une telle réponse ? Vous vous êtes ouvert, vous avez dévoilé une partie cachée de vous-même, une chose importante à vos yeux et elle vous est tombée dessus avec des arguments qui hurlent « Tu ne me comprends pas ! ». C’est pour cela qu’il est si important dans une relation de comprendre l’autre avant de faire part de nos propres sentiments, pour ne pas être trahi ensuite. Pour pouvoir installer une ambiance de confiance et de considération.

-Elle dit « mon chéri, tu ne peux pas m’aider avec les enfants ? je suis fatiguée. » Nous pourrions faire l’erreur de répondre « Moi aussi, je suis crevé, j’ai travaillé/étudié toute la journée ! » Cherchez à la comprendre au lieu de trahir la confiance qu’elle a placée en vous, en dévoilant ses difficultés.

-Elle dit « Tu ne comprends rien de toute façon » Nous répondrions peut être à tort « Quoi, moi je ne comprends rien ! Et toi avec… /Ha oui, parce que toi tu comprends tout !!» rappelez-vous, elle parle de ses sentiments et elle dit que vous ne les comprenez pas. Alors que devez-vous faire ? Oui, l’écouter sincèrement et comprendre ses sentiments.

Le secret d’une bonne relation empreinte de complicité entre deux personnes réside dans le fait que l’on comprend l’autre et qu’on s’ouvre à lui. Mais partager nos sentiments et faire preuve de franchise sans comprendre l’autre peut être vexant et source de souffrance pour elle. D’où les réactions agressives auxquelles on peut être confronté. Dans ces cas la, vous devez être à l’écoute, avant de développer d’avantage vos sentiments.

Alors pourquoi ne faisons-nous pas pour notre épouse, ce que nous faisons naturellement pour autrui ?

Parce que chaque discussion avec notre conjoint, nous engage peut être à agir et changer notre comportement. Chose que nous ne sommes pas toujours prêt à faire. Arrêtez d’avoir peur, comprenez-la, ouvrez-vous, dites-lui ce qui est difficile pour vous, et assumer sa réaction vous n’en retirez que de la satisfaction et du bonheur à long terme. N’oubliez pas ! Vous devez être courageux !

Voilà, vous connaissez les quatre points indispensables à toute communication, en discutant avec votre épouse, vous en découvrirez peut-être d’autres qui sont pour vous tout aussi importants, ne les négligez pas.

Bonne chance !

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Choftim -Quel rapport entre le Backchiche et la Emouna (foi)?

Au début de notre Paracha est enseignée la Mitsva de placer des tribunaux rabbiniques afin de rendre la justice selon la Thora entre les membres de la communauté juive. Parmi les lois liées aux jugements on trouve l’interdit du ‘Cho’had’: le « Backchiche »!

Au début du Kovets Maamarim, le Rav Elhanan Wasserman Zatsal explique un principe sur ce phénomène. Mais avant cela, il pose une question fondamentale: pourquoi existe-t-il des gens incrédules concernant  l’existence d’Hachem et de la Création du Monde?  On constate d’autre part que parmi les Nations du Monde il y a eu de grands savants comme Aristote qui ne sont pas arrivés à la croyance en un D.ieu unique. Alors comment la Thora peut-elle demander à chaque Juif à partir de l’âge de 13 ans (!) de croire en D.ieu en la Thora et les Mitsvots?

Dans son développement, le Rav Wasserman explique que la Emouna(foi) en Hachem est quelque chose de très facile à appréhender et à vivre!  Il n’y a qu’à voir le monde, l’immensité de la mer (par exemple la vue splendide qu’ont les vacanciers des hauteurs de Natanya sur le littoral) ou les Alpes, pour comprendre que TOUT a été créé par la Libre Volonté d’Hachem! Et le but unique de cette création c’est qu’on Le serve au travers de la Thora et des Mitsvots – il n’existe pas d’autre justification!

Le Rav continue et demande : si c’est tellement simple alors pourquoi y a-t-il tant de gens qui ne partagent pas cet axiome évident? Il répond à partir de notre Paracha : c’est que dans toute cette création il existe un énorme Backchiche! En fait,  pour arriver à la résolution exacte d’un problème, il faut enlever les  intérêts que l’homme a de part et d’autre de la balance. Tant que l’homme n’arrive pas à se défaire des intérêts préliminaires, alors automatiquement son esprit ne sera pas libre de trancher le problème en toute sincérité!

La Guémara  Ktouvot(105:) donne l’exemple de Rabi Ychmaël qui devait juger son métayer sur une certaine affaire. Cependant, le jour du jugement, il est venu voir son maître qui était aussi son juge, avec une corbeille de fruits: en fait, le paiement de la semaine de location du champ. Seulement son habitude était de le payer toutes les veilles de Chabbath et là, son métayer a avancé le paiement au jeudi, jour du jugement. Rabi Ychmaël lui dira alors qu’il est impropre à le juger,  car d’avoir avancé le paiement hebdomadaire est assimilé à un Cho’had/pot de vin!

De là le Rav Wasserman dit que si pour un tout petit peu de pot de vin un grand Sage s’est rendu impropre à juger une affaire, alors que dira-t-on pour nos questions fondamentales?

Un homme qui n’a pas été éduqué dans la pratique de la Thora et des Mitsvots aura beaucoup de mal à accepter l’idée que son attitude  est erronée. On est trop bien installé dans la routine avec ses mauvaises habitudes qui font tinter à l’oreille :…’ Maurice, enfin tu ne vas quand même pas aller au cours du Lundi soir, le Rabin va te dire de ne pas aller au Ciné le samedi ou il te dira de changer de portable etc’… Donc de cette Mitsva du Cho’had il sort un principe imparable: c’est que l’homme n’appliquera sa jugeote que lorsqu’il aura préalablement ‘lavé’ sa tête de beaucoup de préjugés et autres intérêts! Et ce principe universel s’exerce dans de nombreux domaines de la vie : il n’y a qu’à ouvrir les yeux pour se rendre compte de l’étendue du travail à accomplir!

Rav David Gold 00 972.390.943.12

Parachat Choftim – L’élément essentiel

 « Des juges et des officiers tu te donneras dans toutes tes portes que Hachem ton Elokim te donne… » Dévarim (16 ; 18)

Le mois de Elloul est la période propice à la Téchouva.

En effet, à quelques semaines de Roch Hachana, chacun d’entre nous se doit de faire un bilan personnel sur ses actes et comportements passés, afin d’aborder la nouvelle année sur des bases meilleures. Évidement, la Téchouva se vit et s’applique au quotidien, et toute l’année ! Mais disons que Eloul est particulièrement propice, parce que nous approchons de notre Jugement.

C’est pour cela qu’il est conseillé de procéder méthodiquement, en passant en revue tous nos actes passés, et surtout, en gardant à l’esprit qu’il n’existe pas de Téchouva Grande Vitesse, car ce serait le meilleur moyen de dérailler.

Notre Paracha, qui se lit en cette période, nous offre une ligne de conduite pour mener à bien notre Téchouva. Elle s’adresse à chacun d’entre nous, du moins Tsadik au plus Tsadik, parce que la Téchouva, c’est le fait de vouloir être meilleur que ce que l’on était hier. Pour cela une introspection est nécessaire afin d’évaluer où nous en sommes. Ce qui nous permettra de gravir les échelons de l’amélioration personnelle et de bonifier notre Avodat Hachem.

Les premiers mots de notre Paracha nous procurent les consignes indispensables à la construction de notre Téchouva. En effet le verset nous dit : « Des juges et des officiers tu te donneras dans toutes tes portes que Hachem ton Elokim te donne… »

Rachi explique que les juges sont ceux qui fixent la loi et les officiers sont ceux qui la font appliquer, en employant divers moyens, voire la force si nécessaire.

Lors de notre introspection, nous devrons donc nous positionner en tant que juges et officiers pour nous-mêmes. Évidement nous ne fixons pas la loi, mais nous devons objectivement nous regarder pour estimer si nous l’appliquons comme il se doit. Discerner les bonnes actions des moins bonnes actions, et pour celui qui n’aurait que des bonnes actions, (si cela existe !), chercher à les accomplir d’une façon encore meilleure.

Pour parvenir à ce niveau de jugement de soi-même, un élément essentiel est à développer : notre « Yirat chamayim », la Crainte du Ciel. Et outre cela, savoir que plus cette crainte sera vraie et sincère, plus elle nous permettra de nous juger avec justesse et sévérité.

Si l’on sait et que l’on se rappelle régulièrement qu’il y a un regard constant sur nous, qui fait le compte de nos bonnes et mauvaises actions et détermine en fonction de cela, notre destinée, nos épreuves, notre parnassa, notre santé, notre temps de vie, notre monde futur, etc. Nous avons plus qu’intérêt à commencer à faire notre propre jugement pour avancer, et faire Téchouva avant de nous présenter à Lui.

C’est comme à l’école, au moment de la dictée, chaque faute d’orthographe fait descendre la note, le plus important est la relecture de notre copie, afin de nous assurer que l’on a appliqué toutes les règles de grammaire, avant de la remettre à l’instituteur.

Dans un second temps, après nous être jugés nous-mêmes, nous devons être des officiers pour appliquer les lois. Que cela signifie-t-il ?

Afin de mieux comprendre, prenons l’exemple suivant :

A la suite d’un nombre important d’accidents de la route, causés par des automobilistes au téléphone, le ministère des transports a décidé de promulguer une loi contre ce fléau, afin de réduire et de faire cesser le nombre d’accidents.

Une fois la loi votée, une campagne de publicité est mise en place au travers des différents médias pour en avertir la population. Quelques semaines passent, après un premier bilan, les chiffres n’ont pas bougé, et les automobilistes continuent à parler tout en conduisant.

Cette fois-ci, le ministre décide donc de sanctionner : celui qui transgressera la loi sera pénalisé d’une amende, se verra retirer des points, etc… Une nouvelle campagne est lancée, annonçant évidemment les sanctions qui seront administrées à celui qui enfreindra la loi.

Un deuxième bilan est alors effectué, et à la grande satisfaction de tous, les chiffres ont baissé, les sanctions annoncées ont eu un fort impact de dissuasion sur la conduite des automobilistes.

Encore une fois c’est donc la Yirat Chamayim qui va nous aider, nous dissuader de fauter. Si nous sommes vraiment conscients du risque que l’on encourt en n’appliquant pas les lois de Hachem, les sanctions que nous pourrons subir, dans ce monde-ci ou dans le Monde Futur, nous ne pourrons qu’être empreints de peur et notre conduite ne pourra que s’améliorer.

La Téchouva passe donc inévitablement par le développement de notre crainte de Hachem, qui nous permettra d’être juges et officiers de nos actes propres.

Revenons à présent à notre verset, qui nous explique comment ne pas faiblir et optimiser la Yirat chamayim que l’on a acquise : « Des juges et des officiers tu te donneras dans toutes tes portes que Hachem ton Elokim te donne… » (Dévarim 16 ; 18)

Quelles sont ces portes ?

Le Chla’ nous explique que ces portes sont au nombre de sept : deux yeux, deux oreilles, deux narines, une bouche.

Ce sont par ces portes que peut venir la faute, et c’est donc à ces endroits stratégiques qu’intervient la Téchouva, nous invitant à protéger nos « entrées-sorties ».

Préserver notre vue de mauvaises images, fermer nos oreilles et notre bouche au Lachone hara’…

Agir comme un officier pour nous-mêmes et établir des barrières comme trier nos lieux de sorties, nos amis… Nous rapprocher de Hakadosh Baroukh Hou en augmentant nos discussions avec Lui par la prière, nos rencontres avec la Chékhina par la fréquentation des lieux d’étude, etc…

Tels des officiers, comme dit Rachi, nous devons être capables d’employer tous les moyens. Même si les restrictions que nous nous imposons sont pénibles, ce que susurre notre Yetser Hara’, nous devons être forts, et agir comme si une gigantesque campagne publicitaire nous remémorait sans cesse les dangers de la faute, nous rappelant ce que nous avons à « perdre » et surtout à gagner en surmontant les épreuves.

Cette Téchouva doit être progressive mais constante, le but est d’avancer et non de tomber. Lorsque l’on reste trop longtemps immobile sur une échelle, on chute. Alors gravissons marche par marche, tout doucement mais sans nous arrêter.

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

Paracha Réé – Prier pour une bonne santé

« C’est l’Eternel votre D. qu’il faut suivre » (Devarim13-5)

Rabbi Bonim de Pchis’ha zatsal était aveugle. Sa vue déclina lentement mais sûrement. Alors qu’il n’était encore qu’un jeune avrekh plein d’avenir, il travaillait comme commerçant dans la ville de Dantzig afin de subvenir à ses besoins. Il prit conseil auprès des médecins qui étaient pessimistes à son sujet. Il pria et supporta sa souffrance en silence. Un jour, un Juif vint prendre conseil auprès de lui après avoir entendu parler de lui. Il raconta qu’il souffrait de douleurs oculaires intenses. Son ophtalmologue était très pessimiste. Il se rendit dans la grande ville mais fut également déçu des pronostics des médecins. Il se rendit à la capitale en vain. Il arriva à Dantzig afin de chercher une solution à sa maladie. Pendant ses recherches, il apprit qu’un commerçant souffrait de douleurs oculaires. Vu qu’ils connaissaient tous les médecins spécialisés dans ce domaine, Rabbi Bonim fut heureux de pouvoir aider et partager son expérience, il envoya cet homme chez les meilleurs médecins. Peu de temps après, le Juif revint chez lui. Il raconta qu’il était allé chez tous les médecins qu’il lui avait conseillés mais fut déçu. Son état empirait. Il a entendu que dans une des ruelles des quartiers pauvres résidait un sorcier gitan qui faisait des incantations et de la sorcellerie. Puisque les médecins ne réussissaient pas à trouver une solution, il pensait se tourner vers ce sorcier. Comme il savait que Rabbi Bonim souffrait aussi de douleurs oculaires et que les médecins n’avaient pas réussi à trouver un remède pour lui, et comme il se sentait reconnaissant envers pour ses conseils, il lui proposa de l’accompagner chez ce sorcier gitan…

Rabbi Bonim lui répondit : la Torah nous ordonne de nous soucier de notre santé. Ce souci nous oblige à nous rendre chez les meilleurs médecins. Si vous étiez venu me dire que les médecins de Dantzig n’ont pas trouvé de remède à vos douleurs, je vous aurais envoyer consulter des médecins plus spécialisés de Königsberg ou Berlin, dans le cadre de notre obligation de nous efforcer à trouver une solution à nos maux, joint à l’obligation de prier pour une bonne santé, afin que D. nous accorde son aide et nous sauve.

Mais si vous ne croyez plus dans le pouvoir de la médecine pour vous soigner et que vous voulez vous tourner vers des moyens spirituels, pourquoi essayez-vous de m’emmener avec vous chez un sorcier ? Je vous propose que nous nous rendions ensemble chez le Maguid de Koznitch ! Pourquoi se tourner vers des forces maléfiques s’il est possible d’utiliser des forces de sainteté ?!

Dans notre paracha est écrit un avertissement : ne pas aller chez les prophètes idolâtres, qui ne valent rien, « il faut se tourner vers D. et aller avec lui », il faut suivre les vrais prophètes, selon le commentaire du Ramban, « et seulement à lui nous poserons nos questions ! »

Il nous faut clarifier le fait que ceux qui utilisent les forces cachées, peuvent parfois apporter des informations inconnues et des secrets, et prévoir le futur avec précision. Mais ceci n’a aucune signification. Ceci ne prouve rien sur la vertu d’une personne ni sur son niveau spirituel. C’est peut-être un talent parmi tant d’autres, comme le talent de chanter ou de dessiner. Seule la prophétie Divine est véritable et si la prophétie ne se réalise pas, le faux prophète est condamné à mourir.

Que la personne n’en vienne pas à se dire : Qu’est-ce que cela peut bien faire si ma solution provient des forces maléfiques, d’un simple talent ou des forces de sainteté ? Tous les moyens sont bons, et le plus important est de trouver le remède à mon problème. Ceci est une erreur fatale ! La personne doit se souvenir que tout vient de D. et que nous avons besoin de Son aide pour avancer dans notre vie. Seul celui qui prend conseil auprès des sages mérite la délivrance et la réussite ! (Extrait de l’ouvrage Mayane Hachavoua)

Rav Moché Bénichou

Elloul la grande évasion

Le mois d’Elloul est la période propice à la Téchouva. En effet, à quelques semaines de Roch Hachana, chacun d’entre nous se doit de faire un bilan personnel sur ses actes et comportements passés, afin d’aborder la nouvelle année sur de meilleures bases. Certes, la Téchouva se vit et s’applique au quotidien, toute l’année ! Mais Elloul est particulièrement propice, parce que nous approchons du jour de notre Jugement, Roch Hachana.

C’est pour cela qu’il est conseillé de procéder méthodiquement, en passant en revue tous nos actes passés. Gardons à l’esprit qu’il n’existe pas de « Téchouva Grande Vitesse » ; ce serait le meilleur moyen de dérailler. En cette période plus propice pour examiner sa conduite, on consacrera plus de temps et d’attention dans l’étude de la Torah, dans l’accomplissement des Mitsvot et dans le perfectionnement de nos traits de caractère. En quoi est-il plus propice ? Le Rav Pinkus nous l’expliquons à travers la parabole suivante :

Une famille déménagea dans une autre ville en quête d’un nouvel environnement, meilleur et plus saint. Bien entendu, ils font appel à une entreprise de déménagement qui prendra en charge l’opération avec son camion muni d’un élévateur. Après avoir fixé la date, l’entreprise demanda à la famille que tous les cartons soient prêts à cette date. La famille se mit donc à la tâche, et tria et emballa ses affaires, carton après carton. Il fallait préparer un maximum de cartons et démonter les meubles, car tout objet qui ne serait pas emporté le jour du déménagement par le camion devrait être pris ensuite sans aucune aide, au prix d’innombrables allers-retours.

Hakadoch Baroukh Hou nous offre une « entreprise de déménagement » pour partir vers un nouvel environnement, meilleur et plus saint. Les déménageurs nous aideront à nous déplacer et à nous élever. À nous d’être prêts, car une fois les déménageurs partis, tout sera beaucoup plus difficile…

Dans le livre de Amos (3;8), nous lisons le verset suivant : « Le lion rugit, qui n’aurait pas peur ?/ אַרְיֵה שָׁאָג מִי לֹא יִירָא  ».

Le mot hébreu lion-אַרְיֵה forme les initiales de א֒לול /Elloul, ר֒אש-השנה /Roch Hachana,י֒ום כיפורYom Kippour, et ה֒ושענה רבא/Hochaâna Raba. Le verset demande donc : le lion (Elloul, Roch Hachana…) rugit, qui n’aurait pas peur !? De quel peur s’agit-il ? On peut comprendre que Roch Hachana éveille la crainte, car c’est le jour du jugement ; Yom Kippour aussi, car c’est la fin du jugement, ainsi que Hochaâna Raba qui est la signature finale du jugement. Mais en ce qui concerne Elloul, pourquoi avoir peur ?  N’est il pas le mois de la clémence et de la miséricorde ?

Il faut savoir que ces jours-là, y compris tout le mois d’Elloul, sont des jours à double tranchant. En effet, comme ce sont des jours propices à la Téchouva et qu’une voie nous est ouverte pour progresser et fuir nos fautes, si nous restons inactifs, l’accusation contre nous sera plus forte.

Ainsi l’explique Rabénou Yona dans son œuvre « Chaareï Téchouva » : « L’un des bienfaits qu’a accordé Hachem à Ses créatures est celui de leur avoir préparé une voie leur permettant de s’élever au-dessus de l’abime de leurs actes et de fuir le piège de leurs fautes, un chemin par lequel se préserver de la destruction et détourner de soi la colère divine… » Cette voie est celle de la Téchouva comme il est dit (Jérémie 3;22), « revenez enfants rebelles, Je guérirai vos égarements ». Rabénou Yona poursuit en affirmant que le châtiment du fauteur qui tarde à se repentir s’alourdit chaque jour. En effet, puisque que le fauteur est conscient d’être l’objet de la colère de D.ieu et connaît une voie de refuge, mais persiste dans son mauvais comportement, il montre qu’il ne craint pas la colère divine ! C’est pour cette raison que son cas s’aggrave de jour en jour.

Pour exprimer cela, il rapporte cette parabole extraite du Midrach (Kohélet Rabba 7;15) : une bande de malfaiteurs emprisonnés dans les prisons du roi décidèrent de s’échapper en creusant un tunnel depuis leur cellule. Le grand jour arriva, et tous prirent la fuite par ce souterrain, sauf un qui décida de rester tranquillement dans sa cellule.

Le lendemain matin, le geôlier découvrit le tunnel et la fuite des détenus. Lorsqu’il vit le prisonnier seul dans la cellule, il se mit à le battre en lui criant : « Sot que tu es ! Le tunnel est devant toi, pourquoi ne t’es-tu pas enfui ? » D.ieu nous préserve de penser qu’on encourage les prisonnier à s’évader… Mais une question se pose tout de même : en ne s’évadant pas, ce brave homme désirait ne pas causer de tort au roi, aussi c’est une récompense qu’il aurait du recevoir plutôt que des coups !

Au contraire ! En restant dans sa cellule, il a montré que le châtiment royal n’était pas si terrible que cela et qu’il préférait rester dans sa cellule…

Ainsi en est-il pour quiconque ne se repent pas, qui n’emprunte pas le tunnel creusé par Hakadoch Baroukh Hou Lui-même ! Car Hachem désire notre retour comme nous le disons dans les séli’hot : « Car Ta main droite est tendue pour recevoir les repentis -כִּי יְמִינְךָ פְּשׁוּטָה לְקַבֵּל שָׁבִים». Ne pas faire Téchouva est donc une preuve de mépris envers le cadeau du Tout-Puissant !

Nous comprenons mieux à présent pourquoi il faut trembler en ces jours « redoutables » : durant 40 jours, le tunnel ouvrant vers la voie de la vie est devant nous, gardons-nous de nous endormir !

La Téchouva est un élixir de vie offert par D.ieu Lui-même, et pas un effort ingrat imposé par les rabbins. La Téchouva nous offre la vie ; pourquoi se la refuser ?

Lorsqu’un médecin nous prescrit un médicament, il prend en compte notre âge, notre poids, nos allergies et notre état de santé. Au moment d’avaler le cachet, nous avons entièrement confiance en notre médecin, car nous savons pertinemment que grâce à ses études et sa sagesse, son choix est le bon. Si nous pouvons faire confiance à un être humain pour avaler des cachets, nous pouvons de toute évidence faire confiance au Maître du monde !

 Béatslakha!

Réponses à vos questions

Est-ce une obligation de réciter 100 bénédictions par jour ?

Le Choul’hane ‘Aroukh écrit « un homme a l’obligation de réciter chaque jour au moins cent bénédictions ».

La raison de cette obligation est qu’à l’époque du Roi David mouraient tous les jours cent hommes du peuple juif pour cela le roi David instaura de réciter cent bénédictions par jour.

Pendant la semaine on peut arriver facilement à cent bénédictions même plus (le michna broura rapporte que l’on en récite 118). Par contre le Chabat les jours de Yom Tov il nous manque à peu près treize bénédictions. C’est pour cela qu’on les complétera en mangeant des fruits et en sentant des plantes aromatiques. Si on n’a pas de fruits ou de plantes aromatiques, on pourra a posteriori (bédiavade) compléter le nombre de bénédictions en pensant se rendre quitte en écoutant les bénédictions de la Torah et de la Haftara. ( Choul’hane ‘Aroukh Ora’h Haim Simane 46 seif 3 Michna Broura note 14)

À quel moment peut-on réciter les Selihot ?   

On pourra commencer à réciter les Selihot  après Hatsot Layla (moitié de la nuit) et pas avant, car ce n’est qu’après Hatsot qu’Hachem se lève de Sa Chaise de juge pour s’asseoir sur Sa chaise de miséricorde. Le Choul’hane ‘Aroukh rapporte qu’on a l’habitude de se lever avant l’aube depuis Roch ‘Hodech Eloul (non compris) pour réciter les Selihot. Si on n’a pas pu les réciter ni le soir après Hatsot ni le matin avant l’aube on pourra les réciter toute la journée jusqu’à la sortie des étoiles.

Une personne vivant par exemple en France peut-elle se baser sur l’heure de Hatsot d’Israël (qui est plus tôt) pour réciter les Selihot ?

A priori une personne habitant en dehors d’Israël ne pourra dire les Selihot qu’après Hatsot qui correspond à l’ endroit où elle se trouve. Cependant certains décisionnaires permettent de s’accorder avec l’heure de Hatsot d’Israël. C’est pour cela qu’une personne qui habite en France et qui entend les Selihot qui sont retransmises en direct d’Israël via la radio ou par vidéo-conférence pourra s’en associer et répondre à tous les Vayaavor et les Kadich.

Quelle est la bénédiction du Bamba ?

C’est une grande discussion entre le Yalkout Yossef et le Halakha Broura. Le Yalkout Yossef tranche que la bénédiction sur le Bamba est Bore Peri Haadama, car la forme du Bamba est faite à base d’un grain de maïs qui ne peut être consommer qu’après être chauffé à forte température jusqu’à qu’il explose. Le Halakha Broura tranche qu’il faut réciter Cheakol, car ce maïs n’a aucun goût et que tout le goût vient du beurre de cacahuète qui enrobe le Bamba. Dans ce cas il est très difficile de trancher la Halakha c’est pour cela que si on a l’habitude de suivre l’un de ces deux décisionnaires on le fera de même dans notre cas. Sinon, on demandera à son Rav et si on n’a pas de Rav on fera Cheakol sur un verre d’eau (si l’on a soif) ou autre et Hadama sur un fruit de la terre avant de manger des Bambas.

Dans quoi faut-il se renforcer pendant le mois de Elloul afin de mériter un bon jugement le jour de Roch Hachana ?

Il est écrit dans la Paracha de ‘Equev « Ce sera parce que vous écouterez ces ordonnances-là, etc. » Rachi explique : Si vous écoutez les Mitsvot faciles, celles que l’homme a tendance à piétiner avec ses talons.

Nous savons que la Paracha de ‘Equev tombe toujours proche du mois de Elloul, ainsi de l’enseignement de Rachi nous apprenons qu’il faut se renforcer dans les Mitsvot journalières qu’on a tendance à piétiner comme la Tefila le Birkat Hamazon.

Le Michna Broura rapporte qu’il est bon de lire dix psaumes par jour depuis Roch Hodech Elloul jusqu’à Roch Hachana et pendant les dix jours de pénitence on lira quinze psaumes par jour. Il est recommandé d’étudier le livre Cha’areï Téchouva et les lois de la Téchouva du Rambam. 

La franchise (seconde partie)

Vous savez pourquoi vous souffrez sans ce dernier point ? C’est parce que vous prenez l’entière responsabilité du bonheur de votre couple et cela vous épuise. Vous n’avez du répit qu’en sortant de la maison. Et quand vous rentrez, vous marchez sur des œufs. « Comment ne pas faire de gaffe ? » Libérez-vous, soyez francs, partager vos sentiments ! Avec les trois conditions – plus bas.

Exemple : Qu’est-ce qui fait que votre amitié avec votre meilleur ami est si forte ? Quand a-t-elle réellement commencer ? Pourquoi appréciez-vous chacune de ses paroles même s’il vous parle de son nouveau pantalon et que d’écouter un étranger à ce sujet vous ennuierait ?

La réponse est simple, c’est parce que vous vous êtes compris mutuellement, vous vous êtes ouverts l’un à l’autre et avez partagé vos sentiments les plus profonds. Du coup, vous pouvez parler de tout et cela reste intéressant pour vous, parce que votre ami vous intéresse même si le sujet est dérisoire à vos yeux.

Avec votre femme ça fonctionne de la même manière, et ce partage est nécessaire. S’il n’existe pas, certes vous êtes mariés, vous partagez des événements mais vous n’êtes pas proches, ni liés véritablement.

Donc, concrètement, que faut-il faire pour être franc et partager vos sentiments.

Ÿen parlant à la première personne « je »,

Ÿsans critiquer l’autre,

Ÿen partageant uniquement ce que vous ressentez dans cette situation et pas ce que l’autre a fait.

Ce que ça changera :

ŸVous vous sentirez à l’aise et détendu chez vous.

ŸVous serez heureux d’être en présence d’une personne qui vous comprend et vous respecte.

ŸVous sentirez que rien n’est insurmontable.

Soyez courageux ! Ce que nous enseignons ici n’a rien d’une potion magique. Bien évidement il y aura quand même certains moments dans votre vie où vous traverserez des conflits. Et il est fort probable que vous receviez des remarques même en agissant de la sorte. Prenez sur vous d’aller de l’avant, de changer le niveau de votre relation. Apprenez à lui parler, à l’écouter, à la comprendre et à vous ouvrir à elle comme vous l’auriez fait naturellement avec d’autres proches, et méritez votre récompense, une relation de respect, de passion et d’amour.

Permettez-moi à présent une question. N’en avez-vous pas marre d’avoir toujours les mêmes problèmes de communication dans votre couple, ne voulez-vous pas vivre des choses plus intenses, plus profondes ? Alors prenez avec vous ces conseils et permettez-vous d’avoir de la complicité dans votre relation. La construction du couple ne s’arrête peut être jamais, on peut toujours être plus proche d’une autre personne. On peut toujours mieux aimer et respecter l’autre. Mais cela n’est pas une raison pour ne pas commencer quelque part. Ces clés de la communication sont justement là pour vous donner un bagage de départ. Ayez confiance en vous et en votre conjoint qui veut aussi votre bonheur, et commencez à construire. Bonne chance !

Le plus gros problème dans cette démonstration, c’est que lorsqu’on partage nos sentiments avec notre épouse, il faut d’abord l’avoir écouté et comprise sinon elle se sentira agressée et vous parlera peut-être avec agressivité. Il y a des exceptions à tout, attendez-vous parfois à être agressé même lorsque vous avez tout bien fait. On est dans la vie, face a une personne qui a des sentiments, et non pas face à une machine.

De manière naturelle lorsque cela arrive, qu’une personne dévoile ses sentiments et est agressée, elle se sent trahie. Trahie, parce qu’elle s’est ouverte et qu’autrui en a profité pour la rabaisser. De ce fait, il faut créer une situation dans laquelle votre conjoint acceptera vos sentiments. Plus vous écouterez, comprendrez, respecterez votre femme telle qu’elle est, plus elle sera apte à accepter vos sentiments et pourra vous comprendre. Plus cela arrivera dans votre maison, plus vous créerez de l’harmonie et de la complicité dans votre couple. Or plus vous serez proches l’un de l’autre, plus chacune de vos paroles respectives sera naturellement importante et particulière aux yeux de l’autre.

À suivre…

Retrouvez les clés précédentes sur le site  www.ovdhm.com

Rav Boukobza 054.840.79.77

Parachat Réé – Doit-on mettre les téfilines dans tous les cas ?

Dans la première montée de notre Paracha est indiquée la manière dont le Clall Israël doit conquérir la terre de Canaan. Il s’agit surtout d’anéantir et de détruire tous les lieux d’idolâtrie qui existaient en Terre Sainte. Et au détour des versets on apprend aussi qu’inversement, il existe un interdit de faire de même par rapport à la Thora. Il est écrit:« Lo Taasoun Ken L’Hachem EloKéh’em»(Réé 12.4): Tu ne feras pas pareillement à ton D.ieu. Le commentaire Rachi explique à partir de ce verset qu’il y a un interdit d’effacer le Nom d’Hachem. Par exemple si on écrit le nom d’Hachem comme il est mentionné dans la Thora ou dans le Sidour et ce, même en français, il sera défendu de l’effacer ni de le raturer. La raison en est qu’il est saint.

Une intéressante question a été posée à ce sujet aux Posquims/décisionnaires de la génération précédente. Dans le cas où un malade est soigné dans le service des maladies contagieuses d’un hôpital, est-ce qu’il pourra mettre les Téphilines durant le temps de son hospitalisation? L’enjeu de la question est qu’avec l’aide du Ciel le malade sortira rétabli de son mal, cependant les autorités médicales brûleront TOUTES les affaires lui ayant appartenu de crainte que la maladie ne se propage! Donc est-ce que notre homme pourra mettre ses Téphilines sachant qu’en fin de compte ils seront  brûlés?! Deux grands Poskims d’avant-guerre le Hazon Nahum et le Dovev Mécharim (siman 99) tranchent qu’il est interdit de mettre les Téphilines dans de telles conditions. La raison est que dans notre Paracha il est marqué l’interdit «Tu ne feras pas ainsi vis-à vis d’Hachem!».

Pourtant un autre Possek le Imré David tranche lui, positivement. L’enjeu de la question est de savoir si lorsque les autorités de l’hôpital brûleront tous les objets du malade est-ce que l’action est directement imputable au malade ou non? On s’explique; la Guémara dans Chabat 120 apprend de notre Paracha que c’est précisément lorsque l’homme fait l’action d’effacer le Nom d’Hachem qu’il y a AVERA. Mais si l’action est INDIRECTE alors la faute n’a pas la même gravité. En langage Talmudique cela s’appelle GRAMA/action indirecte. Le sujet est complexe, mais un des Rabanims rapporte comme preuve l’exemple d’Elicha Baal Kanfaïm (dans Chabat 130). C’est un Tsadiq qui décide malgré l’interdiction formelle des romains de mettre ses Téphilines. Or il sait pertinemment que si les autorités l’attrapaient, ils détruiraient les précieux Phylactères! Et la suite est connue, c’est que lorsque la police romaine l’attrapa, ses Téphilines se transformèrent en… ailes d’oiseaux!! Au-delà du miracle, on voit qu’Elicha a mis les phylactères au risque de se les voir confisqués et détruits. Donc on pourrait apprendre d’ici que l’action des romains (la destruction des tephilines) n’est pas imputable à Elicha.

D’autres preuves sont rapportées ici et là, mais finalement le Dovev Mécharim conclura qu’il est préférable que notre malade ne porte pas les Phylactères tout le temps de son hospitalisation pour ne pas en venir à une désacralisation du Nom Divin qui y est contenu.

Rav David Gold 00 972.390.943.12

Parachat Réé – Av, le mois du père

Pourquoi les grandes vacances ont-elles lieu en cette période entre les mois d’Av et d’Elloul ? Elles auraient pu tomber à ‘Hanouka ou à Pessa’h…

Il est écrit dans notre paracha : « Banim atem lachem/vous êtes des fils pour D.ieu » (Dévarim 14;1). Essayons de comprendre cette notion de « banim ». Que signifie être les enfants de Hakadoch Baroukh Hou ?

La Guémara (Baba Batra 10a) nous donne quelques précisions à ce sujet :

« vous êtes appelés fils et vous êtes appelés serviteurs ; lorsque vous faites la volonté de D.ieu, vous êtes appelés des fils, mais lorsque vous ne faites pas la volonté de D.ieu, vous êtes appelés des serviteurs. » fin des paroles de la Guémara.

Dans un premier temps, il faudrait essayer de comprendre cet enseignement de la Guémara. A première vue, cela ne semble pas très logique. En effet, que je fasse Sa Volonté ou pas, cela change-t-il quelque chose si je suis son fils ? Et dans le sens inverse, pourquoi serais-je appelé serviteur si je ne fais pas Sa volonté ?!

Il aurait été plus logique d’écrire ces deux informations dans le sens inverse : si tu fais Sa volonté tu es appelé Son serviteur, mais si tu ne fais pas Sa volonté, tu es appelé Son fils. Car que l’on veuille ou non, un fils reste un fils ; ferait-il les plus grandes sottises, il restera à jamais Son fils, contrairement à un serviteur.

Pour mieux comprendre la Guémara, il faut procéder à une lecture plus attentive du mot « volonté ». Accomplir une volonté, c’est lorsque celle-ci n’a pas été demandée ou imposée par l’autre. Prenons un exemple : imaginez que votre père rentre à la maison après une journée de travail. Vous le voyez fatigué de sa journée. Sans qu’il vous le demande, vous devinez qu’un bon café ou un grand verre d’eau fraîche lui ferait du bien. En le lui apportant, vous accomplissez sa volonté. Si, par contre, il vous le demande, cela devient obligatoire. Ce n’est plus une « volonté », mais une obligation découlant des lois de Kiboud Av [respect du père].

Agissons ainsi avec notre Père, Hakadoch Baroukh Hou. Soyons comme des fils qui font Sa volonté et pas comme des fonctionnaires qui font le strict minimum (ce qui, pour certains et dans certaines situations, sera tout de même très bien ; chacun doit savoir où il se situe).

Pour revenir à la question posée initialement : « pourquoi les grandes vacances tombent-elles en cette période ? », essayons de définir les « grandes vacances ». C’est une longue période où les enfants n’ont plus école. Se trouvant à la maison du matin jusqu’au soir, ils sont en mode « demandeur » : j’ai faim, fais-moi ci, achète-moi ça, je veux ça… Ils font des bêtises, se chamaillent, se salissent… Donc, en fonction de chaque situation, les parents doivent menacer, intervenir, sévir… Mais parfois, souvent même, on craque. Comme ce sont nos enfants, nous les connaissons bien ; nous savons qu’il y a parmi eux l’enfant calme, l’agité, le sensible, le lent, le malin… Chacun ne peut pas répondre aux mêmes exigences. Mais c’est surtout une période exceptionnelle de proximité entre les membres de la famille qui, pendant plusieurs semaines, vivent ensemble constamment.

Alors on essaie d’en profiter : on évite les punitions, on multiplie l’écoute et les récompenses, même si parfois…

Nous sommes à la veille du mois d’Elloul, la période des séli’hot. Nous allons demander à notre Père, Avinou Malkénou, de nous pardonner, d’accepter notre Téchouva et nos Téfilot, de nous inscrire dans le livre de la vie, de la santé, de la parnassa…. A plusieurs reprises, nous invoquons Hakadoch Baroukh Hou en tant que père. Mais pour appeler un père, encore faut-il être un fils…

Pendant les « grandes vacances »,juste avant Elloul, les Séli’hot et Roch Hachana, nous allons demander d’être jugés comme des banim, des fils, et non pas comme des avadim, des serviteurs, car la bienveillance d’un père envers son fils est incomparable.

Les « grandes vacances » sont une période privilégiée pour nous faire prendre conscience des jours exceptionnels qui s’annoncent. En cette période, nous allons jouer le rôle du père plus que jamais, afin de mieux s’imprégner cette notion de « Rah’em av âl banim – la pitié du père envers ses enfants ». Forts d’avoir intégré cette notion, notre travail du mois d’Elloul sera de jouer le rôle de l’enfant envers Hakadoch Baroukh Hou.

Puisque durant la période des « grandes vacances », nous avons ressenti ce qui est désagréable à un père, nous pourrons aborder Elloul comme des enfants exemplaires, en essayant de parfaire notre comportement avec notre Père.

Si nous sommes Ses fils, Hachem connaît nos capacités et sait que nous ne pouvons pas tous répondre aux mêmes exigences. Toutefois, Il verra les efforts que nous avons investis pour améliorer notre comportement et notre relation avec Lui.

Profitons de cette période de proximité et de miséricorde avec notre Père, pour investir le maximum d’efforts et arriver méritants au jour du jugement.

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

L’agent gourmand (suite et fin)

Reouven confie à un agent immobilier la vente de sa maison au prix de 2,000,000 chequels. Ce dernier réussit à lui trouver un acheteur pour 1,950,000 chequels. L’affaire est conclue et la maison est vendue. Peu de temps plus tard, Reouven le raconte à son ami Chimon qui parait étonné. Celui-ci explique qu’une semaine plus tôt, il a proposé à ce même agent d’acheter cette maison au prix offert, mais que l’agent avait refusé l’offre et demandait un prix plus élevé. Plus tard, l’agent avoue à Reouven qu’il ne l’avait pas mis au courant de cette proposition, car cet acheteur lui avait promis une commission supérieure à la normale.

Reouven se rend alors au Beth Din et pose les trois questions suivantes :

1)Est-ce un ‘méka’h taout’ [une vente faite par erreur], et Reouven peut-il donc annuler la vente ?

2)Si non, l’agent doit-il lui payer la perte qu’il lui a causée [50,000 chequels] ?

3)Doit-il payer la commission de l’agent?

Réponse:

Le Ran rapporte le cas de quelqu’un qui confie les kidouchine d’une femme à un envoyé ; en d’autres termes, il envoie quelqu’un à sa place donner à la femme la somme nécessaire (ou la bague) pour l’épouser. Si elle accepte d’épouser l’envoyé (car elle ignore qu’il n’est qu’un envoyé), le mariage est valide. En effet, elle n’a pas précisé qu’elle ne l’épousait que par défaut mais que si elle avait le choix, elle aurait préféré épouser l’envoyeur. Ce n’est pas un « Méka’h Taout » , une transaction erronée. De même, le vendeur aurait pu refuser de vendre à 1,950,000 chequels s’il avait su qu’il y avait un autre acheteur potentiel.

Certains Poskim [‘Houkei ‘Hayim q. 5] disent que Reouven est en droit d’annuler cette vente à cause de la tromperie de l’agent immobilier, « hataya » . À ce cas s’applique la loi de la Guémara concernant quelqu’un qui vend ses biens dans l’intention d’aller habiter en Erets Israël. S’il ne parvient pas finalement à s’y rendre, il peut annuler la vente.

D’autres poskim disent que non. La différence tient au fait que dans le cas de la Guémara, la condition (son départ pour Erets Israël) a été précisée par le vendeur au moment de la vente alors que dans notre cas, Reouven n’a pas précisé à l’acheteur qu’il n’avait trouvé aucun autre client pour le prix de 2 000 000 chequels, bien qu’il l’ait pensé, comme le précise le Choul’han ‘Aroukh (207,4), car ce sont des « dévarim chébalev » [conditions non exprimées].

Précisons que ce din s’applique même si Reouven n’est pas intervenu directement dans la vente, et que nous ne pouvons donc pas lui reprocher d’avoir omis cette précision. Pourquoi? Car le Knesset Haguedola, Hagahot Beth Yossef (207, 67), tranche que le din de la Guémara concernant celui qui veut se rendre en Eretz Israël s’applique même la vente se fait par un intermédiaire.

En conséquence, Reouven ne peut pas annuler la vente.

Affaire à suivre la semaine prochaine…

Cette rubrique est écrite par l’institut « Din vé Michpat »

sous l’égide du Rav Its’hak Belhassen où siègent des Dayanim francophones

Conseil et orientation juridique en droit juif, héritage divorce et partage

Litiges  – Traitement de questions pécuniaires – Rédaction de contrats et testaments

Rav Aaron Cohen  (054.85.910.55   *dinvemichpat@gmail.com

Paracha Ekev – La grappe de raisin

Il y a environ cinq cents ans, le roi Moulaï Mamon régnait en Tunisie. Il tomba gravement malade et seul un médecin juif du nom de Yaakov Taïeb réussit à le guérir. Le roi le nomma médecin attitré du roi. Rabbi Yaakov Taïeb était un homme instruit dans tous les domaines, c’était un homme droit. Le roi lui posait beaucoup de questions et le médecin lui donnait des réponses bien argumentées. C’est ainsi que le cœur du roi s’imprégna de la connaissance de son Créateur et du désir de le servir. Le roi comptait parmi les plus grands amis des Juifs. Certains affirment même qu’il se serait converti en secret.

Un jour, il reçut le roi d’Algérie. Ils s’assirent sous une vigne. Alors que le roi d’Algérie parlait, il se rendit compte que son interlocuteur ne l’écoutait absolument pas. Le roi de Tunisie était en effet occupé à observer une grappe de raisins posée devant lui. Le roi d’Algérie se vexa : « A quoi penses-tu? » Il répondit: « Aux merveilles de la Création! » Le roi d’Algérie demanda étonné: « De quelles merveilles parles-tu? » Le roi de Tunisie rétorqua: « Du raisin, ce fruit si exquis, dont l’arbre, la vigne, est faite d’un bois creux et inapte à toute utilisation. » Le roi d’Algérie éclata de rire: « Sommes-nous venus pour bavarder de futilités de ce genre? Serais-tu devenu un philosophe qui tue le temps par de vaines pensées? » Le roi de Tunisie s’insurgea: « En quoi l’homme est-il différent des animaux si ce n’est par sa faculté de réfléchir et de penser?! » Le roi d’Algérie lui répondit: « C’est vrai; mais cette faculté doit être utilisée pour arriver à des conclusions pratiques. » Le roi de Tunisie rétorqua: « Qui a dit que ces questions sont sans réponse?

Appelons de suite mon médecin, Yaakov Taïeb! » L’invité se mit en colère: « Tu prétends trouver un savoir chez les Juifs? » L’hôte répondit: « Où veux-tu trouver la sagesse si ce n’est justement chez les Juifs; toutes les nations du monde se sont inspirées du Judaïsme! » Entre temps, le médecin juif arriva et se prosterna devant le roi.

Le roi de Tunisie l’interrogea: « Pourquoi le bois de la vigne est-il creux et fragile tandis que son fruit, le raisin, est si juteux et sucré? » Le médecin répondit: « Cette question est très ancienne et il existe plusieurs réponses. Deux réponses proviennent des scientifiques et deux autres ont été données par les sages d’Israël. » Le roi de Tunisie s’en réjouit et dit: « Nous voudrions entendre ces réponses pour nous instruire davantage! »

Le médecin juif commença: « Les scientifiques affirment que les deux choses dépendent l’une de l’autre. Le raisin étant un fruit juteux et raffiné, il pompe toute la vitalité de la vigne, qui s’affaiblit et devient poreuse. Ils ajoutent que comme le fruit sert entièrement à fabriquer une boisson, l’arbre doit être poreux afin de permettre à l’humidité de la terre de transiter par lui jusqu’au fruit qui peut ainsi recevoir de l’eau en quantité nécessaire. Ces deux affirmations proviennent des hommes de sciences. »

Le roi interrogea ensuite: « Et que disent les sages de ton peuple? » Le médecin répondit: « Premièrement, nos sages expliquent que le fruit de la vigne est raffiné et béni. On s’en sert pour fabriquer du vin qui réjouit le cœur des hommes; on asperge également du vin sur l’autel des sacrifices dans le Temple. Le vin sert à accomplir de nombreuses mitsvot. Le Kidouch et la havdala de Chabath et des fêtes; les quatre coupes de vin de Pessa’h; les bénédictions durant les fiançailles et le mariage; le Pidiyon haben et le Birkat hamazon. Ainsi, le Créateur ne voulait pas que la vigne soit utilisée pour fabriquer des idoles ou des masques. La seconde raison est la suivante: le peuple juif est comparé à la vigne car Israël est faible mais la Torah et les mitsvot sont belles et raffinées.

Si vous me permettez, votre majesté, je voudrais ajouter quelques propos: la vigne sert à fabriquer du vin. Quand une personne boit raisonnablement du vin, elle est joyeuse; mais si elle en abuse, elle perd la raison. Il en est de même pour Israël. Celui qui impose aux Juifs des taxes raisonnables, réussira et se réjouira. Mais celui qui impose de lourds impôts et leur fait subir un joug difficile échouera comme Pharaon et tous les oppresseurs d’Israël ! » Le visage du roi de Tunisie s’éclaira de joie à l’écoute de ces réponses tandis que celui du roi d’Algérie se ternit.

Rav Moché Bénichou

Réponses à vos questions

1)Dans quelle condition est-il permis de trier Chabbat ?

Bien qu’il soit interdit de trier Chabbat, il le sera permis si toutes les trois conditions suivantes sont remplies

trier le bon du mauvais

trier avec la main et non pas avec un ustensile

trier que pour le consommer immédiatement.

2)Est-ce que la fourchette est considérée comme la main ou comme un ustensile ?

Tout l’interdit de trier est spécifiquement avec un ustensile qui est conçu pour cela (comme une passoire, un tamis, etc…). Par contre les couverts comme les fourchettes ou les cuillères ne sont pas considérés comme des ustensiles pour trier mais ne sont que la continuité de la main, on peut donc les utiliser pour trier Chabbat. (‘Hazon ‘Ovadia Chabbat vol.4 p. 173)   

3) Sur quelles plantes odorantes récite t-on, “Bore ‘atsei besamim” ou “Bore ‘isbei besamim” ?

Sur les plantes qui viennent d’un arbre on dit Bore ‘atsei besamim. Si ce sont des herbes on dira Bore ‘isbei besamim. Si elles proviennent d’une autre source (naturelle) on dira Bore minei bessamim. (Chou’hane ‘Aroukh Simane 216§13)

4)Doit-on réciter le Gomel après un accident de voiture (qu’Hachem nous protège) ?

Si une personne sort indemne d’un accident, elle ne récitera pas le Gomel par contre si elle a été blessée même si elle ne retrouve pas son état normal, elle devra réciter le Gomel. (Kitsour Yalkout Yossef p. 149-151)


5)Existe-t-il une Segoula contre le mauvais œil ?

Le Rav Elimelekh Biderman Chlita rapporte au nom du Rav Menahem Mendel de Reminov une Segoula contre le mauvais œil qui est  de dire trois fois le verset « Vani tefilati lekha Adonai éte ratson aneni beemet yichekha » puis on dira « Ribono Chel Olam Baal hachemot Hayotsim mipasouk Vani berov hasedekha  avo betekha echta’have el hekhal kodchekha mirache tevot oumisofe tevot veemtsae tevot tasir ha’ena bicha mi(untel fils d’untel) veyi ratson kihilou kavanti dekol hakavanot chekivene Rav Houna alav hachalom. » ( Beer Haparacha Devarim p.21 note 24)

Le sel et ses propriétés

Le sucre et le sel ont des points communs : ils sont tous deux blancs, raffinés et nuisibles. Le sel de table est une version épurée et raffinée du sel de mer riche en minéraux dont l’iode, qui ont été remplacés par des décolorants et toutes sortes de composants destinés à le maintenir sec. Il s’agit pour la plupart de composés alumineux nuisibles. Le sel n’est pas sain ; il tue plus lentement que le sucre, mais il est mortel, aussi ! On sait depuis des années qu’une alimentation riche en sel augmente  la décalcification  et  constitue  l’un des facteurs importants de l’ostéoporose et des fractures chez les personnes âgées. On peut donc supposer qu’un excès de sel est nuisible à la fois aux jeunes et aux personnes âgées !

Des chercheurs ont découvert récemment que chez des jeunes filles de 8 à 13 ans, l’excès de sel entrave la fixation du calcium dans les os. C’est une découverte importante, car le risque d’ostéoporose à un âge avancé est plus faible chez celui qui avait des os solides dans sa jeunesse.

L’ « hypo salinité » est-elle possible ?

Question : notre corps ayant un besoin vital de sel (ceux qui n’en ont pas assez souffrent de différents troubles, comme la confusion mentale),   comment   pouvons-nous  savoir  s’il en a reçu suffisamment ?

Réponse : la quantité de sel requise, nous la recevons de la viande, du poisson et des volailles, du pain, de toutes les sortes de produits laitiers… Même les fruits et les légumes qui poussent en Israël contiennent du sel car, pour diverses raisons, Peau est plus salée qu’ailleurs. Selon les résultats de recherches publiés dans les journaux, « la consommation de sel en Israël est 400 fois plus élevée que la norme autorisée ». Par conséquent, il n’y a aucun besoin d’ajouter du sel dans la nourriture.

A ce propos, j’ai entendu qu’un médecin de famille de Cleveland avait déclaré à l’un de ses patients juifs : «Je vous recommande de ne pas manger de viande : étant très salée à cause du salage rituel, elle fait monter votre tension ; elle est donc dangereuse pour vous qui avez une tendance à l’hypertension ! ».

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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LA QUATRIÈME CLÉ

Si vous vous arrêtez là. Vous pourrez rendre heureuse votre conjoint. Cependant vous devez savoir que vous ne serez pas épanouie. De plus, il vous sera difficile au quotidien d’être vraiment à l’écoute et de devoir tout le temps la comprendre. Vous devrez supporter des remarques ou critiques qui vous font mal, et que finalement vous enterrerez quelque part en vous jusqu’à l’explosion finale. Dans une telle situation, la complicité, le respect ou la confiance n’existent pas, parce que même si dans le meilleur des cas, l’autre se sent compris et respecté, vous ne l’êtes pas. Vous n’êtes donc pas complice l’un avec l’autre, et il ne peut pas réellement vous respecter parce qu’il ne vous connait pas. Ça ne va qu’à sens unique. Ne ressentez-vous pas en partie ce malaise en vous ? Ne ressentez-vous pas que tout ce qui est écrit dans ces conseils de Shalom Bait vous demande de gros efforts sans pour autant encore vous sentir à l’aise à la maison ? Si vous ne le ressentez pas, peut-être avez-vous déjà cette clé dans votre relation.

Quel est donc ce dernier point qui peut tout changer ?

La franchise et le partage de sentiments. [Trois conditions obligatoires ! Voir plus bas]

Trop souvent nous croyons que garder nos sentiments pour nous est source de force. Nous croyons que nous gagnons à montrer à notre conjoint qu’on la comprend sans jamais, lui faire part de nos propres sentiments. Mais même s’il est vrai que vous lui évitez, à court terme, un petit mal-être en refoulant les sentiments désagréables que vous ressentez suite à son comportement. Sachez qu’à long terme, vous empêchez la relation d’évoluer.

Vous rêvez de paix, d’harmonie, de compassion, de respect, de simplicité. Mais dans quel monde allez-vous trouver toutes ses choses si vous ne vous ouvrez pas à l’autre ?!

Si ce point est tellement important c’est parce qu’elle ne peut pas vous respectez et vous appréciez si elle ne vous connait pas, si elle ne vous comprend pas. Mais elle n’y arrivera pas sans que vous lui partagiez vos sentiments.

Pour connaitre quelqu’un, il faut qu’il partage de sa vie et de ses sentiments.

À suivre…

Retrouvez les clés précédentes sur le site  www.ovdhm.com

Rav Boukobza 054.840.79.77

aaronboukobza@gmail.com

Parachat Ekev – Pourquoi avons-nous besoin de manger ?

Dans notre Paracha on apprend la Mitsvah du Birkat Hamazone par le verset “Véah’alta Véssavata OuBirah’ta etc.” Dévarim 8.10 : c’est la bénédiction finale après le repas. Après avoir mangé un volume de pain: Cazaït (à peu près une tranche de pain), on doit faire cette longue bénédiction qu’est le « Birkat ». C’est une louange à Hachem pour nous avoir donné l’occasion de profiter de Sa nourriture. Comme le Psaume 24 dit :”La terre et tout ce qu’elle contient appartient à Hachem!”. C’est aussi un remerciement au Créateur pour les bienfaits qu’Il nous octroie comme la digestion des aliments! Si on savait combien la digestion dans le corps de l’homme est compliquée, et que même les machines les plus perfectionnées n’arrivent pas au 1/100° de la réalisation de l’appareil digestif, alors à chaque fois qu’on digère un aliment, on devrait envoyer un message de reconnaissance au Créateur!

Le Or HaH’aim dans la Paracha Chélah’ (Bamidbar 14.9)  pose une belle question. Pourquoi Hachem a-t-il eu besoin de créer un homme avec les besoins de manger et de boire? Il aurait pu créer un être qui se suffise de l’air ambiant ou d’un autre élément simple et ce faisant, cet homme aurait eu davantage de temps libre pour les choses spirituelles! Intéressant comme question n’est-ce pas? Il répond de 2 manières.

1° C’est qu’HACHEM a voulu donner à son peuple l’occasion de faire de nombreuses Mitsvots! Il existe plusieurs lois et préceptes qui sont liés à la récolte comme le Leket, Chir’ha, Pea, Hala, Troumot, etc…(toutes sortes de prélèvements pour les pauvres, mais aussi pour les Cohanim et les Leviim). Donc, c’est autant de mitsvoth qui sont données à l’homme.

2° Une autre réponse beaucoup plus percutante est tirée de la Kabala (partie de la Thora qui a été dévoilée par le Ari Zal de Tsfat). Dans chaque chose créée, il existe une partie, même infime, de sainteté! Et lorsque le Tsadiq mange de la nourriture, cette partie vitale qui est enfouie dans l’aliment est triée puis élevée en remontant à sa racine sainte! Et c’est cette partie POSITIVE de l’élément qui le maintient et lui donne sa vitalité! Le Or HaHaim continue et dit que cette ‘étincelle’ de sainteté se trouve dans TOUS les éléments du monde: aussi bien chez l’homme que chez les animaux ou les végétaux! Et grâce à la Thora et aux Mitsvots on arrive à faire remonter ces étincelles! Donc finalement lorsque je mange j’ai une action spirituelle/transcendante : celle de faire remonter ces étincelles tout là-haut!

(Soit dit en passant, le Rabi Nahman de Breslev dans son Likouté Moharan (282) dit quelque chose de similaire dans un tout autre domaine. C’est que tout homme doit s’efforcer de juger son prochain de manière positive: c’est une Mitsvah de la Thora. Il rajoute que même chez le Racha/le mécréant il faut chercher un point positif dans lequel il n’est pas mauvais. Et de cette manière on le fera REMONTER de son niveau inférieur dans lequel il se trouve et on arrivera à le ramener au niveau de la Téchouva/du repentir! Pareil avec nous-mêmes, car généralement on a la mauvaise habitude à se juger soi-même négativement ce qui nous amène à la tristesse… Et grâce au fait qu’on cherchera en nous des points positifs par exemple un trait de caractère intéressant, alors cela nous amènera à la véritable joie et on arrivera ainsi à faire Téchouva! Fin du Liquouté et de cet aparté).

Cependant, sur la fonction générale de la nourriture on a pensé à une réponse plus simple. C’est qu’elle possède la faculté de renforcer l’homme et son esprit. Il est connu qu’un bon plat bien épicé (comme le poisson en sauce du Chabbath…) permet de mettre la personne de bonne humeur et de la sortir d’un état morose et même quelquefois fois de lui éviter de tomber sous le joug de la colère! Le Hazon Ich dans une lettre (35) adressée vraisemblablement à un élève de la Yéchiva qui n’avait plus de force dans son étude, lui préconisera d’arrêter d’étudier durant une certaine période (2 semaines) afin de profiter de la NOURRITURE, de bien dormir et de faire des sorties dans la nature, etc.. Tout cela afin de retrouver ses forces! Donc là aussi on apprend que les plaisirs de la table SI ils sont bien orientés, peuvent renforcer la personne dans les Mitsvots et cela fait partie AUSSI de la Avodat Hachem! Rav David Gold 00 972.390.943.12

Parachat Ekev – Qu’est ce qu’une bonne Mitsva ?

« Et ce sera si vous écoutez ces préceptes et que vous les gardez, l’Éternel gardera l’alliance et la bonté qu’Il a jurées à tes pères.» (Dévarim 7 ; 12)

À propos de ce verset, Rachi nous explique que le mot  »ekev/et ce sera si » a un double sens, et fait allusion au mot  »talon ». Ce qui nous offre une autre lecture possible du verset : « Si vous écoutez les Mitsvot que les hommes foulent du talon… »

Nombre de commentateurs nous expliquent que la récompense d’une Mitsva ne se mesure pas ni à son importance ni à sa taille. Si la Torah détermine les peines encourues pour une Avéra, elle ne nous a pas donné le barème en ce qui concerne les Mitsvot et leurs récompenses.

Ainsi, comme nous l’enseigne Rabbi  Yéhouda Hanassi « … Applique-toi à observer les Mitsvot les moins importantes aussi bien que les Mitsvot les plus importantes, car tu ne sais pas quelle est la récompense attachée à l’accomplissement de chacune d’entre elles… ». S’il est vrai que pour la recherche d’un emploi, notre première interrogation sera celle du salaire, afin de mieux optimiser notre temps, car le temps c’est de l’argent ! Notre  »Job » premier qui est celui d’être Juif se base sur de tout autres données. Le salaire ne sera pas toujours proportionnel au temps passé pour accomplir la mitsva, ni à la grandeur de la tâche, car le système Divin dépasse notre entendement.

Rabénou Yona (Chaarei Téchouva 3;23) nous explique qu’il ne faudra pas attribuer une échelle de valeurs aux Mitsvot, mais plutôt considérer la grandeur de Celui qui les a ordonnées.

Nos Sages de mémoires Bénies illustrent ce principe par la métaphore suivante : Un roi désira embellir son jardin par des arbres et des plantes. Il ordonna à ses jardiniers d’y planter diverses variétés, sans leur préciser le salaire qu’ils percevraient pour chacune. En effet, s’ils connaissaient le salaire fixé pour chaque espèce, ils ne se consacreraient uniquement qu’aux arbres les plus rémunérateurs.

Il en est ainsi pour les Mitsvot. Hachem désire nous offrir le bonheur d’accomplir toutes les Mitsvot afin que l’on puisse bénéficier des récompenses qu’Il nous a promises. Nous ne devons donc pas en « piétiner » aucune, même pas celles que NOUS considérons avec NOS petits yeux d’hommes, comme petites.

Rabénou Bé’hayé nous donne comme exemple la Mitsva des  »pas » : le fait de marcher pour se rendre à la Synagogue, pour se rendre auprès d’un malade ou encore accompagner un défunt à sa dernière demeure, etc… Il explique que le salaire des «pas » est grand.

Dans la Guémara (Souka 25a), il est énoncé un principe : « ossek bamitsva patour mine hamitsva », tout celui qui est occupé à une Mitsva est dispensé d’une autre mitsva. Le Ritva  nous explique que lorsque l’on est en train d’accomplir une mitsva, même si une seconde plus « importante » se présente à nous, nous devrons continuer la première, car ce choix ne nous appartient pas.

La Torah et les Mitsvot ne sont pas un menu à la carte, elles ne doivent pas subir un tri sélectif selon un prix ou une préférence, mais elles doivent être accomplies lorsqu’elles se présentent, uniquement parce qu’elles nous ont été offertes. Une Mitsva qui se présente est déjà un cadeau en soi. Et si l’on se pose encore la question de savoir qu’est-ce qu’une « bonne » Mitsva, nous devons nous dire en guise de réponse, que c’est celle qui se présentera. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on souhaite « tizké lémitsvot » à quelqu’un qui vient d’en accomplir une, ce qui signifie : « Que tu aies le mérite de voir se présenter à toi d’autres mitsvot ! ». Tous nos faits et gestes « mitsvotiques » sont assurés d’un salaire, contrairement aux actes profanes.

Prenons l’exemple d’un jeune chef d’entreprise qui mettra corps et âme pour monter son projet. Des jours et des nuits, des stress et des angoisses, sans savoir vraiment s’il parviendra à atteindre ses objectifs financiers. Et parfois, après tous ces mois de travail et d’acharnement, c’est par un dépôt de bilan que tout cela s’achève, sans argent et encore moins, sans succès ni plus d’espoir. Au contraire, dans la vie Juive authentique, et par exemple dans l’étude de la Torah, comme nous le disons chaque jour après avoir terminé une étude : « Je te remercie Hachem mon D.ieu, d’avoir établi mon lot parmi ceux qui séjournent dans les Batei Midrachot, et de ne pas avoir établi mon lot parmi les oisifs … Je peine et ils peinent : je peine et reçois une récompense, et ils peinent et ne reçoivent pas de récompense… »

En effet, après une étude, qu’elle ait été comprise ou non, nous percevrons tout de même un salaire, pour prix de l’étude. Hachem est Miséricordieux et le « système » qu’Il a instauré nous permet de bénéficier de toutes Ses bontés. Par exemple, même sans avoir accompli de mitsva, juste en ayant eu l’intention de le faire, cela nous est compté comme si cela avait été fait. Par contre c’est l’inverse pour les aveyrot/les fautes, il faut avoir péché en acte pour être puni, l’intention n’est pas prise en compte.  

La Torah est donc remplie de trésors, chaque mitsva qu’elle propose nous conduit à remplir notre « porte-monnaie » pour ce monde et l’Autre, soyons conscients de nos richesses, et ne les laissons pas filer entre nos doigts ! Le matériel quant à lui nous satisfait quelques secondes, voire quelques minutes, et puis tout se volatilise, comme si ce n’avait été qu’une illusion. 

Empressons-nous, et même précipitons-nous, pour appliquer les commandements ordonnés par Hachem, quels qu’ils soient, et même si nous ne les comprenons pas. Car salaire il y aura, et que nous sommes certains en agissant ainsi, sans aucun doute, de nous trouver dans le Bien.

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

Le bien contre le mal

Écoute Israël, Hachem est notre D.ieu, Hachem est Un » (Dévarim 6 ; 4)

Porte drapeau de notre identité, et proclamation de l’unicité de D.ieu. Cette semaine, nous lirons la section la plus célèbre et la mieux connue de chacun d’entre nous, celle que nous lisons à notre coucher et à notre lever, depuis notre tendre enfance et jusqu’à notre dernier souffle : « Chéma Israël ».

Après avoir déclaré que D.ieu est Un, la Torah nous dicte de quelle façon nous devons aimer notre Créateur : « Tu aimeras Hachem ton Elokim, de tout ton cœur et de toute ton âme et de toutes tes ressources. » (Dévarim 6 ; 5)

La Guémara (Bérakhot 54a) nous explique que « de tout ton cœur » signifie avec nos deux Yetser, le Yetser Hara’ et le Yetser Hatov.

Par ailleurs, Rachi, sur ce verset, nous fait remarquer que le mot לבבך (ton cœur) est écrit avec deux « Beth » afin de représenter les deux penchants.

Suite p2

« De tout ton cœur » signifie donc qu’il nous faut unir ces deux penchants pour n’en faire qu’un, au service de Hachem.

Notre devoir sera de faire cohabiter, dans un même corps, deux forces totalement différentes et opposées,  avec un seul objectif en vue, l’amour de D.ieu. Il nous faudra diriger les forces du mal de telle sorte qu’elles se trouvent au service du bien. Comment est-ce possible ?

Rav Haïm Sofer raconte au sujet du Rav Yé’hézkiel Landau, plus connu sous le nom de Noda bi Yehouda, que lorsqu’il s’est marié, il a reçu de la part de son beau-père, une bourse d’argent de 300 dinars pour aider le jeune couple à s’installer. Quelques jours plus tard, un notable ruiné de la communauté qui devait marier sa fille, et avait besoin pour cela de 300 dinars, se rendit chez le Noda bi Yehouda afin de solliciter son aide. Celui-ci accepta et sortit de son tiroir la bourse en question.

Il commença à compter ce qu’il s’apprêtait à lui donner. Un, deux, dix, cinquante… et comme cela jusqu’à 250, puis il s’arrêta.

Le père de la mariée lui demanda pourquoi il s’était soudainement arrêté alors qu’il ne restait que 50 dinars afin de compléter la somme espérée, « pourquoi ne pas continuer et tout donner, afin de m’éviter de chercher ailleurs ? »

Le Noda bi Yéhouda lui rétorqua qu’il venait de traverser une grande épreuve pour les dinars qu’il avait donnés, car pour chacun d’entre eux le Yetser Hara’ lui avait dit : « Yé’hézkiel, mais non, ne fais pas ça ! » et encore : « Yé’hézkiel, toi aussi tu en as besoin ! », etc… Tant d’arguments aussi convaincants les uns que les autres, mais Baroukh Hachem, j’ai réussi à prendre le dessus, jusqu’à ce que le Yetser Hara’ transforme ses arguments et dise : « Kol Hacavod  Yé’hézkiel ! » ; « Quelle belle Mitsva tu fais Yé’hézkiel ! » ; « Quel grand Baal ‘Hessed tu es… ».

Voyant qu’il avait perdu la première manche, le Yetser Hara’ avait opté pour une autre tactique, il faisait en sorte que je m’enorgueillisse de cette Mitsva que j’étais en train d’accomplir. J’ai donc préféré m’arrêter là, sinon la Mitsva aurait été gâchée par mon orgueil. »

Nous voyons au travers de ce récit, que dans un premier temps, la bataille que dut mener le Noda bi Yéhouda concernait l’acte de donner, et ensuite nous sommes pourtant toujours au cours d’une même action accomplie par un même homme, il dut lutter pour ne plus donner, sinon tout aurait été gâché.

Le travail du Yetser Hara’ est sans relâche, il s’adapte, et découvre toujours notre point faible afin de nous faire tomber, mais ne nous attristons pas, c’est grâce à lui que nous possédons le libre arbitre !

Dans la Guémara (Bérakhot 5a), il est dit : « Toute personne doit faire en sorte d’aiguiser et de mettre en colère le Yetser Hatov contre le Yetser Hara’. »

Pour mieux comprendre cet enseignement, le ‘Hafets ’Haïm nous offre cette parabole : Imaginons deux épiceries l’une à côté de l’autre, les deux présentent de belles marchandises. Dans un magasin, la clientèle afflue, tandis que dans le second ça se bouscule beaucoup moins, peut-être un client par ci et par là…

Voilà qu’un jour, alors qu’un client rentre dans l’épicerie déserte, le marchand d’à côté l’accoste et lui propose de rentrer dans sa boutique. Le marchand de la première boutique se met alors en colère contre le deuxième marchand en lui disant : « Vous avez des clients à longueur de journée, alors que chez moi ils sont très rares. Et lorsqu’il s’en présente un chez moi, vous me le prenez aussi, mais vous êtes vraiment sans gêne ! »

Le ‘Hafets ‘Haïm nous dit que nous avons en nous une épicerie qui s’appelle le Yetser Hatov et une autre qui s’appelle le Yetser Hara’. Chez le Yetser Hara’ les clients de tous types défilent sans cesse : Lachone Hara’, jalousie, vol, orgueil…, alors que chez le Yetser Hatov ils sont moins nombreux. Ainsi, lorsque se présente à nous une Mitsva : un cours de Torah, un acte de générosité… et que le Yetser Hara’ l’interpelle et lui propose de venir chez lui. A ce moment-là, nous devrons mettre notre Yetser Hatov en colère contre le Yetser Hara’.

 La colère n’est pas une belle qualité, et il faut s’en éloigner autant que possible, sauf dans un tel cas où elle pourra sauver le Tov/bon du Ra/mauvais. La colère, c’est ce moment où la personne sous son emprise n’est plus capable de rien écouter, de rien voir, elle ne peut pas entendre raison, elle est emportée ! Et bien cet état n’est positif qu’au service du bien, et il ne faut en aucune façon chercher à calmer ou apaiser notre Yetser Hatov lorsqu’il s’emporte contre le Yetser Hara’.

Le mal au service du bien, le bien contre le mal, savoir utiliser à chaque instant de la vie l’arme ou la technique la plus adéquate pour sortir vainqueur du combat où tous les coups sont permis et où le GAME OVER est interdit. Un véritable combat, puisque ces deux forces opposées cohabitent en nous, il s’agit de garder le bon cap : Guider le navire dans la seule direction des voies de Hachem.

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

L’honneur du aux parents – Vet’hanane

Cette semaine dans notre Paracha sont rapportés les 10 Commandements. En effet, notre maître Moché, avant de quitter ce monde répète la Thora et les mitsvots au Clall Israel dans le Livre de Dévarim.  Dans le 5ème commandement il est dit:” Honore ton père et ta mère comme l’ordonne Hachem ton D. afin de rallonger les jours de ta vie etc…”. Cette Mitsva est un des fondements de la loi juive. Les Sages expliquent le cadre de cette  Mitsva en détail. Il existe en effet deux Mitsvots: celle  d’HONORER ses parents et celle de les CRAINDRE. L’honneur c’est de leur donner à manger et à boire, les vêtir, les accompagner dans leurs sorties et leurs entrées. La crainte, c’est de ne pas contredire leur parole, de ne pas s’asseoir à leur place (par exemple à la table familiale) ni de se tenir debout à leur place habituelle et enfin de ne pas trancher une discussion lorsqu’ils débattent avec des amis. En un mot,  le fils ou la fille doivent se tenir à leur place par rapport aux parents ! On posera une question en donnant un cas de figure : qu’en est-il, si le fils très fatigué après une journée de labeur se trouve assis au fond d’un autobus et  voit au loin son père monter dans le même bus et qui ne trouve pas de place assise. On rajoutera que le père ne voit pas le fils et restera debout tout le temps du trajet. Est-ce que dans ce cas, le fils a le devoir de se lever pour donner sa place à son père? Vous allez me répondre qu’on n’a pas besoin de sortir de la Yéchiva Poniowits pour savoir qu’il doit donner sa place car c’est un manque de Kavod évident de ne pas la donner!  On pourra admettre que vous avez raison au niveau de l’esprit de la Mitsva.  Mais notre question se situe au niveau de l’OBLIGATION et du DEVOIR.

 Avant d’y répondre, on devra avertir nos lecteurs que notre développement ne vise pas à trancher la Hala’ha dans les faits. Et dans tous les cas,  il faudra interroger un Rav sur la conduite à tenir.  Autre point important à ajouter à la question, c’est qu’il s’agit d’un cas où le père ne voit PAS son fils, car dans le cas contraire, c’est sûr qu’il y a une déconsidération flagrante vis-à-vis de ses parents que de ne pas céder sa place. Le fils montre ainsi qu’il n’a pas de “crainte” du père et c’est plus grave!

Ceci étant posé, la Guémara Quidochin (32.) rapporte une discussion sur le fait de savoir si le Kavod (les nourrir, les vêtir….) que le fils doit à ses parents c’est avec l’argent du fils ou celui du père. Et la Guémara tranche que c’est avec l’argent du père et non du fils. Donc l’enfant doit nourrir son père et le vêtir avec l’argent des parents. Par rapport à notre question du départ, lorsque le fils trouve une place assise, il a un droit d’utilisation de la place tout au long du trajet. Et dans un cas possible, bien que peu probable, il peut même vendre ce droit à quelqu’un qui est debout et qui demande à s’asseoir! Car finalement c’est un droit qui a une valeur pécuniaire.

D’après la Guémara qui tranche que l’honneur c’est avec le bien du père, il semble donc qu’il n’a pas l’obligation de concéder sa place. Cela ressemble un peu à un fils qui possède un objet qu’un des parents  lui réclame, le fils n’a pas d’obligation de céder cet objet à ses parents!

Cependant il existe deux autres aspects à la question, mais on verra que dans les 2 cas on repoussera la possibilité de donner sa place.

 1° Le Tossphot rapporté dans la Halakha dit que dans le cas où le fils est riche, tandis que le père est pauvre, le Beth Din obligera le fils à nourrir son père. Dans le cas qui nous occupe, le fait que le fils se trouve assis tandis que le père est debout, cela ne signifie  pas que le père est considéré comme indigent pour obliger son fils à lui donner sa place car ce n’est pas une question de Tsédaka.

2° Il existe une Mitsva de se lever tant qu’un des parents est debout.  On l’apprend du Kavod que l’on doit au Sage de la Thora: l’élève doit se lever devant le Rav.  Donc nécessairement, le fils en voyant monter son père devra se lever et ce jusqu’à se qu’il trouve sa place… Cependant, la Halacha stipule que l’élève restera debout jusqu’à ce que le Sage trouve sa place même si cette place est  debout! Par exemple lorsque le Rav monte à la Thora, le public devra se lever jusqu’à ce qu’il arrive à la Bima: là où on lit la Thora. A ce moment,  le public pourra s’assoir même si le Rav est debout car c’est devenu sa place.  Donc là encore, le fait que le père s’installe debout dans le couloir du Bus accolé à un siège, c’est défini comme s’il avait trouvé son endroit fixe, et donc le fils pourra se rassoir!

 On a vu une Responsa du grand Possek le Rav Wozner Zatsal : « Si un jeune est assis, doit-il nécessairement laisser sa place lorsqu’un ancien se tient à ses côtés  dans un bus? » Il répond que l’obligation d’honorer les anciens c’est uniquement de se lever devant eux mais qu’il n’y a pas d’obligation au niveau de la Hala’ha de céder sa place. Seulement, il conclut que ce n’est quand même pas normal que le jeune soit assis alors que l’ancien est debout : comme si un élève était assis devant son Rav qui est debout. C’est un manquement dans la Mitsva de Hidour que l’on doit aux anciens.

Pour finir notre développement, on rapportera une anecdote  au nom du Rav Haïm de Brisq. Un jour, un élève est venu lui demander conseil: il avait reçu une lettre de son père lui demandant de rentrer à la maison afin de l’aider. La question du Talmid était que puisque pour revenir chez lui il fallait prendre le train qui coûtait cher à l’époque, est-ce qu’il était dispensé  d’acheter le billet de train car la Guémara dit que c’est avec l’argent des parents mais pas avec ses propres deniers qu’on doit honorer ses parents? Le Rav lui répondit:’ Véritablement tu es dispensé d’ACHETER un billet de train! Cependant comme ton père te l’ordonne tu dois te rendre A PIED pour l’honorer!’.  On conclura par un court extrait des paroles du Haï Adam (67) qui dit qu’il faut être très, très attentif dans la mitsva d’honorer ses parents car leur honneur s’apparente à celui que l’on doit au Créateur du Monde Lui-Même!

Rav David Gold 00 972.390.943.12

LA TROISIÈME CLÉ EST LA COMPRÉHENSION

La compréhension nécessite une certaine ouverture d’esprit. Comprendre l’autre signifie que vous l’avez écouté activement. En effet, comment pouvons-nous espérer comprendre quelqu’un sans vraiment l’écouter ? Autre point, la vraie compréhension de votre conjoint signifie également être ouvert d’esprit. On ne peut pas vraiment comprendre quelqu’un si on reste fermé sur nos positions. De ce fait, lorsque nous parlons de compréhension, nous parlons ici de comprendre les tenants et aboutissants de la conversation d’après le jugement du conjoint, et non d’après votre propre point de vue.

Trois éléments essentiels à comprendre. En trois points ce que vous devez comprendre avant tout c’est

Son point de vue. On peut voir une situation ou une réalité de deux points de vue différents, et dans la plupart des cas, même d’une multitude de manières différentes. Exemple : « Il fait beau aujourd’hui ! », l’autre lui répond « Quoi, tu rigoles, tu ne sens pas ce vent qui nous glace les os ?! ».

Ce ne sont que deux points de vue du temps qu’il fait, un aime le vent frais quand y’a du soleil, l’autre ne l’aime pas.

« Notre petite fille n’arrête pas de pleurer en ce moment, on ne lui donne surement pas assez d’amour. » l’autre dit « Non, on lui donne de l’amour, mais on est trop dur avec elle ! » Ici aussi, les deux parlent d’une même réalité, mais la perçoivent de deux manières différentes. Et lorsqu’on comprend quelqu’un, cela signifie qu’on a compris son point de vue personnel. Autrement dit, d’après cet exemple, on comprend que l’amour qu’on lui donne suffit mais que le problème viendrait d’ailleurs et qu’il faut donc trouver des solutions d’après ce regard sur la réalité.

Ce qu’il ressent. Chaque interprétation de la réalité engendre un sentiment bien précis chez chaque individu. Interrogez-la sur ce qu’elle ressent dans cette situation et découvrez ce qu’elle vit vraiment. N’oubliez pas, derrière chaque pensée existe un sentiment. Exemple : Si le conjoint vous dit : « J’hésite à investir du temps dans tel domaine », vous pouvez lui demander ce qu’elle ressent face à cette hésitation, quel est son sentiment lorsqu’elle pense à ce nouveau domaine ? 

La difficulté ou le plaisir qu’il peut éprouver à faire ce qu’il fait. Elle a fait le ménage, ou lavé le linge de toute la maison. Il a travaillé toute la journée ou vous a spécialement aidé aujourd’hui. Certes, il est très important de lui dire merci. Mais il est encore plus important que le conjoint comprenne que vous le remerciez aussi parce qu’il a investi un temps considérable de sa journée pour faire ça.

Exemple : « ha, tu ne sais pas quoi ! J’ai raccroché au nez de ma sœur parce qu’elle m’a dit …. Elle m’a énervé ! » La bonne réaction est de comprendre ses arguments face à ceux de sa sœur son point de vue. Comprendre combien elle pouvait être énervée dans cette situation ce qu’elle ressent. Et comprendre combien ça a dû lui faire mal ce que sa sœur lui a dit. La difficulté éprouvée.

Réfléchissez un instant, ne l’auriez-vous pas fait naturellement pour un ami qui vous raconte un problème quel que soit la gravité de son comportement ?

Lorsque votre conjoint vous parle, prenez un moment pour vous mettre à sa place, dans sa peau et vivre ce qu’elle a vécu pour partager ses difficultés ou ses joies. C’est ce que nous appelons l’empathie.

Retrouvez les parties précédentes sur le site OVDHM.com

Rav Boukobza 054.840.79.77

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Le sucre et les enfants

Un exemple à suivre en matière de médecine préventive à propos de l’interdiction de boire du vin et toute boisson alcoolisée, adressée par un ange à la mère de Chimchon (Samson), l’auteur du Or Kasalma demande : Est-il écrit quelque part que la mère d’un nazir (il s’agit d’une personne qui a fait vœu de nézirout, c’est-à-dire qu’il lui est interdit de boire du vin, de manger du raisin, de se rendre impur au contact d’un mort et de se couper les cheveux.) n’est pas autorisée à boire du vin ?

Le Or Kasalma en déduit un grand principe éducatif : on ne peut exiger des enfants qu’ils soient plus scrupuleux que leurs parents. Puisque la mère de Chimchon devait élever son fils comme un nazir,  il était  impensable qu’elle lui défendit les boissons alcoolisées en se les permettant à elle-même. Elle n’aurait jamais pu, dans ces conditions, lui apprendre à se conduire comme un nazir. On peut en conclure, à propos de l’alimentation saine, que l’exemple personnel est la clé de toute réussite. L’expérience prouve que les enfants intègrent et en pratique – parfois mieux que les adultes – les règles suivies et expliquées par leurs parents. En effet, ils ont, comme on le sait, un sens aigu de la

justice. S’ils ont décidé de faire quelque chose, ils vont jusqu’au bout sans « arrondir les angles ».

Il est de notre devoir d’éduquer la population, en particulier les jeunes, que les sucreries ou tout aliment contenant du sucre, constituent un réel danger pour la santé de nos enfants et, en particulier pour leur dentition. Par ailleurs, il est connu que le sucre cause un comportement hyperactif chez nos enfants.

Comment le chocolat au lait du matin en est-il responsable ? La concentration de sucre dans le sang augmente rapidement du fait qu’il s’agit de sucre pur, raffiné et concentré très rapidement absorbé dans le sang. Par la suite, le taux de sucre redescend tout aussi rapidement, créant chez l’enfant une sensation de manque qu’il ne comprend pas, ce qui le rend hyperactif. Il ne sait pas dire «mon corps a besoin de sucre». C’est pourquoi il est très important de ne pas donner aux enfants, en particulier au petit déjeuner, du sucre ou tout produit en contenant.

Des recherches effectuées au États-Unis ont montré que le taux de sucre sous toutes ses formes contenu dans les céréales du matin pouvait atteindre 40 à 50%. On devrait donc plutôt les appeler « sucre aux céréales ».

Les enfants doivent recevoir une alimentation appropriée, sans sucre, avec le moins possible de bonbons et de colorants. Il faut les habituer aux aliments naturels : pommes, fruits de saison, raisins secs, dattes, prunes, abricots… « On ne doit pas manger, tout ce qui flatte le palais, comme un chien ou un âne, mais uniquement des aliments sains, sucrés ou amers, mais aucune nourriture nuisible même si elle est douce au palais » (Rambam, Hilkhot Dé’ot3.2)

De nombreuses familles ont décidé de prendre une boite spéciale, dans laquelle les enfants mettent les chewing-gums qu’ils ont reçus de l’école ou de leurs camarades. Lorsque la boîte est pleine, ils ont droit à une surprise : une promenade ou un cadeau. Ce moyen peut être très efficace si les parents donnent le bon exemple.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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Réponses à vos questions – Vaet’hanane

Doit-on refaire Birkot Hatorah  (les bénédictions de la Torah du matin) lorsque l’on a un doute si on les a déjà récitées?

Selon le Rambane (Na’hmanide) les Birkot Hatorah sont une Mitsva de la Torah et dans un cas de doute on devra les refaire. Le Rambam (Maïmonide) tranche qu’elles sont une Mitsva instituée par nos sages et qu’en cas de doute on ne les refera pas. Le Choul’hane ‘Aroukh tranche la Halakha comme le Rambam. Cependant il est recommandé de se rendre quitte de cette Mitsva au moment de la bénédiction de « Avath ‘Olam » que l’on récite avant le Chéma ou bien de demander à une personne qui n’a pas encore récité les Birkot Hatorah  de nous rendre quittes, et il faudra répondre Amen. (Yalkout Yossef Téfila p.54) 

Est-il permis d’écouter un cours de Torah avant de réciter les Birkot Hatorah?

Il est interdit d’écouter un cours de Torah donné par un Rav si on n’a pas récité les Birkot Hatorah, par contre il est permis d’écouter un cours de Torah à la radio. (Réponsas Aliba Déilkhéta vol.1 p. 42, Halikhot ‘Olam vol.1 p.57)

Peut-on répondre à la Kédoucha avant de réciter les Birkot Hatorah ?

Celui qui entend la Kédoucha avant d’avoir récité les Birkot Hatorah et qui ne pourra pas les réciter avant le début de la Kédoucha pourra y répondre, excepté le verset de “Yimlokh” qu’il ne récitera que par la pensée. (Yalkout Yossef lois de Birkot Hatorah p.91)

Est-ce que les femmes doivent réciter les Birkot Hatorah ?

Les femmes doivent aussi réciter les Birkot Hatorah, bien qu’elles soient exemptées d’étudier la Torah comme les hommes. Mais du fait qu’elles doivent étudier les lois qui les concernent telles que les lois de la prière, du Chabbat, Cacheroute etc…, elles seront soumises à la récitation de ces bénédictions. (Yalkout Yossef lois de Birkot Hatorah p.96)

Que faut-il faire si on a oublié de réciter les  Birkot Hatorah?

Si on a oublié de réciter les Birkot Hatorah et que l’on s’en rend compte qu’après avoir fini la prière du matin. On ne les récitera pas après cela, car on s’est rendu quitte par la bénédiction de Avath ‘Olam. Puis après la répétition de la ‘Amida il sera bon de faire une petite étude. Il est déconseillé de penser à ne pas se rendre quitte dans la bénédiction de Avath ‘Olam pour pouvoir réciter les Birkoth Hatorah après la prière. (Yalkout Yossef lois des Birkot Hatorah p.109)

Est-ce qu’une femme à l’obligation de prier trois fois par jour comme un homme (faire la Amida) ?

Une femme à l’obligation de prier chaque jour de la semaine ainsi que Chabbat et les jours de fête. En ce qui concerne le nombre de prières que la femme a l’obligation de faire, il y a trois avis. Selon le Rav ‘Ovadia elle doit prier au moins une fois par jour. Selon le Or Létsion et le Michna Broura elle doit prier la Téfila du matin et de l’après-midi. Certains rapportent que selon Rachi Tossfot et le Roch, la femme a l’obligation de prier trois fois par jour comme un homme. (Choul’hane ‘Aroukh Or’har ‘Haïm simane 106 Séïf 1  Yabia ‘Omer)

L’agent gourmand (suite)

Réouven confie à un agent immobilier la vente de sa maison au prix de 2,000,000. Ce dernier réussit à lui trouver un acheteur pour 1,950,000. L’affaire est conclue et la maison est vendue. Peu de temps plus tard, Réouven le raconte à son ami Chimon qui parait étonné. Celui-ci explique qu’une semaine plus tôt, il a proposé à ce même agent d’acheter cette maison au prix offert, mais que l’agent avait refusé l’offre et demandait un prix plus élevé. Plus tard, l’agent avoue à Réouven qu’il ne l’avait pas mis au courant de cette proposition, car cet acheteur lui avait promis une commission supérieure à la normale. Réouven se rend alors au Beth Din et pose les trois questions suivantes :

1)Est-ce un ‘méka’h taout’ [une vente faite par erreur], et Réouven peut-il donc annuler la vente ? (voir le feuillet de la semaine dernière)

2)Si non, l’agent doit-il lui payer la perte qu’il lui a causée [50,000] ?

3)Doit-il payer la commission de l’agent?

Réponse à la deuxième question:                

Certains disent que l’agent immobilier a transgressé l’interdit de placer une embûche devant un aveugle car il lui a proposé cette affaire en lui cachant l’existence d’un acheteur plus avantageux. C’est donc un Racha [méchant] certes, mais il n’a pas de dette vis-à-vis de Reouven, même s’il a tiré profit de cette perte. En effet, c’est considéré comme une méniyat réva’h, un manque à gagner. Le Roch le déclare dispensé de payer car c’est un grama (un dommage indirect) ; selon le Rama, il doit le rembourser car c’est un garmi (un dégât presque direct).

Mais dans un cas comme le nôtre, même le Rama affirme que l’agent est dispensé de payer car Chimon, l’acheteur éventuel, n’a jamais fixé de prix directement avec Reouven, si bien que la perte de Reouven n’est pas manifeste.De plus, le dommage ne touche pas directement le vendeur car l’agent a bénéficié de la commission de la part de l’acheteur et non pas directement de la perte du vendeur.Pourtant, d’après le Netivot (183,1), lorsqu’un envoyé provoque une perte à son envoyeur en ne respectant pas ses instructions, il est considéré comme responsable et doit rembourser.

Mais les A’haronim (Pit’hei Techouva 292,5) ne partagent pas l’opinion du Netivot à ce sujet. Ajoutons enfin qu’ici, l’envoyé n’est pas seulement envoyé du vendeur, mais aussi de l’acheteur, puisqu’il est un intermédiaire. Pour toutes ces raisons, l’agent ne doit pas payer la perte qu’il a causée à Reouven.(Certains décisionnaires pensent malgré tout qu’il est responsable, car le vendeur comptait sur lui. Il s’agit du din de Maré Dinar Lechoul’hani »[Choul’hane Aroukh 306,6]).

Affaire à suivre la semaine prochaine…

Rav Aaron Cohen

Cette rubrique est écrite par l’institut « Din vé Michpat »

sous l’égide du Rav Its’hak Belhassen où siègent des Dayanim francophones

Conseil et orientation juridique en droit juif, héritage divorce et partage

Litiges  – Traitement de questions pécuniaires – Rédaction de contrats et testaments

Rav Aaron Cohen  (054.85.910.55   *dinvemichpat@gmail.com

L’agent gourmand

Reouven confie à un agent immobilier la vente de sa maison au prix de 2,000,000 chequels. Ce dernier réussit à lui trouver un acheteur pour 1,950,000 chequels. L’affaire est conclue et la maison est vendue. Peu de temps plus tard, Reouven le raconte à son ami Chimon qui parait étonné. Celui-ci explique qu’une semaine plus tôt, il a proposé à ce même agent d’acheter cette maison au prix offert, mais que l’agent avait refusé l’offre et demandait un prix plus élevé. Plus tard, l’agent avoue à Reouven qu’il ne l’avait pas mis au courant de cette proposition, car cet acheteur lui avait promis une commission supérieure à la normale.

Reouven se rend alors au Beth Din et pose les trois questions suivantes :

1)Est-ce un ‘méka’h taout’ [une vente faite par erreur], et Reouven peut-il donc annuler la vente ?

2)Si non, l’agent doit-il lui payer la perte qu’il lui a causée [50,000 chequels] ?

3)Doit-il payer la commission de l’agent?

Réponse:

Le Ran rapporte le cas de quelqu’un qui confie les kidouchine d’une femme à un envoyé ; en d’autres termes, il envoie quelqu’un à sa place donner à la femme la somme nécessaire (ou la bague) pour l’épouser. Si elle accepte d’épouser l’envoyé (car elle ignore qu’il n’est qu’un envoyé), le mariage est valide. En effet, elle n’a pas précisé qu’elle ne l’épousait que par défaut mais que si elle avait le choix, elle aurait préféré épouser l’envoyeur. Ce n’est pas un « Méka’h Taout » , une transaction erronée. De même, le vendeur aurait pu refuser de vendre à 1,950,000 chequels s’il avait su qu’il y avait un autre acheteur potentiel.

Certains Poskim [‘Houkei ‘Hayim q. 5] disent que Reouven est en droit d’annuler cette vente à cause de la tromperie de l’agent immobilier, « hataya » . À ce cas s’applique la loi de la Guémara concernant quelqu’un qui vend ses biens dans l’intention d’aller habiter en Erets Israël. S’il ne parvient pas finalement à s’y rendre, il peut annuler la vente.

D’autres poskim disent que non. La différence tient au fait que dans le cas de la Guémara, la condition (son départ pour Erets Israël) a été précisée par le vendeur au moment de la vente alors que dans notre cas, Reouven n’a pas précisé à l’acheteur qu’il n’avait trouvé aucun autre client pour le prix de 2 000 000 chequels, bien qu’il l’ait pensé, comme le précise le Choul’han ‘Aroukh (207,4), car ce sont des « dévarim chébalev » [conditions non exprimées].

Précisons que ce din s’applique même si Reouven n’est pas intervenu directement dans la vente, et que nous ne pouvons donc pas lui reprocher d’avoir omis cette précision. Pourquoi? Car le Knesset Haguedola, Hagahot Beth Yossef (207, 67), tranche que le din de la Guémara concernant celui qui veut se rendre en Eretz Israël s’applique même la vente se fait par un intermédiaire.

En conséquence, Reouven ne peut pas annuler la vente.

Affaire à suivre la semaine prochaine…

Cette rubrique est écrite par l’institut « Din vé Michpat »

sous l’égide du Rav Its’hak Belhassen où siègent des Dayanim francophones

Conseil et orientation juridique en droit juif, héritage divorce et partage

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Rav Aaron Cohen  (054.85.910.55   *dinvemichpat@gmail.com

Paracha Devarim – Les empreintes de la faute

Il est enseigné dans les Pirkeï Avot (3;2) « Deux juifs qui mangent ensemble et ne discutent pas de sujet lié à la Torah, sont considérés comme des railleurs », comme il est dit (Psaumes 1-1) : « Ne faites pas une réunion de railleurs ».

Rabbi Yits’hak de Volozhin zatsal explique (Milei déAvot) : « L’endroit où se réunissent des Juifs qui parlent de sujets liés à la Torah est rempli de sainteté et est élevé. Au contraire, l’endroit où se réunissent des railleurs est profane et empreint d’impureté. »

Le Zohar explique (Partie 2, 9-1) que Rabbi ‘Hiya et Rabbi Yossi marchaient sur la route. Ils rencontrèrent un homme qui les prévint de ne pas continuer de marcher sur cette route et les route principale. Il expliqua qu’une fois, un sage passa par cette route principale et se fit attaquer par des brigands qui le tuèrent. Depuis ce jour, cet endroit est considéré comme dangereux, et toute personne qui s’y rend se met en danger.

Les sages affirment qu’à l’endroit où une personne faute réside une empreinte de profanation. Cela engendre un danger pour une autre personne qui passe à cet endroit car les empreintes de la faute le pénètrent, dans son cœur et dans ses pensées. C’est la raison pour laquelle on peut voir parfois une personne entrer dans un endroit et lui passent par la tête des mauvaises pensées, pensées auxquelles elle n’avait jamais pensé auparavant. Cela ressemble à un homme dont la tête est remplie de poux, qui contamine les autres dans chaque endroit où il passe et s’assoit (Sia’h Yts’hak 67).

Quand le Imré ‘Hayim de Vijnitz zatsal élabora l’idée de créer un centre d’intégration pour les survivants de la Shoah, il se rendit aux Etats-Unis afin de récolter des fonds pour financer ce projet. Ses médecins lui prescrivirent de marcher une heure par jour accompagné de son secrétaire qui pousserait une chaise roulante, afin de le ménager s’il venait à se sentir fatigué. Un jour, son secrétaire lui dit : « Rav, des bancs sont placés tout au long du chemin. Pourquoi doit-on prendre une chaise roulante ? » Le Rav lui répondit : « Si cela t’est difficile, je pousserai la chaise roulante moi-même »… « Non, non, mais je voudrais juste comprendre »… « Je vais t’expliquer », lui répondit le Rav. « Nous sommes aux Etats-Unis, chez les non-Juifs. Qui sait quelle personne s’est assise sur le banc en question, comment s’est-il comporté et qu’a-t-il pensé ? Je ne veux pas être contaminé »…

En quoi cela nous concerne ? Au début du ‘houmach Dévarim, Moché Rabénou rappelle les endroits où ils sont passés : « dans le désert » ils ont mit D. en colère, « dans la plaine » ils ont fauté, « en face de Souf » ils ont désobéi. « Entre Pharan » où les explorateurs fautèrent ; « et entre Tofel et Labân », l’endroit où ils affirmèrent que la manne était insipide et blanche. Soulignons bien la conséquence terrifiante : l’endroit a reçu le nom de la faute qu’ils y ont commise, cela doit être exposé aux yeux de tous !

Une très grande responsabilité nous incombe : nous devons accomplir les commandements au sein de notre maison afin qu’elle soit le réceptacle de la présence Divine et qu’elle rayonne de sainteté !

Que nos demeures ne soient pas le théâtre de raillerie en tout genre, que les propos indécents et les commérages n’y rentrent pas afin de ne pas laisser d’empreintes indélébiles! (Extrait de l’ouvrage Mayane Hachavoua)

Rav Moché Bénichou

Reponses auxquestions-Troisième semaine de Ben Hamétsarim

Du fait que cette année le jeune de Tich’a BéAv tombe à l’issue du Chabbat nous avons trouvé utile de rapporter quelques points importants.

1. Il sera permis de manger de la viande et boire du vin à la Séoudat Chlichit (qui est la Séoudat avant le jeûne) même si toute l’année on n’a pas l’habitude d’en manger, il est interdit de s’en abstenir en signe de deuil.

2. On ne retira les chaussures en cuire que 20 minutes après le coucher de Soleil à la maison, avant de se rendre à la Synagogue.

3. On ne fera pas la Havdala sur le vin ni la bénédiction sur les Bésamim, par contre on récitera la bénédiction sur la bougie (à la synagogue). Les femmes (ou autres personnes) qui ne se rendent pas à la synagogue le soir de Tich’a BéAv devront réciter la bénédiction sur la bougie là où ils sont. À la sortie du jeune (c’est-à-dire dimanche soir) on récitera la Havdala uniquement sur le vin.

4. Dans la prière du soir, on ne récitera pas le passage de « Véhi Noam » et « Yochéve béséter », mais on commencera directement  « Véata Kadoch ».

5. Une personne malade qui doit manger le jour de Tich’ BéAv devra, avant de manger, effectuer la Havdala comme tous les Motsé Chabbat. Cependant il ne récitera que la bénédiction du vin et de « Hamavdil ».

En espèrent que cette année Hachem transforme ce jour de deuil en jour de joie avec la venue très proche du Troisième Beth Hamikdach Amen.

Y a-t-il des lois spécifiques concernant le Kotel Ham’aravi ?

Nos sages nous enseignent « Jamais la présence Divine n’a bougé du mur occidental du Beit Hamikdach ». Le Kotel est dirigé parallèlement face au Beit hamikdach d’en haut, et celui qui prie à cet endroit c’est comme s’il  priait devant le trône de gloire d’Hachem. C’est pour cela qu’il y a certaines lois à respecter quand on s’y rend.

1. Les hommes comme les femmes devront ce couvrir la tête de plus les femmes devront s’habiller pudiquement.

2. Il est interdit de rendre au Kotel dans le but d’une simple promenade ou pour vouloir se faire photographier. Il est aussi interdit de dire des  paroles vaines ou bien de manger et de boire dans tout le périmètre où les gens ont prit l’habitude de prier comme le devant de l’esplanade du Kotel. Toute personne qui ne fait pas attention à cela sa faute est grande.

3. Il n’est pas recommandé de montrer tout geste d’affection dans le périmètre du Kotel.

4. Il est permis de faire entrer nos mains entre les pierres  et l’on fera attention à ne pas détacher même un petit morceau de pierre du Kotel. De même il est interdit de prendre avec soi de la poussière des pierres, mais il est permis d’arracher les plantes qui se trouvent sur les pierres du Kotel comme Ségoula, car elles n’ont aucune sainteté. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.441-453)

5. Quand on voit le Kotel ou le dôme de la mosquée, on dira « Beit Mikdachénou Vétifarténou achére haloulékha avoténou haya lésréfat éche » puis on déchirera notre vêtement. On agira ainsi, uniquement si cela fait plus de trente jours que l’on ne s’est pas rendu au Kotel. Les habitants de Jérusalem n’ont pas besoin de se déchirer le vêtement même si cela fait plus de trente jours qu’ils ne sont pas rendus au Kotel. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.338)   

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Le sucre, si doux et si amer

Qu’est-ce qui peut bien être «amer» dans le sucre si doux et si délicieux ? En quoi peut-il être nuisible ? A notre dentition, certainement, mais encore ? Est-il concevable d’arrêter de boire des jus de fruit sucrés, du café ou du thé avec deux cuillerées de sucre ? Ce sont des questions de très bon « goût » certes. Mais lisez les lignes suivantes (tirées pour la plupart d’ouvrages médicaux  et scientifiques) et réfléchissez-y sérieusement

Le sucre est un produit traité, obtenu pat des opérations de raffinage et de blanchissage – connues depuis 250 ans -qui lui enlèvent ses composants vitaux et le privent ipso facto de ses éléments naturels, créés par le Créateur pour le rendre le plus digeste possible et l’adapter aux besoins de notre corps. Le sucre raffiné atteint ainsi une concentration qui n’existe dans aucun aliment naturel. En conséquence, il arrive comme «une bombe» sur le pancréas, qui fabrique l’insuline chargée de le décomposer [autrement dit. de le digérer]. Le sucre force cet organe à une hyperactivité qui, ajoutée à d’autres charges pesant sur l’appareil digestif, entraîne, son disfonctionnement et le diabète, caractérisé par une insuffisance d’insuline.

S’il vous semble exagéré d’assimiler une cuillerée de sucre à une « bombe », voici un exemple concret qui illustre ses effets néfastes sur l’organisme : un diabétique qui parvient à un état d’hypoglycémie commence à transpirer, à trembler et il se en  danger  de  mort. Une cuillerée de sucre augmente immédiatement le taux de sucre dans le sang et lui sauve la vie !Ceci nous montre bien le pouvoir d’une simple cuillerée de sucre- De plus, l’organisme étant incapable de produire la quantité calcium et de vitamines nécessaires à la digestion du sucre à haute concentration, celui-ci puise dans les réserves et est donc responsable, entre autres, de l’ostéoporose (décalcification des os). Par ailleurs, afin de digérer le sucre, l’estomac doit consommer une grande quantité de vitamines que le corps n’est pas capable de produire. Tout ceci est dû au fait que l’on parle ici d’un sucre hyper-concentré. [Afin de se représenter la chose, sachons que la fabrication de deux cuillerées de sucre, nécessite une quantité de canne à sucre que l’on ne pourrait consommer en une fois !]

L’excédent de sucre dans le corps, est stocké dans le foie sous forme de graisse. Cependant, le foie ne peut en emmagasiner que 60 gr. sous cette forme. L’excédent passe dans les hanches et dans d’autres parties de l’organisme. Les réservoirs de graisse pèsent sur le cœur et peuvent provoquer différentes maladies.

L’excès de sucre a d’autres effets négatifs, tels que l’obésité car il ne fournit au corps que des calories de mauvaise qualité, des hydrates de carbone qui se transforment immédiatement en graisse et entraînent des caries, des troubles cardio-vasculaires, glandulaires, digestifs etc….

Il est important de savoir et de se rappeler qu’un grand nombre d’aliments, gâteaux, gaufrettes, pizzas, crackers, pâtes, soupes lyophilisées, conserves, confiseries, jus de fruit, glaces, et les différentes sortes de biscuits contiennent du sucre, de la farine blanche, de l’huile, de la margarine, du sel et des additifs chimiques en quantité non négligeable.

En conclusion le sucre n’est pas aussi             «inoffensif» qu’il paraît. Contrairement à l’idée largement répandue, il n’y a aucune différence entre le sucre blanc et le sucre brun, car ce dernier est traité, lui aussi. C’est la même différence qu’entre le pain blanc et le pain noir qui sont faits, tous deux, de farine «vide» (obtenue avec des grains de blé dont on a enlevé le son). On peut utiliser des produits de remplacement comme le miel, mais là aussi en petite quantité. Même celui qui ne parvient pas à se passer complètement de sucre blanc doit s’efforcer au maximum de limiter sa consommation.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

Contact 00 972.361.87.876

LA DEUXIÈME CLÉ EST L’ÉCOUTE.-Dernière partie

Tout ce que nous avons décrit précédemment rendant difficile l’écoute ne signifie pas que nous ne comprendrons rien à ce que dit notre femme. Mais que nous ne vivrons qu’un moment superficiel et vide de sens. Celui qui veut vivre un moment pur et particulier de partage avec autrui, se doit d’ouvrir ses oreilles à son épouse, et de la comprendre.

Prenez en compte lorsque vous discutez avec quelqu’un, que 55% de votre message passe par votre physiologie (mouvement du corps pendant la conversation, regard, expression du visage…), 38% passe par le ton que vous prenez et seulement 7% passe par les mots que vous choisissez. Soyez donc présent !

En fonction de notre personnalité, l’écoute peut s’avérer naturellement difficile ou au contraire, tout à fait naturelle. Il est clair qu’une personne ayant de la facilité à écouter son prochain a dans sa main un atout tout à fait particulier, et qu’il se doit d’en faire bon usage. De ce point de vue, les femmes n’ont pas d’avance sur les hommes, certes elles partagent naturellement beaucoup plus que nous les hommes et donc, sont plus enclines à vivre en communauté et à deux. Mais cela ne veut pas nécessairement dire qu’elles savent écouter de manière plus juste que les hommes. L’écoute, en effet, demande avant tout de la tolérance, de l’ouverture d’esprit, de l’empathie et de la curiosité. N’oubliez jamais, au même titre que vous êtes un être complexe qui est fait de sentiment, de considération, d’appréhension ; il en est de même pour la personne qui vous accompagne dans la vie. Elle ne réfléchit pas moins que vous, sur les évènements qu’elle traverse. Elle ne se pose pas moins de questions. Mais elle a, naturellement, une approche différente de la vôtre. C’est justement là, que l’écoute prend tout son sens, car elle vous permet de vous immiscer dans sa vision des choses. De comprendre profondément, quelle logique existe-t-il entre les évènements qu’elle a vécu, à quelle pensée cela l’amène, que ressent-elle ?

Lorsque vous y parvenez, demandez-vous aussi ce que vous ressentez ? Ne passez-vous pas un moment particulier ? Ne découvrez-vous pas pour la première fois la profondeur qu’il existe chez votre femme ? N’êtes-vous pas fier d’avoir vécu un tel moment de profondeur avec celle avec qui vous partagez tant ? N’êtes-vous pas plus proche d’elle maintenant que vous la comprenez vraiment ? Ne partagez-vous pas plus sa joie ou sa difficulté ?

Rav Boukobza 054.840.79.77

aaronboukobza@gmail.com

9 Av – Parachat Devarim – Prophétie et tristesse ?!

9 Av – Parachat Devarim – Prophétie et tristesse ?!

Le regretté Rav Pinkous Zatsal avait l’habitude de rapporter un Midrach à l’approche du jeûne du 9 Av. Il s’agit du prophète Jérémie qui rencontre Platon, le philosophe. Ce dernier voit Jérémie en train de se lamenter sur les pierres de Jérusalem, après la destruction du Temple. Le philosophe s’étonne de voir ce grand sage pleurer sur un palais détruit. Il lui dira: » Ce n’est pas l’habitude d’un sage comme toi de pleurer sur des antiquités! De plus, le passé, c’est déjà passé! » Le prophète lui répondit: » Est-ce que tu as des questions fondamentales que tu n’as pas encore élucidées? » Platon répondit affirmativement. Jérémie lui demanda d’exprimer ses interrogations. Platon s’exécuta. C’est alors que Jérémie répondit immédiatement à tous les doutes et interrogations du philosophe. Platon n’en revenait pas! Voilà qu’il se promène depuis des lustres avec ses questions sans que personne n’arrive à lui répondre! Le prophète finira ainsi: » Sache, que toutes ces réponses je les puise de… cet endroit et de ces pierres (en désignant le Beth Hamiqdach détruit).  Et lorsque tu t’étonnes que je pleure au sujet de ces pierres, tu ne pourras jamais le comprendre… (C’est propre à l’âme juive) »

On voit de ce court passage que les pleurs du prophète comme ceux du Clall Israel sur la destruction du Temple ne concernent pas un fait historique mais une perte qui se fait ressentir encore de nos jours! C’est le manque de sainteté dans notre monde, le manque de clarté dans la Thora et la providence divine qui est moins palpable!

Le Zihron Yossef pose une belle question. On sait que le prophète Jérémie a consigné ses écrits (le livre Jérémie) ainsi que les Kinotes (Ei’ha/lamentations qui sont lus le jour du jeune du 9 av) et aussi le livre « Méla’him »:les Rois (Baba Batra 15.). Or il existe un principe fondamental dans la prophétie, à savoir que le souffle divin ne résidait chez ces gens exceptionnels que lorsqu’ils étaient remplis d’allégresse et de joie dans le service d’Hachem! (Rambam Yéssodé Hathora 7.14) Donc comment Jérémie a pu prophétiser des choses si terribles pour le Clall Israël et rester joyeux dans son cœur?

Le Zikhron Yossef  donne deux réponses.

La première c’est que le prophète se prépare à recevoir la parole divine par le biais de la joie. Car la prophétie ne pouvait pas se réaliser dans un cœur triste ou contrarié! Donc Jérémie, comme tous les autres prophètes, devait se travailler pour que  la joie le pénètre. Et, à ce moment la parole d’Hachem tombait sur lui, d’un seul coup! L’important c’était la préparation au fait de recevoir la parole divine! (même si par la suite le contenu en était triste!)

Une autre explication, d’après une allégorie du Rabi Haquadoch Chémlque de la ville de Nicolagsbourg. Il s’agit d’un  Roi qui est pris en captivité. Et, à un moment donné, ses geôliers décident de l’exiler loin de son royaume. Là-bas, démuni de tout, il se retrouve dans la maison d’un de ses partisans. L’hôte, voyant le roi en captivité pleure d’amères larmes. Seulement dans le même temps a une grande joie! Il a la chance inestimable d’accueillir le roi dans sa maison! Fin de l’allégorie. C’est-à-dire que même après l’exil de la Ch’hina de Jérusalem, il reste que la présence divine est  proche de nous. C’est la raison pour laquelle le prophète peut garder sa joie au moment des pires prophéties! Dans le même ordre d’idée, le Nétsiv sur le verset (Dévarim 29.13) écrit : »Même si je (Hachem) me dégoutais de vous… Vous reviendrez à moi et je reviendrais à vous! » Explique le rav, du fait qu’Hachem envoi des coups à son peuple, c’est la preuve qu’il tient encore à nous et ne veut pas que l’on faute!! Donc la punition de l’exil est en soi une consolation de savoir qu’Hachem veut notre repentir! A l’exemple du père de  famille qui punit son fils du fait qu’il s’est très mal comporté. La punition est bien la preuve qu’il aime son fils! Le fils peut être content de son sort car il sait que son père l’AIME!

Rav David Gold 00 972.390.943.12

9 Av – Parachat Devarim – NE PLUS AGIR « KAMTSA »…

« Ce sont là les paroles que Moché adressa à tout Israël de l’autre côté du Jourdain (Yarden), dans le désert, dans la plaine en face de Souf, entre Paran et Tofel, Labân, Hacéroth et Di-Zahav. » (Dévarim 1 ; 1)

Avec l’aide de Hachem, nous allons ouvrir le dernier livre du ‘Houmach, le Séfer Dévarim.

Ce Livre est un long discours de Moché Rabénou, adressé à tout le peuple quelques jours avant sa mort, il commence par le verset que nous avons cité plus haut.

Rachi nous explique que ces paroles sont des paroles de réprimande, et que le texte va énumérer tous les lieux où les enfants d’Israël ont irrité Hachem.

Cependant, Moché dissimule leurs méfaits et ne les mentionne que par allusion, en évoquant seulement les lieux où ils furent commis, afin de ménager l’honneur d’Israël.

Au travers de son discours, Moché nous fournit donc une démonstration de l’application de la Mitsva de réprimander son prochain. Comme il est dit (Vayikra 19 ; 17) : « Réprimande ton prochain, et tu n’assumeras pas de péché à cause de lui. ».

La «Tokhakha », ou réprimande, est une Mitsva essentielle, car elle vient défendre et préserver l’honneur de Hachem et de la Torah. Cependant, elle est aussi très délicate, et peut ‘Hass véChalom avoir des conséquences très regrettables si elle est mal faite.

La Guémara (Chabbat 64b) nous enseigne : « Celui qui voit son prochain commettre une Avéra et ne le réprimande pas, la faute lui revient à lui comme s’il l’avait commise depuis le départ. »

Ce texte a de quoi nous tourmenter !

Notre Paracha est lue tous les ans avant le 9 av, essayons de tirer les enseignements de ces deux événements.

Il est enseigné dans la Guemara (Guitin 55b) que Yérouchalaïm fut détruite à cause de Kamtsa et Bar Kamtsa.

Bref rappel des faits: Un homme [dont la guémara de divulgue pas son nom] avait un ami nommé Kamtsa et un ennemi nommé Bar Kamtsa. Cet homme organisa un jour un banquet dans lequel furent conviés tous les grands noms, nobles, et sages que comptait la ville.

Parmi les personnes à qui une invitation fut adressée se trouvait naturellement son grand ami, Kamtsa. Mais le messager chargé de porter les invitations à la porte de chaque invité se trompa et remit une invitation à Bar Kamtsa au lieu de Kamtsa. Surpris d’avoir reçu cette invitation, il conclut que son ennemi désirait éventuellement faire un geste de réconciliation, c’est ainsi qu’il s’est rendu au banquet, en dépit des craintes qui subsistaient dans son cœur.

Le jour du banquet arriva, comme prévu les invités arrivent un après l’autre et leur hôte allait à la rencontre de chacun pour leur adresser ses salutations et un mot aimable. Soudain lorsqu’il aperçut parmi eux, Bar Kamtsa, son ennemi, il fut pris d’une violente colère et il désigna du doigt la porte en lui soumettant de quitter les lieux immédiatement.

Bar Kamtsa, mal à l’aise de la situation, aurait donné n’importe quoi pour que cet outrage lui fût épargné. Il lui proposa de payer sa part et de pouvoir rester. Mais cette proposition fut refusée, il proposa de payer la moitié du coût total du banquet, pour peu qu’on ne le mette pas à la porte aux yeux de tous, mais cela aussi lui fut refusé. Il proposa de régler tout le banquet, mais rien ni fait, sa décision était irrévocable la haine et l’orgueil étaient trop grandes.

C’est avec une grande cruauté qu’on l’empoigna par le bras et le traîna dehors. Bar Kamtsa en fut profondément blessé, mais ce qui le peina encore plus, c’est que personne parmi tous ceux qui avaient assisté à son humiliation, et parmi eux de grands sages, n’avait essayé de lui éviter ce désagrément.

Indigné de leur passivité, il alla de ce pas trouver l’Empereur romain Néron et dénonça les Juifs, les accusant de rébellion contre Rome, ce qui allait causer par la suite la destruction du deuxième Beth Hamikdach. Fin du récit.

Nous avons cité plus haut la Guemara (Guitin 55b) qui déclare que Yérouchalaïm fut détruite à cause de Kamtsa et Bar Kamtsa. Mais il y a lieu de se demander, pourquoi Kamtsa est jugé coupable, alors qu’il n’a rien fait dans cette histoire?

Le Maharcha (guitin 55b) explique Bar Kamtsa n’est autre que le fils de Kamtsa. (en effet “Bar” signifie “fils de…”) S’il en est ainsi, Kamtsa certainement au courant de la mésentente entre son fils et son ami, pourquoi n’a-t-il rien fait pour les réconcilier ? C’est cette passivité qu’on lui reproche, et pour cette raison on le tient en partie pour responsable de la destruction du Beth-Hamikdach. Comment peut-il être l’ami de l’ennemi de son fils, et entretenir cette haine ?

Mais encore, si Kamsta n’a pas accompli son rôle de père au niveau éducatif, pourquoi n’a-t-il pas réagi sur place, le jour du banquet en raisonnant son ami de laisser son fils tranquille?

On explique que Kamtsa ne s’est pas rendu au banquet, pour la simple et bonne raison qu’il n’a pas reçu de faire part!

Encore une fois, Kamtsa dévoile un aspect négatif de son caractère. Sa fierté lui a fait dire, de ne pas se rendre au banquet de son ami parce qu’il n’avait pas reçu d’invitation, au lieu de trouver un prétexte, et de comprendre qu’il y a sûrement eu une erreur. Comment tenir une telle rigueur envers son “ami”?

Tous ces reproches concordent avec l’enseignement de la guémara cité plus haut, « Celui qui voit son prochain commettre une Avéra et ne le réprimande pas, la faute lui revient à lui comme s’il l’avait commise depuis le départ. »

S’il est une Mitsva de réprimander l’autre, il en est une aussi de savoir être réprimandé. Or en général on se montrera zélé et pointilleux pour la faire, mais beaucoup moins pour la recevoir.

A ce sujet, le Chaarei Téchouva nous éclaire sur le don précieux du sens de l’ouïe, et il nous dit que l’oreille doit nous servir à écouter les réprimandes. Sur ce, il rapporte la parabole suivante (Chémot Raba Yitro 27 ; 9) : « Lors d’une chute, un homme se brise tous les membres du corps ; afin de guérir, chacun d’entre eux sera bandé ou plâtré. Pour le « pécheur », celui qui est atteint d’une maladie spirituelle, ce sont tous ses membres qui sont atteints, car tous sont souillés. Pourtant D. guérit tous ses membres grâce à un « pansement » unique : l’oreille qui écoute attentivement. Comme il est dit (Yéchayaou 55 ; 3) : « Prêtez l’oreille et venez à Moi ; écoutez et vous vivrez. »

Si le Beth-Hamikdach n’est toujours pas reconstruit, c’est sûrement que ces failles de comportements sont encore présentent de nos jours. Comme l’affirme Rabbi Chimon bar Yo’haï (Yerouchalmi Yoma 1 ;5), « toute génération qui n’a pas mérité de voir la reconstruction du Beth-Hamikdach, c’est comme si sa destruction lui était contemporaine ». Quelle en est la raison ?

Rabbi Chimon bar Yo’haï précise « toute génération » et non pas « tout homme » ou, de façon plus générale : « Chaque année où le Beth-Hamikdach n’est pas reconstruit, c’est comme s’il avait été ravagé au cours de la même année » ? Cela pour dire que chaque génération est responsable de réparer les actes individuels, et si, à chaque instant qui passe, le Beth-Hamikdach n’est pas reconstruit, c’est comme s’il avait été détruit dans cette génération, dont l’imperfection n’en ressort que davantage.

Cette période est le moment, plus que jamais, d’analyser notre comportement, et de nous améliorer dans ce domaine. Cela doit nous inciter à agir ou plutôt réagir et réparer nos actes afin de précipiter la reconstruction du Beth-Hamikdach , dans sa gloire et sa magnificence.

Étudions la Torah, ses lois et son Derekh Erets, afin que nos réprimandes soient justes et fondées. Travaillons nos Midot pour accepter la Tokhakha, afin de nous améliorer.

Nous avancerons ainsi tous ensemble vers le chemin de la Torah qui nous mènera à la reconstruction du Beth-Hamikdach très prochainement. Que ce Tiché BéAv soit le dernier jeûne et le dernier deuil que notre peuple ait à subir, avant la rédemption finale, Amen .

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

Chéma Israël – Fiche pratique

« Chéma Israël Hachem Elokénou Hachem E’had-Écoute Israël, Hachem est notre D.ieu, Hachemest Un » Dévarim(6 ; 4)

Ce verset bien connu que nous lisons à notre coucher et à notre lever, depuis notre tendre enfance et jusqu’à notre dernier souffle, proclame notre soumission à la royauté divine et doit donc être récité avec la plus grande kavana [ferveur]. Il est une Mitsva positive de la Torah de lire le Chéma Israël deux fois par jour : une fois le matin et une fois le soir, comme il est écrit

«וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ/en te couchant et en te levant », c’est-à-dire au moment où les gens ont l’habitude de se coucher – le soir – et quand ils ont l’habitude de se lever – le matin. (Rambam Hilkhot Kriat Chéma 1;1)

Pour s’acquitter de cette lecture, le Choul’hane Aroukh (60§5) fixe la loi ainsi : « Celui qui lit le Chéma sans avoir eu l’intention requise [la compréhension du sens littéral] n’est pas quitte de son obligation. ».

De ce fait, en récitant le Chéma, il faudra avoir l’intention d’une part d’accomplir la Mitsva de la Torah de la lecture du Chéma [du soir ou du matin], ainsi que la Mitsva de se soumettre au joug divin et à Son unicité, c’est à dire d’accepter la souveraineté absolue de D.ieu avec une concentration entière.

Ce premier verset, par lequel nous proclamons notre soumission au joug divin, devra impérativement être récité avec ferveur et concentration. Réciter cette profession de foi, c’est penser avec conviction à l’unicité absolue de D.ieu, le «Yi’houd Hachem ».

Dans le Séfer Torah, les lettres ע (de שְׁמַﬠ) et ד (de אֶחָﬢ) sont plus grandes que les autres et forment le mot עד/témoin. Cela symbolise qu’en récitant le Chéma, nous témoignons de l’unité d’Hachem. (Rokéa’h; Kolbo)

En récitant et en se remémorant matin et soir l’unicité et la royauté d’Hachem sur tout l’univers, nous acceptons et prenons conscience qu’Hachem contrôle et domine l’univers sans aucun obstacle. Nous affirmons aussi que nos actions et nos pensées sont examinées et que rien ne Lui échappe. Cette récitation nous protégera de la faute tout au long de la journée et de la nuit, comme il est dit dans Avot 2;1 : « Considère trois choses pour ne pas en venir à une transgression : sache ce qui est au-dessus de toi, un œil voit, une oreille entend et tous tes actes sont écrits dans le livre ».

Dans la pratique, pour optimiser au mieux cette ferveur, nous le récitons à haute voix et nous plaçons la main droite sur les yeux pour ne pas être troublé par ce qui se passe autour de nous.

De plus, pour réaliser notre devoir, nous devons faire concorder la parole et la pensée, une union qui demande un grand travail de ferveur. En effet, le mot « Chéma », que l’on traduit par « écoute », renferme en réalité plusieurs sens, auxquels on doit penser lors sa récitation. Écouter, c’est à la fois accepter et comprendre. Car on ne peut comprendre que si l’on a accepté, et l’on ne peut accepter que si l’on a écouté.

Rabbi Yéhochoua ben Kor’ha demande : « Pourquoi le verset du Chéma Israël précède-t-il celui de  »véhaya im chamoa/il adviendra, si tu écoutes  » ? Afin d’accepter d’abord sur soi le joug de la royauté divine et ensuite seulement le joug des Mitsvot. » (Brakhot 13a )

Le Meïri explique cet enseignement par le Midrach suivant : « Cela est comparable à un roi qui visite une province. Tous les habitants de la ville sortent l’accueillir en lui disant :  »apprends-nous tes lois ». Mais le roi leur rétorque :  »Acceptez d’abord ma royauté, et ensuite mes lois ». » C’est pour cela que le premier paragraphe précède celui de  »véhaya im chamoa ».

OVDHM est heureux de diffuser cette « fiche pratique » pour nous permettre d’accomplir au mieux cette mitsva essentielle dans la vie d’un juif. Puissions-nous toujours proclamer la grandeur du Nom du Tout-Puissant et développer l’amour de la Torah autour de nous, et ainsi rapprocher l’époque où la lumière divine se révélera à Tsion et Yéroushalayim. Amen.

Recommandation du Rav Yé’hiaBenchetrit Chlita :

Chers amis

je vous conseille de télécharger ce pdf de le lire et de le conserver dans votre livre de prières. Merci à OVDHM de l’avoir produit. PARTAGEZ-LA EN MASSE !

Séli’hot, une invitation à la Téchouva

Cet ouvrage est essentiel et indispensable pour traverser le mois d’Elloul.

Il vous permettra de vivre et ressentir au mieux cette période et surtout d’en tirer le plus grand des profits pour se préparer aux fêtes de Tichri.

Explications sur le mois d’Elloul – Halakha des Séli’hot – Traduction, commentaires et midrashim sur le texte originel.

Un guide de la Téchouva qui vous accompagnera tout le mois d’Elloul jusqu’à Yom Kippour.

LIRE UN EXTRAIT

Séli’hot – 205 pages

L’avis de la presse:

Hamodia – Haguesher

Cette série de trois livres constitue une intéressante combinaison littéraire et liturgique. On y trouve à la fois les textes liturgiques concernant la période actuelle – les Séli’hot du mois d’Eloul, les simanim que l’on consomme à Roch Hachana et les « Invités » que l’on accueille dans la souka – accompagnés d’explications, commentaires et réflexions intéressantes.

Le premier de ces ouvrages consacré aux Séli’hot se décline en deux parties, la première se lisant de droite à gauche et inversement pour la seconde. Dans le sens de lecture hébraïque, on retrouve tout le texte des Séli’hot (rite séfarade), en hébreu avec traduction française intégrale, ainsi que des annotations plus ou moins longues dégageant des idées intéressantes de ces prières. Du côté opposé, une soixantaine de pages sont consacrées à des développements relatifs aux Séli’hot, à la période de repentir, à la téchouva et à divers thèmes liés.

Le second ouvrage de cette série est une brochure intitulée Simanim, s’intéressant aux aliments consommés le soir de Roch Hachana en « signes » favorables pour la nouvelle année. L’auteur y présente chacun de ces aliments, son nom hébraïque et le symbole qu’il représente, en développant l’idée qui se cache derrière sa consommation. Point remarquable : comme les coutumes divergent entre une communauté et l’autre quant au choix de ces aliments, l’auteur présente exhaustivement les rites israélien, tunisien, algérien, marocain et djerbien… Présentant également le texte du kiddouch, les lectures qu’il est propice de lire pendant le repas ou encore le birkat hamazon, ce livret sera un fidèle compagnon durant toute la soirée de Roch Hachana.

Enfin, troisième ouvrage de la série, Oushpizine a pour thème central les fameux sept « Invités » qui nous accompagnent durant nos repas pris sous la souka, à savoir les trois patriarches et quatre autres des plus grandes figures de notre tradition. Chaque jour de Soukot étant attribué à un autre personnage, nous avons coutume d’« inviter » celui-ci à nous joindre, par un petit texte lu avant d’entrer dans la souka. Outre ces textes, cet ouvrage présente plusieurs commentaires pour chaque « Invité », en expliquant sa particularité et son lien avec la fête de Soukot. Enfin, y sont rapportés exhaustivement le kidouch de cette fête, les chants qu’on a coutume d’entonner sous la souka et divers autres textes liturgiques.

Cette petite collection bien conçue vous accompagnera ainsi pendant toute cette période de fêtes…

Yonathan Bendennoune

Séli’hot – 205 pages ; Simanime – 111 pages ; Oushpizine – 228 pages de Mordékhaï Bismuth, aux éditions OVDHM.

Michnayot Mikvaot

Nos sages nous enseignent qu’au cours de la première année dudécès de ses parents ou d’un proche, ainsi que chaque année dans la semaine del’anniversaire du décès (Azkara,Yorstaït), il est bénéfique pour l’âme du défunt, d’étudierdes michnayot et plus particulièrement le septième chapitre du Traité Mikvaot.

La Michna est la compilation des codes de lois de la Torah Orale . Les lettres qui composent le mot Michna-משנה sont les mêmes qui forment le mot Néchama-נשמה.

L’étude des michnayot ajoute des mérites à l’âmedu défunt pour l’élévation de sa Néchama à une place de plus en plus élevée etimportante au gan Éden, et lui procure beaucoup de satisfaction.

Les Tsitsit

Il est écrit à propos des Tsitsit, « Ce sera pour vous un Tsitsith, vous le verrez, vous voussouviendrez de toutes les Mitsvot de Hachem… » Bamidbar (15 ; 39)

Les Tsitsith sont des fils accrochés aux coins des vêtements des hommes.

Rachi, sur ce verset, nous informe que la guématria du mot Tsitsith est 600, auxquels on ajoute les 8 fils et enfin les 5 nœuds, soit un total de 613.

Le Baal Hatourim ajoute que la Mitsva de Tsitsith équivaut aux 613 Mitsvot.

Le verset nous indique ici que le fait de porter le Tsitsith va nous aider à nous souvenir de toutes les Mitsvot à accomplir, ce qui nous évitera de tomber dans la faute.

En quelque sorte le Tsitsith est un « garde-fou », un « pense-bête »…a

Le port du Tsitsith nous permettra donc de nous rappeler les 613 Mitsvot afin de ne pas tomber dans la faute, mais qu’est-ce que cela signifie au juste ? Je le porte et je suis tranquille ? Protégé ?

Le ‘Hafets ‘Haïm nous répond grâce à la parabole suivante :

Un homme riche qui possédait de beaux jardins, avec une multitude d’arbres, de plantes, de fleurs, d’animaux… devait partir en vacances. Afin d’assurer l’entretien de ses jardins, il engagea donc un homme devant veiller sur ses biens en son absence.Le propriétaire donna des consignes strictes à son employé, des tâches à accomplir, et pour qu’il se souvienne de tout, il les écrivit sur papier.

Après deux semaines de vacances, notre cher propriétaire rentra chez lui, et fut choqué en voyant l’état de ses jardins. Il s’en alla donc immédiatement demander des explications à son employé.

Celui-ci lui rétorqua « royalement » que chaque matin, midi et soir, il avait lu scrupuleusement le pense-bête que celui-ci avait laissé avant son départ. Mais il n’avait fait que le lire…

Hachem nous a donné des lois. Le simple fait de porter les Tsitsioth en représente le compte total et nous rappelle donc tout au long de la journée notre devoir envers Hachem.

Mais le simple fait de les porter et de se souvenir de ce que l’on doit faire suffit-il ?

Cela représente-t-il une dispense ?

Pour se souvenir, il faut déjà savoir de quoi on parle, c’est pour cela que nous avons le devoir d’étudier les lois, afin d’être capables de les appliquer.

A partir du moment où nous sommes instruits, « vous vous souviendrez » nous évoque quelque chose de concret. Et nous pourrons dés lors utiliser ce « pense-bête » afin de réaliser les mitsvot de la Torah et de nous protéger de notre Yetser Hara’.

Le Rav Dessler nous enseigne que seul celui dont le cœur est concentré en permanence sur Hachem exclusivement peut se souvenir de Ses commandements.

Béezrat Hachem que nous utilisions les Tsitsioth comme « pense-savant », afin qu’ils nous aident à évoluer et à servir Hachem de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre corps.

Qui sera le dixième ?

Le Rav Moché Aaron Stern zatsal, alors qu’il n’était âgé que de huit ans, tombagravement malade. Son père convoqua les meilleurs médecins, se tourna vers lesrabbins, récita des Psaumes pour sa guérison, et finalement dit à son fils: »Regarde, tout le monde agit pour hâter ta guérison sauf toi! »… L’enfantdemanda: « Que dois-je faire? » Et son père répondit: « Prends surtoi d’accomplir un bon acte dès que tu seras guéri ». L’enfant accepta etdemanda: « Quoi par exemple? » Le père lui suggéra: « Si tu guéris,prends sur toi de toujours t’efforcer de prier avec un minyan ». L’enfantpromit et guérit. Il respecta sa promesse et devint un grand sage de la Torahcraignant D. profondément. Il devint directeur spirituel de la YéchivaKaménitz. La Yéchiva grandit, ils projetèrent d’agrandir son bâtiment et le Ravreçut la mission de partir aux Etats-Unis afin de récolter des dons pour aiderla Yéchiva. Il accepta sa mission et prit contact avec une agence de voyage. Ildemanda s’il y aurait un minyan dans l’avion. On lui répondit: « Rav, ici,c’est une agence de voyage et non un centre d’organisation d’offices religieux…En général, il y a un minyan mais nous ne pouvons pas vous le promettre. Si lesconditions climatiques ne le permettent pas, les voyageurs doivent rester assisà leur place. Pour être honnête avec vous, il n’y a pas toujours unminyan ». S’il en est ainsi, il ne pourrait pas voyager. Ils lui dirent: »Nous pouvons vous proposer un vol avec une escale à Amsterdam àl’aube ». Il vérifia si cela lui laissait le temps de prier en minyan avantd’accepter cette formule. L’avion atterrit à Amsterdam. Il avait deux bonnesheures devant lui. Il prit son Talith et ses Téfilines puis sortit del’aéroport pour se rendre vers l’autoroute. Il attendit en regardant passer lesvoitures qui défilaient devant ses yeux… Soudain, une voiture s’arrêta. Lechauffeur lui demanda: « Rav, où allez-vous? » « Je cherche unminyan pour l’office du matin ». « Rav, je vous en prie, montez »,dit le chauffeur d’un ton aimable. Il s’avéra qu’il était Juif et qu’ilhabitait dans la banlieue d’Amsterdam. Tous les matins, il se rendait àAmsterdam pour l’office du matin avant de se rendre à son travail. En quelquesminutes, ils se retrouvèrent dans la périphérie de la ville, s’arrêtèrent dansune ruelle, le chauffeur sortit de la voiture et indiqua au Rav de descendrevers un appartement se trouvant au rez-de-chaussée. Le chauffeur ouvrit laporte au Rav et il pénétra à l’intérieur d’une minuscule synagogue. Huit hommesattendaient déjà pour commencer l’office en minyan… Il pria avec le minyan, puisà la fin de l’office, le chauffeur termina la mitsva qu’il avait commencée enraccompagnant le Rav à l’aéroport. Quand le directeur spirituel de la Yéchivade Kaménitz racontait cette expérience, son regard s’illuminait. Il disait: »Rendez-vous compte: huit hommes se sont levés de bonne heure pour serendre à la synagogue afin de prier en minyan. Le neuvième doit arriver de labanlieue proche, comme d’habitude. Mais qui sera le dixième? On leur envoya unJuif d’Israël en transit pour les Etats-Unis! »… Car, « l’homme quidésire s’engager dans une certaine voie, on l’y conduit ». Ce principe estécrit dans la Guémara (Makot 10B), dans notre paracha concernant Bilaam benBéor. L’Eternel ne voulait pas qu’il se rende à Midiane afin de maudire Israël.Il lui dit: « Ne pars pas avec eux! » Toutefois, quand Bilaam exprimason désir ardent de partir avec eux, l’Eternel lui dit: « Lève-toi et parsavec eux », (22-20). Un ange de miséricorde tenta de l’en empêcher enmettant des obstacles sur son chemin. Cependant, quand Bilaam lui dit: « Etmaintenant, si cela te déplaît (comme s’il ne savait pas que c’était le cas),je m’en retournerai ». L’ange lui rétorqua: « Pars avec ces gens ».

Car, « l’homme qui désire s’engager dans une certaine voie, on l’y conduit ». Pour le bien ou le pire. Ce fut le cas pour le directeur spirituel de la Yéchiva de Kaménitz pour la prière et il mérita d’accumuler des mérites en complétant le minyan de l’office du matin tandis que Bilaam fut conduit à sa perte. Rav Moché Bénichou

Réponses à vos questions

Peut-onétendre une bâche pendant Chabbat pour se protéger du soleil ?

Il est interdit d’étendre une bâche pendant Chabbat, car on enfreindrait l’interdit de construire une tente. Il faut savoir que si au moment où on l’étend on le fait dans l’intention de la laisser pour toujours on enfreint un interdit de la Torah, et si cela est provisoire on enfreint un interdit de nos sages. (Yalkout Yossef Chabbat vol.2 p. 527 et 530)

Peut-ondéplacer un ventilateur pendant Chabbat ?

Il est permis de déplacer un ventilateur en marche pendant Chabbat en faisant attention que la prise ne se débranche pas lors du déplacement (il sera recommandé d’utiliser une rallonge assez longue). Il est conseillé de placer un papier sur les boutons du ventilateur sur lequel il est écrit « Chabbat » afin de ne pas arriver à augmenter ou baisser sa puissance par inadvertance. (Yalkout Yossef Chabbat vol.2 p. 423)

Est-il permis de déclencher ou d’arrêter le système qui fait pivoter leventilateur ?

Si le système qui fait pivoter le ventilateur est une sorte de bouton qui le bloque ou débloque, il sera permis de le toucher, car il est mécanique. Par contre si ce système se fait à l’aide d’un fil que l’on tire il sera interdit de le toucher pendant Chabbat, car cela déclenche ou arrête un moteur qui fait pivoter le ventilateur.

Peut-on faire Nétilat Yadaïm avant de manger du pain avec l’eau de la mer ?

On ne pourra pas faire Nétilat dans un Kéli avec l’eau de la mer du fait qu’elle ne peut être bue par un chien. Par contre on pourra tremper ses mains dans la mer et réciter la bénédiction de « ‘Al Nétilath Yadaïm ». Si on s’est trompé et qu’on a dit « Al Tévilath » à la place de « Al Nétilath » on sera quitte de la bénédiction. (Yalkout Yossef simane 160 Séif 18)

Est-il permis de bronzer pendant Chabbat ?

Il est permis de s’asseoir au soleil pour bronzer par contre on fera attention à ne pas rester trop longtemps, car cela provoque du mal et il est interdit de se faire du mal pendant Chabbat. (‘Hazon ‘Ovadia Chabbat vol.5 p.26)

Est-il vrai qu’il est recommandé que le mari prépare les bougies de Chabbat ?

Oui, car en préparant les bougies de Chabbat, l’homme participe lui aussi aux préparatifs de Chabbat et il aide à l’accomplissement de la Mitsva de l’allumage des bougies en son honneur. Le Rav Pinkous Zatsal (Parchat Bé’alotékha) rapporte la Guémara dans le Traité de Chabbat 23b qui dit « Tout celui qui s’habitue aux lumières méritera des enfants érudits », et il explique que de même que le  moment où la mère allume les bougies est un moment propice de prières pour  mériter d’avoir des enfants érudits en Torah, ainsi quand le père prépare les bougies il peut lui aussi prier pour cela.

Est-il permis de porter pendant Chabbat des lunettes qui foncent au soleil ?

Il est permis de porter des lunettes qui foncent au soleil pendant Chabbat et il n’y a pas d’interdit de colorer. Car tout l’interdit de colorer Chabbat est si on teint une tenture ou des fils comme on le faisait au Michkane. Par contre la teinte des verres vient d’un produit qui se trouve sur le verre et qui est sensible aux rayons du soleil. (‘Hazon ‘Ovadia Chabbat vol.5 p.23)

Participezet posez vos questions au Rav Avraham Bismuth

par mailab0583250224@gmail.com

La digestion (suite)

En principe, un homme sain et fort mangera deux fois par jour, mais les gens faibles et les personnes âgées prendront plusieurs petits repas, car la nourriture abondante affaiblit leur estomac. Celui qui veut rester en bonne santé ne mangera pas avant que son estomac ne se soit vidé de la nourriture antérieure.

Normalement, chez les gens sains qui mangent et se fatiguent moyennement, la digestion complète d’un repas moyen dure six heures, il est bon de sauter un repas par semaine – si possible la veille de Chabat – pour laisser l’estomac se reposer et renforcer sa capacité de digestion.

Il est bon de s’habituer à manger du pain (céréales) le matin. Celui qui veut manger plusieurs sortes d’aliments commencera par ceux qui sont laxatifs ; ensuite, il fera une petite pause pour ne pas les mélanger avec les autres. De même, il consommera d’abord des aliments légers et digestes – par exemple, de la volaille avant la viande de boucherie, de la chair du petit bétail avant celle du gros bétail. Tout de suite après le repas, il mangera des aliments astringents (qui constipent), mais pas en grande quantité.

Puisque la digestion commence dans la bouche sous l’effet du broyage par les dents et du mélange des sucs avec la salive, aucun aliment ne doit être avalé sans mastication, pour ne pas faire retomber sur l’estomac tout le poids de la digestion.

Les hommes n’ont pas tous la même nature, comme nous l’avons déjà dit. Chacun doit choisir, suivant l’avis des médecins, les aliments qui lui conviennent, à son lieu d’habitation et au moment voulus.

Concernant la boisson, l’eau constitue pour l’homme la boisson naturelle et saine pour le corps. Si elle est pure et claire, elle sert à maintenir l’hydratation du corps et à accélérer l’évacuation des déchets. On choisira de préférence de l’eau fraîche – qui désaltère et active la digestion -mais pas glacée au point d’éteindre la chaleur naturelle du corps. Celui qui est las et fatigué doit veiller, à plus forte raison, à ne pas boire de l’eau trop froide car, à cause de l’état de lassitude et de fatigue, elle pourrait, à D.ieu ne plaise, échauffer et faire fondre dangereusement la graisse du cœur. Même si l’eau est bonne pour la santé du corps, il ne faut pas en abuser. On ne doit pas en boire juste avant le repas, pour ne pas refroidir l’estomac et perturber la digestion. On pourra prendre un peu d’eau mélangée à du vin pendant le repas, puis boire modérément quand le processus de digestion aura commencé. Pour ne pas refroidir le foie, il ne faut pas boire de l’eau en sortant des bains publics ni, a fortiori, à l’intérieur…

Celui qui veut rester en bonne santé doit maîtriser ses émotions – comme la joie, l’inquiétude, la colère et la peur, qui sont des phénomènes agissant sur le psychique. Un homme avisé sera satisfait de son sort durant toute son existence éphémère, ne se fera pas de soucis pour un monde qui n’est pas le sien, et ne recherchera pas le luxe ; il sera de bonne humeur et d’une joie modérée, ceci augmentera la chaleur naturelle de son corps et facilitera la digestion et l’expulsion des déchets, fortifiera sa vue et ses autres sens, et renforcera son intelligence. Toutefois, il ne consommera pas, comme les sots, une grande quantité de nourriture, qui chasse et dissout la chaleur naturelle du corps, provoque un brusque refroidissement du cœur et une mort prématurée. Cela arrive en particulier aux hommes gros dont la température est relativement basse, en raison de l’étroitesse de leurs vaisseaux sanguins et de la lente circulation du sang, qui est la principale source de chaleur. L’inquiétude, qui est le contraire de la joie, est nuisible, elle aussi, parce qu’elle refroidit le corps ; la chaleur naturelle se concentre au cœur et provoque la mort. La colère échauffe le corps et donne de la fièvre. La frayeur engendre un refroidissement du corps ; c’est pourquoi, celui qui est effrayé peut être pris de tremblements et même mourir de froid. Il n’est pas bon de manger quand on est en colère, effrayé ou soucieux, mais seulement quand on éprouve une joie modérée.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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LADEUXIÈME CLÉ EST L’ÉCOUTE.

L’écoute: A quoi sert de parler, si je ne peux écouter l’autre. De la même manière que nous prenons plaisir à parler de nous, de la même façon, nous devons nous intéresser à ce que l’autre a à dire et l’écouter activement. Nous apprendrons plus tard ce que cela signifie.

Hashem nous a donné des sens pour capter le monde physique. Ce n’est qu’à travers eux que nous pouvons communiquer avec lui. Cependant, tant que nous ne les utilisons pas de manière active et consciente, nous ne pouvons pas vraiment capter le monde, les gens de manière concrète. Exemple : Nous pouvons passer à côté d’une chute d’eau sans y prêter une attention particulière ou nous y attarder et profiter de la qualité de ce moment, de ce que nous voyons, ressentons etc… La différence ? L’un a vécu quelque chose, l’autre est passé à côté. Il en est de même pour l’écoute. Elle nous permet de communiquer avec autrui, de partager quelque chose de vrai avec celui-ci. Cependant, il est important de distinguer le fait de l’entendre et celui de l’écouter. En effet, nous pouvons entendre une multitude de bruits en même temps, et ce, du fait que cela ne nous demande aucune concentration. En effet, la capacité d’entendre est lié à notre subconscient, nous n’avons pas besoin de prendre le contrôle de quoi que ce soit pour entendre. A l’inverse, il est impossible d’écouter deux personnes parler en même temps, du fait que l’écoute est liée à la partie consciente de notre cerveau, elle demande concentration et considération pour capter le message reçu.

Définition : L’écoute est une intention particulière à un bruit qui va se transformer en quelque chose rempli de sens.

Tant que nous n’écoutons pas véritablement quelqu’un, nous ne pouvons pas vraiment le comprendre. A l’inverse, plus on se concentre sur les paroles de quelqu’un, plus nous pouvons comprendre son intention et la signification cachée de ses paroles.

Rav Boukobza 054.840.79.77

aaronboukobza@gmail.com

KORA’H-Comment la mort crée l’impureté ?

La Paracha commence par ces mots: ”Voici les décrets de la Thora etc.. »quimarquent le début des lois de la purification de l’homme impur. Le degré leplus élevé d’impureté qui existe dans la Thora est celui du mort. Il impurifiecelui qui le touche, mais aussi celui qui se trouve dans la même pièce et aussitout l’immeuble ce qui s’appelle ‘Toumat Ohel’ ! Plus encore, dans le cas où iln’y a pas de toit au-dessus du mort, la ‘Toumha’/impureté montera jusqu’auciel! L’incidence de cette impureté c’est que l’homme impurifié ne pourra plusse rendre au Temple de Jérusalem et s’il est Cohen, il ne pourra pas manger dessacrifices ou de la ’Trouma’. Aujourd’hui il n’existe pratiquement plusd’incidences si ce n’est pour le Cohen. En effet il lui est interdit de toucherun mort ou d’être dans la même pièce ou dans le même immeuble que lui.

Cependant notre Paracha traite dans son début des lois de purifications de cette impureté. La première c’est de prendre une vache ENTIÈREMENT rousse : il ne fallait pas qu’elle ait 2 poils noirs sinon elle devenait impropre à la purification ! Autre loi concernant cette vache c’est qu’il était interdit qu’elle ne porte AUCUN fardeau tout au long de sa vie! Si ces conditions étaient réunies on faisait sa Ch’hita et on la brûlait entièrement en dehors de Jérusalem. Puis on mélangeait ses cendres avec de l’eau de source jaillissante. Du résultat obtenu on en aspergeait l’homme impur le 3° et le 7° jour de son impureté puis le 8° jour il se trempait au Mikvé et devenait PUR ! Cette Mitsva de la vache rousse fait partie des décrets de la Thora dont l’homme n’a pas de compréhension. En effet il faut savoir que les cohanims qui participaient à la Mitsva se rendaient impurs (ils devaient se rendre au Miqvé le soir) tandis que celui qui était aspergé devenait pur!

Le Or Ha ‘Haïm (19.1) pose une question sur cette Mitsva. Pourquoi la Thora écrit-elle ‘voici les décrets de la Thora etc.’ Il aurait mieux fallu dire ‘voici les décrets de l’IMPUR’, ou les décrets de la ’VACHE ROUSSE’ etc.. ? Pourquoi faire dépendre les lois de pureté et d’impureté des LOIS DE LA THORA ? Il répond de manière extraordinaire que chez les non-juifs il n’existe pas de pureté et d’impureté. Lorsqu’ils touchent un cadavre, ils ne deviennent pas impurs. (Rambam Toumha 1.5) Tandis que chez nous on sera impurifié par le toucher ou par la présence d’un cadavre dans une même maison! Et il explique que c’est grâce au Don de la Thora au Mont Sinaï que le peuple Juif s’est SANCTIFIÉ. Et justement à cause de cette pureté, les forces négatives qui ont été créées dans ce monde veulent s’agripper à la Quédoucha! Tout le temps où l’homme est encore en vie cette impureté n’a pas les capacités d’agir contre lui, mais lorsque vient le jour de quitter ce monde alors toute l’impureté s’agglutine à son corps !

Le Or Ha ‘Haïm donne une image formidable pour illustrer son enseignement. C’est comme deux ustensiles, l’un rempli de miel, le second de sable. Lorsque vient le moment de les vider et de les mettre en dehors de la maison, on verra très vite s’agglutiner dans la boîte qui a contenu du miel des milliers d’insectes, tandis que celle qui a contenu le sable attirera bien moins d’insectes !

De la même manière, lorsqu’un Juif est appelé à monter au Ciel après 120 ans, toute la Quédoucha qu’il a emmagasinée en lui va automatiquement attirer beaucoup d’impureté! C’est la raison pour laquelle l’impureté de la mort est la plus forte d’entre toutes! Une des preuves qu’il rapporte c’est qu’à la Sortie d’Égypte, la veille du départ on a sacrifié l’agneau Pascal. Et la Thora n’a exigé comme condition pour la Mitsva que d’être circoncit et qu’un gentil n’avait pas le droit d’en manger. Mais en ce qui concerne l’impureté du mort, rien n’est mentionné. On pouvait avoir été en contact avec un mort et malgré tout sacrifier l’agneau pascal ! Et pour cause! C’est que tant que la Thora n’a pas été donnée il n’y a pas d’impureté, car il n’y a pas encore de sainteté!

Et on peut nous rétorquer que d’après cette explication les Cohanims pourraient être plus laxistes et s’approcher d’un juif (mort) qui n’aurait pas vécu selon la Thora et les Mitsvots. En effet, d’après le Or Ah’Haim l’impureté dépend de la sainteté qu’a emmagasinée le juif durant sa vie! La réponse générale, c’est que même le juif le plus éloigné a à son actif des Mitsvoth. Comme le disent nos sages : tout juif est rempli de Mitsvoth comme la grenade est remplie de graines. D’ailleurs, il est rapporté qu’il est interdit pour ce Cohen d’entrer dans un cimetière non-juif. La crainte est qu’il se trouve peut-être enterré là un juif éloigné de tout judaïsme parmi les non-juifs. Et vis-à- vis de lui, le Cohen sera impurifié. C’est bien la preuve que cette impureté le ‘collera’ jusqu’à ses derniers jours! C’est que la Néchama du Juif provient du Trône Divin. C’est le DÉCRET de la THORA!

Rav David Gold (00 972.390.943.12

BALAK-La joie réparatrice

Balak, roi de Moab, demande au prophète des nations Bilaâm, de maudire le peuple d’Israël. Bilaâm tente de le faire, mais chaque fois, au lieu d’une malédiction, c’est une bénédiction qu’il profère.

« Et Hachem ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Bilâam :  » que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappé ainsi à trois reprises (chaloch régalim) ? » »

Rachi explique que l’ânesse demande à Bilâam comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui célèbre les trois fêtes de pèlerinage (Pessa’h-Chavouot-Soukot) ? En effet, l’ânesse fait une allusion au mérite qu’Israël acquerra dans le futur en se rendant trois fois par an au Beth-Hamikdach pour célébrer les fêtes.

Bien qu’il soit évident que les paroles de l’ânesse ont été dictées par Hakadoch Baroukh Hou il y a lieu de se demander pourquoi l’ânesse emploie le terme « Régalim » [allusion aux trois fêtes] plutôt que « Péâmim» [qui signifie fois ou reprises] ? Aussi, quel est le mérite particulier des trois fêtes ? Pourquoi ne pas mentionner une autre mitsva tel que le Chabat, Tsitsit ou encore les Téfiline?

La force de Bilaâm de pouvoir maudire le peuple était sa connaissance de l’instant où Hachem se mettait « en colère ». Une colère qui fut à l’origine due, à la faute du veau d’or. Bilaâm souhaitait invoquer la faute du veau d’or pour accuser Israël, afin que sa malédiction puisse prendre effet.

Comment est-ce que le mérite des trois fêtes a la capacité de réparer cette terrible faute?

Suite p2

La Guémara (Pessa’him 118a)  nous enseigne que « Tout celui qui méprise les fêtes /moadim, c’est comme s’il servait des idoles

[avoda zara]

». La faute du veau d’or, faute d’idolâtrie, se prolongea pendant six heures. (voir Rachi Chémot 32 ;1) Notre calendrier compte 15 jours de fêtes dans l’année (7 depessah,7 de soukot, 1 de Chavouot). Nous savons que chaque jour possède 24 heures. Si nous multiplions ces 15 jours de fêtes par 24 heures on obtient un total de 360 heures….de fêtes.

Dans les règles de Cacherout il y a un principe que l’on nomme « batel be chichim/annulation par un soixantième ». Si un aliment interdit s’est mélangé à un aliment permis, pour permettre le mélange, il faut que la quantité de l’aliment permis dépasse d’au moins soixante fois celle du mets interdit. On utilisera ce même principe de « batel be chichim », pour pouvoir réparer, ou plutôt annuler la faute du veau d’or.

Pour noyer, oublier, annuler ces 6 heures, on devra les confondre dans une quantité de temps de 60 fois plus grande. Les 360 heures de fêtes, seront le temps d’annulation de cette faute, et on comprend mieux la raison pour laquelle, c’est par le mérite des trois fêtes qu’Israël ne pourra pas être anéanti.

Toutefois pour devoir annuler cette faute dans un mélange soixante fois plus important, ce mélange devra être de la même nature.

Il est écrit au sujet de la faute du veau d’or : (Chémot 32 ;19) «  ce fut quand il approcha du camp et vit le veau, que la colère de Moché s’enflamma, il jeta les tables de ses mains et les brisa au pied de la montagne. »  Le Sforno explique que ce qui a le plus perturbé Moché Rabénou dans la faute du veau d’or, ce sont les réjouissances et l’allégresse du peuple lors de la faute du veau d’or. En effet Moché a brisé les tables qu’après avoir vu le peuple danser autour de l’idole.

Le pire dans cette faute, ce n’est pas la construction en soi du veau d’ormais la joie autour de cette idole. Il faudra donc soixante fois plus de joie, pour pouvoir annuler ces six heures de joie !

Donc c’est une mistva d’un même enthousiasme où les Bnei Israël chantent et dansent, qui devra être utilisé pour annuler la faute. C’est l’enthousiasme de la Kédoucha/sainteté qui déracinera l’enthousiasme de la Touma/impureté. C’est cette force d’égale intensité et opposée qui « cachérisera » cette faute.

Fêter les Mo’adim/les fêtes, représente la réparation de cette faute. En effet c’est le « élé élohékha Israël/voici tes dieux Israël… » (Chémot 32, 4) [écrit au sujet du veau d’or] qui sera  annulé par le « élé hem moadaï/ce sont eux (les fêtes) Mes moments fixés » (Vayikra 23 ;2) [écrit au sujet des fêtes]

L’allusion de l’ânesse faite à Bilaâm est la suivante : tu souhaites anéantir un peuple en invoquant la faute du veau d’or, mais tu ne te rends pas compte que ce même peuple célèbre Mes trois fêtes de pèlerinage qui constituent une réparation de celle-ci.

Le Chem mi Chemouel nous rapporte au nom de son père le AvnéNézer que la célébration des trois fêtes symbolise et exprime mieux que toute autre mitsva la différence entre le service de D.ieu accompli par Israël et celui des autres nations.

Un goy qui souhaiterai une vraie proximité avec D.ieu ne sera pas prêt à sacrifier les plaisirs de ce monde pour obtenir ce bénéfice. Par contre un juif, lui, sera prêt à laisser de côté toutes ses possessions et occupations pour monter à Yérouchalayim, trois fois par an, en quittant les aises de son foyer, ses biens, ses terres pour accomplir la mitsva de pèlerinage. Il peut gérer la difficile « logistique » qu’occasionnait cette montée en famille, avec tout le ravitaillement nécessaire et prendre une longue route. Toutes ces incommodités étaient complètement éclipsée par la seule joie d’accomplir la mitsva.

C’est ce qui caractérise la mitsva de la « aliya la réguel », la montée des pèlerins à Yéouchalyim, tous s’y rendaient dans la joie et l’allégresse, sans chercher à s’en faire dispenser, comme il est dit « Je me suis réjouie lorsqu’on me dit « allons vers la Maison de D.! » (Téhilim 122, 1)

Bilaâm le déclara plus tard dans ses « bénédictions », que la particularité d’Israël face aux nations, c’est son empressement à accomplir la volonté de D.ieu, comme il est dit  «Voici, le peuple se lèvera comme une lionne et comme un lion il se dressera … » (Bamidbar 23 ;24). Rachi explique ce verset, « lorsqu’ils se lèvent, le matin après avoir dormi, ils surmontent leur fatigue avec la force comme un lion pour se hâter « d’attraper » les Mitsvot de se vêtir du talith, réciter le Chéma et mettre les téfilines. »

Cette joie et cet empressement à accomplir les Mitsvot protègent Israël de toutes malédictions et viennent réparer cette terrible faute de l’idolâtrie du veau d’or. Mais à contrario, ce manque de joie et d’empressement risque, à D. ne plaise, de les exposer aux malédictions comme il est dit: « Parce que tu n’as pas servi l’Eternel. ton D.ieu avec joie et contentement de cœur ». (Devarim 28, 47)

En d’autre terme, la force de notre peuple, c’est sa sim’ha dans l’accomplissement des mitsvot, plus particulièrement dans celle de la joie des fêtes. Une joie qui met en évidence notre désir et notre engouement d’obéir à la volonté du Créateur.

Le Maguid de Douvno explique à travers la métaphore suivante le reflet de la tristesse dans l’accomplissement des Mitsvot : Il y avait dans une ville deux commerces voisins, un de diamants et l’autre de matériaux de construction. Un jour, un livreur entra en peinant dans le magasin de diamants, tenant dans ses mains une boîte visiblement très lourde. Le propriétaire du magasin lui dit alors : « Tu t’es trompé d’adresse, ta livraison est destinée au magasin voisin. Ceux qui me livrent ne peinent pas, car le diamant est un matériel léger ». Le Maguid de Douvno nous enseigne par cette allégorie que celui pour qui la spiritualité est « lourde à porter », car il ne ressent aucune joie, ne sert pas Hachem représenté par le diamantaire dans l’allégorie. Le Service divin n’est pas censé nous attrister et il ne doit se réaliser que dans la joie.

Le manque de joie témoigne d’un manque de foi, celui qui sert D.ieu sans joie montre qu’il ne comprend pas le sens de ses actes et ne croit pas en leur utilité! Alors qu’être en état de joie marque notre gratitude envers Hachem. La joie n’est pas seulement un besoin psychologique ou spirituel, c’est aussi un des principes fondamentaux du service divin, comme le Rambam (Hilkhot Souka 8 ; 15)  nous dit : « La Sim’ha que dégage un homme lors de l’accomplissement d’une Mitsva est un service important ; mais tout celui qui l’effectue (la mitsva) sans Sim’ha mérite un châtiment…»

La Sim’ha n’est donc pas un petit plus dans le service de Hachem, elle n’est pas non plus optionnelle, et son absence causera de terribles malédictions annoncées par la Torah. Une mitsva même accomplie minutieusement, mais sans Sim’ha, demeure incomplète. La Sim’ha ne vient pas embellir la mitsva, elle en constitue une partie intégrante. Elle est la condition sine qua non de la pratique religieuse ; sans elle, on en viendra probablement à abandonner la Torah (que D.ieu préserve).

La joie est un gage de fidélité. Pourquoi ? Parce que le Service dans la joie est le témoignage d’une adhésion intérieure, pleine et entière et vient éloigner toute supposition de veau d’or. On comprend ainsi les paroles prophétiques de l’ânesse « comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui fête dans la joie les trois fêtes de pèlerinage… »

Mordékhaï Bismuth

Chabat Chalom

Les vacances arrivent….

Les vacances se rapprochent et cette période vient perturber notre rythme quotidien et risque de  faire déplacer nos priorités ou nos efforts quotidiens.

Parce que nous ne sommes plus dans notre environnement, nos exigences en cacherout se « ramollissent », l’engagement à prier avec un minyan et les temps d’études sont généralement laissés de côté.

Tout ces efforts annuels qui ont été développé, ont été oubliés à la maison pour laisser la place aux vacances. Mais la Torah n’est pas comme le travail et les congés payés n’existent pas.

Chacun d’entre nous a déjà eu l’occasion de constater que lorsque l’on déplace une bougie, la flamme risque de s’éteindre. Et, tout naturellement, par prudence, on met sa main en protection pour ne pas qu’elle s’éteigne. Ainsi, lors de nos déplacements nous devrons être prudents, et protéger notre flamme, qui sans cette vigilance, risque de s’éteindre et de nous laisser dans l’obscurité.

Le Rav ‘Haïm Schmoulevitch Zatsal raconte l’histoire d’un petit bébé qui se trouve dans les bras de sa maman. C’est ainsi que chaque fois que sa maman se déplace, que ce soit dans un bus, au supermarché…, automatiquement lui aussi se déplace avec elle.

A la fin de la journée, on questionne l’enfant en lui demandant s’il se souvient de tous les endroits qu’il a parcourus dans la journée. Le bébé répond qu’il n’en a aucune idée, la seule chose qu’il sache, c’est qu’il a été toute la journée dans les bras de sa maman.

C’est ainsi que nous devons vivre, en nous sentant comme ce bébé dans les bras de Notre Papa toute la journée. Les changements de décors géographiques ne doivent pas provoquer de changements dans notre décor spirituel.

Évidemment, nous pouvons effectivement nous retrouver dans des endroits où il n’y a malheureusement pas de synagogue, où il faut faire plusieurs kilomètres pour trouver une épicerie cachère, où le climat est tellement chaud que nos vêtements se font obligatoirement plus légers. Toutes ces conditions nous incitent à être plus “cool” que d’habitude.

Mais la vraie question est : “Que fait-on dans un endroit où l’on ne peut pas rester nous-mêmes ?”

Le Pélé Yoets rapporte que nos Sages disent (Yéroushalmi berakhot 4;4)  : “Tous les chemins sont dangereux”, en chemin on ne peut servir Hachem entièrement car on est obligé de faire attention aux dangers. C’est pourquoi il est dit : “Heureux ceux qui sont assis dans leurs demeures.” (Téhilim 84;5)

Lorsque nous programmons nos déplacements, la première chose à vérifier est si l’on peut continuer à être “Juif”, si notre Chabat peut être respecté, s’il l’on peut manger correctement cacher… Si l’on se place intentionnellement dans un endroit avec des courants d’air, c’est sûr que la flamme s’éteindra.

Un Juif n’est jamais en vacances, la Avodat Hachem est un travail à plein temps. Nous devons toujours être préoccupés de savoir si nous pouvons continuer à faire Torah et mitsvot là où nous sommes. De même que nous vérifions toujours si nous aurons un certain confort vital minimum, nous devons être sûrs de pouvoir aussi respecter nos besoins vitaux de Juifs tels que la prière, la nourriture et l’étude.

Le but est de laisser la flamme toujours allumée et de la raviver de jour en jour. Comme la flamme olympique [Hamavdil!] qui brûle et passe de main en main pour arriver au but.

Montrer à nos enfants que nous sommes conséquents et constants quelles que soient les conditions extérieures, que nous ne faisons pas les choses par habitude et lorsque cela nous arrange, que nous sommes soucieux de faire briller notre Judaïsme à chaque instant, allumera en eux un feu ardent qui les guidera vers le bon chemin, toujours à l’abri du vent.

Rav Mordékhaï Bismuth

La digestion

Je voudrais rapporter ici des règles d’hygiène de vie, que le kitsour Choul’han ‘Aroukh (chapitres 32, 33) a tirées des Hilkhot Dé’ot du Rambam. Notre ouvrage repose essentiellement sur son affirmation, selon laquelle « la santé ou la faiblesse du corps dépendent en grande partie de la digestion des aliments ».

Avoir un corps sain et parfait, c’est suivre les voies de D’. On ne peut saisir ni acquérir la moindre connaissance du Créateur en étant malade. Par conséquent, on doit s’éloigner de ce qui est destructeur pour le corps et s’habituer aux choses qui le rendent sain et fort, comme il est dit (Dévarim 4,15) : « Prenez bien soin de votre vie ».

Le Créateur, qu’il soit béni et que Son nom soit béni, a créé l’homme (ainsi que tout être vivant) en y mettant une chaleur naturelle et si elle disparaissait, la vie s’éteindrait également. La maintenance de cette chaleur naturelle est entretenue par la nourriture absorbée. De même qu’un feu s’éteint complètement si l’on n’y ajoute pas constamment du bois, l’homme qui ne mange pas, meurt, car son feu intérieur s’éteint. La nourriture est broyée entre les dents et réduite en bouillie par un mélange de suc et de salive. De là, elle descend dans l’estomac où elle est de nouveau broyée, mélangée aux sucs (gastrique et biliaire), diluée, transformée par la chaleur et les sucs, puis digérée. La partie utile en est triée pour nourrir tous les organes et maintenir l’homme en vie ; les déchets, correspondant au surplus, sont évacués. C’est pour cela que nous disons dans la bénédiction achèr yatsar (selon une explication) : « Il fait des merveilles ». Car le Saint béni soit-Il a conféré à la nature humaine la faculté de trier le bon dans les aliments et à chaque organe celle d’attirer la nourriture qui lui convient, en rejetant le déchet qui pourrirait en restant à l’intérieur et provoquerait des maladies, que D’ nous en préserve ! C’est pourquoi, la santé et la faiblesse du corps dépendent en grande partie de la digestion des aliments. Si elle est bonne et facile, on sera en bonne santé ; en revanche, des troubles digestifs provoquent un affaiblissement qui pourrait être dangereux, à D’ ne plaise.

La digestion est bonne quand la nourriture est légère et pas trop abondante. En revanche, les dilatations et les contractions naturelles de l’estomac sont entravées quand il est plein et il ne peut plus malaxer la nourriture comme il faut, à l’instar du feu qui ne brûle pas bien si l’on y ajoute trop de bois. C’est pourquoi, qui veut garder son corps en bonne santé veillera à manger modérément, selon sa nature, ni trop peu ni à satiété. La plupart des maladies proviennent soit d’une alimentation malsaine, soit d’une nourriture trop abondante avalée grossièrement, même si elle est saine. Comme l’affirme le roi Salomon dans sa sagesse : « Qui garde sa bouche et sa langue se garde de tourments » (Michlé 21 ;23) – « qui garde sa bouche » en évitant de manger des aliments nuisibles ou de se gaver, « et sa langue » en ne disant que le strict nécessaire. Un sage a déclaré : « Un peu de nourriture malsaine ne fait pas autant de mal que l’abus de nourriture saine. ».

La capacité de digestion d’un jeune homme est importante et exige ainsi des apports alimentaires plus fréquents que chez l’adulte. Quant à la personne âgée, plus faibles, il lui faut une alimentation légère – en faible quantité, mais d’une haute valeur nutritive. ‘

L’appareil digestif étant affaibli en été par la chaleur, il convient de manger moins qu’en hiver -un tiers de moins d’après les estimations d’éminents médecins.

Il est bon de se fatiguer, avant de manger par la marche ou le travail afin de réchauffer le corps ; ceci est une importante règle médicale. C’est un des sens des versets : «tu mangeras à la sueur de ton front» (Béréchit 3, 19) et «Elle ne mange pas le pain de la paresse» (Michlé 31, 27). On doit desserrer sa ceinture avant de manger et, au moment du repas, rester assis à sa place (bien droit), ou s’appuyer sur le côté gauche. Après le repas, il est mauvais de trop se dépenser, car l’estomac risque de se vider avant d’avoir digéré la nourriture ; il faut marcher un peu et se reposer, mais ne pas faire de longues promenades et de grands efforts. On ne doit pas dormir dans les deux heures qui suivent le repas, de peur que des vapeurs nuisibles ne montent au cerveau.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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Réponses à vos questions – Houkat

Peut-onrépondre à Barékhou de Arvit de Chabbat lorsque l’on n’a pas encore priéMin’ha ?

Une personne qui n’a pas encore prié Min’ha la veille de Chabbat ne répondra pas à Barékhou de Arvit (qui est effectué en plein jour), car en répondant il reçoit automatiquement le Chabbat, et ne pourra plus prier une prière de la semaine. Dans le cas où on a répondu « Barékhou », on priera deux fois Arvit. (‘Hazon Ovadia Chabbat 2 p.295)

Si on aprié Arvit de Chabbat (lorsqu’il fait encore jour) et qu’on entend la Kédouchade Min’ha d’un autre office à t on le droit de répondre ?

Il est permis de répondre à la Kédoucha de Min’ha même si on a déjà prié Arvit de Chabbat car la Kédoucha n’est pas considérée comme une prière spécialement de semaine. (‘Hazon Ovadia Chabbat 2 p.361)

Est-ilpermis de faire des prières personnelles à Chabbat ?

Si ce sont des requêtes matérielles, cela est interdit. En ce qui concerne les requêtes spirituelles, si la demande l’accable ou le rend triste cela est interdit, mais si cela ne lui cause aucun mal cela sera permis. On demandera ces requêtes à la fin de la ‘Amida avant de dire le dernier « Yihiou Lératson » (Halikhot Chabbat vol.1 p.20)

Est ilpermis d’avancer ou de reculer la minuterie de Chabbat pendant Chabbat ?

Si on a programmé la minuterie [manuelle] pour que la lumière s’éteigne à une certaine heure et que l’on veut qu’elle s’éteigne plus tard il est permis de prolonger le temps de l’allumage [en prenant bien garde de ne pas interrompre son fonctionnement au moment de la manœuvre]. Par contre, il ne sera pas permis d’avancer la minuterie pour qu’elle s’éteigne plus tôt. De même, il sera permis, lorsque l’appareil ne fonctionne pas, de retarder le moment de l’allumage, mais pas de le rapprocher. (Yalkout Yossef Chabbat 1) 

Participezet posez vos questions au Rav Avraham Bismuth

par mailab0583250224@gmail.com

Le dialogue

LA PREMIÈRE CLÉ EST LE DIALOGUE.

Il n’y a pas de relation sans dialogue, n’espérez pas que les choses avancent juste grâce à des cadeaux et autres attentions. « La construction véritable d’un couple ne se fait que par le dialogue et la communication. » Qu’est-ce qui est essentiel dans la démarche de celui qui parle ?

Celui qui parle veut transmettre un message. Il veut communiquer avec l’autre des informations, des pensées, des sentiments. Il veut être compris. De ce fait, il est important de s’exprimer d’une manière qui permettra à l’autre de comprendre facilement le message que nous voulons lui transmettre.

Pour cela, il faut être clair, parler avec douceur, délicatesse. Utiliser des mots adaptés à la compréhension du conjoint. C’est-à-dire des mots, des expressions qu’elle utilise et comprend, qui lui permettra de s’identifier au message. Pas la peine de parler avec notre conjoint comme on parle avec les personnes du travail, ou autre. On peut développer un langage particulier pour notre couple. Par exemple : tout le monde a créé dans sa famille natale, une manière de s’exprimer, à tel point que parfois, un seul mot peut tous les faire rire. De même dans notre couple, nous pouvons créer cela.

Quatre questions à méditer pour s’adresser à l’autre.

(Au début et par la suite on arrivera à le faire naturellement.)

Quoi ? – Quel est le fond du message que je veux lui passer. éducatif, intime, un projet, un secret, un sentiment, un conseil, un compliment.

Pourquoi ? – Dans quel but ? On peut grâce à cela, se rendre compte que notre intention initiale était bonne ou mauvaise.

A qui ? Certes à votre conjoint. Mais dans quel état est-il ? Stressé, joyeux, passionné, énervé, déprimé, accablé, nida.

Comment ? –De quelle manière vais-je lui parler, quel ton je vais employer, quel énergie positive ou négative va accompagner mon message ? Où dois-je lui transmettre ce message, à la maison ou dehors ? Quand ? Ai-je le temps de parler longtemps ou non ? Puis-je lui dire au téléphone ou vaut-il mieux lui parler en face ?

N’oubliez pas, nous parlons avec autrui uniquement pour créer ou renforcer un lien. « Communication » trouve sa racine en Français dans le mot « commun ». Lorsque nous parlons, nous créons une réalité commune entre la personne qui nous fait face et nous-mêmes. Une intimité commune dans laquelle chacun fait confiance à l’autre.

Rav Aaron Boukobza – 054.840.79.77 – aaronboukobza@gmail.com

Parachat ‘Houkat – ATTENTION À VOTRE CRÉDIT…DE PAROLES

« Et tout ustensile ouvert, sur lequel il n’y a pas de couvercle attaché, est impur. » (Bamidbar 19 ;15)

Rachi : Et tout ustensile ouvert – Le texte parle ici d’un récipient en terre cuite, lequel ne peut pas devenir impur par une cause extérieure, mais seulement intérieure. Si la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. Si en revanche il porte un « couvercle attaché », il reste pur (‘Houlin 25a).

Le Rav Sofèr (Ouba’harta ba ‘haïm), explique par allusion que cet ustensile en question fait référence à la bouche de l’homme.

Comme le dit Rachi, si « la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. » En d’autres termes notre bouche, ne pas peut dire ce qu’elle veut, quand elle le veut, elle doit être mise sous contrôle. Mis à part l’interdit notoire et gravissime du lachone ara dont la Torah nous défend explicitement, nous allons plutôt nous pencher sur la manière de parler et de s’exprimer. Nous devons nous efforcer à parler avec honneur et distinction, et non pas de manière grossière ou familière.

Rachi nous enseigne (Beréchit 2;7,) que ce qui va différencier l’homme de l’animal, ce sera la « parole ». Cette faculté de s’exprimer verbalement élève l’homme au-dessus de l’animal et lui impose la responsabilité d’employer son intelligence au service d’Hachem.

L’homme est obligé pour exister de s’exprimer. C’est en parlant qu’il arrive à créer un contact avec le monde extérieur et avec Hachem. Tandis que l’animal n’a aucun problème existentiel.

Il n’est pas préoccupé de savoir ce que la vache ou le mouton d’à côté pense de lui. C’est pour cela qu’il ne produit que des sons. À son niveau, c’est amplement suffisant.

Le Rambam (Hilkhot Déot 2;4) écrit:  « « Il faut cultiver constamment le silence et éviter de parler, sauf de la connaissance ou des choses nécessaires pour le bien-être physique… On ne doit pas parler longuement, même des [sujets concernant ses] besoins physiques. C’est à ce propos que nos Sages nous instruisent: « quiconque parle abondamment amène la faute ». Ils dirent également : « je n’ai rien trouvé de mieux pour l’homme que le silence. »

Il est bon de souligner que le « Michné Torah » du Rambam n’est pas un livre de moussar, mais un véritable ouvrage de Halakha, de lois à appliquer dans la pratique.

Dans son commentaire sur la Michnah (Avoth 1 ;16), le Rambam classe la parole en cinq catégories:

1) la parole relative à la mitsva (discussion de sujets de Torah ou Téfila);

2) la parole interdite (le faux-témoignage, les commérages, les malédictions […]);

3) celle qui doit être méprisée (les discussions inutiles et les qu’en-dira-t-on);

4) celle qui est désirable (la discussion des valeurs morales ou intellectuelles);

5) la parole permise (les sujets nécessaires à notre vie quotidienne).

Le Ari Zal enseigne que la parole est la vitalité de l’homme pour son corps et son âme, et qu’en parlant des paroles futiles on réduit notre séjour sur terre. En effet, le ‘Hida (Péta’h énayim Nédarim 20a ; Maryit Ayin ‘houlin 79a) nous enseigne que la vie d’un homme est déterminée par un nombre de mots qu’il prononcera au cours de sa vie, un peu comme le principe de la carte prépayée, où l’on sait exactement combien de temps on pourra parler. Chaque homme reçoit un crédit de mots, et une fois ce crédit épuisé, il sera rappelé dans le monde de vérité. C’est pour cela que l’on doit être prudent dans nos paroles, multiplier les paroles futiles abrège la vie !

Cependant, cela n’est vrai que pour les paroles vaines et futiles, car notre compteur ne se verra pas diminué pour les paroles de Torah prononcées. Au contraire, ces paroles nous rajouteront de la vie, comme il est dit « Qui augmente l’étude de la Torah, augmente le nombre de ses années. » Avot 2;7 ; ou encore « C’est grâce à moi [la Torah] que se multiplieront tes jours et que te seront dispensées de longues années de vie » (Michlé 9;11), la Torah donne la vie, dans ce monde-ci et celui de l’au-delà. Ainsi l’homme sage fera attention de ne parler que lorsqu’il y a une nécessité (catégorie 5), car on peut perdre sa vie, pour avoir parlé pour ne rien dire.

Lorsque l’on prononce des paroles (catégorie 1) de Torah ou de prière avec notre bouche, notre âme se délecte. Tout le temps où l’on continue à multiplier des paroles pures, l’esprit de sainteté descend et s’imprègne en nous, comme nous l’enseigne l’écriture : « l’Esprit de Dieu a parlé en moi alors qu’il plaçait ses mots sur ma langue. » (Chmouel 11.23.2) Les lettres que l’on prononce s’associent les unes aux autres pour former des mots, qui s’associeront à leur tour pour former des versets…et des paroles de Torah. Par ce biais, toutes ces paroles deviennent investies de plus en plus de spiritualité à chaque instant. Ainsi, la forme de notre âme est sublimée par la forme des paroles prononcées.

Par contre, le Zohar Hakadoch (Tikounei Hazohar 117b) nous enseigne que lorsqu’une personne exprime de mauvaises paroles (catégorie 2-3-4), telles que du Lachon Hara, mensonges ou encore des grossièretés, elles déracinent les paroles pures qui forment son âme et détériorent le canal de communication avec Hachem. Cela crée une séparation entre la personne et son Créateur [Que D.ieu préserve]. Ce même canal de communication se constitue dorénavant de mauvaises paroles, qui intensifient l’impact des forces négatives et impures. L’âme se déracine peu à peu de sa source bénéfique et éternelle ; et se met au contraire à adhérer, à travers les mauvaises paroles, aux forces de l’impureté. Comme Rachi l’explique dans notre verset initialement cité, « Si par conséquent la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. »

Ainsi lorsque notre langage est parfait, c’est un signe que notre âme est parfaite. De bonnes paroles, qui sont issues de la sainteté et de la pureté, nous indiquent que notre âme est pure, façonnée à l’image de l’Éternel. Mais en proférant des mensonges ou des vulgarités, c’est un signe certain que nous avons transgressé son alliance. Ces propos injurieux sont l’expression des forces du mal qui se sont installées et s’expriment à travers notre bouche. Le ‘Hovot Halevavot nous dit que « La bouche est la plume du cœur. »

La bouche teste, pour reconnaître l’homme, s’il est encore à l’image du Créateur. Le Ba’al Shem Tov pouvait voir toute la vie d’un homme, du début jusqu’à sa fin rien qu’en entendant sa voix. Les paroles de l’homme sont suffisantes pour indiquer à chaque instant son état mental et spirituel.

Soyons vigilant aux paroles qui sortent de notre bouche, comme nous le sommes pour les labels de cacherout des aliments que l’ont fait rentrer dans notre bouche. Grâce à cela, un esprit de sainteté revêt celui qui s’efforce de garder sa langue, nous dit le Zohar (Parachat ‘houkat). Le Rav Israël Salanter Zatsal disait à ce sujet : « Avant de dire quelque chose, l’homme est maître de ses paroles et il a la possibilité de les prononcer ou non. Mais une fois qu’il les a énoncées, il ne peut plus revenir dessus, même s’il regrette de les avoir émises. Elles sont déjà sorties de sa bouche et il ne peut plus se reprendre. »

En gardant notre langue, nous préservons notre vie, et nous perfectionnons le principal outil dont nous disposons pour servir Hachem.

En évitant de l’utiliser sans justification, nous assurons la qualité des mots que nous prononçons en étudiant, en priant, ainsi ils pourront s’élever vers Hachem.

Rav Morédkhaï Bismuth

Chabat Chalom

Hafrachat Hala

Nous voici réunis le vendredi soir, bien habillés, autour d’une belle table dressée.

Au milieu de la table se trouve un plateau recouvert d’un napperon élégant. Après le kiddouch et le lavage des mains, nous attendons que le chef de famille découvre ce trésor.

Il coupe un morceau de la ‘Hala et tous patientent pour la déguster à leur tour.

Cette belle ‘Hala tressée est unique : pas une ‘Hala ne ressemble à celle de la voisine. Toute particulière, elle accompagne ce repas pris en l’honneur d’Hachem.

Chacun la mange en appréciant chaque bouchée, mais seule celle qui l’a enfournée sait pourquoi elle est si spéciale.

Elle a été conçue avec tant d’efforts, peut-être entre deux biberons, parfois au beau milieu de la nuit ou juste avant d’aller au travail. D. seul sait…

Chacune a sa recette, chacune a sa technique, mais d’où vient cette saveur si particulière ?

Nous prélevons un morceau de la pâte et élevons spirituellement ce pain. Et justement à ce moment, nous nous connectons avec le Créateur du monde et nous prions.

Ce bout de pâte prélevé en main, nous implorons notre Père de nous accorder, à nous et nos proches, toutes les bénédictions. Nous prions, nous pleurons…

Nos larmes et nos prières font partie intégrante de notre recette, ce sont elles qui donnent cette saveur à la ‘Hala.

En pétrissant la pâte, nous demandons à Hakadoch Baroukh Hou d’y faire entrer le goût de la manne, le goût du gan Eden, et de bénir tous ceux qui la mangeront.

« Il est tellement bon ton pain ! »

Oui, mangez de ce pain ! Il contient toutes nos espérances.

Ce livre nous sensibilisera sur la force du prélèvement de la ‘Hala. Il nous aidera à connaître l’origine de cette Mitsva, à savoir comment la réaliser et pourquoi elle nous incombe.

Il est accompagné de nombreuses téfilot qui nous permettront d’optimiser cet instant si spécial.

Si nous mesurions la force et le pouvoir que nous avons tout au long de la réalisation de la pâte et au moment du prélèvement de la ‘Hala, nous sommes amenées à nous demander pourquoi, pour le pain de la semaine, nous offrons cette Mitsva au boulanger !!

Vivre Pourim: Une Invitation à l’unité

Pourim n’aura plus aucun secret !

Un ouvrage qui répond à toutes vos questions !

Pourquoi se déguise-t-on ? Pourquoi mange-t-on les oreilles d’Haman ?…

Explications et commentaires sur les quatre Mitsvot du jour : Méguila, Matanot Laévionime, Michloa’h Manot, Michté.

Mais aussi la Méguila d’Esther traduite, les Téfilot et chants de Pourim !

Un ouvrage indispensable, 2 en 1, qui vous accompagnera tout au long de cette grande journée de Pourim !

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La Hagada Bé Sédère

Chaque année, et cela depuis la sortie d’Égypte, nous avons le devoir de commémorer notre délivrance en nous remémorant nos années d’esclavage, les miracles d’Hachem jusqu’au don de la Torah.

Raconter la Hagada ce n’est pas seulement lire les textes et leurs traductions comme une simple histoire.

Raconter la Hagada c’est revivre l’Histoire, notre Histoire, et surtout la transmettre à chaque génération.

Le Témoin de l’accomplissement de cette mitsva est notre libérateur, Hakadoch Barouh Hou qui se déplacera lui même pour se délecter de notre récit, ce soir là. Honorons-Le, et essayons pour cela, ensemble, d’expliquer et de comprendre cette fameuse Hagada, qui voyage de génération en génération, sans jamais perdre de son éclat.

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Ketorete – Essence et Sens de l’Encens

La Kétorète, l’un des sacrifices offerts au Beth-Hamikdache, consiste en un bouquet d’encens consumé sur le Mizbéa’h intérieur (l’autel d’or  situé à l’intérieur du Sanctuaire). Nos Sages nous enseignent qu’en attendant la construction du troisième Beth Hamikdache, qui est imminente, avec l’aide de D.ieu, nos paroles remplacent les sacrifices. Pour compenser l’absence de l’offrande de la Kétorète, nos Sages nous prescrivent de réciter quotidiennement les passages décrivant les ingrédients de la Kétorète. Le but de cet ouvrage est de révéler la beauté  de ce sacrifice, son origine, la façon dont il était offert… Découvrez le sens simple du texte et faites connaissance avec les différentes sources de la Kétorète .  Vous prendrez conscience du trésor qu’Hakadoch Baroukh Hou  nous a remis. Citant le ‘Houmach et  le Zohar, en passant par  le Midrach et la Halakha. Ce riche ouvrage vous permettra de réciter la Kétorète avec la compréhension et l’intention nécessaires et de recevoir, avec l’aide d’Hachem, tous les bienfaits et ségoulot qu’elle offre.

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Se conjuguer à tous les temps

En recherchant la définition du mot « conjuguer » dans un dictionnaire, on trouvera : « Modifier dans un ordre convenu la racine d’un verbe d’après les voix, les modes, les temps et les personnes. » Chacun d’entre nous, en tant que personne, sommes le verbe, qui peut être plus moins actif ou passif…En qualité de verbe nous agissons, nous nous modifions, en fonction de notre époque, de nos capacités, de notre entourage. Mais malgré ce changement de terminaison, notre racine reste la même. Notre racine est notre Torah. Elle a été plantée par nos pères. Lorsque nous lisons le H’oumach, chaque récit, chaque action, chaque enseignement qu’il nous apporte à travers le comportement de nos pères, est une règle de grammaire que l’on doit appliquer à sa propre personne. L’idée maîtresse étant d’offrir un outil de réflexion sur soi-même et d’élévation.

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