Les 13 attributs de miséricorde – Vayavor

La Guémara Roch Hachana 17b, nous enseigne ce qui suit : Rabbi Yo’hanane dit : « …Hachem s’enveloppa d’un Talit tel un officiant, et révéla à Moché la structure de la Téfila. IL lui dit :« Lorsque les Bneï Israël fauteront, qu’ils fassent devant Moi la Téfila de cette manière, et Je leur pardonnerai.»

Et Hachem enseigna à Moché les 13 attributs de miséricorde, comme il est dit dans Chémot 34;6 : « Et passa l’Éternel devant lui et il proclama : « Hachem ! Hachem ! D.ieu Tout-Puissant, Miséricordieux et clément, tardif à se mettre en colère, plein de bonté et de justice ; Il conserve Sa bonté jusqu’à 2000 générations ; supporte le délit, et la rébellion, et la faute et efface.»

De l’enseignement de cette Guémara nous voyons qu’Hachem conclut un accord avec Moché Rabénou qui nous assure que le fait de l’implorer en mentionnant les 13 attributs feront toujours de l’effet.

Le Rabénou Bé ‘Hayé nous enseigne qu’il faut comprendre les mots et le sens des 13 attributs. Tout celui qui les récite ainsi, ne verra jamais ses Téfilot vaines. (sauf s’il possède certaines fautes qui empêchent l’écoute de ses Téfilot)

Le Chaareï téchouva (§581;1) va même jusqu’à trancher la Halakha en disant qu’il est interdit de mentionner les 13 attributs sans ferveur.

Durant toute l’année et particulièrement au mois de Elloul et jusqu’à Yom Kippour, nous récitons les Séli’hot, dont l’élément essentiel sont les 13 attributs de miséricorde.

Ils jouent un rôle important dans notre processus de pardon et de téchouva. Cependant certains de nos Sages pensent que la Guémara citée ci-dessus ne vient pas enseigner de « dire » les 13 attributs mais de les « faire ». Ils doivent éveiller en nous la manière de se comporter avec notre prochain.

En effet il existe la Mitsva de marcher dans les voies de D.ieu comme il est écrit dans Devarim 28;9 : « וְהָלַכְתָּ בִּדְרָכָיו », ce qui signifie que nous devons adopter les mêmes attitudes que Lui, de même qu’Il est Miséricordieux, clément, tardif à se mettre en colère…c’est ainsi que nous devons être. 

Nos Sages nous enseignent que le traitement d’Hachem envers nous est calqué sur nos attitudes envers nos semblables.

Il convient de s’attacher et d’adhérer aux treize midot d’Hakadoch Baroukh Hou toute l’année, et de surcroît en période de « jours redoutables » où chacun d’entre nous sera jugé. Optons donc pour une attitude clémente et bienveillante envers nos semblables, pour bénéficier d’un jugement comparable

Paracha Choftim – Ne perdons pas espoir, la délivrance est proche !

« Car c’est l’Eternel, votre D., qui marche avec vous, afin de combattre pour vous » (20-4).

Il y a environ deux cent soixante ans, Rabbi ‘Hayim Aboulafia zatsal, le pionnier du renouveau de la vie juive à Tibériade, fut le président de la communauté florissante qui mérita la protection du cheikh Dahir el Amar, lequel avait renforcé ses murailles à merveille.

Les fortifications ne convenaient pas au calife de Damas, qui craignait la création d’un noyau de résistance à son pouvoir dans cette région se trouvant sous son contrôle. Ainsi, il monta à Tibériade avec sa grande armée, afin de mener une conquête contre Tibériade et détruire ses fortifications. Les juifs de Damas envoyèrent urgemment à leur Rav respecté un avertissement afin qu’il s’échappe de Tibériade avant l’attaque en compagnie de sa communauté et de leurs biens, et qu’ils se rendent à Safed où la protection leur était assurée. Mais le Rav refusa de déserter sa ville.

Le siège de Tibériade commença et les canons se mirent à tirer jour et nuit sans interruption. Les miracles de D. furent nombreux, les boulets de canon ne détruisirent aucune maison, il n’y eut aucune victime, alors que leur puissance destructrice était immense. La majorité des boulets de canon tombèrent dans le lac de Tibériade, une minorité touchèrent le sol et furent engloutis dans la terre ou bien ils explosèrent dans l’air. Pendant les tirs, Rav

‘Hayim Aboulafia tenait un bâton dans sa main portant des noms saints de D. et dirigeait les boulets de canon suivant son désir : ceux-ci tombaient dans le lac de Tibériade.

Après un siège interminable, éreintant et vain qui se termina en échec cuisant, le calife perdit tout espoir et leva le siège. Les assiégés sortirent triomphants des combats contre l’armée de Damas, ils récitèrent le Hallel et Nichmat kol ‘hay.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. L’échec poursuivit le calife, et il fut la risée de tous. Comment la puissante armée de Damas fut-elle vaincue par une petite ville isolée assiégée ? Le calife se devait de rétablir sa réputation et il jura d’attaquer Tibériade et de ne rentrer chez lui qu’après l’avoir entièrement détruite. Une fois de plus, le Rav reçut une lettre d’avertissement qui l’encourageait à fuir et à trouver refuge ailleurs, mais le Rav refusa de nouveau.

Au mois de Av, le calife de Damas partit avec sa puissante armée, et il ordonna à ses troupes placées à Acre de se joindre à lui avec tout leur équipement militaire. Il fit évacuer tous les villages aux alentours de Tibériade, il construisit des radeaux afin d’établir un siège de la ville du côté de la mer. Cette fois-ci, le siège était prévu pour une durée indéterminée, jusqu’à la défaite de Tibériade.

Dans la nuit de Chabbat, après le repas, tous les membres de la communauté se rassemblèrent dans la maison du Rav. L’ambiance était très tendue. Le fils du Rav était assis à la table et préparait la lecture de la haftara de la semaine, il chanta alors le verset suivant : « Je suis votre unique consolateur… » Le Rav entendit et déclara : « Vous avez entendu, ne vous découragez pas ! C’est la parole de D. qui vous répond. C’est D. notre unique consolateur, nous ne devons pas avoir peur des êtres mortels ! ». C’était le Chabbat qui tombait le 4 Eloul. Le dimanche 5 Eloul, le calife tomba malade. Le lundi, son état de santé empira, et le mardi 7 Eloul, il mourut. Le siège fut levé. Le peuple se réjouit grandement de cette seconde victoire miraculeuse sur Damas et le Rav loua D. pour ses miracles. Ils lurent le Hallel comme la première fois, et ils marquèrent ce jour du 7 Elloul pour les générations suivantes comme jour de souvenir accompagné d’un festin pour remercier le Créateur de les avoir sauvés de la mort.

Nous avons la promesse que nous bénéficierons de ces miracles de nos jours comme dans le passé, si nous agissons suivant cette même parole de D. que le prophète nous a transmise : « Je suis votre unique consolateur… ».

Rabbi Yits’hak de Berditchev zatsal dans son oeuvre kédouchat Lévy (Likoutim), nous explique le verset de la manière suivante : le Créateur est vivant et veut nous accorder des bienfaits illimités, et cela est notre véritable consolation ! (Extrait de l’ouvrage Mayane Hachavoua)

Rav Moché Bénichou

La franchise (Troisième et dernière partie)

A présent, vous avez la réponse. Pourquoi ne buvez-vous pas chaque parole de votre épouse avec passion ? C’est parce que vous ne vous êtes pas ouvert l’un à l’autre ; et si vous vous êtes ouvert c’est parce que vous n’avez pas créé le terrain propice pour ne pas vous faire trahir ou attaquer.

Exemple :

« Les critiques que j’entends ici me font mal au cœur. » Dans ce cas, vous avez bien exprimé les choses. Le conjoint pourrait répondre «  Et qu’est-ce que je pourrais faire d’autre, tu n’es jamais disponible ! Toujours occupé avec les autres et jamais avec moi. » certes, vous avez bien exprimé les choses, mais vous ne l’avez pas écouté et comprise avant de faire part de vos propres sentiments, d’où sa réaction. Et vous, comment réagissez-vous à une telle réaction ? Cette réaction ne vous énerve-t-elle pas ? Ne vous sentez-vous pas trahi en entendant une telle réponse ? Vous vous êtes ouvert, vous avez dévoilé une partie cachée de vous-même, une chose importante à vos yeux et elle vous est tombée dessus avec des arguments qui hurlent « Tu ne me comprends pas ! ». C’est pour cela qu’il est si important dans une relation de comprendre l’autre avant de faire part de nos propres sentiments, pour ne pas être trahi ensuite. Pour pouvoir installer une ambiance de confiance et de considération.

-Elle dit « mon chéri, tu ne peux pas m’aider avec les enfants ? je suis fatiguée. » Nous pourrions faire l’erreur de répondre « Moi aussi, je suis crevé, j’ai travaillé/étudié toute la journée ! » Cherchez à la comprendre au lieu de trahir la confiance qu’elle a placée en vous, en dévoilant ses difficultés.

-Elle dit « Tu ne comprends rien de toute façon » Nous répondrions peut être à tort « Quoi, moi je ne comprends rien ! Et toi avec… /Ha oui, parce que toi tu comprends tout !!» rappelez-vous, elle parle de ses sentiments et elle dit que vous ne les comprenez pas. Alors que devez-vous faire ? Oui, l’écouter sincèrement et comprendre ses sentiments.

Le secret d’une bonne relation empreinte de complicité entre deux personnes réside dans le fait que l’on comprend l’autre et qu’on s’ouvre à lui. Mais partager nos sentiments et faire preuve de franchise sans comprendre l’autre peut être vexant et source de souffrance pour elle. D’où les réactions agressives auxquelles on peut être confronté. Dans ces cas la, vous devez être à l’écoute, avant de développer d’avantage vos sentiments.

Alors pourquoi ne faisons-nous pas pour notre épouse, ce que nous faisons naturellement pour autrui ?

Parce que chaque discussion avec notre conjoint, nous engage peut être à agir et changer notre comportement. Chose que nous ne sommes pas toujours prêt à faire. Arrêtez d’avoir peur, comprenez-la, ouvrez-vous, dites-lui ce qui est difficile pour vous, et assumer sa réaction vous n’en retirez que de la satisfaction et du bonheur à long terme. N’oubliez pas ! Vous devez être courageux !

Voilà, vous connaissez les quatre points indispensables à toute communication, en discutant avec votre épouse, vous en découvrirez peut-être d’autres qui sont pour vous tout aussi importants, ne les négligez pas.

Bonne chance !

Retrouvez les clés précédentes sur le site  www.ovdhm.com

Rav Boukobza 054.840.79.77

aaronboukobza@gmail.com

Choftim -Quel rapport entre le Backchiche et la Emouna (foi)?

Au début de notre Paracha est enseignée la Mitsva de placer des tribunaux rabbiniques afin de rendre la justice selon la Thora entre les membres de la communauté juive. Parmi les lois liées aux jugements on trouve l’interdit du ‘Cho’had’: le « Backchiche »!

Au début du Kovets Maamarim, le Rav Elhanan Wasserman Zatsal explique un principe sur ce phénomène. Mais avant cela, il pose une question fondamentale: pourquoi existe-t-il des gens incrédules concernant  l’existence d’Hachem et de la Création du Monde?  On constate d’autre part que parmi les Nations du Monde il y a eu de grands savants comme Aristote qui ne sont pas arrivés à la croyance en un D.ieu unique. Alors comment la Thora peut-elle demander à chaque Juif à partir de l’âge de 13 ans (!) de croire en D.ieu en la Thora et les Mitsvots?

Dans son développement, le Rav Wasserman explique que la Emouna(foi) en Hachem est quelque chose de très facile à appréhender et à vivre!  Il n’y a qu’à voir le monde, l’immensité de la mer (par exemple la vue splendide qu’ont les vacanciers des hauteurs de Natanya sur le littoral) ou les Alpes, pour comprendre que TOUT a été créé par la Libre Volonté d’Hachem! Et le but unique de cette création c’est qu’on Le serve au travers de la Thora et des Mitsvots – il n’existe pas d’autre justification!

Le Rav continue et demande : si c’est tellement simple alors pourquoi y a-t-il tant de gens qui ne partagent pas cet axiome évident? Il répond à partir de notre Paracha : c’est que dans toute cette création il existe un énorme Backchiche! En fait,  pour arriver à la résolution exacte d’un problème, il faut enlever les  intérêts que l’homme a de part et d’autre de la balance. Tant que l’homme n’arrive pas à se défaire des intérêts préliminaires, alors automatiquement son esprit ne sera pas libre de trancher le problème en toute sincérité!

La Guémara  Ktouvot(105:) donne l’exemple de Rabi Ychmaël qui devait juger son métayer sur une certaine affaire. Cependant, le jour du jugement, il est venu voir son maître qui était aussi son juge, avec une corbeille de fruits: en fait, le paiement de la semaine de location du champ. Seulement son habitude était de le payer toutes les veilles de Chabbath et là, son métayer a avancé le paiement au jeudi, jour du jugement. Rabi Ychmaël lui dira alors qu’il est impropre à le juger,  car d’avoir avancé le paiement hebdomadaire est assimilé à un Cho’had/pot de vin!

De là le Rav Wasserman dit que si pour un tout petit peu de pot de vin un grand Sage s’est rendu impropre à juger une affaire, alors que dira-t-on pour nos questions fondamentales?

Un homme qui n’a pas été éduqué dans la pratique de la Thora et des Mitsvots aura beaucoup de mal à accepter l’idée que son attitude  est erronée. On est trop bien installé dans la routine avec ses mauvaises habitudes qui font tinter à l’oreille :…’ Maurice, enfin tu ne vas quand même pas aller au cours du Lundi soir, le Rabin va te dire de ne pas aller au Ciné le samedi ou il te dira de changer de portable etc’… Donc de cette Mitsva du Cho’had il sort un principe imparable: c’est que l’homme n’appliquera sa jugeote que lorsqu’il aura préalablement ‘lavé’ sa tête de beaucoup de préjugés et autres intérêts! Et ce principe universel s’exerce dans de nombreux domaines de la vie : il n’y a qu’à ouvrir les yeux pour se rendre compte de l’étendue du travail à accomplir!

Rav David Gold 00 972.390.943.12