Archives par mot-clé : francais

Nefesh Yehudi

Téléchargez et découvrez le riche feuillet de l’étudiant. Chaque appréciez un profond développement sous forme de questions-réponses sur un point de le paracha. Bonne lecture!

Ki Tavo

« Maudit soit quiconque n’accomplira pas (YAKIM) les paroles de cette Torah-ci pour les faire… » Devarim 27;26

Les commentateurs expliquent de différentes manières le terme Yakim/accomplir, et la signification de ce verset, qui clôt les malédictions. Une des nombreuses réponses données par nos Sages, est de traduire « Yakim » par lever.

Le Yerouchalmi (Sota 7;4 -Korban Ha Eda), explique qu’il ne s’agit pas d’une Mitsva d’ordre général, mais elle fait référence à celui qui ne lève pas «YAKIM» le Sefer Torah comme il faut. Mistva plus connue sous le nom de la Hagbaa (action de lever et de présenter la Torah à l’assemblée).

Les paroles du Yerouchalmi ont de quoi nous surprendre, surtout que d’après nos connaissances, la Hagbaa n’est pas une Mitsva de la Torah. Qui y a-t-il de si grave de « mal » faire la Hagbaa ?! Lire la suite

UNE BELLE SILHOUETTE POUR LES FÊTES

On pourrait croire que la Téchouva est utile et nécessaire uniquement pour celui qui ne fait aucune Mitsva et qui est très loin de la Torah. Mais pour celui qui respecte le Chabat, mange cachère, prie à la synagogue et étudie la Torah… tout va bien, grâce à D.ieu ! La Téchouva, c’est pour les autres… Il faut savoir que les plus grands Rabanim tels Baba Salé et le ‘Hafets ‘Haïm tremblaient à l’approche du mois d’Elloul. Pourtant, qu’ont-ils à se reprocher, ces Tsadikim ?
Chacun d’entre nous doit demander la miséricorde, car comme l’a dit le plus sage de tous les hommes dans Kohélet (7;20) : « Il n’est pas d’homme juste sur terre qui fasse le bien sans jamais faillir.». Mais surtout, parce que les Tsadikim étudient la Torah et sont plus proches de D.ieu, ils connaissent l’impact et la gravité de la faute. En effet, plus on progresse dans la Torah et la Avodat Hachem, plus on est sensible à la transgression ; sa vue nous bouleverse, sa présence nous dérange. Par contre, celui qui stagne ne sent pas qu’il a besoin d’avancer : il est à l’aise à sa place et ne se pose plus de questions puisqu’il ne faute pas.


Cela me rappelle une histoire. Un jour d’été, sous la lourde chaleur de Bneï Brak, je monte la rue Rabbi Akiva lorsqu’ arrive un camion de poubelles dégageant une odeur épouvantable. En effet, la température élevée en été décuple les odeurs nauséabondes des ordures au point qu’il est très difficile de rester à proximité. Derrière le camion, je vois l’éboueur suspendu à la barre verticale, une glace à la main. Il semble très heureux de la lécher pendant que le camion roule. Incroyable ! Comment peut-on manger lorsque le camion empeste et qu’il est à peine possible de respirer ? La réponse est simple : l’éboueur vit toute la journée près du camion, c’est son quotidien. La mauvaise odeur ne le dérange pas, mais pour nous qui sommes plus raffinés, cette odeur est insupportable.
De même, lorsqu’une personne pense que tout va bien et qu’elle n’a rien à se reprocher, elle ressemble à cet éboueur qui savoure sa glace accroché au camion de poubelles. Tout va bien, pense-t-elle, tout roule. Comme il est enseigné dans la Guémara (Kidouchine 40a), « lorsqu’un homme commet une transgression et la reproduit, elle lui semble permise », c’est-à-dire qu’il ne sent plus la faute. Pour ne pas tomber dans cette situation, nous devons sans cesse chercher à nous améliorer et à peaufiner notre Avodat Hachem pour devenir sensible et avancer dans le bon chemin.
Rappelons que le pire des quatre fils de la Hagada de Pessa’h n’est pas le fils méchant, comme nous avons tendance à le penser, mais celui qui ne sait pas poser de questions. En effet, il ne pose pas de question car pour lui, tout va bien, et c’est de là que vient le danger.
Les prétextes qui nous freinent…
Très souvent, chacun au niveau où il se trouve, invente comme prétexte que l’étude de la Torah et son application sont trop difficiles, lourdes à porter. Couramment, on définit la Torah comme un joug, un mode de vie difficile et insurmontable : ne mange pas ceci, fais cela, ne va pas là-bas, tiens-toi comme cela… Mais il faut savoir que de toute façon, dans la vie, chacun devra choisir un joug. Certains choisiront celui de la mode, d’autres de l’automobile, de la diététique et du bio, ou encore des voyages. Certaines personnes plus exigeantes en choisiront plusieurs, voire tous.
En effet, ces modes de vie demandent aussi un grand engagement physique et financier. De plus, l’opinion des autres est impitoyable car il faut constamment se montrer à la page…
Prenons l’exemple de la cacheroute.
On peut parfois penser qu’il est très difficile de manger strictement cachère, de faire attention aux moindres détails tels que la vérification des insectes, les prélèvements de la dîme en Israël, le mélange de lait et de viande. Certes, on ne peut pas tout manger, là où on veut et quand on veut.
Par contre, tout le monde sait qu’une personne au régime réfléchit avant la consommation de chaque aliment. Elle compte chaque calorie, se montre capable d’attendre six heures entre deux repas, s’abstient de manger les plats les plus exquis offerts à une grande réception et se pèse trois fois par jour. Elle craint, ‘hass véchalom, de prendre un gramme de trop. Elle fait preuve d’une volonté extraordinaire pour surmonter ses instincts et ses envies dans le but de réduire son poids et d’amincir sa silhouette.
Si un homme est capable de cela, il pourra le faire aussi pour la Torah. Il lui suffit juste d’orienter sa volonté dans la bonne direction. Aussi, n’hésitons pas en ce mois d’Elloul à changer de direction et à réduire le poids des fautes de notre néchama. Réfléchissons à chaque action qui se présente à nous, pesons et mesurons les avérot, montrons-nous capables de nous abstenir des plaisirs nuisibles. Pesons-nous intérieurement pour vérifier si nous n’avons pas pris un gramme d’impureté aujourd’hui. De cette façon, notre néchama aura acquis la plus belle des silhouettes avant Roch Hachana.

Les 13 attributs de miséricorde – Vayavor

La Guémara Roch Hachana 17b, nous enseigne ce qui suit : Rabbi Yo’hanane dit : « …Hachem s’enveloppa d’un Talit tel un officiant, et révéla à Moché la structure de la Téfila. IL lui dit :« Lorsque les Bneï Israël fauteront, qu’ils fassent devant Moi la Téfila de cette manière, et Je leur pardonnerai.»

Et Hachem enseigna à Moché les 13 attributs de miséricorde, comme il est dit dans Chémot 34;6 : « Et passa l’Éternel devant lui et il proclama : « Hachem ! Hachem ! D.ieu Tout-Puissant, Miséricordieux et clément, tardif à se mettre en colère, plein de bonté et de justice ; Il conserve Sa bonté jusqu’à 2000 générations ; supporte le délit, et la rébellion, et la faute et efface.»

De l’enseignement de cette Guémara nous voyons qu’Hachem conclut un accord avec Moché Rabénou qui nous assure que le fait de l’implorer en mentionnant les 13 attributs feront toujours de l’effet.

Le Rabénou Bé ‘Hayé nous enseigne qu’il faut comprendre les mots et le sens des 13 attributs. Tout celui qui les récite ainsi, ne verra jamais ses Téfilot vaines. (sauf s’il possède certaines fautes qui empêchent l’écoute de ses Téfilot)

Le Chaareï téchouva (§581;1) va même jusqu’à trancher la Halakha en disant qu’il est interdit de mentionner les 13 attributs sans ferveur.

Durant toute l’année et particulièrement au mois de Elloul et jusqu’à Yom Kippour, nous récitons les Séli’hot, dont l’élément essentiel sont les 13 attributs de miséricorde.

Ils jouent un rôle important dans notre processus de pardon et de téchouva. Cependant certains de nos Sages pensent que la Guémara citée ci-dessus ne vient pas enseigner de « dire » les 13 attributs mais de les « faire ». Ils doivent éveiller en nous la manière de se comporter avec notre prochain.

En effet il existe la Mitsva de marcher dans les voies de D.ieu comme il est écrit dans Devarim 28;9 : « וְהָלַכְתָּ בִּדְרָכָיו », ce qui signifie que nous devons adopter les mêmes attitudes que Lui, de même qu’Il est Miséricordieux, clément, tardif à se mettre en colère…c’est ainsi que nous devons être. 

Nos Sages nous enseignent que le traitement d’Hachem envers nous est calqué sur nos attitudes envers nos semblables.

Il convient de s’attacher et d’adhérer aux treize midot d’Hakadoch Baroukh Hou toute l’année, et de surcroît en période de « jours redoutables » où chacun d’entre nous sera jugé. Optons donc pour une attitude clémente et bienveillante envers nos semblables, pour bénéficier d’un jugement comparable

Parachat Réé – Av, le mois du père

Pourquoi les grandes vacances ont-elles lieu en cette période entre les mois d’Av et d’Elloul ? Elles auraient pu tomber à ‘Hanouka ou à Pessa’h…

Il est écrit dans notre paracha : « Banim atem lachem/vous êtes des fils pour D.ieu” (Dévarim 14;1). Essayons de comprendre cette notion de « banim ». Que signifie être les enfants de Hakadoch Baroukh Hou ?

La Guémara (Baba Batra 10a) nous donne quelques précisions à ce sujet :

« vous êtes appelés fils et vous êtes appelés serviteurs ; lorsque vous faites la volonté de D.ieu, vous êtes appelés des fils, mais lorsque vous ne faites pas la volonté de D.ieu, vous êtes appelés des serviteurs. » fin des paroles de la Guémara.

Dans un premier temps, il faudrait essayer de comprendre cet enseignement de la Guémara. A première vue, cela ne semble pas très logique. En effet, que je fasse Sa Volonté ou pas, cela change-t-il quelque chose si je suis son fils ? Et dans le sens inverse, pourquoi serais-je appelé serviteur si je ne fais pas Sa volonté ?!

Il aurait été plus logique d’écrire ces deux informations dans le sens inverse : si tu fais Sa volonté tu es appelé Son serviteur, mais si tu ne fais pas Sa volonté, tu es appelé Son fils. Car que l’on veuille ou non, un fils reste un fils ; ferait-il les plus grandes sottises, il restera à jamais Son fils, contrairement à un serviteur.

Pour mieux comprendre la Guémara, il faut procéder à une lecture plus attentive du mot « volonté ». Accomplir une volonté, c’est lorsque celle-ci n’a pas été demandée ou imposée par l’autre. Prenons un exemple : imaginez que votre père rentre à la maison après une journée de travail. Vous le voyez fatigué de sa journée. Sans qu’il vous le demande, vous devinez qu’un bon café ou un grand verre d’eau fraîche lui ferait du bien. En le lui apportant, vous accomplissez sa volonté. Si, par contre, il vous le demande, cela devient obligatoire. Ce n’est plus une « volonté », mais une obligation découlant des lois de Kiboud Av [respect du père].

Agissons ainsi avec notre Père, Hakadoch Baroukh Hou. Soyons comme des fils qui font Sa volonté et pas comme des fonctionnaires qui font le strict minimum (ce qui, pour certains et dans certaines situations, sera tout de même très bien ; chacun doit savoir où il se situe).

Pour revenir à la question posée initialement : « pourquoi les grandes vacances tombent-elles en cette période ? », essayons de définir les « grandes vacances ». C’est une longue période où les enfants n’ont plus école. Se trouvant à la maison du matin jusqu’au soir, ils sont en mode « demandeur » : j’ai faim, fais-moi ci, achète-moi ça, je veux ça… Ils font des bêtises, se chamaillent, se salissent… Donc, en fonction de chaque situation, les parents doivent menacer, intervenir, sévir… Mais parfois, souvent même, on craque. Comme ce sont nos enfants, nous les connaissons bien ; nous savons qu’il y a parmi eux l’enfant calme, l’agité, le sensible, le lent, le malin… Chacun ne peut pas répondre aux mêmes exigences. Mais c’est surtout une période exceptionnelle de proximité entre les membres de la famille qui, pendant plusieurs semaines, vivent ensemble constamment.

Alors on essaie d’en profiter : on évite les punitions, on multiplie l’écoute et les récompenses, même si parfois…

Nous sommes à la veille du mois d’Elloul, la période des séli’hot. Nous allons demander à notre Père, Avinou Malkénou, de nous pardonner, d’accepter notre Téchouva et nos Téfilot, de nous inscrire dans le livre de la vie, de la santé, de la parnassa…. A plusieurs reprises, nous invoquons Hakadoch Baroukh Hou en tant que père. Mais pour appeler un père, encore faut-il être un fils…

Pendant les « grandes vacances »,juste avant Elloul, les Séli’hot et Roch Hachana, nous allons demander d’être jugés comme des banim, des fils, et non pas comme des avadim, des serviteurs, car la bienveillance d’un père envers son fils est incomparable.

Les « grandes vacances » sont une période privilégiée pour nous faire prendre conscience des jours exceptionnels qui s’annoncent. En cette période, nous allons jouer le rôle du père plus que jamais, afin de mieux s’imprégner cette notion de « Rah’em av âl banim – la pitié du père envers ses enfants ». Forts d’avoir intégré cette notion, notre travail du mois d’Elloul sera de jouer le rôle de l’enfant envers Hakadoch Baroukh Hou.

Puisque durant la période des « grandes vacances », nous avons ressenti ce qui est désagréable à un père, nous pourrons aborder Elloul comme des enfants exemplaires, en essayant de parfaire notre comportement avec notre Père.

Si nous sommes Ses fils, Hachem connaît nos capacités et sait que nous ne pouvons pas tous répondre aux mêmes exigences. Toutefois, Il verra les efforts que nous avons investis pour améliorer notre comportement et notre relation avec Lui.

Profitons de cette période de proximité et de miséricorde avec notre Père, pour investir le maximum d’efforts et arriver méritants au jour du jugement.

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

Bamidbar

Rachi nous explique que « c’est par amour qu’Hachem porte pour les Bneï Israël, qu’Il les compte à tout moment. Il les a comptés lorsqu’ils sont sortis d’égypte, et de nouveau après qu’ils déchurent par la faute du veau d’or afin de connaître le nombre de survivant (voir chémot 38;26), et encore une fois lorsqu’Il est venu faire résider Sa chékhina sur eux. »

Une question se pose sur le premier commentaire de Rachi lorsqu’il dit qu’Hachem «  les compte à tout moment », or par la suite de son commentaire ne voyons-nous pas qu’il ne les a fait dénombrer qu’à certaines occasions ?

Le fait d’être compté attribue une importance à l’objet ou la personne dénombrée comme nous dit la Guémara (Beitsa 3b) « une chose qui est dénombrée ne peut s’annuler même parmi mille autres ». Lire la suite

Kédochim – La Tsédaka du cœur

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même… » Vayikra (19 ; 18)

Le Rambam rapporte1: « Chaque personne est tenue d’aimer, comme elle s’aime elle-même, chacun des membres du peuple Juif, comme il est écrit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » ».

D’après le Séfer Ha’hinoukh2 et le Séfer Hamitsvot3, ce commandement est inclus dans les 613 Mitsvot.

Nos sages demandent : « Comment peut-on ordonner un sentiment ? »

-C’est notre état d’esprit et nos comportements qui inspireront nos sentiments d’amour. Par exemple, la générosité, faire la Tsédaka ne doit pas seulement se limiter aux dons d’argent.

Malheureusement de nos jours, nous oublions les choses essentielles de la vie, à savoir : une écoute, un sourire, une attention, une main tendue, un service rendu… Une minute de notre temps peut procurer beaucoup de bien-être à autrui. Nous devons donc tout d’abord apprendre à comprendre les autres afin de remplir notre obligation de ‘Hessed : les observer, nous mettre à leur place, et nous demander comment les aider lorsqu’ils en ont besoin. L’écoute par exemple, est une Tsédaka du cœur, car elle nécessite un don de soi total. 

On retrouve cette notion dans les initiales du Chéma Israël-Écoute Israël- qui forment le mot shaï, signifiant cadeau ou don en hébreu. C’est parce que je l’écoute que l’autre existe.

La Guémara4 nous enseigne que sauver un homme équivaut à sauver l’humanité entière. Nous avons une responsabilité à la fois individuelle et collective en tant que Juifs. Nous devons nous sentir concernés par le sort de l’autre. Chaque fois que mon prochain est dans le besoin et qu’il ressent la nécessité d’être aidé, physiquement ou moralement, il est une Mitsva de lui venir en aide.

Il faut savoir qu’en ce qui concerne de nombreuses actions de ‘hessed, il ne faut pas attendre que l’autre soit dans l’obligation de demander. C’est une position gênante et désagréable en effet, qui engendre souvent que la personne préférera souffrir ou subir, plutôt que de faire appel aux services d’autrui.

Le Pélé Yoets recommande : « Que toute personne essaie de faire son maximum pour le ‘Hessed. Peu ou beaucoup, l’essentiel étant de faire. Voici une mitsva de la Torah facile à réaliser, regardez, il suffit d’ouvrir sa porte à ceux qui en ont besoin, de prêter son balai, de dire bonjour, de confectionner un gâteau, etc ! »

C’est de cette manière, parce que tous ces actes et comportements influenceront notre état d’esprit, que nos sentiments feront pencher notre cœur du bon côté. Mais il nous reste encore à savoir comment est-il possible d’éprouver le même degré d’amour pour autrui que pour soi-même, pour un grand Tsadik que pour un simple Juif ?

Le Yérouchalmi nous enseigne que si un homme, en coupant sa viande avec la main droite, fait maladroitement déraper son couteau sur sa main gauche et la coupe, il ne lui viendrait pas à l’idée de couper sa main droite avec sa main gauche pour se venger !

Tout le peuple Juif est considéré comme un seul corps par Hachem notre Créateur. C’est ainsi que pour Rabbi Akiva, l’amour du prochain est beaucoup plus qu’une simple obligation de la Torah, il s’agit de l’un de ses grands principes, dont chacun des commandements émane.

Il faut étudier les lois de ‘Hessed et s’imprégner de leur profondeur et ce, au même titre que les lois du Chabbat ou de la Cacherout. On a souvent tendance à penser que le mot «’Hessed» a pour synonyme “gentillesse”, mais sa signification est bien plus profonde. C’est en fait un acte de bonté qui s’accomplit sans aucun intérêt personnel.

Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï sortait de Yérouchalaïm et Rabbi Yéochoua le suivait. Voyant le Beth HaMikdach détruit, il s’écria alors : « Malheur à nous : cet endroit qui permettait le pardon de nos fautes est détruit ! » « N’aie crainte mon fils, répondit Rabbi Yo’hanan, nous avons encore une autre chose équivalente : « Guemilout ‘Hassadim. »

La Guémara5 nous rapporte que le ‘Hessed fait partie des vertus dont on touche l’intérêt dans ce monde-ci, et dont le capital est réservé pour le monde à venir.

En  conclusion, rappelons que nos Sages nous enseignent : « Plus grand est celui qui fait un sourire à son ami que celui qui lui donne du lait à boire.»

Autrement dit : il est vrai que nous avons le devoir et l’obligation de venir en aide à notre prochain lorsqu’il est dans le besoin ; mais être souriant, parler avec humour, rendre visite aux malades, consoler un endeuillé, etc, sont autant d’actes de générosité qui contribuent au bien-être quotidien de notre prochain, et créent harmonie et Chalom.

Et comme Rabbi Eli’ézer nous l’enseigne6, le fait de s’occuper de Torah et de pratiquer la Guemilouth ‘hassadim, c’est-à-dire le ‘Hessed, affaiblit ou évite les douleurs qui précédent la venue de Machia’h, qui nous l’espérons, se trouve déjà derrière la porte…

1Michné Torah Hilkhot Déot (6 ; 3)

2Mitsva 243

3Mitsva 206

4Baba Batra 11a

5Chabbat 127a

6Sanhédrin 98b