Vérification des téfilines, mézouzout et de soi-même !

Certains ont l’habitude de faire vérifier leurs téfiline et mézouzot pendant le mois d’Elloul. Cependant, si les téfiline ont été écrites par un sofère de qualité, il ne sera pas nécessaire de les faire vérifier, même après plusieurs années.

Par contre, la halakha demande de faire vérifier les mézouzot au moins deux fois en sept ans.

De même qu’il est très bon de faire vérifier téfiline et mézouzot, il sera aussi recommandable, chaque nuit avant de dormir, de scruter nos actes pour s’assurer qu’ils sont agréés par Hachem.

En effet, souvent, lorsque des épreuves arrivent dans la vie, les gens demandent : « As-tu fait vérifier tes téfiline et mézouzot ? C’est sûrement à cause d’un problème dans l’écriture que cela t’arrive ». On cherche des causes extérieures sans essayer de se remettre en question. Imaginez un chauffeur qui accumule les accidents de la route. Quand on l’interroge pour savoir ce qu’il s’est passé, il répond que lui aussi ne comprend pas la cause de ses accidents. Il affirme qu’il a tout fait vérifier : les pneus, les freins, le moteur… Pour lui, ce n’est pas de sa faute, bien sûr. Jamais il ne dira que c’est lui qui conduit mal. Mais parfois, c’est la conduite qu’il faut vérifier… Ainsi en est-il pour nous : nous vérifions téfiline et mézouzot, mais il ne faut pas oublier de vérifier notre cœur et d’examiner nos actes.

Parachat Ki Tétsé – 40 minutes de prière

Quand le mois d’Elloul est à nos portes, c’est le moment de faire Téchouva! On vous propose de vous faire partager cette histoire vraie et édifiante d’une Téchouva et on verra la force de la prière!

Il s’agit d’un jeune israélien, Ophir, complètement non religieux, sans l’ombre d’une connaissance du judaïsme… comme malheureusement beaucoup d’autres jeunes que la société israélienne produit… Celui-ci finit son armée, part aux Indes (comme beaucoup) et à un moment donné: il a un réveil pour la Thora! Il choisit de rentrer à la Yéchiva en Erets. Son niveau est complètement nul, mais comme ses aptitudes sont très grandes, en un mois et demi (!)  il finit déjà un traité du Talmud!!

Il demandera à son Maguid Chiour de venir chez lui pour participer  au Sioum de la fin de l’étude du traité. Le Rav n’est pas vraiment enthousiasmé d’aller chez l’élève car il connait déjà bien son père qui est depuis le départ COMPLETEMENT opposé à la direction nouvelle que prend son fils! Il craint ses réactions hostiles. Ophir rassurera son Rav en lui disant qu’il n’a rien à craindre, qu’il est chez lui et que tout se passera bien!

Le soir dit, le Rav arrive à la maison et voit le père assis avec une petite kippa blanche qui recouvre une tête entièrement rasée (c’est très à la mode au pays c’est dernier temps…). Mais à côté de lui siège un homme d’allure respectable avec une belle barbe blanche, un beau chapeau ; en un mot un Juif respectueux de l’être et du paraître! Ophir fait son Sioum (clôture de l’étude) et après fait un Dvar Thora de 40 minutes(!) d’un très bon niveau!! Lui qu’il y a encore un mois et demi ne savait rien ni sur le Chabbath, ni sur la Cacherout! Incroyable! Après les chants qui ont accompagné le Sioum, voilà que le beau Juif qui était assis à côté du père, se lève, encore visiblement tout ému car des larmes coulent sur ses joues…

Il dira:’ Mes parent avaient deux fils: mon frère aîné et moi-même. Mon ainé a été envoyé à la Yéchiva: c’était un vrai génie! Seulement à la Yéchiva Guédola, petit à petit il glissa vers la porte de sortie… Jusqu’à ce qu’un jour, il vienne voir mes parents en disant qu’il a décidé de tout abandonner!! De ne plus continuer sur cette voie! C’est alors qu’il abandonne tout, quitte le toit familial sans donner de nouvelles. Ma mère lira des Téhilims tous les jours pour que mon grand frère revienne à la maison. En vain. A chaque allumage des bougies du Saint Chabat je la revois encore faire 40 minutes de prières afin que notre Yankélé revienne au bercail et fasse Téchouva!

Pendant 18 années (!!) elle priera à l’allumage, et moi et mon père lui disions d’arrêter ses prières. Cependant elle continuera jusqu’à ce qu’elle soit emportée par la maladie! Dans le testament qu’elle laissera, elle demandera à mon père de continuer de prier 40 minutes à l’allumage des bougies comme elle avait l’habitude de le faire! Mon père continua 6 ans et demi jusqu’à ce que lui aussi monte au Ciel… Ni à l’enterrement de ma mère, ni à celui de mon père, notre Yankel n’est venu… Et je me suis toujours questionné sur le sens de toutes ces prières!

Jusqu’à ce qu’hier, je reçoive un coup de fil de mon frère qui me dit que son fils fait un Sioum d’une Massekhet: ça fait plus de trente ans que je n’ai pas eu de nouvelles de mon grand frère!! A mon arrivée, je parle à mon neveu Ophir et lui demande en combien de temps il a appris cette étude, il me répond « en moins de 2 mois!! » Après qu’il ait fait cette magnifique Dracha de 40 minutes… je compris que les prières de mes parents ne sont pas passées aux oubliettes!!

Avec le temps Ophir continua à grandir dans la Torah, puis se mariera avec une fille pleine de crainte du Ciel. Et le jour de la ‘Houpa, le père est venu avec un chapeau et une veste! Et petit à petit il commença à porter la kipa, puis la barbe et aujourd’hui LUI aussi est revenu à la belle maison de la Thora et des Mitsvots… Tout cela, grâce aux téfilots des parents… comme quoi il ne faut jamais désespérer!

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Le sel et l’hypertension

Il convient ici de dire quelques mots sur l’hypertension, appelée par les médecins « le meurtrier silencieux ». La  tension normale est jusqu’à 12 pour la tension systolique, et en dessous de 8 pour la tension diastolique. L’hypertension pèse énormément sur le cœur et sur les artères qui doivent résister à une très forte pression. Au bout de quelque temps, le cœur grossit puis s’affaiblit.

L’hypertension augmente le risque de commotion cérébrale, d’infarctus et de troubles rénaux. Les risques de maladies cardiaques sont encore plus élevés pour les fumeurs, les obèses, les diabétiques et ceux qui ont trop de cholestérol.

L’absence de symptômes rend l’identification de l’hypertension difficile ; le seul moyen de la dépister est de mesurer la tension régulièrement – chez les adultes, au moins une fois tous les deux ans jusqu’à l’âge de quarante ans, et au-delà, une fois tous les six mois.

L’hérédité est un facteur important qui augmente encore les risques. Si vos parents ont souffert d’hypertension, vous devez mesurer votre tension plus souvent. Si vous en souffrez, vos enfants sont aussi dans la catégorie des personnes à haut risque.

Que faire ?

Maigrir, réduire la consommation de sel, manger davantage de fruits, légumes et des produits pauvres en matières grasses. L’activité physique, contrôlée et régulière, contribue à faire baisser la tension, mais il  faut consulter un médecin avant de l’entreprendre.

A ceux qui ont tendance à l’hypertension, il est recommandé d’acheter un appareil pour contrôler la tension de manière suivie et à heures fixes, en inscrivant les résultats sur un registre. Au moment de la mesure, il est important d’être assis, les jambes tendues en avant, et non verticales ou repliées en arrière.

Sur le lien entre le sel et l’hypertension, j’ai entendu cette explication d’un naturopathe, le docteur Yossi Redner : « Notre corps est composé de 60 à 80 % d’eau. Quand il y a trop de sel, l’eau qui entre par la bouche pénètre dans la chair plutôt qu’aux endroits appropriés et exerce une pression de l’extérieur sur les vaisseaux sanguins, de sorte que le cœur a plus de mal à faire circuler le sang ».

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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La franchise (Troisième et dernière partie)

A présent, vous avez la réponse. Pourquoi ne buvez-vous pas chaque parole de votre épouse avec passion ? C’est parce que vous ne vous êtes pas ouvert l’un à l’autre ; et si vous vous êtes ouvert c’est parce que vous n’avez pas créé le terrain propice pour ne pas vous faire trahir ou attaquer.

Exemple :

« Les critiques que j’entends ici me font mal au cœur. » Dans ce cas, vous avez bien exprimé les choses. Le conjoint pourrait répondre «  Et qu’est-ce que je pourrais faire d’autre, tu n’es jamais disponible ! Toujours occupé avec les autres et jamais avec moi. » certes, vous avez bien exprimé les choses, mais vous ne l’avez pas écouté et comprise avant de faire part de vos propres sentiments, d’où sa réaction. Et vous, comment réagissez-vous à une telle réaction ? Cette réaction ne vous énerve-t-elle pas ? Ne vous sentez-vous pas trahi en entendant une telle réponse ? Vous vous êtes ouvert, vous avez dévoilé une partie cachée de vous-même, une chose importante à vos yeux et elle vous est tombée dessus avec des arguments qui hurlent « Tu ne me comprends pas ! ». C’est pour cela qu’il est si important dans une relation de comprendre l’autre avant de faire part de nos propres sentiments, pour ne pas être trahi ensuite. Pour pouvoir installer une ambiance de confiance et de considération.

-Elle dit « mon chéri, tu ne peux pas m’aider avec les enfants ? je suis fatiguée. » Nous pourrions faire l’erreur de répondre « Moi aussi, je suis crevé, j’ai travaillé/étudié toute la journée ! » Cherchez à la comprendre au lieu de trahir la confiance qu’elle a placée en vous, en dévoilant ses difficultés.

-Elle dit « Tu ne comprends rien de toute façon » Nous répondrions peut être à tort « Quoi, moi je ne comprends rien ! Et toi avec… /Ha oui, parce que toi tu comprends tout !!» rappelez-vous, elle parle de ses sentiments et elle dit que vous ne les comprenez pas. Alors que devez-vous faire ? Oui, l’écouter sincèrement et comprendre ses sentiments.

Le secret d’une bonne relation empreinte de complicité entre deux personnes réside dans le fait que l’on comprend l’autre et qu’on s’ouvre à lui. Mais partager nos sentiments et faire preuve de franchise sans comprendre l’autre peut être vexant et source de souffrance pour elle. D’où les réactions agressives auxquelles on peut être confronté. Dans ces cas la, vous devez être à l’écoute, avant de développer d’avantage vos sentiments.

Alors pourquoi ne faisons-nous pas pour notre épouse, ce que nous faisons naturellement pour autrui ?

Parce que chaque discussion avec notre conjoint, nous engage peut être à agir et changer notre comportement. Chose que nous ne sommes pas toujours prêt à faire. Arrêtez d’avoir peur, comprenez-la, ouvrez-vous, dites-lui ce qui est difficile pour vous, et assumer sa réaction vous n’en retirez que de la satisfaction et du bonheur à long terme. N’oubliez pas ! Vous devez être courageux !

Voilà, vous connaissez les quatre points indispensables à toute communication, en discutant avec votre épouse, vous en découvrirez peut-être d’autres qui sont pour vous tout aussi importants, ne les négligez pas.

Bonne chance !

Retrouvez les clés précédentes sur le site  www.ovdhm.com

Rav Boukobza 054.840.79.77

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Choftim -Quel rapport entre le Backchiche et la Emouna (foi)?

Au début de notre Paracha est enseignée la Mitsva de placer des tribunaux rabbiniques afin de rendre la justice selon la Thora entre les membres de la communauté juive. Parmi les lois liées aux jugements on trouve l’interdit du ‘Cho’had’: le « Backchiche »!

Au début du Kovets Maamarim, le Rav Elhanan Wasserman Zatsal explique un principe sur ce phénomène. Mais avant cela, il pose une question fondamentale: pourquoi existe-t-il des gens incrédules concernant  l’existence d’Hachem et de la Création du Monde?  On constate d’autre part que parmi les Nations du Monde il y a eu de grands savants comme Aristote qui ne sont pas arrivés à la croyance en un D.ieu unique. Alors comment la Thora peut-elle demander à chaque Juif à partir de l’âge de 13 ans (!) de croire en D.ieu en la Thora et les Mitsvots?

Dans son développement, le Rav Wasserman explique que la Emouna(foi) en Hachem est quelque chose de très facile à appréhender et à vivre!  Il n’y a qu’à voir le monde, l’immensité de la mer (par exemple la vue splendide qu’ont les vacanciers des hauteurs de Natanya sur le littoral) ou les Alpes, pour comprendre que TOUT a été créé par la Libre Volonté d’Hachem! Et le but unique de cette création c’est qu’on Le serve au travers de la Thora et des Mitsvots – il n’existe pas d’autre justification!

Le Rav continue et demande : si c’est tellement simple alors pourquoi y a-t-il tant de gens qui ne partagent pas cet axiome évident? Il répond à partir de notre Paracha : c’est que dans toute cette création il existe un énorme Backchiche! En fait,  pour arriver à la résolution exacte d’un problème, il faut enlever les  intérêts que l’homme a de part et d’autre de la balance. Tant que l’homme n’arrive pas à se défaire des intérêts préliminaires, alors automatiquement son esprit ne sera pas libre de trancher le problème en toute sincérité!

La Guémara  Ktouvot(105:) donne l’exemple de Rabi Ychmaël qui devait juger son métayer sur une certaine affaire. Cependant, le jour du jugement, il est venu voir son maître qui était aussi son juge, avec une corbeille de fruits: en fait, le paiement de la semaine de location du champ. Seulement son habitude était de le payer toutes les veilles de Chabbath et là, son métayer a avancé le paiement au jeudi, jour du jugement. Rabi Ychmaël lui dira alors qu’il est impropre à le juger,  car d’avoir avancé le paiement hebdomadaire est assimilé à un Cho’had/pot de vin!

De là le Rav Wasserman dit que si pour un tout petit peu de pot de vin un grand Sage s’est rendu impropre à juger une affaire, alors que dira-t-on pour nos questions fondamentales?

Un homme qui n’a pas été éduqué dans la pratique de la Thora et des Mitsvots aura beaucoup de mal à accepter l’idée que son attitude  est erronée. On est trop bien installé dans la routine avec ses mauvaises habitudes qui font tinter à l’oreille :…’ Maurice, enfin tu ne vas quand même pas aller au cours du Lundi soir, le Rabin va te dire de ne pas aller au Ciné le samedi ou il te dira de changer de portable etc’… Donc de cette Mitsva du Cho’had il sort un principe imparable: c’est que l’homme n’appliquera sa jugeote que lorsqu’il aura préalablement ‘lavé’ sa tête de beaucoup de préjugés et autres intérêts! Et ce principe universel s’exerce dans de nombreux domaines de la vie : il n’y a qu’à ouvrir les yeux pour se rendre compte de l’étendue du travail à accomplir!

Rav David Gold 00 972.390.943.12

Parachat Choftim – L’élément essentiel

 « Des juges et des officiers tu te donneras dans toutes tes portes que Hachem ton Elokim te donne… » Dévarim (16 ; 18)

Le mois de Elloul est la période propice à la Téchouva.

En effet, à quelques semaines de Roch Hachana, chacun d’entre nous se doit de faire un bilan personnel sur ses actes et comportements passés, afin d’aborder la nouvelle année sur des bases meilleures. Évidement, la Téchouva se vit et s’applique au quotidien, et toute l’année ! Mais disons que Eloul est particulièrement propice, parce que nous approchons de notre Jugement.

C’est pour cela qu’il est conseillé de procéder méthodiquement, en passant en revue tous nos actes passés, et surtout, en gardant à l’esprit qu’il n’existe pas de Téchouva Grande Vitesse, car ce serait le meilleur moyen de dérailler.

Notre Paracha, qui se lit en cette période, nous offre une ligne de conduite pour mener à bien notre Téchouva. Elle s’adresse à chacun d’entre nous, du moins Tsadik au plus Tsadik, parce que la Téchouva, c’est le fait de vouloir être meilleur que ce que l’on était hier. Pour cela une introspection est nécessaire afin d’évaluer où nous en sommes. Ce qui nous permettra de gravir les échelons de l’amélioration personnelle et de bonifier notre Avodat Hachem.

Les premiers mots de notre Paracha nous procurent les consignes indispensables à la construction de notre Téchouva. En effet le verset nous dit : « Des juges et des officiers tu te donneras dans toutes tes portes que Hachem ton Elokim te donne… »

Rachi explique que les juges sont ceux qui fixent la loi et les officiers sont ceux qui la font appliquer, en employant divers moyens, voire la force si nécessaire.

Lors de notre introspection, nous devrons donc nous positionner en tant que juges et officiers pour nous-mêmes. Évidement nous ne fixons pas la loi, mais nous devons objectivement nous regarder pour estimer si nous l’appliquons comme il se doit. Discerner les bonnes actions des moins bonnes actions, et pour celui qui n’aurait que des bonnes actions, (si cela existe !), chercher à les accomplir d’une façon encore meilleure.

Pour parvenir à ce niveau de jugement de soi-même, un élément essentiel est à développer : notre « Yirat chamayim », la Crainte du Ciel. Et outre cela, savoir que plus cette crainte sera vraie et sincère, plus elle nous permettra de nous juger avec justesse et sévérité.

Si l’on sait et que l’on se rappelle régulièrement qu’il y a un regard constant sur nous, qui fait le compte de nos bonnes et mauvaises actions et détermine en fonction de cela, notre destinée, nos épreuves, notre parnassa, notre santé, notre temps de vie, notre monde futur, etc. Nous avons plus qu’intérêt à commencer à faire notre propre jugement pour avancer, et faire Téchouva avant de nous présenter à Lui.

C’est comme à l’école, au moment de la dictée, chaque faute d’orthographe fait descendre la note, le plus important est la relecture de notre copie, afin de nous assurer que l’on a appliqué toutes les règles de grammaire, avant de la remettre à l’instituteur.

Dans un second temps, après nous être jugés nous-mêmes, nous devons être des officiers pour appliquer les lois. Que cela signifie-t-il ?

Afin de mieux comprendre, prenons l’exemple suivant :

A la suite d’un nombre important d’accidents de la route, causés par des automobilistes au téléphone, le ministère des transports a décidé de promulguer une loi contre ce fléau, afin de réduire et de faire cesser le nombre d’accidents.

Une fois la loi votée, une campagne de publicité est mise en place au travers des différents médias pour en avertir la population. Quelques semaines passent, après un premier bilan, les chiffres n’ont pas bougé, et les automobilistes continuent à parler tout en conduisant.

Cette fois-ci, le ministre décide donc de sanctionner : celui qui transgressera la loi sera pénalisé d’une amende, se verra retirer des points, etc… Une nouvelle campagne est lancée, annonçant évidemment les sanctions qui seront administrées à celui qui enfreindra la loi.

Un deuxième bilan est alors effectué, et à la grande satisfaction de tous, les chiffres ont baissé, les sanctions annoncées ont eu un fort impact de dissuasion sur la conduite des automobilistes.

Encore une fois c’est donc la Yirat Chamayim qui va nous aider, nous dissuader de fauter. Si nous sommes vraiment conscients du risque que l’on encourt en n’appliquant pas les lois de Hachem, les sanctions que nous pourrons subir, dans ce monde-ci ou dans le Monde Futur, nous ne pourrons qu’être empreints de peur et notre conduite ne pourra que s’améliorer.

La Téchouva passe donc inévitablement par le développement de notre crainte de Hachem, qui nous permettra d’être juges et officiers de nos actes propres.

Revenons à présent à notre verset, qui nous explique comment ne pas faiblir et optimiser la Yirat chamayim que l’on a acquise : « Des juges et des officiers tu te donneras dans toutes tes portes que Hachem ton Elokim te donne… » (Dévarim 16 ; 18)

Quelles sont ces portes ?

Le Chla’ nous explique que ces portes sont au nombre de sept : deux yeux, deux oreilles, deux narines, une bouche.

Ce sont par ces portes que peut venir la faute, et c’est donc à ces endroits stratégiques qu’intervient la Téchouva, nous invitant à protéger nos « entrées-sorties ».

Préserver notre vue de mauvaises images, fermer nos oreilles et notre bouche au Lachone hara’…

Agir comme un officier pour nous-mêmes et établir des barrières comme trier nos lieux de sorties, nos amis… Nous rapprocher de Hakadosh Baroukh Hou en augmentant nos discussions avec Lui par la prière, nos rencontres avec la Chékhina par la fréquentation des lieux d’étude, etc…

Tels des officiers, comme dit Rachi, nous devons être capables d’employer tous les moyens. Même si les restrictions que nous nous imposons sont pénibles, ce que susurre notre Yetser Hara’, nous devons être forts, et agir comme si une gigantesque campagne publicitaire nous remémorait sans cesse les dangers de la faute, nous rappelant ce que nous avons à « perdre » et surtout à gagner en surmontant les épreuves.

Cette Téchouva doit être progressive mais constante, le but est d’avancer et non de tomber. Lorsque l’on reste trop longtemps immobile sur une échelle, on chute. Alors gravissons marche par marche, tout doucement mais sans nous arrêter.

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

Paracha Réé – Prier pour une bonne santé

« C’est l’Eternel votre D. qu’il faut suivre » (Devarim13-5)

Rabbi Bonim de Pchis’ha zatsal était aveugle. Sa vue déclina lentement mais sûrement. Alors qu’il n’était encore qu’un jeune avrekh plein d’avenir, il travaillait comme commerçant dans la ville de Dantzig afin de subvenir à ses besoins. Il prit conseil auprès des médecins qui étaient pessimistes à son sujet. Il pria et supporta sa souffrance en silence. Un jour, un Juif vint prendre conseil auprès de lui après avoir entendu parler de lui. Il raconta qu’il souffrait de douleurs oculaires intenses. Son ophtalmologue était très pessimiste. Il se rendit dans la grande ville mais fut également déçu des pronostics des médecins. Il se rendit à la capitale en vain. Il arriva à Dantzig afin de chercher une solution à sa maladie. Pendant ses recherches, il apprit qu’un commerçant souffrait de douleurs oculaires. Vu qu’ils connaissaient tous les médecins spécialisés dans ce domaine, Rabbi Bonim fut heureux de pouvoir aider et partager son expérience, il envoya cet homme chez les meilleurs médecins. Peu de temps après, le Juif revint chez lui. Il raconta qu’il était allé chez tous les médecins qu’il lui avait conseillés mais fut déçu. Son état empirait. Il a entendu que dans une des ruelles des quartiers pauvres résidait un sorcier gitan qui faisait des incantations et de la sorcellerie. Puisque les médecins ne réussissaient pas à trouver une solution, il pensait se tourner vers ce sorcier. Comme il savait que Rabbi Bonim souffrait aussi de douleurs oculaires et que les médecins n’avaient pas réussi à trouver un remède pour lui, et comme il se sentait reconnaissant envers pour ses conseils, il lui proposa de l’accompagner chez ce sorcier gitan…

Rabbi Bonim lui répondit : la Torah nous ordonne de nous soucier de notre santé. Ce souci nous oblige à nous rendre chez les meilleurs médecins. Si vous étiez venu me dire que les médecins de Dantzig n’ont pas trouvé de remède à vos douleurs, je vous aurais envoyer consulter des médecins plus spécialisés de Königsberg ou Berlin, dans le cadre de notre obligation de nous efforcer à trouver une solution à nos maux, joint à l’obligation de prier pour une bonne santé, afin que D. nous accorde son aide et nous sauve.

Mais si vous ne croyez plus dans le pouvoir de la médecine pour vous soigner et que vous voulez vous tourner vers des moyens spirituels, pourquoi essayez-vous de m’emmener avec vous chez un sorcier ? Je vous propose que nous nous rendions ensemble chez le Maguid de Koznitch ! Pourquoi se tourner vers des forces maléfiques s’il est possible d’utiliser des forces de sainteté ?!

Dans notre paracha est écrit un avertissement : ne pas aller chez les prophètes idolâtres, qui ne valent rien, « il faut se tourner vers D. et aller avec lui », il faut suivre les vrais prophètes, selon le commentaire du Ramban, « et seulement à lui nous poserons nos questions ! »

Il nous faut clarifier le fait que ceux qui utilisent les forces cachées, peuvent parfois apporter des informations inconnues et des secrets, et prévoir le futur avec précision. Mais ceci n’a aucune signification. Ceci ne prouve rien sur la vertu d’une personne ni sur son niveau spirituel. C’est peut-être un talent parmi tant d’autres, comme le talent de chanter ou de dessiner. Seule la prophétie Divine est véritable et si la prophétie ne se réalise pas, le faux prophète est condamné à mourir.

Que la personne n’en vienne pas à se dire : Qu’est-ce que cela peut bien faire si ma solution provient des forces maléfiques, d’un simple talent ou des forces de sainteté ? Tous les moyens sont bons, et le plus important est de trouver le remède à mon problème. Ceci est une erreur fatale ! La personne doit se souvenir que tout vient de D. et que nous avons besoin de Son aide pour avancer dans notre vie. Seul celui qui prend conseil auprès des sages mérite la délivrance et la réussite ! (Extrait de l’ouvrage Mayane Hachavoua)

Rav Moché Bénichou

Elloul la grande évasion

Le mois d’Elloul est la période propice à la Téchouva. En effet, à quelques semaines de Roch Hachana, chacun d’entre nous se doit de faire un bilan personnel sur ses actes et comportements passés, afin d’aborder la nouvelle année sur de meilleures bases. Certes, la Téchouva se vit et s’applique au quotidien, toute l’année ! Mais Elloul est particulièrement propice, parce que nous approchons du jour de notre Jugement, Roch Hachana.

C’est pour cela qu’il est conseillé de procéder méthodiquement, en passant en revue tous nos actes passés. Gardons à l’esprit qu’il n’existe pas de « Téchouva Grande Vitesse » ; ce serait le meilleur moyen de dérailler. En cette période plus propice pour examiner sa conduite, on consacrera plus de temps et d’attention dans l’étude de la Torah, dans l’accomplissement des Mitsvot et dans le perfectionnement de nos traits de caractère. En quoi est-il plus propice ? Le Rav Pinkus nous l’expliquons à travers la parabole suivante :

Une famille déménagea dans une autre ville en quête d’un nouvel environnement, meilleur et plus saint. Bien entendu, ils font appel à une entreprise de déménagement qui prendra en charge l’opération avec son camion muni d’un élévateur. Après avoir fixé la date, l’entreprise demanda à la famille que tous les cartons soient prêts à cette date. La famille se mit donc à la tâche, et tria et emballa ses affaires, carton après carton. Il fallait préparer un maximum de cartons et démonter les meubles, car tout objet qui ne serait pas emporté le jour du déménagement par le camion devrait être pris ensuite sans aucune aide, au prix d’innombrables allers-retours.

Hakadoch Baroukh Hou nous offre une « entreprise de déménagement » pour partir vers un nouvel environnement, meilleur et plus saint. Les déménageurs nous aideront à nous déplacer et à nous élever. À nous d’être prêts, car une fois les déménageurs partis, tout sera beaucoup plus difficile…

Dans le livre de Amos (3;8), nous lisons le verset suivant : « Le lion rugit, qui n’aurait pas peur ?/ אַרְיֵה שָׁאָג מִי לֹא יִירָא  ».

Le mot hébreu lion-אַרְיֵה forme les initiales de א֒לול /Elloul, ר֒אש-השנה /Roch Hachana,י֒ום כיפורYom Kippour, et ה֒ושענה רבא/Hochaâna Raba. Le verset demande donc : le lion (Elloul, Roch Hachana…) rugit, qui n’aurait pas peur !? De quel peur s’agit-il ? On peut comprendre que Roch Hachana éveille la crainte, car c’est le jour du jugement ; Yom Kippour aussi, car c’est la fin du jugement, ainsi que Hochaâna Raba qui est la signature finale du jugement. Mais en ce qui concerne Elloul, pourquoi avoir peur ?  N’est il pas le mois de la clémence et de la miséricorde ?

Il faut savoir que ces jours-là, y compris tout le mois d’Elloul, sont des jours à double tranchant. En effet, comme ce sont des jours propices à la Téchouva et qu’une voie nous est ouverte pour progresser et fuir nos fautes, si nous restons inactifs, l’accusation contre nous sera plus forte.

Ainsi l’explique Rabénou Yona dans son œuvre « Chaareï Téchouva » : « L’un des bienfaits qu’a accordé Hachem à Ses créatures est celui de leur avoir préparé une voie leur permettant de s’élever au-dessus de l’abime de leurs actes et de fuir le piège de leurs fautes, un chemin par lequel se préserver de la destruction et détourner de soi la colère divine… » Cette voie est celle de la Téchouva comme il est dit (Jérémie 3;22), « revenez enfants rebelles, Je guérirai vos égarements ». Rabénou Yona poursuit en affirmant que le châtiment du fauteur qui tarde à se repentir s’alourdit chaque jour. En effet, puisque que le fauteur est conscient d’être l’objet de la colère de D.ieu et connaît une voie de refuge, mais persiste dans son mauvais comportement, il montre qu’il ne craint pas la colère divine ! C’est pour cette raison que son cas s’aggrave de jour en jour.

Pour exprimer cela, il rapporte cette parabole extraite du Midrach (Kohélet Rabba 7;15) : une bande de malfaiteurs emprisonnés dans les prisons du roi décidèrent de s’échapper en creusant un tunnel depuis leur cellule. Le grand jour arriva, et tous prirent la fuite par ce souterrain, sauf un qui décida de rester tranquillement dans sa cellule.

Le lendemain matin, le geôlier découvrit le tunnel et la fuite des détenus. Lorsqu’il vit le prisonnier seul dans la cellule, il se mit à le battre en lui criant : « Sot que tu es ! Le tunnel est devant toi, pourquoi ne t’es-tu pas enfui ? » D.ieu nous préserve de penser qu’on encourage les prisonnier à s’évader… Mais une question se pose tout de même : en ne s’évadant pas, ce brave homme désirait ne pas causer de tort au roi, aussi c’est une récompense qu’il aurait du recevoir plutôt que des coups !

Au contraire ! En restant dans sa cellule, il a montré que le châtiment royal n’était pas si terrible que cela et qu’il préférait rester dans sa cellule…

Ainsi en est-il pour quiconque ne se repent pas, qui n’emprunte pas le tunnel creusé par Hakadoch Baroukh Hou Lui-même ! Car Hachem désire notre retour comme nous le disons dans les séli’hot : « Car Ta main droite est tendue pour recevoir les repentis -כִּי יְמִינְךָ פְּשׁוּטָה לְקַבֵּל שָׁבִים». Ne pas faire Téchouva est donc une preuve de mépris envers le cadeau du Tout-Puissant !

Nous comprenons mieux à présent pourquoi il faut trembler en ces jours « redoutables » : durant 40 jours, le tunnel ouvrant vers la voie de la vie est devant nous, gardons-nous de nous endormir !

La Téchouva est un élixir de vie offert par D.ieu Lui-même, et pas un effort ingrat imposé par les rabbins. La Téchouva nous offre la vie ; pourquoi se la refuser ?

Lorsqu’un médecin nous prescrit un médicament, il prend en compte notre âge, notre poids, nos allergies et notre état de santé. Au moment d’avaler le cachet, nous avons entièrement confiance en notre médecin, car nous savons pertinemment que grâce à ses études et sa sagesse, son choix est le bon. Si nous pouvons faire confiance à un être humain pour avaler des cachets, nous pouvons de toute évidence faire confiance au Maître du monde !

 Béatslakha!

La franchise (seconde partie)

Vous savez pourquoi vous souffrez sans ce dernier point ? C’est parce que vous prenez l’entière responsabilité du bonheur de votre couple et cela vous épuise. Vous n’avez du répit qu’en sortant de la maison. Et quand vous rentrez, vous marchez sur des œufs. « Comment ne pas faire de gaffe ? » Libérez-vous, soyez francs, partager vos sentiments ! Avec les trois conditions – plus bas.

Exemple : Qu’est-ce qui fait que votre amitié avec votre meilleur ami est si forte ? Quand a-t-elle réellement commencer ? Pourquoi appréciez-vous chacune de ses paroles même s’il vous parle de son nouveau pantalon et que d’écouter un étranger à ce sujet vous ennuierait ?

La réponse est simple, c’est parce que vous vous êtes compris mutuellement, vous vous êtes ouverts l’un à l’autre et avez partagé vos sentiments les plus profonds. Du coup, vous pouvez parler de tout et cela reste intéressant pour vous, parce que votre ami vous intéresse même si le sujet est dérisoire à vos yeux.

Avec votre femme ça fonctionne de la même manière, et ce partage est nécessaire. S’il n’existe pas, certes vous êtes mariés, vous partagez des événements mais vous n’êtes pas proches, ni liés véritablement.

Donc, concrètement, que faut-il faire pour être franc et partager vos sentiments.

Ÿen parlant à la première personne « je »,

Ÿsans critiquer l’autre,

Ÿen partageant uniquement ce que vous ressentez dans cette situation et pas ce que l’autre a fait.

Ce que ça changera :

ŸVous vous sentirez à l’aise et détendu chez vous.

ŸVous serez heureux d’être en présence d’une personne qui vous comprend et vous respecte.

ŸVous sentirez que rien n’est insurmontable.

Soyez courageux ! Ce que nous enseignons ici n’a rien d’une potion magique. Bien évidement il y aura quand même certains moments dans votre vie où vous traverserez des conflits. Et il est fort probable que vous receviez des remarques même en agissant de la sorte. Prenez sur vous d’aller de l’avant, de changer le niveau de votre relation. Apprenez à lui parler, à l’écouter, à la comprendre et à vous ouvrir à elle comme vous l’auriez fait naturellement avec d’autres proches, et méritez votre récompense, une relation de respect, de passion et d’amour.

Permettez-moi à présent une question. N’en avez-vous pas marre d’avoir toujours les mêmes problèmes de communication dans votre couple, ne voulez-vous pas vivre des choses plus intenses, plus profondes ? Alors prenez avec vous ces conseils et permettez-vous d’avoir de la complicité dans votre relation. La construction du couple ne s’arrête peut être jamais, on peut toujours être plus proche d’une autre personne. On peut toujours mieux aimer et respecter l’autre. Mais cela n’est pas une raison pour ne pas commencer quelque part. Ces clés de la communication sont justement là pour vous donner un bagage de départ. Ayez confiance en vous et en votre conjoint qui veut aussi votre bonheur, et commencez à construire. Bonne chance !

Le plus gros problème dans cette démonstration, c’est que lorsqu’on partage nos sentiments avec notre épouse, il faut d’abord l’avoir écouté et comprise sinon elle se sentira agressée et vous parlera peut-être avec agressivité. Il y a des exceptions à tout, attendez-vous parfois à être agressé même lorsque vous avez tout bien fait. On est dans la vie, face a une personne qui a des sentiments, et non pas face à une machine.

De manière naturelle lorsque cela arrive, qu’une personne dévoile ses sentiments et est agressée, elle se sent trahie. Trahie, parce qu’elle s’est ouverte et qu’autrui en a profité pour la rabaisser. De ce fait, il faut créer une situation dans laquelle votre conjoint acceptera vos sentiments. Plus vous écouterez, comprendrez, respecterez votre femme telle qu’elle est, plus elle sera apte à accepter vos sentiments et pourra vous comprendre. Plus cela arrivera dans votre maison, plus vous créerez de l’harmonie et de la complicité dans votre couple. Or plus vous serez proches l’un de l’autre, plus chacune de vos paroles respectives sera naturellement importante et particulière aux yeux de l’autre.

À suivre…

Retrouvez les clés précédentes sur le site  www.ovdhm.com

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