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Haazinou

Nous devons apprendre de notre verset, l’importance d’écouter la parole des Anciens.

Il nous arrive très souvent de nous dire que les « vieux » rabâchent, qu’ils appartiennent à une autre génération où la vie n’était pas la même, que les nouveaux concepts de la modernité leur échappent, parce qu’ils passent leur temps dans leurs livres et dans leur Beth Hamidrach et qu’ils ne sont donc pas aptes à juger ce qui est bien ou non.

Leurs mises en garde contre internet, les nouvelles technologies, les médias… sont sévères et injustifiées, ils ne parlent pas en connaissance de cause et il est donc inutile de suivre les directives de ces hommes dépassés.

Mais la Guémara (Meguila 31b) nous enseigne : “Rabbi Chimon ben Elazar dit : « Si des Anciens te conseillent de démolir et des jeunes de construire, alors démolis et ne construis pas ! Parce que la démolition des Anciens est une construction et la construction de jeunes une démolition. » ” LIRE LA SUITE

Le Vidoui de Yom Kippour en PDF à télécharger!

La Téchouva comporte trois éléments indispensables : le regret, l’aveu/Vidouï et l’abandon de la faute.

Le Beth-Din Chel Maála [tribunal Céleste] ne ressemble pas au tribunal humain. Chez les hommes, un accusé est condamné à la suite de son aveu, tandis qu’au tribunal Céleste, c’est le contraire : seul l’homme qui a avoué ses fautes sera digne d’être acquitté. C’est pour cela que le Vidouï est l’un des passages fondamentaux et essentiels des séli’hot et du jour de Kippour, étant donné que le pardon passe nécessairement par l’aveu des ses fautes, comme l’explique le Rambam… LIRE LA SUITE

Les Kaparot

Nous avons la coutume, depuis l’époque des Guéonim (il y a environ mille ans), d’effectuer les Kaparot la veille de Kippour afin d’adoucir la Midat haDin (l’attribut céleste de rigueur).
Ce rite s’accomplit en faisant tourner une volaille au-dessus de sa tête en récitant la formule appropriée. Cette volaille sera ensuite abattue selon la procédure halakhique de l’abattage rituel et sa valeur monétaire est donnée aux pauvres.


Les Kaparot peuvent être faites à n’importe quel moment des dix Jours de Pénitence, mais le moment le plus propice est le jour qui précède Yom Kippour peu avant l’aube, car « un fil de bonté divine – ‘Hout chel ‘hessed» règne sur le monde.

La coutume est qu’un homme utilise un coq, et une femme utilise une poule. Il est bon que chaque personne ait sa propre volaille. Toutefois, si cela s’avère trop onéreux, une même volaille peut-être utilisée pour plusieurs personnes. Ainsi, une famille entière peut faire les Kaparot avec deux volailles : un mâle pour les hommes et une poule pour les femmes.


Il est bon de penser que le sort de cette volaille devrait être le nôtre, et qu’ainsi nous soyons pardonnés d’une punition qui mériterait la peine de mort. En effet, lui faire la Che’hita correspond à la mort par l’épée (‘Hérev) que le Beth Din infligeait à certains coupables, lui tenir la gorge correspond à la mort par étranglement (‘Hének), jeter le poulet correspond à la mort par lapidation (Skila), puis le fait de le griller correspond à la mort par le feu (Sréfa).
Cependant vu que cette opération n’est pas très aisée, la coutume est de donner la valeur de la somme d’un poulet à la Tsédaka, spécialement à des étudiants en Torah. (Michna Broura 605, 5-6)

Cette période du jugement peut être délicate et l’on doit se prémunir des dangers qui nous guettent grâce aux trois valeurs intemporelles du judaïsme : La prière, la Téchouva et la Tsédaka.
Grâce à la Téchouva, Hachem nous épargne des mauvais décrets en les faisant passer sur le poulet ou sur sa valeur monétaire. C’est la raison pour laquelle on appelle cela Kaparot. Ce terme provient de l’expression Kofer Nefech, le rachat de l’âme.


OVDHM vous propose de transmettre la valeur de vos Kaparot que nous distribuerons aux étudiants francophones en Torah d’Erets Israël.


Qu’Hachem vous inscrive et vous scelle dans le livre de la vie, du bonheur, de la réussite et de la santé, qu’Il vous accorde Sa proximité et qu’Il nous permette d’accueillir machia’h très prochainement dans la joie. Amen.

Téléchargez le sedere des Kaparot

Roch Hachana

Roch Hachana, un jour redoutable et rempli d’émotions. Nous passons de la synagogue, où nous prions solennellement, d’un esprit craintif, à un repas de fêtes où nous devons nous réjouir, boire et manger des douceurs. Comment peut-on passer d’un état de crainte à la joie ? Que signifie ce grand jour de Roch Hachana ? Quel comportement doit-on adopter, et avec quel état d’esprit ?

Il est écrit dans le Choul’hane aroukh (597), de manger, boire et se réjouir le jour de Roch Hachana. Comme il est dit : « Allez manger des choses grasses et buvez des boissons douces ; envoyez des plats à celui qui n’a rien préparé, car ce jour est saint devant D.ieu et ne vous attristez pas, car la joie de D.ieu est votre force. » (Ne’hémia 8;10) Ce qui signifie qu’il est interdit d’être triste ou de s’accabler le jour de Roch Hachana!! Lire la suite

Le son du Chofar

Le Rambam enseigne (Hilkhot Téchouva 3;4) : « Bien que le commandement de sonner du Chofar à Roch Hachana soit un ordre de la Torah, il contient également une allusion : ‘Réveillez-vous, les endormis, de votre sommeil ! Sortez de votre torpeur, examinez vos actes, revenez vers Hachem et souvenez-vous de votre Créateur. Ceux qui oublient la vérité dans les vanités du temps et passent toute l’année à des occupations vaines, creuses et inutiles, pensez à vos âmes ! Réfléchissez à votre conduite et à vos actes. Que chacun de vous abandonne sa mauvaise voie et ses pensées qui ne sont pas bonnes. »

Marane, dans le Choul’hane Aroukh (Ora’h ‘haim 586;1), nous enseigne qu’il faut a priori choisir comme Chofar pour Roch Hachana une corne de bélier recourbée. Pourquoi recourbée ? Pour montrer que notre cœur est soumis humblement à Hakadoch Baroukh Hou. De plus, le mot « Chofar/שוֹפָר » vient de la racine « améliorer/לְשָׁפֶּר ».

Quelles sont les intentions/kavanot requises lors des sonneries du chofar pour accomplir la Mitsva ?

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Nitsavim-Vayelekh

« Je prends à témoin contre vous aujourd’hui le ciel et la terre, la vie et la mort j’ai donné devant toi, la bénédiction et la malédiction, tu choisiras la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance » Dévarim (30 ; 19)

Notre verset nous propose un choix, ce qui dévoile que nous détenons le libre arbitre. Nous devons comprendre où se situe ce choix.

Hachem place devant nous le bien et le mal. Nous pouvons donc déduire de là que le choix n’est pas de savoir ce qui est bien ou mal, cela est déjà déterminé. Si nous devions définir ce qui est bien ou mal, Hachem nous aurait dit : « J’ai mis devant toi deux chemins, choisis le bon ! »

Or pas du tout, non seulement Il nous montre où est le bien et où est le mal, mais en plus, Il nous demande de choisir la vie ! Ce qui laisse entendre que si nous voulons vivre nous sommes obligés de choisir le bien.

Qu’est-ce que cela signifie ? Nous avons un libre arbitre, mais qui n’est pas vraiment « libre » puisque la décision est pré-requise. Lire la suite

Ki Tavo

« Maudit soit quiconque n’accomplira pas (YAKIM) les paroles de cette Torah-ci pour les faire… » Devarim 27;26

Les commentateurs expliquent de différentes manières le terme Yakim/accomplir, et la signification de ce verset, qui clôt les malédictions. Une des nombreuses réponses données par nos Sages, est de traduire « Yakim » par lever.

Le Yerouchalmi (Sota 7;4 -Korban Ha Eda), explique qu’il ne s’agit pas d’une Mitsva d’ordre général, mais elle fait référence à celui qui ne lève pas «YAKIM» le Sefer Torah comme il faut. Mistva plus connue sous le nom de la Hagbaa (action de lever et de présenter la Torah à l’assemblée).

Les paroles du Yerouchalmi ont de quoi nous surprendre, surtout que d’après nos connaissances, la Hagbaa n’est pas une Mitsva de la Torah. Qui y a-t-il de si grave de « mal » faire la Hagbaa ?! Lire la suite

Ralentissons!

Cela faisait déjà longtemps que les responsables de la circulation routière avaient installé des caméras destinées à mesurer la vitesse des voitures sur la route, ce qui permettait de donner des contraventions à tout insouciant de sa vitesse.

Depuis peu, dans plusieurs villes du monde (comme à Anvers et autres), un nouveau système a été mis en place : une caméra est placée au début d’une grande route et une autre à la fin de la même route.

Chaque voiture qui l’emprunte ‘mérite’ ainsi d’être filmée aux deux extrémités de la route. Dès lors, s’il faut, par exemple, dix minutes pour parcourir cette distance à la vitesse autorisée et qu’un conducteur la franchit en quatre minutes, cela prouve indubitablement qu’il a dépassé cette vitesse et qu’il mérite une sanction.

Que fit un conducteur perspicace qui avait réussi à parcourir cette distance en deux minutes lorsqu’il arriva presque au bout et que la caméra attendait quelques kilomètres plus loin afin de prononcer son sort ? Il se mit brusquement à ralentir et à rouler au pas jusqu’à ce que s’écoule le temps qu’il fallait pour parcourir la distance restante en conformité avec la vitesse autorisée.

Il ne reste qu’une seule chose à faire à celui qui, toute l’année, se serait comporté comme un insensé en négligeant la Torah et les Mitsvot : s’arrêter tant qu’il est encore temps et changer sa conduite, s’il veut être épargné. En effet, une ‘caméra’ l’attend au bout du chemin. Dans quelques jours, toutes les créatures devront se présenter devant le Créateur, qui scrutera leurs actions, leurs machinations…

UNE BELLE SILHOUETTE POUR LES FÊTES

On pourrait croire que la Téchouva est utile et nécessaire uniquement pour celui qui ne fait aucune Mitsva et qui est très loin de la Torah. Mais pour celui qui respecte le Chabat, mange cachère, prie à la synagogue et étudie la Torah… tout va bien, grâce à D.ieu ! La Téchouva, c’est pour les autres… Il faut savoir que les plus grands Rabanim tels Baba Salé et le ‘Hafets ‘Haïm tremblaient à l’approche du mois d’Elloul. Pourtant, qu’ont-ils à se reprocher, ces Tsadikim ?
Chacun d’entre nous doit demander la miséricorde, car comme l’a dit le plus sage de tous les hommes dans Kohélet (7;20) : « Il n’est pas d’homme juste sur terre qui fasse le bien sans jamais faillir.». Mais surtout, parce que les Tsadikim étudient la Torah et sont plus proches de D.ieu, ils connaissent l’impact et la gravité de la faute. En effet, plus on progresse dans la Torah et la Avodat Hachem, plus on est sensible à la transgression ; sa vue nous bouleverse, sa présence nous dérange. Par contre, celui qui stagne ne sent pas qu’il a besoin d’avancer : il est à l’aise à sa place et ne se pose plus de questions puisqu’il ne faute pas.


Cela me rappelle une histoire. Un jour d’été, sous la lourde chaleur de Bneï Brak, je monte la rue Rabbi Akiva lorsqu’ arrive un camion de poubelles dégageant une odeur épouvantable. En effet, la température élevée en été décuple les odeurs nauséabondes des ordures au point qu’il est très difficile de rester à proximité. Derrière le camion, je vois l’éboueur suspendu à la barre verticale, une glace à la main. Il semble très heureux de la lécher pendant que le camion roule. Incroyable ! Comment peut-on manger lorsque le camion empeste et qu’il est à peine possible de respirer ? La réponse est simple : l’éboueur vit toute la journée près du camion, c’est son quotidien. La mauvaise odeur ne le dérange pas, mais pour nous qui sommes plus raffinés, cette odeur est insupportable.
De même, lorsqu’une personne pense que tout va bien et qu’elle n’a rien à se reprocher, elle ressemble à cet éboueur qui savoure sa glace accroché au camion de poubelles. Tout va bien, pense-t-elle, tout roule. Comme il est enseigné dans la Guémara (Kidouchine 40a), « lorsqu’un homme commet une transgression et la reproduit, elle lui semble permise », c’est-à-dire qu’il ne sent plus la faute. Pour ne pas tomber dans cette situation, nous devons sans cesse chercher à nous améliorer et à peaufiner notre Avodat Hachem pour devenir sensible et avancer dans le bon chemin.
Rappelons que le pire des quatre fils de la Hagada de Pessa’h n’est pas le fils méchant, comme nous avons tendance à le penser, mais celui qui ne sait pas poser de questions. En effet, il ne pose pas de question car pour lui, tout va bien, et c’est de là que vient le danger.
Les prétextes qui nous freinent…
Très souvent, chacun au niveau où il se trouve, invente comme prétexte que l’étude de la Torah et son application sont trop difficiles, lourdes à porter. Couramment, on définit la Torah comme un joug, un mode de vie difficile et insurmontable : ne mange pas ceci, fais cela, ne va pas là-bas, tiens-toi comme cela… Mais il faut savoir que de toute façon, dans la vie, chacun devra choisir un joug. Certains choisiront celui de la mode, d’autres de l’automobile, de la diététique et du bio, ou encore des voyages. Certaines personnes plus exigeantes en choisiront plusieurs, voire tous.
En effet, ces modes de vie demandent aussi un grand engagement physique et financier. De plus, l’opinion des autres est impitoyable car il faut constamment se montrer à la page…
Prenons l’exemple de la cacheroute.
On peut parfois penser qu’il est très difficile de manger strictement cachère, de faire attention aux moindres détails tels que la vérification des insectes, les prélèvements de la dîme en Israël, le mélange de lait et de viande. Certes, on ne peut pas tout manger, là où on veut et quand on veut.
Par contre, tout le monde sait qu’une personne au régime réfléchit avant la consommation de chaque aliment. Elle compte chaque calorie, se montre capable d’attendre six heures entre deux repas, s’abstient de manger les plats les plus exquis offerts à une grande réception et se pèse trois fois par jour. Elle craint, ‘hass véchalom, de prendre un gramme de trop. Elle fait preuve d’une volonté extraordinaire pour surmonter ses instincts et ses envies dans le but de réduire son poids et d’amincir sa silhouette.
Si un homme est capable de cela, il pourra le faire aussi pour la Torah. Il lui suffit juste d’orienter sa volonté dans la bonne direction. Aussi, n’hésitons pas en ce mois d’Elloul à changer de direction et à réduire le poids des fautes de notre néchama. Réfléchissons à chaque action qui se présente à nous, pesons et mesurons les avérot, montrons-nous capables de nous abstenir des plaisirs nuisibles. Pesons-nous intérieurement pour vérifier si nous n’avons pas pris un gramme d’impureté aujourd’hui. De cette façon, notre néchama aura acquis la plus belle des silhouettes avant Roch Hachana.

Ki Tetsé

« Tu verras le bovin de ton frère, ou son mouton égaré, et tu ne te détourneras pas d’eux ; rapporter, tu les rapporteras à ton frère. » Dévarim (22 ; 1)
Le Rambam écrit (Sefer Hamitsvot, Mitsva 269) : « Il nous est interdit de nous détourner d’un objet perdu, au contraire, nous devons le prendre et le ramener à son propriétaire, ainsi qu’il est dit (Dévarim 22 ; 3): « Tu n’as pas le droit de t’abstenir… »
Le Sifri nous enseigne que tout celui qui ne le ramène pas, enfreint à la fois un commandement positif et un négatif. Positif, parce qu’il doit ramener l’objet perdu et qu’il ne le fait pas ; négatif, parce qu’il lui est interdit de se détourner de cet objet, de faire comme s’il ne l’avait pas vu, et qu’il le fait malgré tout.
Nos Sages s’étonnent de la rigueur de la Torah au sujet d’une perte financière que subirait notre prochain dans un tel cas. En effet, s’il a perdu quelque chose, c’est à cause de sa négligence, s’il l’avait mieux gardé, cela ne serait pas arrivé. Or cette négligence va entraîner que celui qui trouvera sa bête sera obligé par la Torah de s’en occuper. C’est-à-dire de prendre sur son temps, de s’occuper de la bête, de la nourrir… jusqu’à retrouver son propriétaire afin de la lui remettre.
Ils élaborent un raisonnement « a fortiori » afin de résoudre cette question. Si la Torah est tellement rigoureuse en ce qui concerne la perte financière de mon prochain due à une négligence, à fortiori l’est-elle en ce qui concerne sa perte spirituelle. Ainsi a fortiori doit-on nous occuper de notre prochain non pratiquant ou non croyant, qui a perdu son lien à la Torah. Quel que soit le milieu d’où il vienne, il se retrouve à présent coupé de La Source, « empêché » de s’intéresser ou de se rapprocher des merveilles de la Torah. Lire la suite