Archives de catégorie : Lag Baomer

Le récit d’une femme qui pardonne….

C’est l’histoire d’un Avre’h Talmid Haham qui malheureusement a été frappé de la terrible maladie’. En apprenant la nouvelle il part demander aux rabanims des conseils et aussi des brahots/bénédictions pour s’en sortir. Un jour il décida d’aller à Méron pour prier. Avant de partir il se rendit chez un des Tsadik de la génération pour lui dire son intention de monter chez Rabi Chimon bar Yo’haï à Mérone. Le Rav le bénit de tout son cœur et lui rajouta une demande toute particulière :’quand tu monteras à Méron je te transmettrai une lettre de ta femme que tu poseras auprès du saint Tombeau’. L’Avreh était complètement dépassé par les paroles du Tsadik et demanda une explication.

Le Rav lui expliqua ainsi: ’Tu dois savoir que tu as une épouse hors du commun! Avant ton mariage une personne a violemment fait souffrir ta future femme. Après avoir pris conscience de sa faute il lui demanda le pardon mais elle refusa. C’est alors que cette personne est venue me voir pour que j’entre aussi dans cette histoire. Après avoir vu combien cette personne s’était VERITABLEMENT repentie, j’ai essayé alors d’amadouer ta femme, mais sans résultat. Après de nombreuses péripéties elle accorda finalement son pardon à cette personne. C’est alors que j’ai demandé à ton épouse d’écrire en double sa lettre de Pardon. Une lettre est restée chez elle, la seconde je la possède encore. Donc je te demande de la prendre avec toi à Méron. Et avant que tu ne commences à prier là-bas auprès de Rabi Chimon, je tiens à ce que tu places cette lettre sur le Tombeau. Et que tu dises dans ta prière que par le mérite de ta femme qui a pardonné à cette personne pour ce qu’elle lui a fait, tu demandes à ce que Rabi Chimon soit ton avocat auprès du Ribono Chel Olam afin qu’Il te guérisse et aussi pour que ta femme ne devienne pas VEUVE!

L’Avreh fit exactement ce que le Tsadik lui avait dit de faire : après avoir placé la lettre sur le tombeau il a pleuré à chaudes, très chaudes larmes devant Hachem :’ Qu’Hachem sauve ma femme d’être veuve et qu’il me sauve aussi de la maladie par le mérite de cette lettre!’ Que s’est-il passé finalement? C’est au retour de Méron que l’Avreh a refait une nouvelle fois des radios et … comme par enchantement la tumeur avait disparu!! Combien on a tout à gagner à pardonner à un autre Juif et à s’attacher au mérite des Tsadikim!

Aujourd’hui c’est Lag Baômer !!!

Est-ce qu’on peut dire à son ami, après le coucher du soleil, aujourd’hui on est Lag Baomer ?  Car il faut savoir que LaG Baomer c’est la guématria du chiffre 33 (Lamed (30), Guimel (3)). En fait le Chaaré Téchouva (486.6) rapporte qu’il s’agit d’une discussion entre les Poskims pour savoir s’il est rendu quitte. Et en définitive il rapporte le Birkat Yossef de la très renommée famille Azoulay qu’il faudra refaire le décompte mais sans la bénédiction (car il y a des Poskims qui considèrent qu’il s’est déjà rendu quitte). Donc on aura compris que ce mercredi soir il faudra faire attention dès le coucher du soleil de ne pas dire à son ami : »aujourd’hui c’est Lag baomer, vient on va allumer un feu/bougie  en l’honneur du Tsadiq Rabi Chimon ! »

Comme on parle de Lag, on est obligé de dore un mot sur le saint Rabi Chimon Bar Yohaï. Nous connaissons l’épisode sensationnel de la grotte. Pendant 13 années, rabbi Chimon et son fils rabbi Eliézer se sont cachés dans une caverne dans le nord du pays pour échapper aux griffes des romains. Pendant toutes ces années, Rabi Chimon avec son fils ont étudié la Thora dans des conditions extrêmes ! Les deux saints retiraient leurs habits et s’enfoncé dans le sable mouvant et étudiés la Thora. Ils mangeaient des fruits d’un caroubier miraculeux qui poussait dans la grotte et buvaient de l’eau de source naturelle ! La tradition dit que c’est durant cette période que rabbi Chimon a écrit le saint Zohar ! Après les 13 années, Rabi Chimon apprend que le décret de mort était aboli et qu’il pouvait sortir de sa grotte. C’est alors que Rabi Pinhas ben Yaïr (le gendre de Rabi Chimon et il y en a qui disent que c’est son beau-père)  vient à leur rencontre et les amènent dans les bains pour soigner leurs corps meurtries. Au moment où Rabi Pinhas fait un massage à Rabi Chimon, il voit toutes les blessures du corps de son beau-père et commencent à pleurer en disant : »malheur à moi qui est vu ce corps saint tant meurtries ! Rabi Chimon rétorqua : »Heureux sois tu qui a vu un tel spectacle !! Car précédemment (avant les 13 années de la grotte) lorsque je posais une question tu répondais de douze manières et aujourd’hui lorsque tu poses une question je réponds par 24 réponses ! » Fin du passage. (Chabbath page Lag/ 33 !!).

Pour nous c’est un message que rabbi Chimon fait passé au de là des époques : qu’un homme doit être content de toutes les peines qu’il a pu passer afin d’ accéder à un niveau spirituel qu’il n’avait pas auparavant ! Car si Rabi Chimon était heureux d’avoir passé toutes ses années dans les sables mouvants avec comme seul plaisir dégustatif une portion de caroubes( !) car grâce à cela il a grimpé dans la connaissance de la sainte Thora ; donc pour nous qui n’avons pas passé 13 ans dans un trou, mais par contre dès fois avoir pu traverser  pas mal de difficultés avant d’arriver à la lumière de la Thora donc à plus forte qu’on doit être HEUREUX pour toutes ces années de vaches maigres ! Et lorsque son ami lui dira : »pourquoi tu ne t’éclates pas sur les plages… » Il pourra leur répondre : »Si je n’avais pas passé toutes ces difficultés je ne  serais pas ce que je suis aujourd’hui : avec mon cours du soir de Thora, mes Téphilots tous les jours et le Chabbath !! Heureux est mon sort ! » Rabi Chimon vient nous dire que rétroactivement toutes les épreuves d’un homme valent le coup pour plus de spiritualité ! Intéressant, non ? Bar Yohaï, Bar Yohaï, Rabi Chimon Bar Yohai !!

Rav David Gold

Se raser et se couper les cheveux à Lag Baomer ??

Le Choul’hane Arou’h (simane 493;2) écrit que nous avons coutume de ne pas nous couper les cheveux et de ne pas se raser la barbe pendant la Séfirat Haômère jusqu’à Lag Baômère le 33ème jour. On attendra le 34ème jour du Ômère pour se couper les cheveux. Cet usage est en signe de deuil pour les 24000 élèves de Rabbi Akiva.

En effet voici plus de 1900 ans, pendant la période du Ômère, une terrible épidémie frappa les élèves de Rabbi Akiva. 24000 élèves sont morts de Askara/diphtérie, l’une des morts les plus douloureuses parmi toutes celles dont parle la Guémara (Berakhot 8a). C’est une des maladies les plus terribles. Rachi explique que la gorge du malade se resserre et qu’il s’étouffe lentement jusqu’à en mourir. Selon certains avis, les élèves furent punis parce qu’ils ne se respectaient pas suffisamment. D’autres pensent que c’est parce qu’ils ne voulaient pas s’enseigner la Torah l’un à l’autre, ce qui constitue une faute grave. Si un juif a des connaissances en Torah, il doit les transmettre aux autres. Il est interdit d’étudier uniquement pour soi-même, pour sa culture personnelle !

Cette épidémie a pris fin le 33ème jour du Ômère. Pour s’en rappeler, nous avons l’usage d’adopter plusieurs coutumes de deuil pendant cette période. Nous ne célébrons pas de mariages, nous n’écoutons pas de musique et nous ne nous coupons pas les cheveux ni se rasons notre barbe. (Mais il faut savoir que le compte du Ômère se poursuit après cette période. Parfois, certains se trompent entre les coutumes du Ômère et le compte, et cessent de compter après le 33ème jour du Ômère.) Les femmes et les enfants ne sont pas concernés par cette coutume.

Cependant, il est dit dans le séfer «Chaar Hakavanot » que le Ari Zal ne se coupait pas les cheveux jusqu’à la veille de Chavouot. Le Rachach recommande de faire très attention à l’avis du Ari Zal.

Le séfer « ‘Hemdat Yamim » explique d’une tout autre manière le fait de ne pas se raser pendant la période de la Séfirat Haômère. Ce n’est pas à cause du deuil que l’on porte pour les 24000 élèves de Rabbi Akiva mais pour nous sanctifier d’une « sainteté supérieure ». Pendant cette période, dit-il, chaque juif a la chance de s’élever et d’atteindre deux niveaux, celui de kadoch/saint, et celui de tahor/pur.

« Pur » grâce à la Séfirat Haômère qui, comme cela a été expliqué auparavant, sont des jours de purification.

« Kadoch » en se laissant pousser les cheveux, car il ressemble au Nazir, comme il est dit : « קָדֹשׁ יִֽהְיֶה גַּדֵּל פֶּרַע שְׂעַר רֹאשֽׁוֹ/il sera saint, il laissera pousser la chevelure de sa tête » (Bamidbar 6;5).

Les cheveux, disent les sages, sont une marque d’orgueil et de ce fait, une véritable source d’oubli d’Hakadoch Baroukh Hou. En laissant pousser désordonnée sa chevelure, l’homme se détache de ce qui peut mener à l’orgueil et renonce a priori au plaisir de s’embellir, dans l’unique intention de se préserver de la faute et de s’attacher à Hachem. En se séparant de ce qui véhicule la faute, on s’élève et on se sanctifie.

C’est ainsi que le « ‘Hemdat Yamim » conseille à quiconque désire se sanctifier de se laisser pousser les cheveux durant ces 49 jours. Puis la veille de Chavouot, il les coupera et se trempera au Mikvé en préparation à la fête de Chavouot, comme le fait une femme pour se purifier avant de s’unir à son époux.

Qui était Rabbi Chimon bar Yo’haï ?

Rabbi Chimon naquit près de 50 ans après la destruction du Second Temple. Son père était issu de la tribu de Yéhouda et faisait partie du cercle restreint des dirigeants spirituels de la génération. Jeune garçon, Rabbi Chimon étudia à la Yéchiva de Yavné fondée par Rabbi Yo’hanan ben Zakaï. Le principal maître de Rabbi Chimon fut le célèbre Rabbi Akiva qui le considérait comme son propre fils. Pendant les terribles persécutions commises sur l’ordre de l’Empereur romain Hadrien qui ferma les académies talmudiques et qui prohiba l’étude du Talmud, sous peine de mort, Rabbi Akiva continua à enseigner la Torah et son disciple dévoué, Rabi Chimon, resta à ses côtés jusqu’à l’arrestation de Rabbi Akiva. En ces temps difficiles en Erets Israël, la survie du judaïsme était en danger et Rabbi Yéhouda ben Bava prit l’initiative de délivrer la Semikha (l’ordination rabbinique) à cinq Sages afin que le peuple juif dispose de maîtres. Rabbi Chimon bar Yo’haï en faisait partie. Les soldats romains les repérèrent mais les ‘Hakhamim réussirent à fuir à l’exception de Rabbi Yéhouda Bar Bava qui fut arrêté et exécuté. Après la mort d’Hadrien, les décrets de ce dernier ne furent plus appliqués avec la même rigueur et les maîtres de la génération, à savoir, Rabbi Chimon bar Yo’haï, Rabbi Yéhouda et Rabbi Yossé Hagalili, profitèrent de cet « allégement » pour se réunir à Oucha afin de restaurer la vie religieuse des Juifs. La condamnation à mort de Rachbi Discutant de ce qu’il convenait de penser des « progrès » réalisés en Terre Sainte par la civilisation romaine, Rabbi Yéhouda fit l’éloge de leurs réalisations en matière d’urbanisme, Rabbi Yossé n’émit aucune opinion et Rabbi Chimon déclara son mépris des Romains,affirmant que toutes leurs belles réalisations avaient pour seul objectif, la recherche de leur propre confort et de leur propre intérêt. Yéhouda ben Guérim, un disciple de Rabbi Chimon, rapportales propos de son maître aux membres de sa famille et finalement, les Romains eurent vent de cette discussion. Suite à cela, l’administration romaine combla d’honneurs Rabbi Yéhouda qui avait parlé en sa faveur, ordonna d’exiler Rabbi Yossé et condamna à mort Rabbi Chimon pour avoir critiqué l’Empire Romain. Aussitôt, Rabbi Chimon prit la fuite avec son fils Elazar. Ils se cachèrent dans un Beth Hamidrach et tous les jours, l’épouse de Rabbi Chimon leur apportait à boire et à manger. Mais, les recherches s’intensifièrent et ils furent contraints de chercher une meilleure cachette : ils se retirèrent dans une grotte. A l’entrée de celle-ci, Hachem y fit pousser un caroubier et y fit jaillir une source d’eau. Pendant 12 ans, Rabbi Chimon bar Yo’haï et son fils restèrent dans cette grotte se nourrissant uniquement de caroubes et d’eau. Ils avaient pour seules activités, l’étude et la prière, si bien qu’ils devinrent les hommes les plus saints et les plus érudits de leur génération. Rabbi Chimon et Rabbi Elazar quittent la grotte
Au terme de 12 années, le prophète Elie apparut à eux pour leur annoncer que le gouvernement romain avait changé et que le décret à leur encontre avait été annulé. Rabbi Chimon et Rabbi Elazar sortirent de leur cachette et, en traversant un champ où un fermier juif labourait la terre, ils firent la remarque suivante; « Voilà les hommes qui abandonnent l’étude sacrée pour s’adonner à des activités matérielles » … A peine avaient-ils prononcé ces mots que tout le champ fut enveloppé d’un nuage de fumée et une voix céleste s’exclama : « Etes-vous venus pour détruire le monde ? Retournez à votre caverne ! » Ils retournèrent à nouveau à la grotte et y séjournèrent douze mois supplémentaires. Ils ne la quittèrent qu’après en avoir reçu l’ordre de cette même voix céleste. Cette fois-ci, leur attitude fut bien différente. Ils quittèrent la grotte, un vendredi après-midi et ils rencontrèrent un juif qui tenait en mains deux bottes de myrte et qui se dépêchait de regagner son domicile. Rabbi Chimon et son fils lui demandèrent ce qu’il allait en faire et il leur répondit qu’elles lui serviraient à décorer sa maison en l’honneur du Chabbat. « Mais pourquoi deux ? Une seule botte ne suffirait-elle pas ? », l’interrogèrent stupéfaits les deux Sages. Et l’homme de répondre : « l’une pour appliquer le précepte de Zakhor (« souviens-toi du Chabbat ») et l’autre, pour celui de Chamor (« garde le Chabbat »). Rabbi Chimon s’adressa alors à son fils et lui dit: « Regarde combien les préceptes d’Hachem sont chers à nos frères ! » Par le mérite de Rachbi Quelques temps plus tard, les persécutions anti-juives recommencèrent à sévir et les Romains interdirent aux Juifs de respecter certaines Mitsvot dont l’observance du Chabbat. Les Sages décidèrent d’envoyer une délégation à Rome et choisirent Rabbi Chimon pour lesaccompagner. Arrivés à Rome, ils apprirent que la fille de l’Empereur était atteinte d’une aliénation mentale que personne n’avait réussi à guérir. Rabbi Chimon se rendit au palais et demanda la permission de traiter la malade. Après quelques jours de traitement, la princesse était guérie ! Par reconnaissance à Rabbi Chimon, l’Empereur lui proposa de choisir l’objet le plus précieux du trésor romain. Rabbi Chimon n’hésita pas à demander, en contrepartie de ses services, l’annulation des décrets ordonnés à l’encontre des Juifs… c’est ainsi qu’il réussit à écarter le danger qui planait sur son peuple. Durant toute la vie de Rabbi Chimon bar Yo’haï, l’arc en ciel demeura invisible dans le ciel : le mérite de ce Tsadik protégeait le monde tout entier ! Le dernier jour de vie de Rachbi Le Zohar décrit le départ de ce monde de Rabbi Chimon bar Yo’haï. Ses élèves rapportent que durant toute cette journée, Rabbi Chimon a prophétisé et leur a révélé les secrets mystiques de la Torah. « Et voici de saintes paroles que je n’ai jamais révélées jusqu’à ce jour et que je voudrais révéler maintenant…Qu’on ne dise pas que j’ai quitté ce monde en ayant manqué quelque chose ». Rabbi Abba, l’un de ses élèves les plus proches, témoigne ensuite : « Et je n’ai pas levé ma tête car la lumière était si forte que je ne pouvais pas regarder… Tout au long de cette dernière journée de vie de Rabbi Chimon bar Yo’haï, le feu n’a pas cessé d’illuminer la maison du Tana et personne n’a pu s’en approcher car la lumière et le feu étaient autour de lui… ». C’est de là que la coutume de la Médoura tire sa source. Des premiers pèlerinages à Méron…Dans l’introduction au livre du Zohar, il est rapporté que Rabbi ‘Hiya Rabba, l’un des disciples de Rabbi Chimon bar Yo’haï s’est recueilli sur la tombe de son maître et ce qu’il a pu percevoir en ce lieu, est d’une dimension et d’une grandeur indescriptibles. Toujours à propos d’un élève du Rachbi, le Midrach (Kohélet Rabba 10,13) fait mention d’un élève de
Rabbi Chimon bar Yo’haï qui avait oublié ce qu’il avait appris. Il s’était alors rendu sur la tombe de son maître pour prier et pleurer et mérita que Rabbi Chimon lui révèle les enseignements de Torah qui lui faisaient défaut. A l’époque des Richonim (1000-1500), de nombreux Juifs qui étaient montés en Israël et qui avaient inscrit sur papier la trajectoire de leurs voyages, font part de leur visite à Méron. C’est notamment le cas de Rabbi Yaakov bar Rav Nethanel Hacohen, Rabbi Chmouel ben Chimchone et du fidèle délégué du Tossafiste, Rabbi Yé’hiel de Paris, nommé Rabbi Yaakov. Il en est de même, quelques années plus tard, pour l’élève du Ramban qui est monté en Israël rendre visite au Ari Zal et qui n’a pas manqué de signaler son passage à Méron, pour prier sur la tombe de Rabbi Chimon bar Yo’haï et sur celle de son fils Rabbi Elazar. Dans la description de son voyage en Erets Israël effectué en 1521-1522, Rav Moché Basoula écrit dans son « Séfer Hamassaot » : « Je suis retourné à Méron avec les dix personnes qui formaient le Minyane régulier qui priait sur la tombe de Rachbi tous les mois… Et, le 15 Iyar, date correspondant au Pessa’h Chéni, plus de mille personnes se rendaient à Méron, de nombreuses familles accompagnées de leurs femmes et de leurs enfants venaient de Damassek mais la majorité des participants habitaient Tsfat… pendant deux jours et deux nuits, ils se réjouissaient et priaient sur toutes les tombes des Tsadikim de la région. » En outre, il est également rapporté que le Rav Moché Cordovéro se recueillait sur la tombe du Rachbi et immédiatement après la prière, il enchaînait sur son étude avec les élèves de son groupe. Le Ari Hakadoch aussi avait coutume de réunir ses élèves sur la tombe de Rachbi pour y étudier la Kabbale. … jusqu’à nos jours Si dans les temps plus anciens, c’étaient plutôt des êtres d’exception et kabbalistes qui pélerinaient sur la tombe du Rachbi, cette coutume s’est répandu au cours du 20eSiècle au sein des Juifs de tous milieux. En 1911, une terrible tragédie se produisit à Méron, le jour de Lag Baomer : la barrière qui encerclait le balcon où la Médoura avait été allumée s’effondra et causa la mort à 11 personnes et fit une quarantaine de blessés. Plusieurs hypothèses avaient été émises pour cibler les causes de l’accident. Les Rabbanim, quant à eux, avaient relevé qu’il fallait être plus vigilants dans le respect des règles de la Tsniout, tout particulièrement en ces lieux saints où l’on doit veiller à adopter une tenue et une attitude dignes de ce Makom Kadoch. Grâce à D.ieu, depuis plus d’un siècle, il n’y a pas eu d’autre accident. Année après année (à l’exception de 1948 et 1967), les festivités à Méron n’ont fait que s’intensifier et ne cessent d’attirer de plus en plus de monde. Puissions-nous préserver la sainteté de ce lieu et mériter d’être comblés de la bénédiction et de la protection de Rabbi Chimon bar Yo’haï ! Que ce Lag Baomer apporte à tout le peuple juif un flot de délivrances et de joies !

Source: haguesher.com

Hilloula de Rabbi Chim’on Bar Yoh’aï

Le 33ème du ‘Omer est un jour de joie et d’allégresse, en l’honneur du Tana Rabbi Chim’on Bar Yoh’aï. Cette festivité a des sources dans les enseignements des décisionnaires. C’est pourquoi, nous avons l’usage d’intensifier la joie ce jour-là, et nous ne disons pas de Tah’anoun (supplications journalières) durant cette journée. Selon la légende, le 33ème jour du ‘Omer marque l’anniversaire de la disparition de Rabbi Chim’on Bar Yoh’aï.

Le Gaon auteur du Chou’t Choel Ou-Méchiv s’étonne de cela, car si cette date était réellement la date de la disparition de Rabbi Chim’on, nous ne devrions pas nous réjouir ce jour-là, car on ne peut se réjouir le jour de la disparition des Tsaddikim.

Mais le Gaon auteur du Chou’t Chem Arieh écrit que les festivités de ce jour sont en rapport avec ce qui est enseigné dans la Guémara Chabbat (33b) :

Les autorités de Rome avaient décrété la condamnation à mort de Rabbi Chim’on Bar Yoh’aï, mais il bénéficia d’un miracle et se cacha dans une grotte. Il fut ainsi sauvé de la mort. C’est pour cette raison que nous nous réjouissons ce jour-là qui est la date d’anniversaire de sa sortie de la grotte, afin d’exprimer notre reconnaissance à Hachem pour lui avoir réalisé ce miracle.

Concernant le fait que le 33ème jour du ‘Omer est la date d’anniversaire de la disparition de Rabbi Chim’on Bar Yoh’aï, notre maître le H’YDA écrit qu’en réalité ceci n’est pas vrai, et celui qui le prétend, fait erreur.

En effet, Rabbi Chémouel VITTAL (le fils de Rabbi H’aïm Vittal, élève de notre maître le ARI Zal) s’est longuement étendu sur le sens mystique des jours du ‘Omer et du 33ème jour, et n’a pas fait une seule fois mention du fait que ce jour-là est la date d’anniversaire de la disparition de Rabbi Chim’on Bar Yoh’aï.

C’est pourquoi, selon notre maître le H’YDA, les festivités de Lag Ba-‘Omer ont pour raison essentielle l’ordination des 5 derniers élèves de Rabbi ‘Akiva, qui ont redonné vie spirituelle au monde par leur Torah, et dont Rabbi Chim’on fait partie. C’est de la Torah de ces 5 derniers sages que nous nous abreuvons jusqu’à notre époque.

C’est également l’opinion du Péri H’adach selon qui nous nous réjouissons pour les 5 derniers élèves de Rabbi ‘Akiva restés en vie, et qui ont diffusé la lumière de la Torah à travers le monde.

Certains ont l’usage de monter en pèlerinage sur la tombe de Rabbi Chim’on le jour de Lag Ba-‘Omer, afin d’y prononcer de nombreuses prières et supplications, ainsi que des chapitres des Téhilim.

Nos maîtres enseignent dans la Guémara Baba Batra (78b) : « Faisons les comptes ! » Faisons le compte du monde et évaluons la perte occasionnée par l’accomplissement d’une Mitsva en comparaison au gain qu’elle rapporte, ainsi que le gain que rapporte une faute en comparaison à la perte qu’elle occasionne.

C’est-à-dire : Chacun se doit, avant d’accomplir un acte, de méditer pour savoir si cet acte plait à Hachem. Par conséquent, avant de prendre la décision de monter en pèlerinage à Lag Ba-‘Omer pour visiter les tombes des Tsaddikim, de réfléchir et méditer correctement afin de définir si son voyage est réellement « rentable » de tous les points de vues, pour ne pas que ses efforts soient vains.

Le Sédé H’emed écrit que c’est le 33ème jour du ‘Omer que furent dévoilés les secrets de la Torah à Rabbi Chim’on Bar Yoh’aï, et c’est ce jour qu’il reçut l’ordination. C’est pourquoi nous nous réjouissons ce jour-là. Il atteste que c’est ainsi qu’ont écrit les Guéonim de la ville Tibériade, de son temps.

Rabbénou H’aïm VITTAL écrit :

« J’ai vu mon maître le ARI Zal se rendre sur la tombe de Rabbi Chim’on Bar Yoh’aï et sur celle de Rabbi El’azar son fils, le jour de Lag Ba-‘Omer. Il y est resté- lui et les gens qui l’accompagnaient –  durant 3 jours. C’était lorsqu’il est arrivé la première fois d’Égypte (car le ARI était devenu orphelin de son père lorsqu’il était encore enfant, et avait trouvé refuge avec sa mère auprès de son oncle en Egypte), mais j’ignore s’il maitrisait déjà la sagesse extraordinaire qu’il atteint plus tard. Le Rav Rabbi Yonatan SAGUISS m’a attesté qu’avant que je ne vienne apprendre la Torah de mon maître, le ARI Zal avait pris son fils et l’avait emmené sur la tombe de Rabbi Chim’on. Il lui fit sa première coupe de cheveux comme le veut la tradition. Il donna ensuite un grand festin dans la joie. » Rabbénou H’aïm VITTAL conclut en disant : « Je n’ai écrit tout ceci que pour montrer que cet usage est fondé. »

Le Gaon Rabbi Yona NAVON (le maître du H’YDA). Il ne possède pratiquement pas sa pareille dans le domaine de la décision Halah’ique. Il faisait partie des grands de Jérusalem. Il était aussi un grand H’assid et Kabbaliste. Il a disparu par la faute de la génération à l’âge de 47 ans, en 5510, 1760) écrit que selon l’usage répandu dans la ville de Jérusalem, on fait une grande fête lors de la première coupe de cheveux de l’enfant, par affection pour la Mitsva de laisser les coins de la tête sans y couper les cheveux, ce qui signifie que l’on ne coupe pas complètement les cheveux qui se trouvent dans les côtés de la tête, et ainsi nous accomplissons la Mitsva « Vous ne couperez pas les coins de la tête. »

Qu’il en soit la volonté d’Hachem que le mérite de Rabbi Chim’on Bar Yoh’aï et Rabbi El’azar son fils nous protège à nous tous, ainsi qu’à tout le peuple d’Israël, et que nous méritions de faire une Téchouva sincère, qui amènera la Guéoula (la rédemption finale) très rapidement, AMEN.

source de l’article: https://www.hevratpinto.org/

Téfila mondiale exceptionnelle

Ce mardi 12 mai 2020, une Téfila mondiale est organisée à travers le monde pour LAG BAOMER. (Télécharger le programme des Téfilot)

Le jour de lag baômer est un jour favorable pour prier. Les portes de la miséricorde s’ouvrent et c’est un temps propice où nos téfilot sont écoutées. L’équipe d’OVDHM priera ce jour-là pour vous et vos proches.
Transmettez-nous vos noms et vos demandes de prières avant MARDI 15h00 en remplissant le formulaire ci-dessous.

Télécharger le programme des Téfilot

Lag Baomer

Tout savoir sur lag baômer (page en cours de rédaction)

Que signifie Lag Baômer ?

Littéralement cela signifie le 33 ème jour du ômer. En effet LAG s’écrit en hébreu avec les deux lettres « lamed-ל » et « guimel-ג », dont leur guématria (valeur numérique) est de 30 et 3. Lag Baômer  est célébré le 18 Iyar, jour qui correspond à la disparition de Rabbi Chimon bar Yo’haï, dont il a exprimé sa volonté de faire du jour de sa disparition un jour de joie. Comme cela est écrit dans la « ldra Zouta » , l’un des chapitres essentiels du Zohar, qui relate qu’avant de rendre son âme à son Créateur, Rabbi Chimon bar Yo’haï avait fait rassembler ses proches disciples autour de lui. A ce moment-là, il a reçu des révélations célestes concernant les plus profonds secrets de la Torah. Il les a aussitôt communiqués à ses élèves.

Mais encore, le ‘Hatam Sofer rapporte que la manne a commencé à tomber le 18 lyar, l’année de la sortie d’Egypte. En effet, c’est le 15 lyar que les provisions emportées d’Egypte furent épuisées (voir Chémot 16;1) ; ils devaient rester 3 jours sans pain, et ce n’est que le 3° jour au matin (18 Iyar) que la manne tomba pour la première fois.

Pourquoi allume-t-on des feux à Lag Baômer ?

Nous avons l’habitude d’allumer des feux de joie la veille de Lag Baômer pour rappeler le feu d’une intensité phénoménale qui remplit la maison de rabbi Chimon bar Yo’haï lorsque celui-ci révéla les secrets ésotériques de la Torah à ses disciples. D’autres ajoutent que le feu dont il est question est celui du Zohar, œuvre kabbalistique maîtresse qui signifie littéralement « lumière éclatante »

Pourquoi coupe-t-on les cheveux des jeunes enfants de 3 ans à Lag Baômer ?

L’origine de cette coutume est citée dans les écrits du Rabbi ‘Haïm Vital (élève du Ari Zal) qui relate que le jour de Lag Baômer, le Ari zal s’était rendu à Méron avec son petit et lui avait coupé les cheveux.

Mais que symbolise cette coupe de cheveux(‘halaké) et pourquoi la fêter ?

On se réjouit avec l’enfant afin qu’il se familiarise avec une des Mitsvot de la Torah « Ne taillez pas en rond les coins (péot) de votre chevelure » (Vayikra 19;27), une des raisons pour laquelle on leur laisse les Péot (papillotes). D’autre part, à 3 ans, l’enfant commence à étudier la Torah en assimilant, tout d’abord, l’alphabet (alef-bet) hébraïque qu’on lui fait découvrir avec du miel ou des douceurs afin qu’il goûte aux délices de la Torah et développe, dès son jeune âge, un amour pour la Torah. Aussi, toujours dans cet esprit d’initiation à l’étude, à l’occasion de sa première coupe de cheveux, l’enfant passe du statut de Essav que la Torah caractérise d’« homme velu » à celui de Yaacov qui, lui est défini comme « un homme lisse».

Pour quelles raisons, les enfants ont coutume de jouer avec des arcs à flèches [factices] le jour de Lag Baômer ?

Cette habitude est liée à l’enseignement du Midrach (Yérouchalmi Berakhot 9, 2) qui affirme qu’aucun arc-en-ciel n’est apparu du vivant de Rabbi Chimon bar Yo’haï. Rappelons que les arcs-en-ciel apparurent à la suite du déluge pour rappeler la promesse d’Hachem de ne pas détruire le monde même lorsqu’il le mériterait (Beréchit 9;12-13). La grandeur de Rabbi Chimon bar Yo’haï fut telle qu’il protégea le monde entier de toute calamité de son vivant. D’où l’absence d’arcs-en-ciel durant sa vie.