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Attention à bien digérer (suite)

En principe, un homme sain et fort mangera deux fois par jour, mais les gens faibles et les personnes âgées prendront plusieurs petits repas, car la nourriture abondante affaiblit leur estomac. Celui qui veut rester en bonne santé ne mangera pas avant que son estomac ne se soit vidé de la nourriture antérieure.

Normalement, chez les gens sains qui mangent et se fatiguent moyennement, la digestion complète d’un repas moyen dure six heures, il est bon de sauter un repas par semaine – si possible la veille de Chabat – pour laisser l’estomac se reposer et renforcer sa capacité de digestion.

Il est bon de s’habituer à manger du pain (céréales) le matin. Celui qui veut manger plusieurs sortes d’aliments commencera par ceux qui sont laxatifs ; ensuite, il fera une petite pause pour ne pas les mélanger avec les autres. De même, il consommera d’abord des aliments légers et digestes – par exemple, de la volaille avant la viande de boucherie, de la chair du petit bétail avant celle du gros bétail. Tout de suite après le repas, il mangera des aliments astringents (qui constipent), mais pas en grande quantité. Puisque la digestion commence dans la bouche sous l’effet du broyage par les dents et du mélange des sucs avec la salive, aucun aliment ne doit être avalé sans mastication, pour ne pas faire retomber sur l’estomac tout le poids de la digestion.

Concernant la boisson, l’eau constitue pour l’homme la boisson naturelle et saine pour le corps. Si elle est pure et claire, elle sert à maintenir l’hydratation du corps et à accélérer l’évacuation des déchets. On choisira de préférence de l’eau fraîche – qui désaltère et active la digestion -mais pas glacée au point d’éteindre la chaleur naturelle du corps. Celui qui est las et fatigué doit veiller, à plus forte raison, à ne pas boire de l’eau trop froide car, à cause de l’état de lassitude et de fatigue, elle pourrait, à D.ieu ne plaise, échauffer et faire fondre dangereusement la graisse du cœur. Même si l’eau est bonne pour la santé du corps, il ne faut pas en abuser. On ne doit pas en boire juste avant le repas, pour ne pas refroidir l’estomac et perturber la digestion. On pourra prendre un peu d’eau mélangée à du vin pendant le repas, puis boire modérément quand le processus de digestion aura commencé. Pour ne pas refroidir le foie, il ne faut pas boire de l’eau en sortant des bains publics ni, a fortiori, à l’intérieur…

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha » du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

Attention à bien digérer

Je voudrais rapporter ici des règles d’hygiène de vie, que le kitsour Choul’han ‘Aroukh (chapitres 32, 33) a tirées des Hilkhot Dé’ot du Rambam. Notre ouvrage repose essentiellement sur son affirmation, selon laquelle « la santé ou la faiblesse du corps dépendent en grande partie de la digestion des aliments ».

Avoir un corps sain et parfait, c’est suivre les voies de D’. On ne peut saisir ni acquérir la moindre connaissance du Créateur en étant malade. Par conséquent, on doit s’éloigner de ce qui est destructeur pour le corps et s’habituer aux choses qui le rendent sain et fort, comme il est dit (Dévarim 4,15) : « Prenez bien soin de votre vie ».

Le Créateur, qu’il soit béni et que Son nom soit béni, a créé l’homme (ainsi que tout être vivant) en y mettant une chaleur naturelle et si elle disparaissait, la vie s’éteindrait également. La maintenance de cette chaleur naturelle est entretenue par la nourriture absorbée. De même qu’un feu s’éteint complètement si l’on n’y ajoute pas constamment du bois, l’homme qui ne mange pas, meurt, car son feu intérieur s’éteint. La nourriture est broyée entre les dents et réduite en bouillie par un mélange de suc et de salive. De là, elle descend dans l’estomac où elle est de nouveau broyée, mélangée aux sucs (gastrique et biliaire), diluée, transformée par la chaleur et les sucs, puis digérée. La partie utile en est triée pour nourrir tous les organes et maintenir l’homme en vie ; les déchets, correspondant au surplus, sont évacués. C’est pour cela que nous disons dans la bénédiction achèr yatsar (selon une explication) : « Il fait des merveilles ». Car le Saint béni soit-Il a conféré à la nature humaine la faculté de trier le bon dans les aliments et à chaque organe celle d’attirer la nourriture qui lui convient, en rejetant le déchet qui pourrirait en restant à l’intérieur et provoquerait des maladies, que D’ nous en préserve ! C’est pourquoi, la santé et la faiblesse du corps dépendent en grande partie de la digestion des aliments. Si elle est bonne et facile, on sera en bonne santé ; en revanche, des troubles digestifs provoquent un affaiblissement qui pourrait être dangereux, à D’ ne plaise.

La digestion est bonne quand la nourriture est légère et pas trop abondante. En revanche, les dilatations et les contractions naturelles de l’estomac sont entravées quand il est plein et il ne peut plus malaxer la nourriture comme il faut, à l’instar du feu qui ne brûle pas bien si l’on y ajoute trop de bois. C’est pourquoi, qui veut garder son corps en bonne santé veillera à manger modérément, selon sa nature, ni trop peu ni à satiété. La plupart des maladies proviennent soit d’une alimentation malsaine, soit d’une nourriture trop abondante avalée grossièrement, même si elle est saine. Comme l’affirme le roi Salomon dans sa sagesse : « Qui garde sa bouche et sa langue se garde de tourments » (Michlé 21 ;23) – « qui garde sa bouche » en évitant de manger des aliments nuisibles ou de se gaver, « et sa langue » en ne disant que le strict nécessaire. Un sage a déclaré : « Un peu de nourriture malsaine ne fait pas autant de mal que l’abus de nourriture saine. ».

La capacité de digestion d’un jeune homme est importante et exige ainsi des apports alimentaires plus fréquents que chez l’adulte. Quant à la personne âgée, plus faibles, il lui faut une alimentation légère – en faible quantité, mais d’une haute valeur nutritive. ‘

L’appareil digestif étant affaibli en été par la chaleur, il convient de manger moins qu’en hiver -un tiers de moins d’après les estimations d’éminents médecins.

Il est bon de se fatiguer, avant de manger par la marche ou le travail afin de réchauffer le corps ; ceci est une importante règle médicale. C’est un des sens des versets : «tu mangeras à la sueur de ton front» (Béréchit 3, 19) et «Elle ne mange pas le pain de la paresse» (Michlé 31, 27). On doit desserrer sa ceinture avant de manger et, au moment du repas, rester assis à sa place (bien droit), ou s’appuyer sur le côté gauche. Après le repas, il est mauvais de trop se dépenser, car l’estomac risque de se vider avant d’avoir digéré la nourriture ; il faut marcher un peu et se reposer, mais ne pas faire de longues promenades et de grands efforts. On ne doit pas dormir dans les deux heures qui suivent le repas, de peur que des vapeurs nuisibles ne montent au cerveau.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »  du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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Comment réduire la consommation de sel

Comment réduire la consommation de sel

A celui qui veut diminuer sa consommation de sel, il est recommandé de :

1. Ne pas ajouter de sel dans la nourriture.

2. Éviter de consommer des aliments riches en sel : bisli, chips, apéritifs en tous genres, olives, cacahuètes, biscuits, fromage ou poissons salés.

3. Consommer davantage d’aliments pauvres en sel. On peut s’habituer facilement au pain ou au fromage qui ont une faible teneur en sel. Les matsot, ainsi que les fruits et légumes en contiennent très peu.

4. Pour enlever la grande quantité de sel de la viande et des volailles, il est conseillé de les mettre à tremper dans l’eau puis de jeter cette eau avant la cuisson.

5. Si vous voulez rajouter du sel. Faites-le après la cuisson, car celle-ci élimine le goût salé mais pas l’élément chimique qu’il contient.

Le sel est une question de goût. Il est possible de s’habituer et d’accoutumer nos papilles gustatives à manger moins salé. Après avoir essayé pendant un mois de ne pas ajouter de sel, on découvrira tout à coup le goût réel des aliments. Un enfant habitué à des aliments très salés aura besoin, en grandissant, de plus en plus de sel pour en sentir le goût. Enlever la salière de la table est une excellente idée.

Conclusion: Cher lecteur, plus vous serez conscient que l’industrie alimentaire cherche à vous faire avaler le plus possible de sel pour vous rendre la nourriture plus savoureuse et afin que vous achetiez leurs produits, plus vous serez en mesure de sauver votre vie. Il est important de vérifier le taux de sodium de chaque aliment pour connaître sa teneur en sel et de se limiter à une alimentation pauvre en sel.

Je vous recommande de faire le test suivant : relevez les différences de teneur en sodium dans toutes les sortes de fromage blanc qui se trouvent dans votre épicerie habituelle. Vous serez  étonné de la somme d’informations qui sont à votre portée et que vous ne soupçonniez pas jusqu’à présent. [Par exemple, le fromage Cottage contient beaucoup plus de sel qu’un fromage blanc habituel.]

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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Le sel et l’hypertension

Il convient ici de dire quelques mots sur l’hypertension, appelée par les médecins « le meurtrier silencieux ». La  tension normale est jusqu’à 12 pour la tension systolique, et en dessous de 8 pour la tension diastolique. L’hypertension pèse énormément sur le cœur et sur les artères qui doivent résister à une très forte pression. Au bout de quelque temps, le cœur grossit puis s’affaiblit.

L’hypertension augmente le risque de commotion cérébrale, d’infarctus et de troubles rénaux. Les risques de maladies cardiaques sont encore plus élevés pour les fumeurs, les obèses, les diabétiques et ceux qui ont trop de cholestérol.

L’absence de symptômes rend l’identification de l’hypertension difficile ; le seul moyen de la dépister est de mesurer la tension régulièrement – chez les adultes, au moins une fois tous les deux ans jusqu’à l’âge de quarante ans, et au-delà, une fois tous les six mois.

L’hérédité est un facteur important qui augmente encore les risques. Si vos parents ont souffert d’hypertension, vous devez mesurer votre tension plus souvent. Si vous en souffrez, vos enfants sont aussi dans la catégorie des personnes à haut risque.

Que faire ?

Maigrir, réduire la consommation de sel, manger davantage de fruits, légumes et des produits pauvres en matières grasses. L’activité physique, contrôlée et régulière, contribue à faire baisser la tension, mais il  faut consulter un médecin avant de l’entreprendre.

A ceux qui ont tendance à l’hypertension, il est recommandé d’acheter un appareil pour contrôler la tension de manière suivie et à heures fixes, en inscrivant les résultats sur un registre. Au moment de la mesure, il est important d’être assis, les jambes tendues en avant, et non verticales ou repliées en arrière.

Sur le lien entre le sel et l’hypertension, j’ai entendu cette explication d’un naturopathe, le docteur Yossi Redner : « Notre corps est composé de 60 à 80 % d’eau. Quand il y a trop de sel, l’eau qui entre par la bouche pénètre dans la chair plutôt qu’aux endroits appropriés et exerce une pression de l’extérieur sur les vaisseaux sanguins, de sorte que le cœur a plus de mal à faire circuler le sang ».

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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Le sel et ses propriétés

Le sucre et le sel ont des points communs : ils sont tous deux blancs, raffinés et nuisibles. Le sel de table est une version épurée et raffinée du sel de mer riche en minéraux dont l’iode, qui ont été remplacés par des décolorants et toutes sortes de composants destinés à le maintenir sec. Il s’agit pour la plupart de composés alumineux nuisibles. Le sel n’est pas sain ; il tue plus lentement que le sucre, mais il est mortel, aussi ! On sait depuis des années qu’une alimentation riche en sel augmente  la décalcification  et  constitue  l’un des facteurs importants de l’ostéoporose et des fractures chez les personnes âgées. On peut donc supposer qu’un excès de sel est nuisible à la fois aux jeunes et aux personnes âgées !

Des chercheurs ont découvert récemment que chez des jeunes filles de 8 à 13 ans, l’excès de sel entrave la fixation du calcium dans les os. C’est une découverte importante, car le risque d’ostéoporose à un âge avancé est plus faible chez celui qui avait des os solides dans sa jeunesse.

L’ « hypo salinité » est-elle possible ?

Question : notre corps ayant un besoin vital de sel (ceux qui n’en ont pas assez souffrent de différents troubles, comme la confusion mentale),   comment   pouvons-nous  savoir  s’il en a reçu suffisamment ?

Réponse : la quantité de sel requise, nous la recevons de la viande, du poisson et des volailles, du pain, de toutes les sortes de produits laitiers… Même les fruits et les légumes qui poussent en Israël contiennent du sel car, pour diverses raisons, Peau est plus salée qu’ailleurs. Selon les résultats de recherches publiés dans les journaux, « la consommation de sel en Israël est 400 fois plus élevée que la norme autorisée ». Par conséquent, il n’y a aucun besoin d’ajouter du sel dans la nourriture.

A ce propos, j’ai entendu qu’un médecin de famille de Cleveland avait déclaré à l’un de ses patients juifs : «Je vous recommande de ne pas manger de viande : étant très salée à cause du salage rituel, elle fait monter votre tension ; elle est donc dangereuse pour vous qui avez une tendance à l’hypertension ! ».

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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