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Quiconque n’a pas peur ne sera pas inquiété par le corona

Extraits d’une intervention du rav Elimelekh Biderman qui a marqué le public.

Le roi Chelomo dit dans sa sagesse (Michlé/Proverbes 18,1) : « L’esprit d’un homme encouragera sa maladie », ce que Rachi interprète : « L’esprit d’un homme – l’esprit d’un homme qui est un homme puissant et ne s’inquiète pas en son cœur et accepte tout ce qui lui arrive avec joie et affection ». Autrement dit, l’homme qui fait ce qui est juste, mais ne s’inquiète pas dans son cœur, n’a pas peur, mais accepte tout ce qui lui arrive avec joie et affection, alors il est assuré que de ne pas être dépassé par les événements.

Et nous avons déjà apporté ce qu’a écrit le Gaon (dans son commentaire sur les Proverbes) : « La joie vient par l’esprit, c’est l’esprit d’un homme toujours heureux, il dominera sa maladie, même si une maladie vient sur lui, il dominera sa maladie grâce à sa joie et l’annulera. Cela montre que la tranquillité d’esprit est bénéfique même si la maladie est déjà là, et à plus forte raison servira-t-elle de bouclier pour que la maladie ne vienne pas.

Et il est explicitement indiqué dans les Écritures que la préoccupation est la « maladie » en elle-même, comme il est dit dans la Tora (Deutéronome 7,5) : « Et le Seigneur enlèvera de vous toute maladie », ce que nos Sages (Yerushalmi Shabbat 14,3) ont interprété comme voulant parler de l’inquiétude. Ainsi donc nos Sages ont compris que «la maladie » est «la préoccupation».

Et c’est ainsi que le Ben Yehoyada (BK 60) a écrit sur les paroles de la Guemara : « Si la peste s’est installée dans la ville, cache-toi », mais en ce qui concerne le choléra, il vaut mieux fuir de la ville, car la quarantaine ne sera pas utile au sein de sa maison en ville, car le fait de rester chez soi et d’avoir peur engendre la maladie chez la personne du fait même qu’elle redoute cette épidémie.

Et les médecins disent, à titre de parabole et de recommandation, qu’il y avait une fois une épidémie de choléra dans une grande ville. Avant que la maladie ne s’intensifie, une personne a rencontré le responsable divin de l’épidémie et lui a demandé combien d’âmes il devait prendre. Il lui parla de cinq mille. Or ce sont quinze mille personnes qui sont mortes. Il le rencontra à nouveau et lui reprocha de lui avoir menti : « Pas 5.000, mais 15.000 ! » « Non, je n’ai pas menti, mon épée n’a tué que cinq mille personnes ; les autres sont mortes du fait de la grande peur qui les a perturbés ! » Là s’arrête la parabole. Autrement dit, il peut arriver que des gens meurent alors que cela n’est pas leur moment juste du fait de la peur et de l’angoisse qu’ils ressentent face à la maladie. En conséquence, il est bon dans un cas pareil de fuir au loin pour ne pas voir l’épidémie qui attaque le public, car cela peut engendrer une mauvaise situation psychologique.

Et si de nos jours nous n’avons nulle part où aller ! Mais l’auteur du ‘Yessod vechorech haAvoda’ a déjà écrit dans une lettre écrite pendant une telle période qu’il « faut enlever de son esprit les mauvaises nouvelles que l’on entend ». Pour nous, cela signifie ne pas rester accroché aux nouvelles distillées tout le temps… C’est sûr qu’il faut se tenir au courant de la conduite à suivre, mais inutile de savoir combien de personnes sont malades et combien ont succombé, car cela ne peut qu’entrainer la peur et le désespoir.

C’est ce que rav Akiva Eiger zatsal écrit aussi dans sa lettre (lorsque l’épidémie de choléra a éclaté en 1801) au milieu de ses avertissements de suivre les avis des médecins : « Ne pas s’inquiéter et s’éloigner toutes sortes de tristesse » (ceci est imprimé dans ses notes sur Nedarim 39b). De ce qu’il dit, nous apprenons que cela fait également partie du maintien de la santé du corps, et tout comme il nous est ordonné de tout faire pour sauvegarder nos âmes, nous devons aussi éviter les inquiétudes et la tristesse.

…Que l’Eternel fasse que se réalise en notre faveur ce que dit le Midrach, « Il n’amène plus de déluge, mais un déluge d’épidémie sur les Nations à la venue du Machia’h », que nous ayons droit à la délivrance du peuple d’Israël !

Article paru sur Kountrass

Vezot Haberakha : Finir par comprendre

« Et il ne s’est plus levé de prophète en Israël comme Moché, auquel Hachem S’est fait connaître face à face… et pour toute la main forte, et pour toute la grande terreur qu’a faites Moché aux yeux de tout Israël. » Dévarim (34 ; 10-12)
Rachi vient nous expliquer les derniers mots de la Torah : « aux yeux de tout Israël », en disant : « Son cœur l’a poussé à briser les Tables de la Loi sous leurs yeux ».
Aussi étonnant que cela puisse paraître, la Torah ne termine pas avec un « happy end », mais au contraire en rappelant un évènement plutôt dur, celui de la destruction des Tables de la Loi après la faute du veau d’or.
Pourquoi se quitter sur un épisode aussi triste ? Quel est le sens de l’acte de Moché et en quoi est-il important ?
La Torah vient nous rappeler le grand acte de Moché et souhaite que nous en percevions l’utilité et les conséquences positives.
Au moment où tout le peuple d’Israël s’apprête à clôturer la lecture des cinq Livres et à fêter Sim’hat Torah, Hachem, estimant ce moment particulièrement propice, nous transmet alors un précieux message afin de mieux recommencer une nouvelle lecture de la Torah et une nouvelle année.
Comme nous le savons et le constatons tous, nous sortons ce jour-là dans nos communautés, tous les Sifrei Torah et leurs accessoires du Heikhal.
Les fidèles ne lésinent pas sur l’achat des Mitsvot, comme l’ouverture, la fermeture du Heikhal, ou le port du Séfer Torah.
On dépense de belles sommes pour les Rimonim ou autre décoration du Séfer Torah. Cet aspect de la Torah nous plaît, ce sont des moments forts. Chantez, dansez, Kavod à la Torah !
Les synagogues sont pleines : des hommes « ivres » de joie, des femmes « armées » de bonbons, et des enfants munis de leur mini Sefer Torah en peluche qui imitent les grands. Personne ne manque ce grand évènement tellement spécial.
Le ‘Hafets ‘Haïm nous explique cet engouement et les risques qu’il comporte, si l’on ne s’en tient qu’à cela, au moyen de la parabole suivante :
C’est l’histoire de Rivka et Sarah, deux sœurs aux destins opposés.
Rivka épousa un homme riche, elle connait les voyages, les hôtels, les bijoux et mène une vie de grand standing. Sarah quant à elle, épousa un homme de condition modeste, ils bouclent tout juste les fins de mois, le mobilier est le même depuis le début du mariage, ses vêtements sont un peu démodés, etc.
Après quelques années, Rivka et Sarah se rencontrent.
Rivka demande à sa sœur : « Puis-je te poser une question ? Comment peux-tu être aussi heureuse en vivant tellement à l’étroit ? »
Sarah lui répondit par la question inverse : « Pourquoi es-tu aussi triste malgré ton train de vie de princesse ? » suite p3
Alors Rivka lui expliqua : il est vrai qu’elle avait déjà fait deux fois le tour du monde, qu’elle ne manquait de rien, ni de vêtements, ni de bijoux…  mais son mari ne la considérait pas comme sa femme. Il ne lui demandait jamais conseil, ne la consultait pour rien, elle se sentait aussi importante que la belle bibliothèque qui trônait dans leur salon.
Et Sarah à son tour lui décrivit sa vie. Il est vrai que son mobilier n’avait jamais changé, que ses vêtements n’étaient pas renouvelés souvent… mais son mari la considérait vraiment comme sa femme, il s’inquiétait de sa santé, sa vie, c’était leur vie, son avis était primordial…
C’était cette considération qui rendait Sarah heureuse, tandis que c’était l’absence de considération qui rendait Rivka malheureuse.
Le ‘Hafets ‘Haïm nous explique ensuite que la Torah est notre « Échet ‘Hayil », cependant il y a deux types de comportements que l’on peut adopter à son égard : la considérer et la consulter, ou bien s’en tenir à l’orner de Rimonim et de beaux tissus.
Ne soyons pas comme le « Mr Rivka », pour qui sa femme n’est qu’une accompagnatrice, mais avec qui, il ne vit pas.
On peut acheter, décorer, honorer la Torah, mais il ne faut pas s’arrêter là. On doit consulter la Torah, la craindre, la respecter, l’écouter, vivre avec Elle et pour Elle. C’est là, la véritable considération.
En cassant les Tables de la Loi après la faute du veau d’or, Moché nous a enseigné que la Torah n’était pas juste faite pour rester dans les Arone Hakodech. On ne peut pas vivre avec le veau (exclure la Torah) et posséder la Torah (dans une boîte).
Si on ne pratique pas la Torah, il n’y a pas de Torah, on ne peut pas se dire respecter et aimer la Torah en dansant avec elle ou l’ornant de jolies décorations, et d’un autre côté ne pas écouter ses Lois. Ce serait lui faire un affront, se moquer d’Elle !
Moché, devant leur comportement irrespectueux, a dû briser les Tables de la Loi parce qu’elles n’étaient plus d’aucune utilité. Nous devons comprendre que la Torah nous a été donnée afin d’être respectée et pratiquée.
Si, après la lecture de 54 parachiotes retraçant l’histoire de nos Patriarches, la sortie d’Égypte, le don de la Torah… nous n’avions toujours pas compris le message, la Torah en guise de conclusion, nous dit les choses sans équivoque, en mentionnant pour conclure l’évènement majeur des Tables de la Loi brisées.
Avant d’entreprendre nos achats pour Sim’hat Torah, rappelons-nous que le but principal du don de la Torah est de l’étudier en vue de l’appliquer.
Même si l’un n’empêche pas l’autre, le plus grand bonheur pour une femme, n’est pas tant les cadeaux et leurs valeurs, que l’intention qui a motivé leur achat, l’attention et l’effort qui l’ont accompagné.
Jusqu’à quand un ‘Hatan est-il considéré comme ‘Hatan ? Tant qu’il considère sa Cala comme une reine.Notre peuple est marié à la belle Torah, traitons-la comme il se doit, avec tous les égards qu’elle mérite, et nous serons souverains parmi les peuples.

Rav Mordekhai Bismuth

Place à la joie !

 On relate qu’un jour, une épidémie éclata dans la localité de Mézibouz, où résidait le célèbre rabbi Baroukh de Mézibouz. Il s’associa de tout cœur au malheur qui touchait la collectivité et multiplia les prières pour éradiquer l’épidémie, mais sans succès.

Un jour, alors que le cortège funèbre de l’une des victimes de l’épidémie passa non loin de sa demeure, un plaisantin entra chez lui pour le réjouir et lui remonter le moral en cette période difficile. Il lui annonça d’une voix joyeuse : « L’épidémie est finie ! » Mais le rabbi rétorqua à son interlocuteur : « Mais on voit par la fenêtre un autre cercueil conduisant un mort au cimetière…» Le plaisantin répondit : « C’est un mort que l’on ramène du cimetière à la maison, car ceux qui sont décédés ont vécu une résurrection des morts. »

Par ses propos, le comique réussit à faire sourire le rabbi et à lui remonter le moral, et dès qu’il reprit ses prières pour faire cesser l’épidémie, sa demande fut exaucée et l’épidémie enrayée. On constata alors que la prière récitée dans la joie a un pouvoir particulier.

Mon illustre ancêtre, rabbi Tsvi Hirsch de Ziditchov, adressa un jour une lettre à ses disciples résidant à Munkatch où avait éclaté une épidémie de choléra ; il leur demandait de prier dans la joie, en plaçant leur confiance en Hachem, et en veillant à éliminer toute mélancolie et tristesse de la ville.

À ce sujet, on raconte une anecdote sur le Ba’al Chem Tov : un jour, à l’issue de Yom Kippour, la lune était invisible, et le Ba’al Chem Tov était très inquiet, sachant par esprit prophétique que si la lune n’était pas visible, l’année à venir serait difficile. De ce fait, il s’isola pour réciter des Yi’houdim (méditations kabbalistiques) afin que le ciel se dégage pour pouvoir apercevoir la lune, mais rien n’y fit. Le Ba’al Chem Tov sombra dans la tristesse. Ses élèves n’étaient pas au courant, et à l’issue du jour sacré, ils jouèrent de la musique et dansèrent, et mus par l’enthousiasme, entrèrent avec fracas dans le bureau du Ba’al Chem Tov, et le prièrent d’entrer dans la danse, ce qu’il fit. En pleine danse, un homme entra et s’écria : « La lune » ! Et le Ba’al Chem Tov déclara alors : « Ma récitation des Yi’houdim et Kavanot n’a rien donné, mais la joie a fait son effet ! »

Le ‘Hozé de Lublin (Niflaot Harabbi, 4) interpréta le verset (Psaumes 106,44) : «Il devenait attentif à leur détresse » de cette façon : D’, loué soit-Il, vit la détresse des enfants d’Israël et les aida, « quand Il entendait leurs supplications (Rinatam) » : lorsqu’Il apprenait que les fidèles priaient avec joie et allégresse même en période de malheur. Nos Tsadikim, sur le verset (Yechayahou 55,12) : « Aussi, avec joie, vous vous mettrez en marche », commentent que par la joie, on échappe à tout mal.

Nous relevons cette idée dans le Livre des Psaumes, où les termes Mizmor Lédavid sont répétés plusieurs fois ; d’après nos Sages (Pessa’him 117a), cela nous enseigne que le roi David chantait un cantique puis la Présence divine reposait sur lui ; en effet, la Présence divine ne repose ni dans un état de paresse, ni dans la tristesse, la raillerie, la légèreté, ni les propos vains, mais dans un état de joie de Mitsva, comme l’affirme le prophète Elicha (Melakhim II,3,15) : « Tandis que celui-ci jouait de son instrument, l’esprit de D’ s’empara du prophète. » Rachi interprète qu’Elicha prescrit de jouer de la musique pour attirer la Chekhina, du fait que le plaisir procuré par la musique est dans la catégorie d’une joie de Mitsva, car c’est une Mitsva d’attirer la Présence divine. Et en présence de la Chekhina, les prières sont exaucées, et on s’attire toutes sortes de bienfaits d’ordre spirituel et matériel.

C’est pourquoi l’usage est d’entremêler aux prières, des cantiques, chants et louanges au D’ vivant, en particulier le Chabbath et les jours de fête, où l’on entonne diverses mélodies en pleine prière, car de là naît la joie, suivie par la Présence divine. Dans ce sillage, les prières sont agréées avec compassion.

Il faut se renforcer particulièrement dans ce domaine en période de difficultés, car le Satan s’efforce de faire sombrer l’homme dans la dépression.

En cette période, suivons le conseil rapporté dans l’ouvrage Imré Pin’has, au nom de rabbi Ya’akov Chimon de Pshitivka : dans une telle situation, on ne pourra pas centrer ses pensées sur l’avenir, mais on pensera toujours à l’instant présent, et si sur le moment, on ne se sent pas bien, ce n’est qu’un instant à souffrir. Comme dans ce texte de nos Sages (Pélé Yoets) : « Le passé n’est plus, l’avenir n’est pas encore là, et le présent défile vite, d’où viennent les soucis ? »

Approfondissons : toute la vie dans ce monde-ci ressemble à un moment provisoire face à la longue vie éternelle dans le Monde à venir, qui constitue l’essentiel de la vie. L’homme ne doit pas s’attrister du fait qu’il a des difficultés et qu’il n’obtient pas tout ce qu’il désire en termes de matérialité dans ce monde transitoire.

À ce sujet, rappelons une anecdote survenue chez l’illustre ‘Hafets ‘Haïm. Sa maison à Radin ne contenait aucun mobilier décent. Son élève, rabbi Efraïm Oshri, rav du Beth Hamidrach Hagadol de New York, remarqua qu’il n’y avait chez lui que des chaises bancales en bois, et exprima son étonnement devant l’absence de mobilier décent. Le ‘Hafets ‘Haïm lui répondit par une question : «Où sont tes meubles ? » L’hôte lui répondit : « Je ne suis que de passage, mais dans ma maison, je possède de nombreux meubles luxueux.» Le ‘Hafets ‘Haïm soupira et répondit : « Je me conduis comme toi, dans ce monde-ci, je me sens comme un hôte de passage, et mon lieu de résidence véritable sera dans le monde futur où je m’installerai définitivement. De ce fait, je n’ai pas jugé bon de meubler ma demeure provisoire d’un mobilier luxueux, et je m’efforce de mon vivant d’acquérir des biens éternels dans le service divin afin de mériter d’entrer au Monde futur. »

Ainsi, l’une des raisons de la Mitsva de la fête de Soucoth, consistant à quitter notre maison fixe pour nous établir dans la Soucca, une demeure provisoire, tient à ceci : c’est un rappel que nous vivons dans ce monde-ci uniquement de manière transitoire, et cette pensée nous aide à accomplir, dans toutes les circonstances, la Mitsva de Vessama’hta Be’hagué’ha : tu te réjouiras pendant la fête.

Le but de la Mitsva de la joie si particulière à cette fête s’éclaire ainsi : grâce au pouvoir immense de la joie, nous pourrons attirer sur nous, à travers nos prières de la fête, toutes sortes d’influences positives pour la nouvelle année. Amen.

‘Hag Saméa’h !

Rabbi de Kalov

Sim’ha Torah

Ce chabath à venir on fêtera le dernier jour de Souccoth: Chemini Atséret (traduction littérale: le 8° jour de clôture). C’est aussi le jour qui a été choisi par les Sages pour célèbrer Sim’ha Tora. A l’étranger, cela tombera dimanche où l’on dansera avec tous les Sifré Tora en l’honneur de la conclusion de toute leur lecture.

Il existe une intéressante discussion entre le Choul’han ‘Aroukh et le Rama (Or HaHaim 668) pour savoir si on doit mentionner le mot « ‘Hag/la fête » à la mention de Chemini Atséret. En effet d’une manière générale, tous les jours de fêtes on intercale dans la prière quotidienne la mention du jour saint. Par exemple à Souccoth on dira « ‘Hag Hasouccoth », pour Pessa’h: »‘Hag Hapessa’h ». Seulement pour Chemini Atséret qui est pourtant un jour férié d’après le Rama on ne dira pas ‘Hag Chemini Atséret seulement « Chemini Atséret »(sans la précision que c’est ‘Hag, jour de fête). Tandis que d’après le Choul’han ‘Aroukh on dira « Chemini Hag Hatséret ». Quel est le sens de cette discussion?

En fait, Chemini Atséret n’est pas une fête comme les trois autres fêtes du calendrier (Pessah, Chavouot et Souccoth). Il est vrai que c’est un jour férié, Yom Tov, mais ce n’est pas une fête de pèlerinage comme les autres. Par exemple, lors des trois fêtes, les Juifs avaient la  Mitsva de monter à Jérusalem, pour le Temple et d’y apporter leurs sacrifices. Chaque juif avait la Mitsva d’apporter plusieurs offrandes (Korban Reiah, Sim’ha) et ce, durant les 6 jours de Hol Hamoéd. Mais pour le dernier jour de Souccoth (Chemini Atséret) il ne restait aucune Mitsva de monter à Jérusalem ni d’apporter un sacrifice. Donc notre pèlerin par exemple qui est venu à Jérusalem pour Souccoth pouvait tranquillement retourner chez lui et finir le dernier jour de fête à la maison. On aura donc compris la raison du Rama qui ne mentionne pas « ‘Hag » dans la prière. Tandis que d’après le Choul’han ‘Aroukh, il ne peut qu’être d’accord avec le Rama que Chemini Atséret n’est pas une fête de pèlerinage, seulement puisque ce jour est saint et en plus clôture la fête de Souccoth: on pourra dire la mention de ‘Hag à son sujet.

Le Sfat Emet (un des premiers Rabbi de la ‘Hassidout Gour) donne une intéressante explication Chemini Atséret (Souccoth année 5662). Chaque fête du calendrier dévoile un peu de la présence divine sur terre ! Lorsque le pèlerin arrivait à Jérusalem et apportait les sacrifices de la fête, il accédait à un plus grand niveau de crainte du ciel! Le fait de voir les Cohanim en service, les sacrifices brûler sur l’autel du Beth Hamikdach cela éveillait des sentiments de crainte et de révérence vis avis de Celui qui réside dans ces lieux. De plus, chaque Juif devait apporter 2 sacrifices (Korban Réihya et Sim’ha) à la vue du Beth Hamikdach. Or la vue « Réyha » c’est le même mot (à l’envers) que Yira/la crainte. Explique le Sfat Emet, que chaque Juif qui arrivait au Temple, par le biais des sacrifices accédait à la crainte du ciel ! D’autre part, chaque fête avait son influence particulière. En effet, chaque fête était liée avec le service particulier de nos patriarches. On sait qu’Avraham (lié avec Pessa’h) a fait découvrir Hachem à travers l’amour et la générosité, tandis que Yitshaq (fête de Chavouot) à servit D’ par la grande crainte (prière) et Ya’akov (fête de Souccoth) au travers du Emet/la vérité. Explique le rav, lorsqu’un Juif arrivait au Temple à Pessa’h il était imprégné par la crainte au travers du prisme de l’amour inauguré par Avraham. A Chavouoth, le Juif percevait la crainte au travers de la peur d’Yits’haq tandis que Souccoth était lié avec le service de vérité de Ya’akov. (A vrai dire ce sont des notions difficiles à appréhender, mais c’est toujours intéressant d’en avoir connaissance)

Or, pour Chemini Atséret il n’existait pas d’obligation d’apporter de sacrifice « Réiyha » car ce n’était pas une fête de pèlerinage. Explique le rav, Chemini Atséret est liée avec notre maitre Moché Rabénou ! C’est Moché qui a fait descendre la Tora sur terre et c’est d’elle, la Tora, que chaque Juif puise sa crainte du ciel ! Or, cette Tora n’est pas l’apanage d’un endroit particulier sur terre ! Et celui qui l’étudie Lichma/pour elle-même, dévoilera la présence divine sur terre ! Donc on aura bien compris la raison pour laquelle le jour de Sim’hat Tora on danse avec les Sifré Tora: pour accéder au même niveau de crainte que si on avait offert un sacrifice au Temple! Intéressant, non?

SUR SIM’HAT TORA

Cette fois notre sipour se déroule voilà près de 70 années en Amérique à Boston. Là-bas siège une cour ‘hassidique auprès d’un Tsadikq: l’Admour de Boston, rav Elièzer Halévy Horowits zatsal. Pour les fêtes de fin de Souccoth, alors, dans son Beit Hamidrach tous ses ‘Hassidim se réunissaient pour féter Sim’hah Tora. La joie était très grande, tout le monde bondissait, dansait et chantait avec les Sifré Tora de la shoule. Jusqu’au moment où l’un des ‘Hassidim interrompt la grande allégresse. Il demande au public si c’est vraiment le moment d’être joyeux au moment où nos frères qui sont en Europe sont massacrés et envoyés dans les camps de concentrations ? La question était tellement forte que tout le monde s’interrompit et se tut. Il y a un grand silence. C’est alors que l’Admour répondit d’une manière formidable ! Il rapporta oralement le Rambam à la fin des Halachoth de Soucca : ‘La joie qu’un homme a lors de l’accomplissement des Mitsvoth et l’amour qu’il porte à Hachem (…) c’est une grande ‘avodat Hachem (…). Et celui qui se comporte avec légèreté dans ces moments est véritablement digne de louanges car il sert Hachem par amour. Car il n’y a pas de plus grand niveau pour un homme que de se réjouir vis à vis d’Hachem ! Comme on le voit avec le roi David pour lequel est dit qu’il danse et bondit DEVANT Hachem.’ Fin du Rambam, et l’Admour rajouta que puisque la joie c’est une ‘avoda, alors elle n’est pas liée aux conditions historiques ni aux difficultés du moment ! Après de telles paroles la joie de la Mitsva a pu reprendre avec encore plus de force! Et ces paroles de l’Admour résonnent encore de nos jours au-delà du temps et de l’espace!

Hag Saméah à tous nos lecteurs et au Clall Israël! A la semaine prochaine si D’ le veut

 David Gold rav et soffer écriture askhénaze , écriture sépharade

Tel 00972 55  677 87 47 email 9094412g@gmail.com

Soukot – Vezot Haberakha

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la Torah ne termine pas avec un « happy end », mais au contraire en rappelant un évènement plutôt dur, celui de la destruction des Tables de la Loi après la faute du veau d’or.
Pourquoi se quitter sur un épisode aussi triste ? Quel est le sens de l’acte de Moché et en quoi est-il important ?
La Torah vient nous rappeler le grand acte de Moché et souhaite que nous en percevions l’utilité et les conséquences positives. Lire la suite

La signification de Tou Béav


Six évènements heureux eurent lieu à Tou Béav, soit le 15 Av, le transformant ainsi en un jour festif du calendrier juif. La Michna dans le traité Taanit nous apprend : “Aucun jour ne fut plus festif pour Israël que le 15 Av et le jour de Kippour”. Que symbolise Tou Béav, le 15ème jour du mois hébraïque d’Av ? En quoi est-il comparable à Yom Kippour ?

Nos Sages expliquent que Yom Kippour symbolise le pardon de Dieu relatif au péché du Veau d’Or commis par Israël dans le désert, car c’est en ce même jour que D.ieu accepta finalement la plaidoirie de Moïse en faveur du pardon des Nations, et toujours en ce jour que Moïse descendit du Mont Sinaï avec les deuxièmes tables de la Loi (les premières ayant été brisées en voyant Israël s’adonner au culte du Veau d’Or).

De la même manière que Yom Kippour symbolise l’expiation du péché du Veau d’Or, Tou Béav marque l’expiation de la faute des Explorateurs, dont dix d’entre eux firent un rapport tellement négatif sur la Terre de Canaan qu’ils réussirent à faire paniquer le peuple d’Israël tout entier qui devait y pénétrer. Suite à ces rapports alarmistes et crus par le peuple, Dieu décréta que le peuple d’Israël errerait encore 40 ans dans le désert, et qu’aucune personne âgée de 20 ans et plus à l’époque de ces dires n’entrerait vivante en Terre promise. Pendant ces quarante années d’errance supplémentaires, les personnes qui atteignaient leurs 60 ans décédaient le jour de Ticha Béav, soit 15 000 âmes chaque Ticha Béav. Cette fatalité prit fin un jour de Tou Béav.

Six évènements heureux eurent lieu un jour de Tou Béav.

Premier évènement :

Comme dit ci-dessus, la fatalité qui poursuivit les Juifs dans le désert pendant quarante ans prit fin un 15 Av. Cette année-là, les dernières 15 0000 personnes s’apprêtaient à mourir. Mais Dieu dans Sa grande miséricorde décida de les épargner, jugeant qu’ils avaient traversé suffisamment de difficultés jusque là. Ne le sachant pas, ces Juifs se préparèrent à mourir à l’approche du 9 Av. Mais rien ne se passa. Ils pensèrent d’abord à une erreur de calendrier de leur part, et attendirent donc le lendemain, puis le jour suivant…

Finalement, le 15 Av arriva, et avec lui la pleine lune qui prouva à tous que le jour fatidique était bel et bien passé… et qu’ils étaient toujours vivants ! Il était désormais clairement établi que Dieu avait abrogé son décret, et qu’Il avait donc pardonné le péché des Explorateurs.

C’est ce que voulurent dire nos Sages quand ils déclarèrent : “Aucun jour ne fut plus festif pour Israël que le 15 Av et le jour de Kippour”, car il n’y a pas de joie plus grande que celle de voir ses fautes pardonnées. En l’occurrence, le péché du Veau d’Or fut absous un jour de Yom Kippour, et celui des Explorateurs un jour de Tou Béav. Dans le Livre des Juges, Tou Béav est assimilé à un jour de fête (Juges 21:19). Mis à part cet évènement particulièrement remarquable, cinq autres faits marquants se produisirent un jour de Tou Béav.

Deuxième et troisième évènements :

Suite à la jurisprudence des filles de Celofhad (cf Nombres chapitre 36), les filles qui avaient hérité de leur père alors que celui-ci ne laisse pas de fils n’avaient pas le droit d’épouser un homme issu d’une autre tribu que la leur, ceci pour éviter que la terre ne passe d’une tribu à une autre. Quelques générations plus tard, après l’épisode de la concubine de Ghibea (cf Juges, chapitre 19-21), les enfants d’Israël voulurent interdire à leurs filles d’épouser un homme issu de la tribu de Benjamin. Cette décision radicale menaçait tout simplement la tribu de Benjamin d’extinction.

Or chacune de ces prohibitions furent levées à Tou Béav. Le peuple comprit que s’il maintenait sa sanction contre Benjamin, l’une des 12 tribus ne risquait rien moins que de disparaitre. Le peuple s’en dédit en arguant que cette interdiction ne concernait que la génération qui l’avait votée, et pas les générations à venir. Idem pour les héritières qui étaient limitées à leur propre tribu pour leurs choix matrimoniaux : cette limite fut appliquée par la génération contemporaine de Josué, celle qui a conquis et divisé la Terre de Canaan, mais tomba en désuétude pour les générations suivantes. Pouvait donc apparaitre le phénomène de fusion des tribus, qui était une raison de réjouissance en soi. Le Livre des Juges parle même de “festival aux yeux de Dieu”. Le traité Taanit indique qu’au cours des générations, le jour de Tou Béav a été spécialement choisi pour fixer des fiançailles, symbole d’émergence de nouvelles familles juives.

Quatrième évènement :

Après que le roi Jéroboam ait divisé le royaume d’Israël en emportant dix tribus du royaume de Judée, il posta des gardes le long des routes menant à Jérusalem, pour dissuader les gens de monter à la Ville sainte pour les Fêtes de pèlerinage, car il craignait que de tels rassemblements populaires n’affaiblissent son autorité. En guise de “substituts”, il érigea deux lieux de culte, à Dan et à Beth-El, qui s’avérèrent de véritables suppôts d’idolâtrie. De fait, la division entre les deux royaumes prit valeur de fait accompli, et perdura pendant des générations. Le dernier roi du royaume d’Israël, Osée fils de Ela, voulut réparer ce désastre, et retira tous les gardes des routes menant à Jérusalem. Il permit ainsi à nouveau au peuple d’effectuer ses précieux pèlerinages. Cela se produisit un jour de Tou Béav.

Cinquième évènement :

Au début de la période du Second Temple, la Terre d’Israël était à ce point aride que le bois nécessaire aux sacrifices et à la flamme éternelle qui devait bruler sur l’Autel était quasiment impossible à trouver. Aussi chaque année, un groupe de volontaires courageux partait au loin pour ramener du bois, malgré le fait que ce voyage était extrêmement dangereux.

Il faut préciser ici que tout bois n’était pas forcément employable pour ces buts sacrés. Ainsi le bois véreux n’était-il pas éligible au service du Temple. Le froid et l’humidité étant les conditions idéales au développement des vers dans le bois, il était indispensable de rassembler le bois nécessaire à la saison estivale suivant bien avant l’arrivée des premiers frimas de l’hiver. Le dernier jour de l’année où l’on achetait encore du bois avant de le stocker était le 15 Av, et il donnait lieu à des scènes de joie chaque année lorsqu’on constatait que le quota de bois nécessaire avait été atteint.

Sixième évènement :

Durant la révolte de Bar Kokhba, les Romains interdirent que les corps de leurs ennemis dans la bataille de Bétar soient ensevelis. Très longtemps après la bataille, ils donnèrent enfin la permission d’inhumer ces malheureux. Cette autorisation fut proclamée un jour de Tou Béav, et permit de découvrir un double miracle : tout d’abord la finale “générosité” des ennemis implacables du peuple juif, mais surtout le fait que les corps des combattants juifs, laissés à l’abandon à ciel ouvert pendant si longtemps, ne s’étaient pas décomposés.

En signe de gratitude pour ce double miracle, il fut ajouté une quatrième bénédiction au Birkat Hamazone (Actions de grâces après le repas), laquelle remercie Dieu “Qui est bon et Qui prodigue le Bien” : “Qui est bon” pour saluer la conservation miraculeuse des corps de Bétar, et “Qui prodigue le Bien” pour célébrer l’autorisation inattendue d’ensevelissement des dépouilles.

De nos jours, nous marquons Tou Béav comme une fête mineure, en cela que nous ne récitons pas les Tahanounim (NDT : prières demandant le pardon de nos fautes) ce jour-là, et que nous ne disons pas d’éloge funèbre. Dans la même idée, un couple qui se marie un jour de Tou Béav est exempté de la coutume couramment suivie de jeûner la journée précédant la bénédiction nuptiale.

Tou Béav précède de peu le mois d’Elloul, lequel nous offre la possibilité de nous préparer spirituellement aux Jours redoutables des fêtes de Tichri. Les jours raccourcissent, les nuits deviennent au contraire plus longues. La météo elle-même invite à une pause intérieure : le fermier a traversé les tribulations de la récolte, son rythme de travail a considérablement ralenti. Même les conditions physiques se prêtent à la réflexion ; il serait presque impossible de s’asseoir et de méditer sous la chaleur accablante de l’été, mais maintenant que les journées et les nuits sont plus fraiches, l’introspection s’en retrouve facilitée.

Dans le passé, il était de coutume de se saluer le jour de Tou Béav par l’expression “Kétiva vekhatima tova” (“Que votre nom soit inscrit et scellé pour le Bien”), c’est-à-dire la même bénédiction que celle que nous utilisons de nos jours à Roch Hachana. Les férus de Guématria (calcul de la valeur numérique des lettres en Hébreu) pourront constater que la valeur numérique de cette phrase de salut totalise le nombre 928… qui est aussi la valeur numérique des mots “quinzième de Av”.

La signification de Tou Béav par le grand-rabbin Yisrael Meir Lau Chlita. Tiré et traduit de l’ouvrage Practical Judaism paru aux Editions Feldheim.

Balak

Balak, roi de Moab, demande au prophète des nations Bilaâm, de maudire le peuple d’Israël. Bilaâm tente de le faire, mais chaque fois, au lieu d’une malédiction, c’est une bénédiction qu’il profère.

« Et Hachem ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Bilâam : ” que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappé ainsi à trois reprises (chaloch régalim) ?” »

Rachi explique que l’ânesse demande à Bilâam comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui célèbre les trois fêtes de pèlerinage (Pessa’h-Chavouot-Soukot) ? En effet, l’ânesse fait une allusion au mérite qu’Israël acquerra dans le futur en se rendant trois fois par an au Beth-Hamikdach pour célébrer les fêtes.

Bien qu’il soit évident que les paroles de l’ânesse ont été dictées par Hakadoch Baroukh Hou il y a lieu de se demander pourquoi l’ânesse emploie le terme « Régalim » [allusion aux trois fêtes] plutôt que « Péâmim» [qui signifie fois ou reprises] ? Aussi, quel est le mérite particulier des trois fêtes ? Pourquoi ne pas mentionner une autre mitsva tel que le Chabat, Tsitsit ou encore les Téfiline? Lire la suite

Attestation de bonheur

Ces derniers jours nos enfants ont pu, Baroukh Hachem, retrouver le chemin de l’école, mais pour cela chaque parent doit signer une attestation que son enfant et sa famille sont en bonne santé.

Une fiche qu’on est tenu de remplir chaque matin, nom, prénom, téléphone, numéro de carte d’identité….suivi d’une série de questions ! Votre enfant a-t-il de la fièvre, est-il malade, est-ce que tout le monde se porte bien à la maison, des membres de la famille sont-ils confinés…

Et tous les matins, le même rituel, remplir une fiche par enfant, tous les matins la même fiche et les mêmes questions, épuisant ! Mais c’est le passe pour rentrer en classe. En attendant, on réfléchit pour les remplir plus vite, éviter cette « corvée » en faisant des photocopies….

Lorsque j’ai entendu la réflexion du Rav Israël Klein chlita, qui a une tout autre vision de l’événement.

Une corvée ? Dit-il, ‘hass véchalom !! Dans chaque événement qu’il nous arrive, nous devons toujours comprendre et chercher ce qu’Hachem attend de nous.

En remplissant cette attestation chaque matin, je ne fais que remercier Le Maître du monde, dit-il. En effet, j’atteste que mon fils Chlomo Klein de 8 ans est en bonne santé et qu’il n’a pas de fièvre. Mais aussi que tous ses frères, sœurs et parents sont eux aussi en bonne santé. Que tous ceux qui vivent avec lui n’ont pas besoin d’être en confinement. Bref, ce n’est pas une corvée, mais une attestation de bonheur.

Je ne dis pas que merci à Hachem, mais je le lui signe et le lui atteste par écrit chaque matin, multiplié par le nombre d’enfants, 2,3,4… Cette attestation est une prise de conscience que ce n’est pas si normal et évident que tout aille bien !

Magnifique ! Après avoir entendu cette merveilleuse réflexion du Rav Klein, j’en ai fait part à mes enfants, et aujourd’hui tous les matins, c’est dans la joie et l’allégresse que nous remplissons ces « attestions de bonheur », en rajoutant à côté de la signature des parents la mention « Baroukh Hachem », « ‘Hasdeï Hachem, ou encore « Ichtab’ah Chémo » !!

Hachem se dévoile, ne nous cachons pour lui dire Merci !

Vivre Pourim: Une Invitation à l’unité

Pourim n’aura plus aucun secret !

Un ouvrage qui répond à toutes vos questions !

Pourquoi se déguise-t-on ? Pourquoi mange-t-on les oreilles d’Haman ?…

Explications et commentaires sur les quatre Mitsvot du jour : Méguila, Matanot Laévionime, Michloa’h Manot, Michté.

Mais aussi la Méguila d’Esther traduite, les Téfilot et chants de Pourim !

Un ouvrage indispensable, 2 en 1, qui vous accompagnera tout au long de cette grande journée de Pourim !

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