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Balak

Balak, roi de Moab, demande au prophète des nations Bilaâm, de maudire le peuple d’Israël. Bilaâm tente de le faire, mais chaque fois, au lieu d’une malédiction, c’est une bénédiction qu’il profère.

« Et Hachem ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Bilâam :  » que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappé ainsi à trois reprises (chaloch régalim) ? » »

Rachi explique que l’ânesse demande à Bilâam comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui célèbre les trois fêtes de pèlerinage (Pessa’h-Chavouot-Soukot) ? En effet, l’ânesse fait une allusion au mérite qu’Israël acquerra dans le futur en se rendant trois fois par an au Beth-Hamikdach pour célébrer les fêtes.

Bien qu’il soit évident que les paroles de l’ânesse ont été dictées par Hakadoch Baroukh Hou il y a lieu de se demander pourquoi l’ânesse emploie le terme « Régalim » [allusion aux trois fêtes] plutôt que « Péâmim» [qui signifie fois ou reprises] ? Aussi, quel est le mérite particulier des trois fêtes ? Pourquoi ne pas mentionner une autre mitsva tel que le Chabat, Tsitsit ou encore les Téfiline? Lire la suite

‘Houkat: La maladie d’Amour

« Alors Hachem suscita contre le peuple les serpents brûlants qui mordirent le peuple, et il périt une multitude d’israélites. Et le peuple s’adressa à Moché et ils dirent : « Nous avons péché en parlant contre Hachem et contre toi ; intercède auprès de Hachem, pour qu’Il détourne de nous ces serpents ! » Et Moché intercéda en faveur du peuple. Hachem dit à Moché : « Fais toi-même un serpent et place-le en haut d’une perche : quiconque aura été mordu, qu’il le regarde et il vivra ! » »  Bamidbar (21 ; 6-8)

Cet épisode vient nous dévoiler l’une des raisons et des causes de la maladie et de la souffrance. Pourquoi donc Hachem a-t-Il « besoin » de nous faire souffrir ?

Le Rav Mordekhaï Miller nous offre une parabole provenant d’un discours du Rav ‘Haïm de Vologin :

Un jour, un enfant avait contracté une maladie mortelle et il dormait sans discontinuer. Les médecins prévinrent le père que si on ne le sortait pas de sa léthargie d’une façon ou d’une autre, cela lui serait fatal.

Le père mit alors tout en œuvre pour sauver son fils : Il retira d’abord les coussins, l’enfant ouvrit un œil et se rendormit. Il l’allongea sur du bois à la place du matelas moelleux, mais ce fut sans effet… Il se résigna ensuite, après de nombreuses autres tentatives infructueuses, à l’allonger sur des clous, car seule une telle douleur pourrait le réveiller et le sauver de sa léthargie mortelle.

Aussi pénibles que soient les souffrances de l’enfant, qui peut imaginer la douleur du père ?

Malheureusement, il arrive que le peuple Juif ressemble à cet enfant, en s’endormant en tant que Juif et en n’accomplissant plus son rôle. Hachem lui apporte alors la preuve la plus éclatante de Son amour en essayant par tous les moyens de le réveiller.

Hachem nous envoie donc des maladies par amour, des souffrances par bonté, afin de nous réveiller, et de nous rapprocher de Lui. Ce sont donc, malgré les apparences, des preuves d’amour et d’intérêt pour nous.

Lorsque le serpent fit fauter Adam et ‘Hava, sa punition fut que, dorénavant, il ne se nourrirait que de poussière. A première vue on ne comprend pas la punition, au contraire semble-t-il, voilà plutôt une bénédiction, car il trouvera sa subsistance à tous les coins de rue avec une extrême facilité !

En réalité, il n’y a pas pire malédiction ! Car de cette façon, tous les contacts avec Hachem sont coupés. Le fait de le combler physiquement et matériellement fut un moyen de l’écarter définitivement de la face du Créateur. Il n’a plus de besoins, donc plus besoin de connexions avec le Ciel. Livré à lui-même, sans Guide et sans plus aucune possibilité d’œuvrer pour le Bien.

Tous nos besoins ne sont qu’un moyen et non pas un but. J’ai besoin de me nourrir, donc je vais étudier, chercher un travail et me nourrir.

Mais ce n’est pas le contraire : j’ai besoin de manger donc je fais les études les plus poussées qui existent, je cherche un travail le plus haut placé, je brigue la fonction la plus rémunératrice, et je ne passe ma vie qu’à cela, en oubliant femme, enfants, Torah, etc.

Il ne faut pas confondre le moyen et le but.

Nous devons nous nourrir pour avoir des forces afin de réaliser la Volonté du Créateur ! Et non pas réaliser la volonté de mon EGO ! Le but ultime et essentiel est de nous relier au Créateur du monde.

C’est de là que nous voyons le sens de la souffrance, tant qu’il y a des « bobos », des angoisses, voire pire ‘Hass véChalom, nous restons en contact avec Hachem. Elle est envoyée pour éveiller en nous le besoin de retourner vers D.ieu. Si nous sommes conscients que la maladie est envoyée par le Ciel afin de nous rapprocher de Lui, alors nous comprendrons que dans la salle d’attente du médecin, il sera de mise de profiter de cette attente pour lire quelques Téhilim, faire une introspection, et essayer de comprendre pourquoi nous sommes assis là en cet instant.

Aucun événement n’arrive pour rien, et si l’on doit attendre 6 mois un rendez-vous avec un grand professeur, c’est sans doute que 6 mois doivent être consacrés à la Téchouva. Plus l’attente ou le traitement sont longs, plus Hachem attend de nous quelque chose en retour…

A la fin de notre verset, nous lisons que  le peuple s’est tourné vers Moché afin qu’il intercède en sa faveur. A notre époque aussi nous rendons visite aux Guédolim pour obtenir leur berakha et recevoir ainsi de l’aide pour affronter les diverses épreuves de la vie. Et c’est une très bonne habitude, car grâce à leur puissante intelligence, leur objectivité, leur pureté, ils peuvent analyser les problèmes mieux que personne, en outre, leur mérites nous permettent de trouver grâce aux yeux du Créateur.

Pourtant, cela n’est pas suffisant. Comme Hachem a répondu à Moché : « Fais toi-même un serpent et place-le en haut d’une perche : quiconque aura été mordu, qu’il le regarde et il vivra ! » »

Le fait de regarder ce serpent, nul ne pouvait le faire à la place du malade, et cet acte venant de lui et non d’un intermédiaire, témoignait de sa croyance parfaite dans les pouvoirs guérisseurs de Hachem, Seul D.ieu, Tout Puissant.

Hakadoch Baroukh Hou attend de nous un acte qui montre notre entière dévotion.

Le monde actuel cherche souvent à occulter cette vérité, mais nous devons garder à l’esprit que le Maître de l’univers, le Créateur du monde, est notre Père qui recherche notre amour et notre reconnaissance, afin de nous offrir la rédemption. AMEN !

Rav Mordékhai Bismuth

‘Houkat

« Et tout ustensile ouvert, sur lequel il n’y a pas de couvercle attaché, est impur. » (Bamidbar 19 ;15)

Rachi : Et tout ustensile ouvert – Le texte parle ici d’un récipient en terre cuite, lequel ne peut pas devenir impur par une cause extérieure, mais seulement intérieure. Si la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. Si en revanche il porte un « couvercle attaché », il reste pur (‘Houlin 25a).

Le Rav Sofèr (Ouba’harta ba ‘haïm), explique par allusion que cet ustensile en question fait référence à la bouche de l’homme. Comme le dit Rachi, si « la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. » En d’autres termes notre bouche, ne pas peut dire ce qu’elle veut, quand elle le veut, elle doit être mise sous contrôle. Mis à part l’interdit notoire et gravissime du lachone ara dont la Torah nous défend explicitement, nous allons plutôt nous pencher sur la manière de parler et de s’exprimer. Nous devons nous efforcer à parler avec honneur et distinction, et non pas de manière grossière ou familière. LIRE LA SUITE

Le masque qui dévoile

Cette semaine en France et les semaines dernières en Erets nous lisons la célèbre paracha des Tsitsit où il est écrit : « parle aux enfants d’Israël et dis leur : ils feront des Tsitsit pour eux mêmes…un cordon d’azur…et vous le regarderez et vous vous rappellerez…et vous ne vous égarerez pas… »

Rav Dessler Zatsal explique que le Tsitsit est un instrument de mémoire, et voici ce qu’il écrit à ce sujet dans son célébre Mikhtav Mi-Eliyahou :

« Comment faut-il procéder pour, dans les profondeurs de son coeur, mettre en œuvre le souvenir ? Comment se rappeler les valeurs oubliées ? Nous l’apprenons dans le paragraphe sur les Tsitsit, puisque la Mitsva les concernant nous a été donnée dans le but explicite de nous amener à nous souvenir, comme il est dit : «Afin que vous vous souveniez de toutes les Mitsvot…»

La Mitsva des TSITSIT est présentée d’une manière quelque peu insolite : PARLE AUX ENFANTS D’ISRAËL. Le mot daber («parle») est souvent employé pour souligner la dureté du langage. Parler durement [à une personne mûre] permet de la choquer et d’ouvrir ses oreilles [spirituelles]. Puis : ET DIS-LEUR. Le mot émor («dire») comporte une connotation plus tendre ; l’amour et la tendresse transmettent le message au cœur. La présentation du sujet doit donc être placée à la fois sous le signe de la crainte et celui de l’amour.

Le mot TSITSIT signifie «un regard concentré» (voir Rachi). ILS FERONT DES TSITSIT POUR EUX-MEMES. L’objet du regard concentré doit être soigneusement préparé. Il faut donc absolument qu’il soit dirigé vers nous-mêmes.

AUX COINS DE LEURS VETEMENTS. Un endroit toujours facilement accessible à l’examen.

 ILS AJOUTERONT […] UN CORDON D’AZUR. Pour réaliser cette influence considérable, il fallait une association supplémentaire : «La laine bleu azur ressemble à la mer, la mer ressemble au ciel et le ciel au Trône céleste.» Ce rapprochement est destiné à nous faire prendre conscience du fait que les Mitsvot viennent de Dieu et qu’elles ont pour but la sanctification de son Nom et la proclamation qu’il est notre Roi (tel est le sens des mots : «Trône céleste»). Lorsque quelqu’un reconnaît la véritable valeur des commandements divins, il est prêt pour la notion de TSITSIT, pour le regard intense et profond qui éloigne l’oubli de son cœur.

Mais tout cela n’est pas suffisant. Il faut encore autre chose : CELA SERA POUR VOUS DES TSITSIT. Il vous faut vous préparer. Vous devez sentir que par le biais de ce signe vous allez entrer dans une concentration profonde, grâce à laquelle : ET VOUS LE REGARDEREZ : il s’agit de Hachem ; non pas, bien évidemment, de son essence — aucune créature ne peut la sonder — mais de sa providence, y compris tout ce qui existe dans le monde et tout ce qu’il y advient. Voir Hachem, c’est voir qu’il n’est rien d’autre dans le monde que son ‘héssed, c’est également constater de la manière la plus claire qui soit, avec les yeux que nous prêt  avoir perçu cette vision d’une totale clarté, que la Torah désigne sous l’expression «et vous le regarderez», que l’on peut accéder avec une sincérité totale au niveau appelé : ET VOUS VOUS RAPPELLEREZ… C’est de cette manière seulement que le vrai souvenir est possible.

A défaut de tous ces préliminaires, notre «souvenir» n’est pas digne d’être appelé ainsi, parce qu’il est alors fondé sur l’illusion et la fausseté. Il n’est certes pas facile de se rappeler du plus profond de son cœur, comme nous y invite la Torah lorsqu’elle dit : [ET VOUS VOUS RAPPELLEREZ] TOUS LES COMMANDEMENTS DE HACHEM. Seul celui dont le cœur  est concentré en permanence sur Hachem exclusivement peut se rappeler tous ses commandements, et alors : ET VOUS LES EXÉCUTEREZ. Là où il n’y a pas de véritable souvenir, il n’y aura pas d’action. De là on s’élèvera à l’étape suivante : ET VOUS NE VOUS ÉGAREREZ PAS… » (fin des paroles du Rav Dessler)

De nos jours, n’ont n’avons pas encore le mérite de porter ce fil azur influent, mais les éventements actuels nous offrent un nouvel instrument de mémoire : ce masque que le monde entier porte pour se protéger du virus.. Ces masques qui cachent notre visage nous dévoilent la présence divine.

De plus, majoritairement bleu azur, ils ressemblent, si l’on peut s’exprimer ainsi, en quelques points au commandement du Tsitsit. Il se place à un endroit toujours visible à l’image du Tsitsit qui se porte aux coins du vêtement. Sa couleur bleu azur, qui à lui aussi peut s’appliquer l’enseignement de la guémara «La laine bleu azur ressemble à la mer, la mer ressemble au ciel et le ciel au Trône céleste.»

En le voyant on ne peut que se rappeler que tout ce chamboulement mondial n’est que Sa volonté, et en ayant cela en tête on réalisera « et vous ne vous égarerez pas… »

Kora’h – Zoom sur Rav Google

« … Car toute la communauté, tous sont saints, et Hachem est au milieu d’eux, et pourquoi vous élèveriez-vous sur l’assemblée de  Hachem ? » Bamidbar (16,3)

Au travers de ces mots, Kora’h et ses compagnons ont voulu signifier à Moché et Aharon qu’ils ne leur étaient en rien supérieurs, qu’ils avaient tous entendu la voix de Hachem sur le mont Sinaï, et que tous les Juifs étaient donc à ce titre des prophètes et des égaux, sans aucun besoin d’un dirigeant quelconque.

En quelque sorte, Kora’h et ses compagnons ont tenté de diviser la communauté, que chacun fasse « bande à part », que chacun soit son propre guide !

Kora’h ne revendiquait pas spécialement le pouvoir. Il voulait plutôt le briser. Il voyait la force qui réside en chaque Juif, pouvant lui permettre de devenir indépendant et dirigeant d’une communauté. Aujourd’hui nous retrouvons des « mini-Kora’h » un peu partout autour de nous, au sein de nos communautés, et même en nous-mêmes. Le Kora’h des temps modernes est « internet », l’étude de la Tora sur écran. Lire la suite

La fermeture des synagogues

Tout le monde connaît et se souvient de cette pancarte qui ornait les murs de nos synagogues « si tu viens à la synagogue pour parler, où iras-tu pour prier ? ». Combien ce slogan est malheureusement d’actualité !

La synagogue, vous rappelez-vous cet endroit ? Conçu officiellement pour prier et parler à Hachem. Mais ces dernières semaines nous nous voyons contraint de prier dans des halls d’immeubles, entre deux bâtiments, ou encore seul chez soi ! Que s’est-il passé ? Afin de comprendre voici ci-dessous un enseignement du Or Tsadikim au sujet de la synagogue :

Nos Sages de mémoire bénie, nous ont expliqué pourquoi les synagogues et les salles d’étude furent comparées aux fleuves, comme il est écrit « Elles se développent comme des vallées, comme des vergers le long d’un fleuve » (Bamidbar 24;6)

Un fleuve, on y entre impur, on en sort pur, de même les synagogues et les salles d’étude, on y entre avec la souillure de ses fautes, on demande la miséricorde du Saint Béni soit-Il qu’il nous pardonne, alors on en sort pur, car la synagogue et la salle d’étude sont « Mikdach méat /un petit sanctuaire ». À cause de l’amour du Saint béni soit-Il pour Israël; Il ne les quitte jamais, même en exil; la présence divine réside à l’intérieur de chaque synagogue. Donc, avant d’y entrer, on se débarrassera de toutes les pensées qui risquent de troubler la prière. On n’entrera pas dans une synagogue avec précipitation, comme on pénètre chez soi ou chez son ami, mais on se tiendra un moment a l’entrée, le temps de faire entrer la crainte de D… dans son cœur, car Sa sainteté réside dans la synagogue, comme le dit notre père Yaakov : « Que ce lieu est redoutable ! Ce n’est autre que la maison du Seigneur » (Beréchit 28,17).

Chaque fois que nous nous adressons au Saint Béni soit-Il, nous mentionnons tout d’abord le mérite de nos ancêtres, car c’est grâce à leur mérite que notre prière est entendue. On pénètre dans la synagogue avec soumission et avec peur. On se courbe devant L’arche Sainte.

La présence divine réside dans la synagogue aussi veillerons-nous a nous conduire dans son enceinte avec le plus grand respect. Le saint Ari zal n’y élevait jamais la voix, même dans sa prière par suite de sa grande soumission et sa crainte de D…, seulement le jour de Chabat, il élevait un peu la voix dans la lecture des Téhilim en l’honneur du Chabat.

À plus forte raison, on ne s’engager a dans aucune conversation qui n’a aucun rapport avec la prière. Même après la prière, quand la présence divine réside encore dans la synagogue, celui qui élève la voix pour parler de sujets qui sont sans rapport avec la prière ou avec l’éloge de D…, béni soit-Il, traite avec mépris la sainteté de D… et expulse la présence divine de la synagogue. Maudit est le serviteur qui jette dehors son maître de sa maison.

La présence divine se plaint et l’accuse : « Le Seigneur m’a livré entre des mains contre lesquelles je ne puis me défendre » (Lamentations 1,14). II est dit alors a son propos « La colombe ne trouva pas de point d’appui pour la plante de ses pieds » (Berechit8,9). Car dans I’exil, elle ne trouve refuge que dans les synagogues d’Israël. À cause d’un ignorant qui parle de choses futiles et élève la voix comme s’il se trouvait dans un de leurs théâtres, la présence divine n’a d’autre choix que de sortir et d’errer. À son propos il est dit « Un fils sot cause le tourment de sa mère » (Proverbes 10,1). Sa punition est telle, que D… nous en préserve, qu’il se retrouvera lui-même entre les mains de gens cruels qui ne lui laisseront ni répit, ni refuge. Aussi prendrons-nous garde à respecter les conseils de nos Sages, alors notre âme s’illuminera de la lumière de la vie. (fin des paroles du Or Tsadikim)

Voilà déjà plus de deux mois, qu’Hachem nous a scellé toutes Ses synagogues, sans force ni violence, juste avec une bactérie microscopique ! Nous n’avons pas su honorer et respecter Son sanctuaire et Sa couronne, Il a placé la « corona » pour nous empêcher d’y rentrer. Ce virus qui tue, certes mais doit être sujet de réflexion et de remise en question.

Rappelons-nous à l’époque où nous nous croyons permis de tout, dans ces lieux saints nous avons sans retenu parler de tout et surtout de rien ; utilisé nos téléphones à tort et à travers etc.!

Mais surtout, ce qu’il y a de très étonnant en Israël, alors que les commerces, canyone, salles de sport et j’en passe ont repris du service, les synagogues n’ont toujours pas eu d’autorisation officielle d’ouvrir ! Ce n’est pas la faute du gouvernement, mais juste la volonté d’Hachem, Il désire nous faire comprendre notre délit, d’avoir enfreint délibérément l’honneur de Son sanctuaire. A méditer….

Collecte de fonds – Corona virus

Le Corona virus ne cause pas que dégâts de santé, il se répand aussi financièrement. Dans de nombreuses familles des pères ou mères de famille se retrouvent sans emploi et peinent à assurer les dépenses les plus élémentaires pour nourrir leurs enfants.

Nous devons être solidaires et faire preuve de générosité dans cette épreuve qu’Hachem nous envoie.

N’attendons pas que ces familles se retrouvent dans des situations catastrophiques, aidons-les dès à présent ! L’association de tous les efforts selon les moyens de chacun, combleront leurs manques.

OVDHM a décidé de créer un fonds de secours « ‘Hasdeï HM » pour que chacun puisse soutenir son prochain et participer à cet élan de solidarité.

L’équipe d’OVDHM

Le Message du Rav KANIEWSKY Chlita

QUELQUES MOTS DE RAV KANIEWSKY CHLIT’’A (commenté par Néfesh Yéhoudi) SUR LA SITUATION ACTUELLE

Face à la situation actuelle et à la propagation du virus (Hachem yerah’em), Rav H’ayim Kaniewsky Chalit’a a écrit un ktav yad (un mot de sa mains) qui a été photocopié et affiché dans toutes les Synagogues et les Baté Midrachote de Bné Brak. Il y est écri le texte suivant :

« Nous devons en cette période nous renforcer dans le domaine du lachone ara (médisance) car la situation du mêtsora (lépreux atteint de la tsaraate à cause de ses fautes) ressemble beaucoup à notre situation « il a séparé un homme de son ami, un mari de son épouse et lui aussi est séparé des autres » (dit la guémara erkhin). Il faut également se renforcer dans le domaine de la anava (humilité) et savoir passer sur ses midote (essayer de ne pas être pointilleux même dans les domaines qui nous dérangent) comme la écrit le Roch à la fin du traité orayote »

On voit donc que d’après Rav Kaniewsky les difficultés actuelles seraient liées de près à la faute du lachone ara et notre situation ressemblerait à la faute du metsora (lépreux).

Q1°) Nous allons béezrate Hachem essayer d’éclaircir comment le Metsora était traité pendant cette période et en quoi la situation est-elle vraiment similaire.

Q2°) Nous essaierons également de comprendre comment une faute si légère (à nos yeux ; c’est-à- dire facile à transgresser) comme le lachone ara (médisance) peut entraîner une situation si grave. LIRE LA SUITE

Message du Rav KANIEWSKY Chlita

QUELQUES MOTS DE RAV KANIEWSKY CHLIT’’A (COMMENTE PAR Néfesh Yéhoudi) SUR LA SITUATION ACTUELLE

Face à la situation actuelle et à la propagation du virus (Hachem yerah’em), Rav H’ayim Kaniewsky Chalit’a a écrit un ktav yad (un mot de sa mains) qui a été photocopié et affiché dans toutes les Synagogues et les Baté Midrachote de Bné Brak. Il y est écrit, à l’encre bleu, le texte suivant :

Nous devons en cette période nous renforcer dans le domaine du lachone ara (médisance) car la situation du mêtsora (lépreux atteint de la tsaraate à cause de ses fautes) ressemble beaucoup à notre situation « il a séparé un homme de son ami, un mari de son épouse et lui aussi est séparé des autres » (dit la guémara erkhin). Il faut également se renforcer dans le domaine de la anava (humilité) et savoir passer sur ses midote (essayer de ne pas être pointilleux même dans les domaines qui nous dérangent) comme la écrit le Roch à la fin du traité orayote »

On voit donc que d’après Rav Kaniewsky les difficultés actuelles seraient liées de près à la faute du lachone ara et notre situation ressemblerait à la faute du metsora (lépreux).

Q1°) Nous allons béezrate Hachem essayer d’éclaircir comment le Metsora était traité pendant cette période et en quoi la situation est-elle vraiment similaire.

Q2°) Nous essaierons également de comprendre comment une faute si légère (à nos yeux ; c’est-à- dire facile à transgresser) comme le lachone ara (médisance) peut entraîner une situation si grave.

HILKHOT METSORA (LES LOIS DU LEPREUX) : DES LOIS QUI NE S’APPLIQUENT PLUS DE NOS JOURS, MAIS QUE NOUS APPLIQUONS POURTANT EN CETTE PERIODE

Dans la Parachat Tazria (Metsora), la Torah nous parle d’un homme qui découvre un beau matin qu’il a une plaie de lèpre sur une des parties de son corps. Il doit alors appeler le Cohen pour qu’il vienne vérifier : est-ce que c’est bien la tsaraate (lèpre) ou non ? Le Cohen vient alors voir cette personne et l’examine. S’il présente les caractéristiques d’impureté de la Torah, alors il est déclaré ‘’métsora moukhlate’’, un vrai métsora. Mais, parfois, il se peut qu’il y ait une vraie plaie de lèpre mais qu’il n’y ait pas encore les simanim d’impureté. Dans ce cas-là, le Cohen ordonne au ‘’suspect’’ de rester chez lui pendant sept jours enfermé (mousgar) le temps de voir l’évolution de la plaie et peut-être que la semaine suivante les signes d’impureté vont apparaître. On l’appelle donc le metsora mousgar.

Si au bout d’une semaine les signes ne sont pas sortis mais que la plaie est toujours présente, le Cohen le déclare encore une fois, pour une deuxième semaine metsora mousgar (lépreux suspect et enfermé) afin de voir l’évolution au bout de cette dernière semaine. S’il n’y a pas eu poil blanc ou d’extension de la plaie (qui sont des signes d’impureté) il peut alors sortir librement de son enfermement.

Le Rambam écrit (Hilkhote toumate metsora chap.9, chap. 10): l’impureté du metsora est particulièrement grave plus que d’autres impuretés (h’oumra yetéra). En effet, le metsora peut contaminer les gens par son impureté qu’il soit moukhlate, (un metsora déclaré), ou même lorsqu’il est mousgar, (un metsora suspect) en attente d’autres signes d’impureté. C’est pourquoi, pendant la semaine où l’on suspecte le metsora mousgar, tout celui qui rentre chez lui et reste « chiour kédé akhilat prass » (entre quatre et neuf minutes, selon les avis) devient impur même s’il ne l’a pas touché directement. Non seulement celui qui a visité le metsora moussgar est impur (s’il est resté 4 mn) mais même les kélim qui sont sur lui (habits, bijoux) deviennent impurs et quand bien même ce metsora là n’a pas encore été décrété véritablement lépreux (insiste le Rambam).

Quant au métsora moukhlate, (celui qui a été déclaré impur clairement car il avait les signes d’impureté de la tsaraate) alors il ne pourra même pas rester chez lui, il devra s’exiler ailleurs, en dehors de la ville, et restera complètement seul et même pas avec d’autres métsoraïm.

Dès qu’un metsora est déclaré moukhlate, (vraiment impur), la Torah ordonne qu’il recouvre sa bouche. En effet, cela était la coutume des avélim (endeuillés), et ce tout le temps où il est metsora.Il doit faire savoir à tout le monde qu’il est metsora, ‘’tamé, tamé, ikra’’, afin que les gens s’éloignent de lui et prient pour lui, expliquent nos Sages. Il n’a pas le droit de dire bonjour ; que ce soit Chabbat ou Yom Tov, toutes ces lois d’appliquent.

Pendant le temps où il est metsora moukhlate : il a le droit de manger, de boire, de se laver, de mettre des chaussures en cuir… La seule chose qu’on lui demande c’est de s’isoler complètement, et même en dehors de Yerouchalaïm. Il n’a pas le droit de cacher son impureté comme nous l’avons déjà dit et s’il arrache sa plaie de lèpre, entièrement ou même partiellement, il transgresse un interdit strict déOraïta (de la Torah).

Evidemment le parallèle est clair, la réflexion de Rav H’aïm Kaniewsky chlit’’a, est pertinente et il n’est même pas nécessaire d’expliquer le nimchal (le comparé).

La Guemara dans Brakhote (8a)enseigne que la mita (peine céleste) qui est réservée aux baalé lachone ara est la askara. Rachi écrit ’’ estranglemente ‘’ en français. La Guemara le prouve d’un passouk : ‘’issakhérou pi dovré cheker – que se ferme la bouche de celui qui raconte du mensonge’’ (le lachone ara, même lorsqu’il est vrai, est appelé mensonge dit le Yad Haketana car ses effets sont destructeurs et mensongers). D’ailleurs, lorsque ces effets sont constructifs et qu’il y a un intérêt (létoélète), il y a de nombreuses permissions (voire H’afets H’aïm chap 10).

LES AUTRES FAUTES QUI ENTRAINENT NOTRE SITUATION

Nous avons vu de nombreux points communs entre le metsora et notre situation actuelle. Précisons tout de même ce que la Guemara dit dans Eikhine (15a) qu’il y a sept avérote qui peuvent entrainer la tsaraate et qui rendent metsora : en premier certes le lachone ara. Mais il y en a d’autres et les voici : guilouye arayote (la débauche), chfikhoute damim (le meurtre), guezel (le vol), chvouate chav (jurer ou dire le nom d’Hachem en vain), tsaroute aïn (l’avarice/l’œil étroit avec les autres) ; gassoute haroua’h (l’orgueil). Il y a donc lieu de se renforcer dans tous ces domaines afin d’éveiller dans le Ciel de la rah’amim (miséricorde) et qu’Hachem nous sauve vite de cette situation.

[Il y a de nombreuses allusions entre le virus et la faute de débauche et d’impudeur ; plusieurs guematriote et raché tévote ont été proposés ; nous n’en rapporterons qu’une maguéfate Corona = 523+367 = 900 = h’osser tsinioute= 274+626= 900, qui signifie le manque de pudeur.

La Guematria ne révèle pas le sens simple des choses (comme le dit le Ari za’’l, c’est le sod :le secret), et au sens simple Rav Kaniewski nous révèle que le problème est lié au lachone ara ou encore aux autres fautes qui entraînent la tsaraate ; il n’en reste pas moins qu’il est toujours bon de se renforcer dans le domaine de la tsinioute (pudeur) qui a, comme particularité, dit le H’afets H’aïm d’entraîner la protection du Klal Israël mesure pour mesure que chaque personne protège son corps et son intimité par les vêtements et une bonne conduite.]

 LA GRAVITE D’UNE FAUTE TELLEMENT LEGERE

Il y a quatre fautes qui sont punies dans ce monde ci et dont le capitale reste intact pour le monde futur (Guémara Péa Yerouchalmi ; Rambam deot ch 7) : guilouye arayote, chefikhoute damim, avoda zara (la débauche, le meurtre, l’idolâtrie) et le lachone ara kénegued coulam (aussi importante que toutes les autres).

La question est de savoir comment une simple parole peut-elle entrainer des effets si graves et serait comparables aux trois fautes capitales (voire pire). C’est a priori disproportionné !

-David Hamélekh disait à ce sujet : ‘’BéMa Ira biymé Ra, avone akévaye yéssoubéni – de quoi j’ai peur le jour du malheur ? Des fautes que mon talon piétine ». En d’autres termes, en ce qui concerne les fautes graves un Juif ressent des remords, fait techouva, s’en éloigne mais les fautes légères s’accumulent s’accumulent…jusqu’à ce qu’il faille rembourser une lourde dette, h’as véchalom.

-Rabbi Yéochoua Ben Lévi, de plus, a révélé (Erkhine 15b) : « celui qui dit du lachone ara fait grandir les fautes jusqu’au Ciel ; comme il est écrit dans Tehilim (73) : ‘’ils ont mis leur bouche dans le ciel et leur langue se promène sur terre’’. »

En d’autres termes, un second élément de gravité du lachone ara est que nous ne parlons pas en l’air ou devant un mur mais c’est dans le Ciel que nous parlons. A cause du lachone ara les fautes grandissent jusqu’au ciel, a dit Yeochoua Ben Lévi. Qu’est-ce que cela signifie ?

Le H’afets H’aïm rapporte (Chemirat Halachone,chaar hazekhira, chap.2) au nom du Zohar Parachat Emor : « chaque action qu’un homme fait en bas, il réveille une action identique dans le Ciel. Par exemple, lorsqu’un homme fait du h’essed en bas, dans le ciel on fera également du h’essed dans le monde. » Le Zohar, ailleurs, ajoute (Parachat Pekoudé) : « il y a un esprit d’impureté qui se réveille lorsqu’un homme dit du lachone ara. Il s’appelle sikhsoukha ; cet esprit monte dans le ciel et entraîne dans le monde des destructions. Malheur à celui qui réveille cet esprit et qui ne fait pas attention à sa bouche. Il ne sait pas que son réveil d’en bas a provoqué dans le Ciel un réveil d’accusation. Lorsque les esprits s’accumulent ils réveillent alors un grand accusateur qui s’appelle nah’ach gadol (le grand serpent) qui accuse le monde entier ; tout cela à cause du lachone ara qui a été dit en bas ! (Zohar,Pekoudé)

Le H’afets H’aïm explique qu’Hakadoch Baroukh Hou aime trop les Bné Israël pour voir leurs fautes ; comme il est écrit : ‘’lo ibite aven béYaacov lo raa amal béIsraël , Il ne scrute pas les fautes de Yaacov, Il ne voit pas combien L’énerve et le dérange Israël’’ (Bamidbar 23-21). Tout cela est vrai tant que les Juifs ne s’accusent pas les uns les autres, qu’ils vivent en paix et dans la fraternité et qu’il y a de l’amour entre eux. Comme à l’époque d’Akhav où les Juifs étaient idolâtres, certes, mais ne disaient pas de mal les uns des autres et vivaient en paix. Il n’y avait pas un mort dans cette génération lorsqu’ils partaient en guerre. Inversement à la génération de David Hamélekh où les Bné Israël étaient plus érudits mais se dénonçaient et s’accusaient, il y avait de nombreuses pertes, à la guerre.

Lorsqu’un Juif, qui est tellement important aux yeux d’Hachem, se met à accuser un autre, alors là Hachem est d’accord d’écouter l’accusation et de se comporter (h’as véchalom) avec rigueur sur celui qui est accusé. Cependant, la Guemara dit que celui qui accuse est également passé au crible puisqu’il réveille lui-même la Midat hadin.

Il est très difficile de comprendre qu’une parole puisse entraîner de telles conséquences mais dans notre situation où une simple discussion entre un homme et son prochain, à moins de deux mètres de distance, peut entraîner les pires conséquences, il peut nous paraître alors plus évident que la parole est dangereuse. Si nous arrivons à croire à l’un, pourquoi ne croirions-nous pas à l’autre ?

D’après cette dernière raison, le lachone ara n’est qu’un déclencheur et un accusateur d’autres fautes plus graves qui provoquent également de graves conséquences.

LA LANGUE DE SERPENT

Pourquoi est-ce un grand serpent qui accuse le monde ? Pourquoi le serpent punit souvent celui qui faute dans le domaine du lachone ara ?

Comme l’écrit Rachi, nous voyons dans la Torah (Bamidbar 21.6) que lorsque les Bné Israël ont parlé sur Hachem et sur Moché et se sont plaints de la manne, des serpents brûlants les ont alors attaqués et piqués. Rachi dit : celui qui a fait le premier le lachone ara sur Hachem (le serpent), et sur Adam, qu’il vienne punir ceux qui ont fait du lachone ara ! Rachi dit également : celui qui n’a pas le sens du goût (le serpent), qu’il vienne punir ceux qui ont parlé sur la manne et se sont plaints de son goût.

Le serpent a donc deux particularités : il a dit en premier du lachone ara et il n’a pas le sens du goût. Il a été choisi pour punir la faute du lachone ara. C’est d’ailleurs un verset de Kohélète (10.11) : ‘’le serpent mord sans faire de bruit et il n’y a pas d’intérêt pour celui qui dit du lachone ara’’. Que signifie ce verset (demande la gumara dans taanit (8a) ? Reich Lakich a expliqué dans : « Dans les temps futurs viendront toutes les h’ayote (animaux) voir le serpent et lui diront : certes, le lion tue de sang-froid ses proies, mais c’est pour les manger vivantes qu’il le fait ; certes, le loup tue et met de côté ses proies, mais c’est pour les manger après-coup qu’il agit ainsi. Mais toi, pourquoi tu piques et pourquoi tu manges (il n’y a pas d’intérêt de piquer et il n’y a pas d’intérêt de manger puisque tout a le goût de la terre pour le serpent depuis la première malédiction). Le serpent répondra alors : certes, mais expliquez-moi pourquoi celui qui fait du lachone ara, en fait ? [Qu’est-ce qu’il a gagné ? Y -a-t-il un intérêt ? Un gain ? Un plaisir qui ressort du lachone ara ?] »

Nous voyons donc, une fois de plus, un lien étroit entre le serpent choisi pour punir le lachone ara et cette faute : c’est le manque d’intérêt, de gain, de plaisir corporel dans cette faute qui est comme une faute sans goût et qui est comparée aux proies du serpent qui sont mangées, ou piquées sans goût et cela n’est pas sans rappeler le virus actuel qui prive du goût.

Y-AT-IL UNE SOLUTION ?

La Guemara dans Eikhine (15b)rapporte une controverse entre Rabbi H’ama Bar H’anina et Rabbi Ah’a Bar H’anina : « Le premier dit : quelle est la solution et la réparation pour celui qui a fait du lachone ara ? C’est l’étude de la Torah, comme le dit le verset : ‘’marpé lachone ets h’aïm – il guérit la langue l’arbre de vie’’ et l’arbre de vie c’est la Torah comme il est dit : ets h’aïm hi lamah’azikim ba, (c’est un arbre de vie pour ceux qui s’y rattachent). Rabbi Ah’a a dit : ce qui est fait est fait ! Mais quelle est la réparation ou la solution, à l’avenir, pour celui qui a dit du lachone ara ? C’est l’étude de la Torah.

Comme il est écrit : marpé lachone ets h’aïm ; (d’après ce second avis , il n’est pas possible avec l’étude, de réparer le lachone ara qui a été fait mais tout au moins de se réparer soi-même et sa langue pour l’avenir.)

La Guemara demande : et si la personne n’est pas érudite, qu’est-ce qu’elle peut faire ? La Guemara propose : la anava (l’humilité), comme le dit la fin du verset : ‘’marpé lachone ets h’aïm vésélef la chévér roua’h- il guérit la langue l’arbre de vie et l’esprit contrit, (humble, cassé) arrive à la tordre (la mauvaise langue). » Là encore, Rabbi H’ama et Rabbi Ah’a discutent sur les effets de l’humilité même pour le passé ou seulement pour le futur.

Rav Israël Salanter a ajouté lorsque la Guemara parle d’étude de Torah, certes, il s’agit de tous les domaines de la Torah qui ont une segoula (propriété) très puissante quel que soit le sujet, à condition qu’il soit approfondi. Mais, il n’en reste pas moins que lorsqu’on étudie le domaine précis dans lequel nous avons fauté, la segoula est encore plus intense. On comprend mieux que Rav Kaniewsky Chalita nous enjoint de nous renforcer dans l’étude des lois de la médisance, en cette période, et également dans la anava, (écrit-il), car les deux sont un remède pour le lachone ara.

 OU EST DONC NOTRE CONFIANCE ?

Le Chomer Emounim dans (Chaar Habitah’one, ch.9) rapporte au nom du Ari zal qu’il y a lieu de se renforcer, en période d’épidémie, dans le domaine de la confiance en Hachem. En effet : ‘’h’erdate adam itène mokech – la peur d’un homme le fait trébucher’’, ‘’oubota’h b’Hachem yessougav – mais celui qui a confiance en Hachem sera sauvé’’. (Michlé 29. 25) Cela signifie que lorsqu’un homme a peur, cela lui cause du tort et même plus de tort que ce qui devait lui arriver mais lorsqu’un homme fait confiance à Hachem même dans une situation d’angoisse, il sera sauvé même si cela n’était pas prévu, explique Rabenou Yona.

Le Ari zal dit : en période d’épidémie, l’ange du mal et ses armées se promènent dans les rues ; il y a donc lieu de ne pas les rencontrer mais il n’en reste pas moins qu’ils ne peuvent s’en prendre qu’à celui qui a peur et qui manque de confiance en Hachem. Le Ari zal conclut : dans cette période, il faut étudier la Torah et les Kétorète en permanence et alors l’épidémie s’en ira du monde (parole du Ari zal).

Auteur : Rav C. Hagege (Feuillet Néfesh Yéhoudi)Renseignement ou pour recevoir ce feuillet 052.36.76.325