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Quiconque n’a pas peur ne sera pas inquiété par le corona

Extraits d’une intervention du rav Elimelekh Biderman qui a marqué le public.

Le roi Chelomo dit dans sa sagesse (Michlé/Proverbes 18,1) : « L’esprit d’un homme encouragera sa maladie », ce que Rachi interprète : « L’esprit d’un homme – l’esprit d’un homme qui est un homme puissant et ne s’inquiète pas en son cœur et accepte tout ce qui lui arrive avec joie et affection ». Autrement dit, l’homme qui fait ce qui est juste, mais ne s’inquiète pas dans son cœur, n’a pas peur, mais accepte tout ce qui lui arrive avec joie et affection, alors il est assuré que de ne pas être dépassé par les événements.

Et nous avons déjà apporté ce qu’a écrit le Gaon (dans son commentaire sur les Proverbes) : « La joie vient par l’esprit, c’est l’esprit d’un homme toujours heureux, il dominera sa maladie, même si une maladie vient sur lui, il dominera sa maladie grâce à sa joie et l’annulera. Cela montre que la tranquillité d’esprit est bénéfique même si la maladie est déjà là, et à plus forte raison servira-t-elle de bouclier pour que la maladie ne vienne pas.

Et il est explicitement indiqué dans les Écritures que la préoccupation est la « maladie » en elle-même, comme il est dit dans la Tora (Deutéronome 7,5) : « Et le Seigneur enlèvera de vous toute maladie », ce que nos Sages (Yerushalmi Shabbat 14,3) ont interprété comme voulant parler de l’inquiétude. Ainsi donc nos Sages ont compris que «la maladie » est «la préoccupation».

Et c’est ainsi que le Ben Yehoyada (BK 60) a écrit sur les paroles de la Guemara : « Si la peste s’est installée dans la ville, cache-toi », mais en ce qui concerne le choléra, il vaut mieux fuir de la ville, car la quarantaine ne sera pas utile au sein de sa maison en ville, car le fait de rester chez soi et d’avoir peur engendre la maladie chez la personne du fait même qu’elle redoute cette épidémie.

Et les médecins disent, à titre de parabole et de recommandation, qu’il y avait une fois une épidémie de choléra dans une grande ville. Avant que la maladie ne s’intensifie, une personne a rencontré le responsable divin de l’épidémie et lui a demandé combien d’âmes il devait prendre. Il lui parla de cinq mille. Or ce sont quinze mille personnes qui sont mortes. Il le rencontra à nouveau et lui reprocha de lui avoir menti : « Pas 5.000, mais 15.000 ! » « Non, je n’ai pas menti, mon épée n’a tué que cinq mille personnes ; les autres sont mortes du fait de la grande peur qui les a perturbés ! » Là s’arrête la parabole. Autrement dit, il peut arriver que des gens meurent alors que cela n’est pas leur moment juste du fait de la peur et de l’angoisse qu’ils ressentent face à la maladie. En conséquence, il est bon dans un cas pareil de fuir au loin pour ne pas voir l’épidémie qui attaque le public, car cela peut engendrer une mauvaise situation psychologique.

Et si de nos jours nous n’avons nulle part où aller ! Mais l’auteur du ‘Yessod vechorech haAvoda’ a déjà écrit dans une lettre écrite pendant une telle période qu’il « faut enlever de son esprit les mauvaises nouvelles que l’on entend ». Pour nous, cela signifie ne pas rester accroché aux nouvelles distillées tout le temps… C’est sûr qu’il faut se tenir au courant de la conduite à suivre, mais inutile de savoir combien de personnes sont malades et combien ont succombé, car cela ne peut qu’entrainer la peur et le désespoir.

C’est ce que rav Akiva Eiger zatsal écrit aussi dans sa lettre (lorsque l’épidémie de choléra a éclaté en 1801) au milieu de ses avertissements de suivre les avis des médecins : « Ne pas s’inquiéter et s’éloigner toutes sortes de tristesse » (ceci est imprimé dans ses notes sur Nedarim 39b). De ce qu’il dit, nous apprenons que cela fait également partie du maintien de la santé du corps, et tout comme il nous est ordonné de tout faire pour sauvegarder nos âmes, nous devons aussi éviter les inquiétudes et la tristesse.

…Que l’Eternel fasse que se réalise en notre faveur ce que dit le Midrach, « Il n’amène plus de déluge, mais un déluge d’épidémie sur les Nations à la venue du Machia’h », que nous ayons droit à la délivrance du peuple d’Israël !

Article paru sur Kountrass

Pourquoi le rav Kanievsky a-t-il ordonné l’ouverture des Talmudé Tora et des Yechivoth ketanoth ?

La décision de rav Kanievski a interpellé. Rav Neugrashel l’explique.

Lorsque cette question est posée par les autorités civiles, elle est plus que grossière, c’est un mélange d’impudence, d’opacité et de stupidité.

Après tout, les autorités civiles ont tout fait pour perdre la confiance de la communauté orthodoxe et de ses dirigeants. Elles ont créé une situation dans laquelle les choses sont autorisées ou interdites selon des critères qui n’ont aucun sens aux yeux du public orthodoxe.

L’homme à la tête du système voit la prière de Rosh Hashana comme une sorte de célébration. Et à Yom Kippour, il accepte que l’on prie à l’extérieur par forte chaleur et sous le soleil brûlant. Souccot et Simchath Tora ne sont pour lui rien de plus que des rassemblements sociaux. Et les quatre espèces n’ont strictement aucune importance à ses yeux…

Comment une telle personne pourrait-elle s’attendre quand elle est non seulement menée par de telles pensées, mais encore les exprime face à chaque microphone – que ses décisions seront fiables ?

Or quand il s’agit d’une fermeture ou d’une quarantaine, ou tout nom que l’on donnera à cela, les localités orthodoxes et les quartiers orthodoxes ont été inclus. De nombreux quartiers de Jérusalem ont été ajoutés, y compris de grands quartiers tels que Ramot et Neve Ya’akov. Et soudain, après que des responsables orthodoxes se soient assis avec les données face aux dirigeants civils pendant quelques heures, le nombre est tombé à seulement deux quartiers. Comment ne pas perdre confiance ? Se le sujet était entre les mains d’un professionnel objectif, pourquoi des gens orthodoxes devaient-ils venir et s’asseoir sur cette question ? Est-ce une question de valeur religieuse ou sectaire?

Et pour augmenter encore le feu de l’opacité et de la stupidité, le respectable Premier ministre vient et dévoile au rav Kanievsky, qui réellement sait tout, qu’il est écrit dans « notre » Tora qu’il faut tout faire pour sauver des âmes… Et il l’a fait sur le ton d’un enseignant patient qui s’adresse aux enfants de première année. Eh bien, vraiment… Heureusement que le verset a été cité, sans blesser l’honneur de la personne qui le rapporte, rabbi Kanievsky n’aurait pas su qu’il y avait une telle chose (au passage, le verset ne parle pas du tout de la préservation du corps mais de la préservation de l’âme sur le plan spirituel…) Y a-t-il une limite à la stupidité et à l’arrogance ?

En outre, il a ajouté qu’il ne ne permettrait pas à la maladie de « sauter » des quartiers orthodoxes fermés à d’autres endroits. En d’autres termes, le but de la fermeture des quartiers orthodoxes n’est pas de les aider à éradiquer la maladie mais de protéger le reste de la population.

En fait, pourquoi le rav Kanievsky a-t-il vraiment ordonné l’ouverture des Talmudé Tora et des Yechivoth ? Après tout, même au plus fort de la fermeture, les magasins d’alimentation étaient ouverts, car on comprend que la nourriture est une chose nécessaire même dans le temps où les vies sont en danger. De même, les pharmacies sont restées accessibles, et tout le monde a été autorisé à se rendre à la pharmacie pour acheter des médicaments, car on conçoit également que les médicaments sont nécessaires et font partie des choses indispensables à la sauvegarde des gens.

Le rav Kanievsky nous enseigne qu’étudier la Tora pour les jeunes en une telle période est aussi un besoin pour leur sauvegarde.

La Gemara dans Berakhoth 61 raconte une conversation qui a eu lieu entre rabbi ‘Akiva qui a rassemblé des congrégations en public alors que c’était dangereux quand les Romains l’interdisaient. Il a comparé cela pour Papos ben Yehouda, qui critiquait le bienfondé de sa conduite, à la célèbre anecdote du renard proposant aux poissons qui avaient peur des filets de pêche – de monter sur terre. Les poissons lui ont répondu : « Stupide que tu es, si dans l’eau, qui pourtant est notre élément naturel, nous avons peur, que va-t-il se passer sur terre ? »

Mais quoi, ces gens crient que c’est dangereux ? Pourquoi n’ont-il pas été crié contre l’ouverture des épiceries et des pharmacies? Parce qu’ils comprennent qu’il y a des choses importantes…. Et ils ne comprennent pas à quel point l’étude de la Tora est importante …

La Tora pour les Juifs est comme l’eau pour les poissons. Et le regretté rav Yitz’hak Arieli a dit dans son livre Einaïm laMichpat (B. B. 7) : « A plus forte raison pour les jeunes du troupeau, car quand il n’y a pas de jeunes, il n’y a pas de troupeau après… »

Le président des États-Unis l’a compris, le premier ministre d’Israël pas encore.

Article paru sur Kountrass.com

Noa’h

« …Allons, bâtissons-nous une ville et une tour et son sommet dans les cieux, faisons-nous un nom. De peur de nous disperser sur la face de toute la terre… » Beréchith 11,4.

Nous sommes après le déluge, Hachem a détruit le monde à cause du vol et de la débauche.

Rabénou Bé’hayé explique que Hachem avait déjà enjoint Adam et ‘Hava, ainsi que Noa’h à la sortie de l’arche de se procréer et multiplier, pour remplir et conquérir la terre (Beréchith 1,28 – 9,1).

Hachem voulait qu’on se multiplie et qu’on se dispatch pour habiter sur toute la surface de la terre.

Et c’est justement ce point qui a fait peur à la génération de Babel.

« De peur de nous disperser », Rachi explique qu’ils craignaient que Hachem leur inflige une nouvelle catastrophe qui provoquerait leur dispersion. Ils voulaient rester ensemble, construire une seule ville où ils seraient concentrés, ils géreraient leur vie de façon autonome. Ils voulaient montraient qu’ils pouvaient se débrouiller sans Hachem, une sorte de kibboutz. Et par cette Tour, ils défieraient la grandeur de Hachem. Lire la suite

Beréchit

« Hachem-Elokim forma l’homme, poussière du sol, Il insuffla dans ses narines un souffle de vie, l’homme fut âme vivante » (Beréchith 2,7)

Rachi nous explique que l’homme est formé d’éléments provenant de la terre et d’éléments provenant d’en haut : le corps d’en bas et l’âme d’en haut.

Rachi ajoute que les animaux et les bêtes sauvages sont également appelés « âmes vivantes ». Mais l’âme de l’homme est la plus vivante de toutes, car il s’y ajoute la connaissance et la parole.

Nous apprenons de là que chaque être vivant est composé de deux éléments : le «Gouf », le corps, et le «Néfech », l’âme. De plus, chaque âme correspond à son corps.

Ainsi un corps animal possède une âme animale, un corps humain possède une âme humaine. L’osmose des deux éléments dépend de leur adéquation. Ainsi, si l’on voulait expérimenter de « greffer » un élément animal sur un élément humain, le résultat serait le suivant : וne âme d’animal dans un corps humain donnerait un homme qui se comporte grossièrement, bassement. A l’inverse, une âme humaine dans un corps animal donnerait un être tellement mal à l’aise, qu’il ne pourrait pas supporter cette cohabitation et chercherait à tout prix à faire sortir son âme de ce corps.

C’est ainsi que le rav Pinkous zatsal définit le Gouf et le Néfech, il détermine le Gouf par « l’objet » et le Néfech par la « lumière ».

Plus concrètement, si on branche une ampoule conçue pour recevoir 220 V, sur un courant électrique de 110 V, elle éclairera, mais pas à 100%, sa lumière sera faible.

Mais si on branche une ampoule conçue pour recevoir 110 V, sur un courant de 220 V, après quelques instants, l’ampoule explosera. Lire la suite

Le corona et Gog ou Magog

Déjà en 2018, le rabbi de Kretschnof-Kiriath Gath, rav Israël Nissan Rosenbaum zal, prévoyait le corona…

Il y a déjà deux ans, il a parlé du fait qu’un minuscule virus allait surgir et perturber le monde entier. « Béni soit le Maitre du monde, Il livrera tout seul la guerre de Gog et Magog. » Il est décédé depuis lors, en novembre 2019, laissant quatre enfants derrière lui.

Ce qu’il a dit alors, voici deux ans, a été imprimé depuis lors : « C’est le sens du verset : « Et Pharaon rêva » (Beréchith/Genèse 41,1), que le Saint, béni soit-Il, apportera quelque chose au monde qui sera une sorte de rêve, sans réalité, qu’on n’a jamais vu. Il pourra se propager dans le monde entier, tourner et perturber le monde du début à la fin, comme un rêve. Et malgré toute la technologie actuelle, toutes les nations du monde seront ‘comme des rêveurs’ et rien ne les aidera. »

Le rabbi a ajouté : « Et c’est ce qui se passera à la fin des jours, ni par guerre, ni par force, ni par l’esprit, ni par les Iraniens ni par les Syriens, etc. Mais le Saint seul livrera la guerre de Gog et Magog, « Le cheval est d’un vain secours pour triompher, et sa grande vigueur n’assure pas le salut » (Tehilim/Psaumes 33,17). Mais une seule chose sera utile : « Voici, les yeux du Seigneur sont ouverts sur Ses serviteurs, sur ceux qui ont foi en Sa bonté, afin de sauver leur âme du trépas, et de les conserver en vie pendant la famine.  Notre âme met son attente en l’Eternel : Il est notre aide et notre bouclier. Oui, notre cœur se réjouit en Lui, oui, nous avons confiance en son Saint Nom. Que Ta bonté, Eternel, s’étende sur nous, comme nous y comptons de ta part ! » (voir le texte ci-contre)

En se rapprochant de l’Eternel, les enfants d’Israël seront sauvés et arriveront à une rédemption complète.

Le rabbi concluait : « Que le Saint, béni soit-Il, nous préserve et nous sauve, tout le peuple d’Israël, de toute affliction et détresse, de toute maladie, que nous voyons bientôt des merveilles et la rédemption. »

Extrait d’un article paru sur Kountrass

Le Rav enrhumé…

La présente photo représente le Rav Wolbe zatsal à un brith. Il porte un masque ! Cette circoncision a eu lieu voici 27 ans. Pour autant que l’on se souvienne, il n’y avait pas d’épidémie alors, pourquoi ce grand rav portait-il un masque, et, par contre, la personne en face de lui – l’heureux papa – ne le faisait pas ? La réponse, dévoilée par le rav : il était enrhumé, et craignait pour la santé du bébé, ainsi donc il mit un masque, pour éviter tout problème au jeune enfant ! A méditer…

(Source: http://www.kountrass.com/19-personnes-dans-les-synagogues-a-la-fois-cest-tout/)

Balak

Balak, roi de Moab, demande au prophète des nations Bilaâm, de maudire le peuple d’Israël. Bilaâm tente de le faire, mais chaque fois, au lieu d’une malédiction, c’est une bénédiction qu’il profère.

« Et Hachem ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Bilâam : ” que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappé ainsi à trois reprises (chaloch régalim) ?” »

Rachi explique que l’ânesse demande à Bilâam comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui célèbre les trois fêtes de pèlerinage (Pessa’h-Chavouot-Soukot) ? En effet, l’ânesse fait une allusion au mérite qu’Israël acquerra dans le futur en se rendant trois fois par an au Beth-Hamikdach pour célébrer les fêtes.

Bien qu’il soit évident que les paroles de l’ânesse ont été dictées par Hakadoch Baroukh Hou il y a lieu de se demander pourquoi l’ânesse emploie le terme « Régalim » [allusion aux trois fêtes] plutôt que « Péâmim» [qui signifie fois ou reprises] ? Aussi, quel est le mérite particulier des trois fêtes ? Pourquoi ne pas mentionner une autre mitsva tel que le Chabat, Tsitsit ou encore les Téfiline? Lire la suite

‘Houkat: La maladie d’Amour

« Alors Hachem suscita contre le peuple les serpents brûlants qui mordirent le peuple, et il périt une multitude d’israélites. Et le peuple s’adressa à Moché et ils dirent : “Nous avons péché en parlant contre Hachem et contre toi ; intercède auprès de Hachem, pour qu’Il détourne de nous ces serpents !” Et Moché intercéda en faveur du peuple. Hachem dit à Moché : “Fais toi-même un serpent et place-le en haut d’une perche : quiconque aura été mordu, qu’il le regarde et il vivra !” »  Bamidbar (21 ; 6-8)

Cet épisode vient nous dévoiler l’une des raisons et des causes de la maladie et de la souffrance. Pourquoi donc Hachem a-t-Il « besoin » de nous faire souffrir ?

Le Rav Mordekhaï Miller nous offre une parabole provenant d’un discours du Rav ‘Haïm de Vologin :

Un jour, un enfant avait contracté une maladie mortelle et il dormait sans discontinuer. Les médecins prévinrent le père que si on ne le sortait pas de sa léthargie d’une façon ou d’une autre, cela lui serait fatal.

Le père mit alors tout en œuvre pour sauver son fils : Il retira d’abord les coussins, l’enfant ouvrit un œil et se rendormit. Il l’allongea sur du bois à la place du matelas moelleux, mais ce fut sans effet… Il se résigna ensuite, après de nombreuses autres tentatives infructueuses, à l’allonger sur des clous, car seule une telle douleur pourrait le réveiller et le sauver de sa léthargie mortelle.

Aussi pénibles que soient les souffrances de l’enfant, qui peut imaginer la douleur du père ?

Malheureusement, il arrive que le peuple Juif ressemble à cet enfant, en s’endormant en tant que Juif et en n’accomplissant plus son rôle. Hachem lui apporte alors la preuve la plus éclatante de Son amour en essayant par tous les moyens de le réveiller.

Hachem nous envoie donc des maladies par amour, des souffrances par bonté, afin de nous réveiller, et de nous rapprocher de Lui. Ce sont donc, malgré les apparences, des preuves d’amour et d’intérêt pour nous.

Lorsque le serpent fit fauter Adam et ‘Hava, sa punition fut que, dorénavant, il ne se nourrirait que de poussière. A première vue on ne comprend pas la punition, au contraire semble-t-il, voilà plutôt une bénédiction, car il trouvera sa subsistance à tous les coins de rue avec une extrême facilité !

En réalité, il n’y a pas pire malédiction ! Car de cette façon, tous les contacts avec Hachem sont coupés. Le fait de le combler physiquement et matériellement fut un moyen de l’écarter définitivement de la face du Créateur. Il n’a plus de besoins, donc plus besoin de connexions avec le Ciel. Livré à lui-même, sans Guide et sans plus aucune possibilité d’œuvrer pour le Bien.

Tous nos besoins ne sont qu’un moyen et non pas un but. J’ai besoin de me nourrir, donc je vais étudier, chercher un travail et me nourrir.

Mais ce n’est pas le contraire : j’ai besoin de manger donc je fais les études les plus poussées qui existent, je cherche un travail le plus haut placé, je brigue la fonction la plus rémunératrice, et je ne passe ma vie qu’à cela, en oubliant femme, enfants, Torah, etc.

Il ne faut pas confondre le moyen et le but.

Nous devons nous nourrir pour avoir des forces afin de réaliser la Volonté du Créateur ! Et non pas réaliser la volonté de mon EGO ! Le but ultime et essentiel est de nous relier au Créateur du monde.

C’est de là que nous voyons le sens de la souffrance, tant qu’il y a des « bobos », des angoisses, voire pire ‘Hass véChalom, nous restons en contact avec Hachem. Elle est envoyée pour éveiller en nous le besoin de retourner vers D.ieu. Si nous sommes conscients que la maladie est envoyée par le Ciel afin de nous rapprocher de Lui, alors nous comprendrons que dans la salle d’attente du médecin, il sera de mise de profiter de cette attente pour lire quelques Téhilim, faire une introspection, et essayer de comprendre pourquoi nous sommes assis là en cet instant.

Aucun événement n’arrive pour rien, et si l’on doit attendre 6 mois un rendez-vous avec un grand professeur, c’est sans doute que 6 mois doivent être consacrés à la Téchouva. Plus l’attente ou le traitement sont longs, plus Hachem attend de nous quelque chose en retour…

A la fin de notre verset, nous lisons que  le peuple s’est tourné vers Moché afin qu’il intercède en sa faveur. A notre époque aussi nous rendons visite aux Guédolim pour obtenir leur berakha et recevoir ainsi de l’aide pour affronter les diverses épreuves de la vie. Et c’est une très bonne habitude, car grâce à leur puissante intelligence, leur objectivité, leur pureté, ils peuvent analyser les problèmes mieux que personne, en outre, leur mérites nous permettent de trouver grâce aux yeux du Créateur.

Pourtant, cela n’est pas suffisant. Comme Hachem a répondu à Moché : “Fais toi-même un serpent et place-le en haut d’une perche : quiconque aura été mordu, qu’il le regarde et il vivra !” »

Le fait de regarder ce serpent, nul ne pouvait le faire à la place du malade, et cet acte venant de lui et non d’un intermédiaire, témoignait de sa croyance parfaite dans les pouvoirs guérisseurs de Hachem, Seul D.ieu, Tout Puissant.

Hakadoch Baroukh Hou attend de nous un acte qui montre notre entière dévotion.

Le monde actuel cherche souvent à occulter cette vérité, mais nous devons garder à l’esprit que le Maître de l’univers, le Créateur du monde, est notre Père qui recherche notre amour et notre reconnaissance, afin de nous offrir la rédemption. AMEN !

Rav Mordékhai Bismuth

‘Houkat

« Et tout ustensile ouvert, sur lequel il n’y a pas de couvercle attaché, est impur. » (Bamidbar 19 ;15)

Rachi : Et tout ustensile ouvert – Le texte parle ici d’un récipient en terre cuite, lequel ne peut pas devenir impur par une cause extérieure, mais seulement intérieure. Si la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. Si en revanche il porte un « couvercle attaché », il reste pur (‘Houlin 25a).

Le Rav Sofèr (Ouba’harta ba ‘haïm), explique par allusion que cet ustensile en question fait référence à la bouche de l’homme. Comme le dit Rachi, si « la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. » En d’autres termes notre bouche, ne pas peut dire ce qu’elle veut, quand elle le veut, elle doit être mise sous contrôle. Mis à part l’interdit notoire et gravissime du lachone ara dont la Torah nous défend explicitement, nous allons plutôt nous pencher sur la manière de parler et de s’exprimer. Nous devons nous efforcer à parler avec honneur et distinction, et non pas de manière grossière ou familière. LIRE LA SUITE

Le masque qui dévoile

Cette semaine en France et les semaines dernières en Erets nous lisons la célèbre paracha des Tsitsit où il est écrit : « parle aux enfants d’Israël et dis leur : ils feront des Tsitsit pour eux mêmes…un cordon d’azur…et vous le regarderez et vous vous rappellerez…et vous ne vous égarerez pas… »

Rav Dessler Zatsal explique que le Tsitsit est un instrument de mémoire, et voici ce qu’il écrit à ce sujet dans son célébre Mikhtav Mi-Eliyahou :

« Comment faut-il procéder pour, dans les profondeurs de son coeur, mettre en œuvre le souvenir ? Comment se rappeler les valeurs oubliées ? Nous l’apprenons dans le paragraphe sur les Tsitsit, puisque la Mitsva les concernant nous a été donnée dans le but explicite de nous amener à nous souvenir, comme il est dit : «Afin que vous vous souveniez de toutes les Mitsvot…»

La Mitsva des TSITSIT est présentée d’une manière quelque peu insolite : PARLE AUX ENFANTS D’ISRAËL. Le mot daber («parle») est souvent employé pour souligner la dureté du langage. Parler durement [à une personne mûre] permet de la choquer et d’ouvrir ses oreilles [spirituelles]. Puis : ET DIS-LEUR. Le mot émor («dire») comporte une connotation plus tendre ; l’amour et la tendresse transmettent le message au cœur. La présentation du sujet doit donc être placée à la fois sous le signe de la crainte et celui de l’amour.

Le mot TSITSIT signifie «un regard concentré» (voir Rachi). ILS FERONT DES TSITSIT POUR EUX-MEMES. L’objet du regard concentré doit être soigneusement préparé. Il faut donc absolument qu’il soit dirigé vers nous-mêmes.

AUX COINS DE LEURS VETEMENTS. Un endroit toujours facilement accessible à l’examen.

 ILS AJOUTERONT […] UN CORDON D’AZUR. Pour réaliser cette influence considérable, il fallait une association supplémentaire : «La laine bleu azur ressemble à la mer, la mer ressemble au ciel et le ciel au Trône céleste.» Ce rapprochement est destiné à nous faire prendre conscience du fait que les Mitsvot viennent de Dieu et qu’elles ont pour but la sanctification de son Nom et la proclamation qu’il est notre Roi (tel est le sens des mots : «Trône céleste»). Lorsque quelqu’un reconnaît la véritable valeur des commandements divins, il est prêt pour la notion de TSITSIT, pour le regard intense et profond qui éloigne l’oubli de son cœur.

Mais tout cela n’est pas suffisant. Il faut encore autre chose : CELA SERA POUR VOUS DES TSITSIT. Il vous faut vous préparer. Vous devez sentir que par le biais de ce signe vous allez entrer dans une concentration profonde, grâce à laquelle : ET VOUS LE REGARDEREZ : il s’agit de Hachem ; non pas, bien évidemment, de son essence — aucune créature ne peut la sonder — mais de sa providence, y compris tout ce qui existe dans le monde et tout ce qu’il y advient. Voir Hachem, c’est voir qu’il n’est rien d’autre dans le monde que son ‘héssed, c’est également constater de la manière la plus claire qui soit, avec les yeux que nous prêt  avoir perçu cette vision d’une totale clarté, que la Torah désigne sous l’expression «et vous le regarderez», que l’on peut accéder avec une sincérité totale au niveau appelé : ET VOUS VOUS RAPPELLEREZ… C’est de cette manière seulement que le vrai souvenir est possible.

A défaut de tous ces préliminaires, notre «souvenir» n’est pas digne d’être appelé ainsi, parce qu’il est alors fondé sur l’illusion et la fausseté. Il n’est certes pas facile de se rappeler du plus profond de son cœur, comme nous y invite la Torah lorsqu’elle dit : [ET VOUS VOUS RAPPELLEREZ] TOUS LES COMMANDEMENTS DE HACHEM. Seul celui dont le cœur  est concentré en permanence sur Hachem exclusivement peut se rappeler tous ses commandements, et alors : ET VOUS LES EXÉCUTEREZ. Là où il n’y a pas de véritable souvenir, il n’y aura pas d’action. De là on s’élèvera à l’étape suivante : ET VOUS NE VOUS ÉGAREREZ PAS… » (fin des paroles du Rav Dessler)

De nos jours, n’ont n’avons pas encore le mérite de porter ce fil azur influent, mais les éventements actuels nous offrent un nouvel instrument de mémoire : ce masque que le monde entier porte pour se protéger du virus.. Ces masques qui cachent notre visage nous dévoilent la présence divine.

De plus, majoritairement bleu azur, ils ressemblent, si l’on peut s’exprimer ainsi, en quelques points au commandement du Tsitsit. Il se place à un endroit toujours visible à l’image du Tsitsit qui se porte aux coins du vêtement. Sa couleur bleu azur, qui à lui aussi peut s’appliquer l’enseignement de la guémara «La laine bleu azur ressemble à la mer, la mer ressemble au ciel et le ciel au Trône céleste.»

En le voyant on ne peut que se rappeler que tout ce chamboulement mondial n’est que Sa volonté, et en ayant cela en tête on réalisera « et vous ne vous égarerez pas… »