Archives de catégorie : La Daf de Chabat

Noa’h

« …Allons, bâtissons-nous une ville et une tour et son sommet dans les cieux, faisons-nous un nom. De peur de nous disperser sur la face de toute la terre… » Beréchith 11,4.

Nous sommes après le déluge, Hachem a détruit le monde à cause du vol et de la débauche.

Rabénou Bé’hayé explique que Hachem avait déjà enjoint Adam et ‘Hava, ainsi que Noa’h à la sortie de l’arche de se procréer et multiplier, pour remplir et conquérir la terre (Beréchith 1,28 – 9,1).

Hachem voulait qu’on se multiplie et qu’on se dispatch pour habiter sur toute la surface de la terre.

Et c’est justement ce point qui a fait peur à la génération de Babel.

« De peur de nous disperser », Rachi explique qu’ils craignaient que Hachem leur inflige une nouvelle catastrophe qui provoquerait leur dispersion. Ils voulaient rester ensemble, construire une seule ville où ils seraient concentrés, ils géreraient leur vie de façon autonome. Ils voulaient montraient qu’ils pouvaient se débrouiller sans Hachem, une sorte de kibboutz. Et par cette Tour, ils défieraient la grandeur de Hachem. Lire la suite

Beréchit

« Hachem-Elokim forma l’homme, poussière du sol, Il insuffla dans ses narines un souffle de vie, l’homme fut âme vivante » (Beréchith 2,7)

Rachi nous explique que l’homme est formé d’éléments provenant de la terre et d’éléments provenant d’en haut : le corps d’en bas et l’âme d’en haut.

Rachi ajoute que les animaux et les bêtes sauvages sont également appelés « âmes vivantes ». Mais l’âme de l’homme est la plus vivante de toutes, car il s’y ajoute la connaissance et la parole.

Nous apprenons de là que chaque être vivant est composé de deux éléments : le «Gouf », le corps, et le «Néfech », l’âme. De plus, chaque âme correspond à son corps.

Ainsi un corps animal possède une âme animale, un corps humain possède une âme humaine. L’osmose des deux éléments dépend de leur adéquation. Ainsi, si l’on voulait expérimenter de « greffer » un élément animal sur un élément humain, le résultat serait le suivant : וne âme d’animal dans un corps humain donnerait un homme qui se comporte grossièrement, bassement. A l’inverse, une âme humaine dans un corps animal donnerait un être tellement mal à l’aise, qu’il ne pourrait pas supporter cette cohabitation et chercherait à tout prix à faire sortir son âme de ce corps.

C’est ainsi que le rav Pinkous zatsal définit le Gouf et le Néfech, il détermine le Gouf par « l’objet » et le Néfech par la « lumière ».

Plus concrètement, si on branche une ampoule conçue pour recevoir 220 V, sur un courant électrique de 110 V, elle éclairera, mais pas à 100%, sa lumière sera faible.

Mais si on branche une ampoule conçue pour recevoir 110 V, sur un courant de 220 V, après quelques instants, l’ampoule explosera. Lire la suite

Soukot – Vezot Haberakha

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la Torah ne termine pas avec un « happy end », mais au contraire en rappelant un évènement plutôt dur, celui de la destruction des Tables de la Loi après la faute du veau d’or.
Pourquoi se quitter sur un épisode aussi triste ? Quel est le sens de l’acte de Moché et en quoi est-il important ?
La Torah vient nous rappeler le grand acte de Moché et souhaite que nous en percevions l’utilité et les conséquences positives. Lire la suite

Haazinou

Nous devons apprendre de notre verset, l’importance d’écouter la parole des Anciens.

Il nous arrive très souvent de nous dire que les « vieux » rabâchent, qu’ils appartiennent à une autre génération où la vie n’était pas la même, que les nouveaux concepts de la modernité leur échappent, parce qu’ils passent leur temps dans leurs livres et dans leur Beth Hamidrach et qu’ils ne sont donc pas aptes à juger ce qui est bien ou non.

Leurs mises en garde contre internet, les nouvelles technologies, les médias… sont sévères et injustifiées, ils ne parlent pas en connaissance de cause et il est donc inutile de suivre les directives de ces hommes dépassés.

Mais la Guémara (Meguila 31b) nous enseigne : “Rabbi Chimon ben Elazar dit : « Si des Anciens te conseillent de démolir et des jeunes de construire, alors démolis et ne construis pas ! Parce que la démolition des Anciens est une construction et la construction de jeunes une démolition. » ” LIRE LA SUITE

Roch Hachana

Roch Hachana, un jour redoutable et rempli d’émotions. Nous passons de la synagogue, où nous prions solennellement, d’un esprit craintif, à un repas de fêtes où nous devons nous réjouir, boire et manger des douceurs. Comment peut-on passer d’un état de crainte à la joie ? Que signifie ce grand jour de Roch Hachana ? Quel comportement doit-on adopter, et avec quel état d’esprit ?

Il est écrit dans le Choul’hane aroukh (597), de manger, boire et se réjouir le jour de Roch Hachana. Comme il est dit : « Allez manger des choses grasses et buvez des boissons douces ; envoyez des plats à celui qui n’a rien préparé, car ce jour est saint devant D.ieu et ne vous attristez pas, car la joie de D.ieu est votre force. » (Ne’hémia 8;10) Ce qui signifie qu’il est interdit d’être triste ou de s’accabler le jour de Roch Hachana!! Lire la suite

Nitsavim-Vayelekh

« Je prends à témoin contre vous aujourd’hui le ciel et la terre, la vie et la mort j’ai donné devant toi, la bénédiction et la malédiction, tu choisiras la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance » Dévarim (30 ; 19)

Notre verset nous propose un choix, ce qui dévoile que nous détenons le libre arbitre. Nous devons comprendre où se situe ce choix.

Hachem place devant nous le bien et le mal. Nous pouvons donc déduire de là que le choix n’est pas de savoir ce qui est bien ou mal, cela est déjà déterminé. Si nous devions définir ce qui est bien ou mal, Hachem nous aurait dit : « J’ai mis devant toi deux chemins, choisis le bon ! »

Or pas du tout, non seulement Il nous montre où est le bien et où est le mal, mais en plus, Il nous demande de choisir la vie ! Ce qui laisse entendre que si nous voulons vivre nous sommes obligés de choisir le bien.

Qu’est-ce que cela signifie ? Nous avons un libre arbitre, mais qui n’est pas vraiment « libre » puisque la décision est pré-requise. Lire la suite

Ki Tavo

« Maudit soit quiconque n’accomplira pas (YAKIM) les paroles de cette Torah-ci pour les faire… » Devarim 27;26

Les commentateurs expliquent de différentes manières le terme Yakim/accomplir, et la signification de ce verset, qui clôt les malédictions. Une des nombreuses réponses données par nos Sages, est de traduire « Yakim » par lever.

Le Yerouchalmi (Sota 7;4 -Korban Ha Eda), explique qu’il ne s’agit pas d’une Mitsva d’ordre général, mais elle fait référence à celui qui ne lève pas «YAKIM» le Sefer Torah comme il faut. Mistva plus connue sous le nom de la Hagbaa (action de lever et de présenter la Torah à l’assemblée).

Les paroles du Yerouchalmi ont de quoi nous surprendre, surtout que d’après nos connaissances, la Hagbaa n’est pas une Mitsva de la Torah. Qui y a-t-il de si grave de « mal » faire la Hagbaa ?! Lire la suite

Ki Tetsé

« Tu verras le bovin de ton frère, ou son mouton égaré, et tu ne te détourneras pas d’eux ; rapporter, tu les rapporteras à ton frère. » Dévarim (22 ; 1)
Le Rambam écrit (Sefer Hamitsvot, Mitsva 269) : « Il nous est interdit de nous détourner d’un objet perdu, au contraire, nous devons le prendre et le ramener à son propriétaire, ainsi qu’il est dit (Dévarim 22 ; 3): « Tu n’as pas le droit de t’abstenir… »
Le Sifri nous enseigne que tout celui qui ne le ramène pas, enfreint à la fois un commandement positif et un négatif. Positif, parce qu’il doit ramener l’objet perdu et qu’il ne le fait pas ; négatif, parce qu’il lui est interdit de se détourner de cet objet, de faire comme s’il ne l’avait pas vu, et qu’il le fait malgré tout.
Nos Sages s’étonnent de la rigueur de la Torah au sujet d’une perte financière que subirait notre prochain dans un tel cas. En effet, s’il a perdu quelque chose, c’est à cause de sa négligence, s’il l’avait mieux gardé, cela ne serait pas arrivé. Or cette négligence va entraîner que celui qui trouvera sa bête sera obligé par la Torah de s’en occuper. C’est-à-dire de prendre sur son temps, de s’occuper de la bête, de la nourrir… jusqu’à retrouver son propriétaire afin de la lui remettre.
Ils élaborent un raisonnement « a fortiori » afin de résoudre cette question. Si la Torah est tellement rigoureuse en ce qui concerne la perte financière de mon prochain due à une négligence, à fortiori l’est-elle en ce qui concerne sa perte spirituelle. Ainsi a fortiori doit-on nous occuper de notre prochain non pratiquant ou non croyant, qui a perdu son lien à la Torah. Quel que soit le milieu d’où il vienne, il se retrouve à présent coupé de La Source, « empêché » de s’intéresser ou de se rapprocher des merveilles de la Torah. Lire la suite

Choftim

Le mois de Elloul est la période propice à la Téchouva. En effet, à quelques semaines de Roch Hachana, chacun d’entre nous se doit de faire un bilan personnel sur ses actes et comportements passés, afin d’aborder la nouvelle année sur des bases meilleures. Évidement, la Téchouva se vit et s’applique au quotidien, et toute l’année ! Mais disons que Elloul est particulièrement propice, parce que nous approchons de notre Jugement.
Notre Paracha, qui se lit en cette période, nous offre une ligne de conduite pour mener à bien notre Téchouva. Lire la suite

Réé

« Vois, Je place devant vous aujourd’hui : une bénédiction et une malédiction » (Dévarim (1;27)

La question que de nombreux commentateurs posent à propos de ce verset concerne le changement de personne effectué, du pluriel au singulier, dans les premiers mots du verset. En effet, au début nous lisons « Vois » et peu après : « devant vous ». Or en toute logique il aurait dû être écrit « vois » et « devant toi » ou « voyez » et « devant vous ». C’est ainsi que tout le monde écrit et c’est ainsi que nous devons donc écrire. Certes, mais ces règles d’accord ne concernent pas Le Créateur du monde Qui a de nombreux enseignements à nous transmettre dans chaque mot de Sa sainte Torah. Revenons cependant au sujet de faire comme tout le monde, de manière générale. Lorsque l’on se pose la question de savoir pourquoi nous agissons comme ceci ou comme cela, la réponse est très souvent : « parce que tout le monde agit ainsi. » Nous suivons en effet tous le courant, si tout le monde le fait, c’est que c’est la bonne manière d’agir. Lire la suite…