Archives de catégorie : La Daf de Chabat

Balak

Balak, roi de Moab, demande au prophète des nations Bilaâm, de maudire le peuple d’Israël. Bilaâm tente de le faire, mais chaque fois, au lieu d’une malédiction, c’est une bénédiction qu’il profère.

« Et Hachem ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Bilâam :  » que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappé ainsi à trois reprises (chaloch régalim) ? » »

Rachi explique que l’ânesse demande à Bilâam comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui célèbre les trois fêtes de pèlerinage (Pessa’h-Chavouot-Soukot) ? En effet, l’ânesse fait une allusion au mérite qu’Israël acquerra dans le futur en se rendant trois fois par an au Beth-Hamikdach pour célébrer les fêtes.

Bien qu’il soit évident que les paroles de l’ânesse ont été dictées par Hakadoch Baroukh Hou il y a lieu de se demander pourquoi l’ânesse emploie le terme « Régalim » [allusion aux trois fêtes] plutôt que « Péâmim» [qui signifie fois ou reprises] ? Aussi, quel est le mérite particulier des trois fêtes ? Pourquoi ne pas mentionner une autre mitsva tel que le Chabat, Tsitsit ou encore les Téfiline? Lire la suite

‘Houkat

« Et tout ustensile ouvert, sur lequel il n’y a pas de couvercle attaché, est impur. » (Bamidbar 19 ;15)

Rachi : Et tout ustensile ouvert – Le texte parle ici d’un récipient en terre cuite, lequel ne peut pas devenir impur par une cause extérieure, mais seulement intérieure. Si la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. Si en revanche il porte un « couvercle attaché », il reste pur (‘Houlin 25a).

Le Rav Sofèr (Ouba’harta ba ‘haïm), explique par allusion que cet ustensile en question fait référence à la bouche de l’homme. Comme le dit Rachi, si « la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. » En d’autres termes notre bouche, ne pas peut dire ce qu’elle veut, quand elle le veut, elle doit être mise sous contrôle. Mis à part l’interdit notoire et gravissime du lachone ara dont la Torah nous défend explicitement, nous allons plutôt nous pencher sur la manière de parler et de s’exprimer. Nous devons nous efforcer à parler avec honneur et distinction, et non pas de manière grossière ou familière. LIRE LA SUITE

Kora’h – Zoom sur Rav Google

« … Car toute la communauté, tous sont saints, et Hachem est au milieu d’eux, et pourquoi vous élèveriez-vous sur l’assemblée de  Hachem ? » Bamidbar (16,3)

Au travers de ces mots, Kora’h et ses compagnons ont voulu signifier à Moché et Aharon qu’ils ne leur étaient en rien supérieurs, qu’ils avaient tous entendu la voix de Hachem sur le mont Sinaï, et que tous les Juifs étaient donc à ce titre des prophètes et des égaux, sans aucun besoin d’un dirigeant quelconque.

En quelque sorte, Kora’h et ses compagnons ont tenté de diviser la communauté, que chacun fasse « bande à part », que chacun soit son propre guide !

Kora’h ne revendiquait pas spécialement le pouvoir. Il voulait plutôt le briser. Il voyait la force qui réside en chaque Juif, pouvant lui permettre de devenir indépendant et dirigeant d’une communauté. Aujourd’hui nous retrouvons des « mini-Kora’h » un peu partout autour de nous, au sein de nos communautés, et même en nous-mêmes. Le Kora’h des temps modernes est « internet », l’étude de la Tora sur écran. Lire la suite

Chéla’h Lékha

Les Bneï Israël sont au seuil de la Terre promise, et c’est alors que se produit un épisode lourd en conséquences. Douze illustres personnalités du peuple, une désignée par tribu, sont chargées de mener une mission d’exploration du Pays. Mais à leur retour, ces explorateurs fournissent un rapport catastrophique, démoralisant le peuple qui se mit à douter sur la possibilité de prendre possession de la Terre qu’Hachem avait promise à Avraham en héritage. A cause de cela, toute cette génération sera condamnée à périr dans le désert et l’entrée en Terre Sainte sera décalée de quarante ans. Pourquoi l’expédition des explorateurs en Terre Sainte a-t-elle échoué et entraîné de graves conséquences? LIRE LA SUITE

Béaalotékha-Nasso

C’est dans une prestigieuse salle et dans des conditions féeriques que Réouven a prise Sarah comme épouse aux yeux de centaines d’invités ébahis de cette inoubliable cérémonie. À l’issue de cet événement, le jeune couple prit le chemin de leur demeure pour commencer leur nouvelle vie. Mais voilà que le lendemain des noces, le jeune marié sortit faire quelques course sans revenir. Le temps passe, une heure, deux heures…et toujours pas de nouvelles du ‘hatan. Avait-il été subi un accident ? Un malaise? A-t-il était agressé ? La nuit tomba, la jeune épouse se retrouva seule et angoissée de savoir ce qui a pu bien arriver à son jeune mari. Elle déclara l’incident à la police qui fit son enquête, et lança un avis de recherche. Mais le temps passe, et toujours pas de nouvelle, une semaine s’écoula, puis deux, et toujours pas de ‘hatan, il s’était volatilisé ! Aucun signe de vie, ni mails ,ni sms… Juste les mouvements du compte en banque qui prouvent que le jeune marié était bel et bien en vie, et usait paisiblement des cadeaux du mariage.

Couverte de honte, après une année de torture et de solitude, le soir de l’anniversaire de leur mariage, la jeune femme regarda seule et tristement les photos , seuls vestiges de son mariage.

Soudain elle entendit frapper à la porte, elle se leva pour ouvrir et resta clouée sur place en voyant son mari se tenant sur le seuil de la porte, souriant dans son costume du mariage tenant un bouquet de fleurs. Pensez vous que notre pauvre Cala va accueillir le h’atan à bras ouverts ? LIRE LA SUITE

Chavouot

trois jours précédant ce grand événement (Chémot 19 ;15), le Midrach nous enseigne que lorsque Moché appela les enfants d’Israël pour qu’ils viennent recevoir la Torah, il les trouva endormis ! C’est presque impensable. Pourtant, dire qu’ils ignoraient alors la valeur de la Torah semble problématique en regard de tous les préparatifs qu’ils firent à l’approche de son don.

Le Maguen Avraham (Ora’h ‘Haïm 494), rapporte au nom du Zohar, que les hommes pieux des anciennes générations avaient l’habitude de rester éveillés toute la nuit de Chavouot, qu’ils se consacraient à l’étude, afin de réparer ce manquement de leurs ancêtres en cette nuit historique.

Comment alors comprendre, leur comportement d’aller paisiblement dormir la nuit précédant le don de la Torah, au lieu de déborder d’excitation et d’émotion ? Que venons-nous réparer en restant éveiller toute la nuit de Chavouot ?

Dans la Torah il est écrit « Hachem-Elokim forma l’homme, poussière du sol, Il insuffla dans ses narines un souffle de vie, l’homme fut âme vivante. » (Beréchit 2;7)

Rachi nous explique que l’homme est formé d’éléments provenant de la terre et d’éléments provenant d’en haut : le corps d’en bas et l’âme d’en haut. Rachi ajoute que les animaux et les bêtes sauvages sont également appelés « âmes vivantes ». Mais l’âme de l’homme est la plus vivante de toutes, car il s’y ajoute la connaissance et la parole. Nous apprenons de là que chaque être vivant est composé de deux éléments : le «Gouf », le corps, et le «Néfech », l’âme. L’âme que l’on nomme couramment la Néchama est en fait composée de cinq parties, qui sont Néfech, Roua’h, Néchama, Haya. et Yé’hida. Chaque partie d’âme correspond à une lettre du Tétragramme « י־ה־ו־ה » et la Yé’hida correspond à la pointe du Youd (Kots). Lire la suite

Bamidbar

Rachi nous explique que « c’est par amour qu’Hachem porte pour les Bneï Israël, qu’Il les compte à tout moment. Il les a comptés lorsqu’ils sont sortis d’égypte, et de nouveau après qu’ils déchurent par la faute du veau d’or afin de connaître le nombre de survivant (voir chémot 38;26), et encore une fois lorsqu’Il est venu faire résider Sa chékhina sur eux. »

Une question se pose sur le premier commentaire de Rachi lorsqu’il dit qu’Hachem «  les compte à tout moment », or par la suite de son commentaire ne voyons-nous pas qu’il ne les a fait dénombrer qu’à certaines occasions ?

Le fait d’être compté attribue une importance à l’objet ou la personne dénombrée comme nous dit la Guémara (Beitsa 3b) « une chose qui est dénombrée ne peut s’annuler même parmi mille autres ». Lire la suite

Béhar-Bé’houkotaï

« Si dans mes statuts vous marchez et mes Mitsvot vous gardez, vous les faites… je donnerai leur pluies en leur temps…vous aurez du pain à manger en abondance, et vous demeurerez en sécurité dans votre pays. Je ferai régner la paix dans ce pays, et nul n’y troublera votre repos ; je ferai disparaître du pays les animaux nuisibles, et le glaive ne traversera point votre territoire… » (Vayikra 26 ; 3-6)

Comment pouvoir bénéficier de ces magnifiques bénédictions ? Et qu’est-ce que signifie « marcher dans les statuts d’Hachem » ? Le Or Ha’haïm Hakadoch offre rien que sur ces mots 42 explications différentes ! Et voici ces mots pour la septième explication : « Dans les Pirkeï Avot (4;14) il est enseigné “Exile-toi dans un lieu de Torah… (…)” c’est-à-dire qu’il faut aller d’endroit en endroit pour acquérir la Torah, comme l’explique la Guémara (‘Haguiga 5b) : tous s’exilaient pour aller étudier. Certains partaient pour six mois, et revenaient un seul jour pour s’occuper de leurs affaires. Tel est le sens du verset : “si dans Mes statuts (…)” : il évoque l’étude de la Torah pour laquelle il faut marcher [s’exiler]. En effet, pour se consacrer librement à l’étude, il n’est pas possible d’étudier chez soi, car celui qui reste chez lui sera sans cesse détourné de son étude par des soucis d’ordre ménager. C’est pourquoi “l’homme doit abandonner son père et sa mère” et quitter l’endroit où il est pour aller à la recherche de la Torah.» Lire la suite