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Devarim: Le peureux est sans espoirs….

«Nos frères ont abattu notre courage» (Devarim 1-28)

Rav Galinsky commente: quand les explorateurs rapportèrent leurs témoignages sur les villes immenses et fortifiées ainsi que leurs habitants gigantesques, en leur prouvant leurs propos à l’aide des énormes fruits qu’ils apportèrent donnant une notion de la taille des monstrueux géants résidant dans ces villes, le peuple éclata en sanglots. Moché rabénou se leva et déclara: “Vous n’avez pas à trembler devant eux ni à les craindre” (Devarim 1-29), car l’Eternel a déjà promis d’envoyer le frelon sur eux afin d’aveugler les Cananéens ! Les géants Cananéens sont-ils vaccinés contre les piqûres de frelon ? Que peuvent bien nous faire des géants aveugles et impuissants ?! Celui qui a frappé les Egyptiens des dix plaies et les a noyé dans la Mer Rouge, ne peut-Il pas gagner contre les Cananéens ? De quoi avez-vous peur ?!

Mais dans les faits, les paroles de Moché Rabénou ne firent aucun effet et le peuple pleura sans raison. C’est pourquoi il fut décrété qu’il mourrait dans le désert et que toutes les générations pleureraient à cause d’eux ! Comment comprendre cela ?

Quand nous sommes arrivés en Sibérie, on nous informa que nous subirions une peine de vingt-cinq ans de prison. Nous n’avons pas eu droit à un jugement légal même pas simulé. Ce fut une décision arbitraire des communistes. “Vous voyez ce portail derrière vous ?”, interrogea le commandant du camp, “personne n’est jamais ressortie d’ici vivant !” Concrètement, nous sommes restés dans ce camp pendant deux ans, un dixième de la peine que nous devions subir, mais c’était déjà beaucoup trop.

Quand nous avons été libéré, un ami attrapa ma main et me chuchota dans l’oreille avec émotion: “Je n’ai aucun doute que c’est par le mérite du respect des livres que nous avons été libérés !”

Je fus surpris de cette réflexion, il me semble que ce sont les décisions décrétées par D., je ne compris pas de quoi il parlait.

En Sibérie, il y avait une terrible pénurie de papier. Les feuilles de papier étaient rares. Mon ami eut de la chance. Au lieu de sortir travailler comme bucheron tous les matins dans le froid glacé et de marcher des kilomètres dans la forêt enneigée pour aller couper des troncs d’arbres pendant quatorze heures, il fut désigné pour être coiffeur. Il rasait tous les matins les poils raides des barbes des supérieurs et les taillait, un travail propre et facile. Pour ce faire, il lui fallait nettoyer à chaque fois le rasoir et les ciseaux. Pas de problème, les responsables lui fournirent du papier pour nettoyer autant qu’il le faut. Ainsi, on lui apporta une liasse de papier. Il commença le nettoyage et on lui fournit le papier à volonté.

Son regard s’assombrit quand il se rendit compte que ces feuilles provenaient de livres saints.

Le soir, quand nous revinrent de notre travail si dur, mon ami se plaignit à moi amèrement d’une voix étouffée: “Que dois-je faire ? Comment agir ? Je ne peux pas !” Il est interdit de se servir des pages de livres saints pour nettoyer un rasoir, c’est un déshonneur. Mais d’un autre côté, s’il ne le fait pas, il sera puni et renvoyer de ce poste. Que faire ?!

Je lui ai dit: “Sois tranquille, nous allons trouver une solution!”

“Quoi, comment, ce n’est pas possible !” Il fallait le calmer et lui détourner l’attention.

Je lui dis: “Ecoute ce que l’histoire suivante tirée des Prophète nous enseigne (Melakhim 2-6): le Roi d’Aram essayait constamment de tendre des embuscades au Roi d’Israël mais ce dernier savait ce méfier d’elles. Le Roi d’Aram dit à ses serviteurs: il doit y avoir un espion parmi nous qui dévoile tous nos secrets.

Ses serviteurs lui répondirent: le Roi d’Israël n’a pas besoin d’espions. Le prophète Elisha est avec lui et lui révèle par prophétie tous tes secrets. Le Roi d’Aram envoya une délégation pour vérifier ces affirmations et il apprit que le prophète résidait à Dotan. Il envoya son armée afin de capturer Elisha. Le matin, le serviteur d’Elisha sortit et aperçut qu’ils étaient encerclés. Il s’écria: “Ah, mon maître, que va-t-on faire ?” Elisha lui répondit: “N’ais pas peur, car nous sommes plus nombreux qu’eux”. Elisha demanda à D. qu’il ouvre les yeux de son serviteur pour qu’il voie les bataillons d’anges célestes entourant Elisha.

Elisha demanda: “Fasse que cette armée goye devienne aveugle”, toute l’armée fut frappée d’aveuglement; et Elisha la remit entre les mains du Roi d’Israël.

Une question se pose: puisqu’il fut sauvé par le fait que toute l’armée devint aveugle, pourquoi avait-il besoin de faire appel à des escadrons d’anges célestes et que son serviteur les voient ? Car en fin de compte, les anges ne participèrent pas à son sauvetage !

En fait, le serviteur était paniqué, la panique est une maladie contagieuse. S’il avait contaminé par sa frayeur le prophète Elisha, ce dernier aurait été affaibli par le désespoir, et la prophétie ne peut régner que s’il y a la joie d’accomplir les commandements (Chabbat 30B). Ainsi, en premier lieu, il fallait calmer le serviteur. Il se calma quand il aperçut que son maître était encerclé d’anges célestes qui le protégeaient. Quand tout fut tranquille, Elisha se concentra et demanda de frapper toute l’armée d’Aram d’aveuglement. Mon ami comprit et se détendit. Il fallait trouver une solution et je réussis à trouver.

Nous devons prier non pas pour être sauvés des bêtes féroces ou des bandits mais pour être épargnés de la peur et de la panique, c’est cela le plus important!   

Rav Moché Bénichou (Extrait de l’ouvrage Véhiguadeta)

Balak

Balak, roi de Moab, demande au prophète des nations Bilaâm, de maudire le peuple d’Israël. Bilaâm tente de le faire, mais chaque fois, au lieu d’une malédiction, c’est une bénédiction qu’il profère.

« Et Hachem ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Bilâam : ” que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappé ainsi à trois reprises (chaloch régalim) ?” »

Rachi explique que l’ânesse demande à Bilâam comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui célèbre les trois fêtes de pèlerinage (Pessa’h-Chavouot-Soukot) ? En effet, l’ânesse fait une allusion au mérite qu’Israël acquerra dans le futur en se rendant trois fois par an au Beth-Hamikdach pour célébrer les fêtes.

Bien qu’il soit évident que les paroles de l’ânesse ont été dictées par Hakadoch Baroukh Hou il y a lieu de se demander pourquoi l’ânesse emploie le terme « Régalim » [allusion aux trois fêtes] plutôt que « Péâmim» [qui signifie fois ou reprises] ? Aussi, quel est le mérite particulier des trois fêtes ? Pourquoi ne pas mentionner une autre mitsva tel que le Chabat, Tsitsit ou encore les Téfiline? Lire la suite

Kora’h – Zoom sur Rav Google

« … Car toute la communauté, tous sont saints, et Hachem est au milieu d’eux, et pourquoi vous élèveriez-vous sur l’assemblée de  Hachem ? » Bamidbar (16,3)

Au travers de ces mots, Kora’h et ses compagnons ont voulu signifier à Moché et Aharon qu’ils ne leur étaient en rien supérieurs, qu’ils avaient tous entendu la voix de Hachem sur le mont Sinaï, et que tous les Juifs étaient donc à ce titre des prophètes et des égaux, sans aucun besoin d’un dirigeant quelconque.

En quelque sorte, Kora’h et ses compagnons ont tenté de diviser la communauté, que chacun fasse « bande à part », que chacun soit son propre guide !

Kora’h ne revendiquait pas spécialement le pouvoir. Il voulait plutôt le briser. Il voyait la force qui réside en chaque Juif, pouvant lui permettre de devenir indépendant et dirigeant d’une communauté. Aujourd’hui nous retrouvons des « mini-Kora’h » un peu partout autour de nous, au sein de nos communautés, et même en nous-mêmes. Le Kora’h des temps modernes est « internet », l’étude de la Tora sur écran. Lire la suite

Béaalotékha: Forfait illimité

«Hachem dit à Moché : Est-ce que le bras d’Hachem est trop court ? » (Bamidbar 11, 23)

Cet appel constitue un encouragement pour chaque juif à repousser de son cœur toute inquiétude convaincu que son Père Céleste s’occupe de tous ses besoins.

Il est fréquent, en effet, que lorsque naissent des sujets  d’inquiétude  importante ou non, dans le domaine spirituel et plus encore matériel, une personne s’y morfonde. Elle ne cesse de penser : « Que va-t-il advenir de mes revenus qui demeurent insuffisants pour vivre, quel sera mon sort dans les Chidoukhim, quand viendra  la  guérison ou la délivrance, comment parvenir à m’affranchir d’untel qui me fait concurrence ou d’un autre qui n’arrête pas de ternir ma réputation ?  » Ce  sera alors  le moment de savoir  que  ces  épreuves  ont un but unique : le Créateur désire que Ses enfants aient confiance en Lui et prennent conscience que, sans Son aide, rien de petit ou de  grand  n’est  possible. De cette manière, l’homme trouve la sérénité et la tranquillité d’esprit, d’autant plus qu’en réalité, cette inquiétude n’a aucun fondement. En effet, rien ni personne ne peut lui nuire ni lui venir en aide, lui causer la moindre perte ou lui apporter le plus petit profit, si cela n’a pas été décrété par Hachem, Créateur du Ciel et de la Terre.

La Guémara (Sanhédrine 106b) enseigne que ”la Torah de Doèg le Edomite n’était que superficielle”. (Doèg fut le conseiller du Roi Chaoul. Erudit en Torah, il fait néanmoins partie des quatre personnages bibliques qui n’ont pas de part au Monde Futur pour avoir discrédité David et ceux qui l’aidèrent dans sa fuite et provoqué ainsi l’exécution par Chaoul de Nov, une ville entière de Cohanim, n.d.t) Certains expliquent cette Guémara de manière allusive (en s’appuyant sur le nom Doèg qui  signifie  en  hébreu  ”s’inquiéter”,  n.d.t) : un homme  qui s’adonne à l’étude  de la Torah et qui est constamment  en proie à la crainte et à l’inquiétude, tant  dans le domaine  spirituel  que  matériel (au sujet de sa subsistance ou de  ses  autres besoins) témoigne par cela que sa Torah demeure  superficielle.  Car  l’étude a pour effet d’imprégner le cœur de l’homme d’une foi intègre dans le Saint-Béni-Soit-Il et, par conséquent, de repousser toute inquiétude lorsqu’il doit faire face aux vicissitudes de l’existence. Au contraire, il est convaincu que tout ce qui lui arrive provient de  son  Père  Céleste et  ne  peut  lui  être que bénéfique.

Un homme richissime avait une fille unique parée de  toutes  les  vertus, Lorsque celle-ci arriva en âge de se marier, son père envoya un émissaire  à l’un  des  plus  grands  Roch Yéchiva en lui   demandant de lui  trouver un mari érudit en Torah, craignant D. et doté des meilleures qualités. Le ‘Hatan pouvait, promit-il, être sûr de ne manquer de rien. Toutes les  dépenses  du  mariage  seraient à son compte et son gendre vivrait à sa charge durant toute son existence. Avec l’aide de D., il n’aurait donc jamais à s’inquiéter de sa subsistance ni d’aucun besoin. Quelques jours après, le Roch Yéchiva fit savoir au père qu’il avait un Ba’hour d’une érudition sans pareille et animé d’une crainte d’Hachem sans compromis qui convenait parfaitement à ses exigences. Sur le champ, le riche se  mit en route avec émotion dans l’intention cependant de tester les connaissances   du dit   Ba’hour dans les sujets talmudiques les plus ardus. Il comptait en         outre vérifier de près sa conduite. Le ‘Hatan fit, en effet, preuve d’une érudition immense dans tous les domaines de la Torah et lui fit bonne impression quant à ses traits de caractère. Le père qui ne cessait de s’émerveiller de ses      connaissances si vastes en Torah associées à un esprit acéré sans pareil, décida qu’il serait son gendre.

Lorsqu’arriva l’heure de conclure  l’union et de lever les verres en l’honneur de l’heureux événement et alors qu’on  était sur le point de ”casser l’assiette”, le  Ba’hour demanda au  père  quelle  somme il prévoyait de donner  en  dot…  Ce  dernier se leva brusquement, se dirigea vers le Roch Yéchiva et lui annonça  que  le Chidoukh était annulé et qu’il refusait catégoriquement de donner sa fille  à  un tel Ba’hour. Le Rav, surpris, lui demanda s’il s’était aperçu chez lui d’un quelconque manque de connaissances ou de crainte de D., ou encore s’il avait découvert un défaut caché.

« Ses connaissances en Torah  et  sa  crainte de D. sont immenses, répondit le père, et il est promis à un grand avenir. Cependant, son manque de bon sens n’a d’égal que sa stupidité. Toute la ville connaît la grandeur de ma richesse et la réputation de ma famille. Tous savent également que je ne possède qu’une fille unique. Cela signifie que tous mes biens sont destinés à ma fille et à son  mari depuis le jour du mariage  et  en  particulier, après 120 ans lorsqu’ils seront mes uniques  héritiers.  Par  conséquent, ses doutes quant au montant de la dot, traduisent un manque de perspicacité évident et pour rien au monde je ne le prendrai comme mari pour ma fille ! »

Cette histoire est un exemple de notre situation : pourquoi s’inquiéter de de la manière dont notre subsistance nous parviendra ? N’est-il pas écrit : « L’argent est à Moi l’or est à Moi, parole du  D.  Tout puissant » (‘Hagaï 2, 8) ? Le monde entier et tout ce qu’il contient est Sa propriété. Sa richesse (si on peut  dire !)  est connue de tous et de plus, les Bné  Israël sont Ses enfants  bien-aimés,  comme   il   est   dit   (Jérémie   31,   19)  : « Ephraïm est mon fils chéri, mon enfant de prédilection », à l’instar de l’enfant unique de ce père richissime. Dès lors, si un juif s’inquiète encore en se demandant constamment ”d’où me viendra l’aide nécessaire ? Comment pourvoirai-je aux besoins de ma famille  ?”, il  ressemble  à ce  Ba’hour et à sa question insensée :”combien recevrai-je en dôt ?”. Ne comprend-il pas qu’en recevant pour femme la fille de ce riche, il recevra également tout ce dont il a besoin ?

Il en est de même  de chaque juif : il doit  se rappeler que son Père Céleste  est présent en permanence et lui promet qu’il ne manquera de rien, comme il est dit: « Rien ne manque à ceux  qui  le  craignent.» (Téhilim 34, 10)

Rav Elimélekh Biderman Chlita

PESSA’H CHÉNI, TOUT N’EST PAS PERDU

Cette semaine nous parlons de Pessa’h Chéni. En effet un mois après Pessa’h, le 14 Iyar, nous fêtons Pessa’h Chéni.

Rappelons son origine : Un an après la sortie d’Égypte, Moché Rabénou ordonne au peuple de célébrer pour la première fois la fête de Pessa’h et de procéder au sacrifice du korban Pessa’h (sacrifice de l’agneau pascal). Malheureusement, la joie de cette première commémoration ne sera pas partagée par tous.

En effet Moché Rabénou reçoit la visite surprenante d’une poignée de personnes ne pouvant pas procéder à ce sacrifice, car ils étaient impurs. ( Voir Bamidbar 9 ; 7)

La Guémara [Souka 25a/b] offre diverses raisons pour comprendre leur état d’impureté:

Selon Rabbi Yossi Hagligli ils portaient les ossements de Yossef ; selon Rabbi Âkiva il s’agissait de Michaël et Eltsafan qui transportèrent les dépouilles de Nadav et Avihou (les enfants d’Aharon) en dehors du camps ; enfin selon Rabbi Its’hak, ils étaient de simples juifs ayant dû s’occuper de l’inhumation d’un « mèt mitsva », un mort abandonné en attente de sépulture.

Ayant ce statut, ils sont exemptés de faire le Korban Pessa’h. Ils ne ratent pas la Mitsva, ils n’ont pas le devoir de la faire car ils sont occupés à une autre Mitsva.

Quoi qu’il en soit, ces hommes réclamèrent de pouvoir fêter eux aussi ce grand jour. Ils se sont sentis comme « punis » sans raison fondée, car ce n’était pas dû à une négligence de leur part, mais plutôt lié à l’accomplissement d’une Mitsva.

Pourquoi seraient-ils privés de fêter avec le reste du peuple une si grande sim’ha de ce premier Pessa’h en tant que peuple libre ? Bien que dispensés, ces hommes ont cherché à montrer leur attachement et leur reconnaissance envers le Créateur qui les a libérés.

Moché Rabénou, ne sachant pas comment réagir à cette réclamation, consulta Hachem qui lui ordonna d’instituer un second Pessa’h pour ceux n’ayant pas pu fêter le premier.

Incroyable ! Une fête qui n’existait pas dans le calendrier, et qui, grâce à une poignée de gens déterminés et sur-motivés a été instaurée ! Leur détermination a créé une nouvelle occasion de servir Hachem !

Parfois on croit que l’on a raté le coche, la déprime s’installe et on se relâche… Mais Pessa’h chéni, fête de la deuxième chance, viens nous inculquer que tout n’est pas perdu !!

Illustrons cela grâce au récit suivant :

Rav Israël Salanter Zatsal rentre un soir tard chez lui, et se rend compte que la lumière du cordonnier est encore allumée. Le Rav inquiet et consciencieux , se dit que si la lumière est allumée à cette heure-ci, c’est sûrement qu’il se passe quelque chose.

Il tape à la porte, et le cordonnier surpris de voir le Rav à une heure aussi tardive, lui demande la raison de sa visite. Le Rav lui répond, qu’il était inquiet de voir la lumière de la boutique allumée à une heure aussi tardive.

Le cordonnier lui répliqua une phrase aussi simple que profonde : «chaque instant où la lumière est allumée, on peut encore réparer, alors je reste travailler »

Le Rav rassuré quitte son fidèle, mais avec en tête cette phrase qui résonne «  chaque instant où la lumière est allumée, on peut encore réparer… »

Cette phrase n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, Rav Salanter analyse chaque situation de la vie et en tire les leçons nécessaires pour pouvoir avancer. Le cordonnier ne s’est pas rendu compte de l’impact de sa réponse.

Le lumière en question c’est la Néchama, tant qu’il y a une Néchama on peut réparer ! En d’autres termes, comme le dit le dicton populaire « Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir ! »

Les maîtres de la ‘Hassidout apprennent de Pessa’h Chéni une grande leçon de morale, qu’au-delà du fait qu’il est toujours possible de réparer, « il n’existe pas de désespoir dans le monde », « eïn iyouch/pas de désespoir  », évidement si on le désir profondément. En effet pour avoir droit à une seconde chance, il faut le vouloir réellement et ne pas oublier de le demander, à l’exemple de ces hommes impurs qui se sont battus pour rattraper cette Mitsva a priori perdue… En leur offrant ce jour là, Hachem a voulu inculquer cette notion : «le désespoir n’existe pas ».

Tous les ans, la date de Pessa’h chéni coïncide avec la hilloula de Rabbi Méïr Bâal Haness.

Rabbi Méïr porte son nom sur les « miracles » qu’il réalisait. Mais qu’est ce qu’un miracle?

David Hamélekh écrit dans les Téhilim: « D.ieu rattrape tous ceux qui tombent / סוֹמֵךְ ה׳ לְכָל הַנֹּפְלִים », c’est ce que l’on appel un miracle, un נס

Lorsque l’on se trouve dans la situation la plus désespérée « la chute-נֹּפְלִים » et que soudain tout change «rattrape -סוֹמֵךְ» les initiales forment le mot « ness-נס », miracle.

Dans ce Téhilim que l’on récite tous les jours à trois reprises nous voyons que même si nous avons atteint le niveau le plus bas, rien n’est jamais perdu, et cela même au delà des règles de la nature.

Le Ram’hal explique qu’il existe une particularité en plus de la sanctification relative à chacun des jours de fête. Chaque illumination, produite à une époque déterminée resplendira de nouveau à son jour anniversaire. À la date commémorant l’événement sera émise une illumination du type de la première, par exemple celle dont les Bneï Israël ont bénéficié après la sortie d’Égypte et dont on bénéficie tous les ans à Pessa’h. Tous les jours saints sont basés sur ce principe.

Aussi, le Rav Dessler nous recommande de prendre conscience que les dates de notre calendrier sont bien plus que de pieuses commémorations d’événements passés. Lors de chacune des fêtes, chaque juif peut et doit retrouver le contenu spirituel qu’elle possédait à l’origine.

Imprégnons-nous de l’illumination d’espoir s’étant produite à cette date et apprenons à ne jamais baisser les bras. Comportement parfaitement intégré et incarné par la personne de Rabbi Méïr, porteur du miracle.