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Vayétsé

« Yaakov fit un vœu et dit : « Si l’Éternel Est avec moi, s’Il me protège dans la voie où je vais, s’Il me donne du pain à manger et des vêtements pour me vêtir, et si je retourne en paix à la maison paternelle… » Beréchit (28 ; 20-21)
Pourquoi Yaakov demande-t-il du pain pour manger et des vêtements pour se vêtir ? N’aurait-il pas été suffisant de dire : « Donne-moi du pain et des vêtements » ? Pourquoi cette précision « superflue » dans la requête de Yaakov : « du pain à manger » et « des vêtements pour me vêtir » ? En effet, à quoi sert le pain si ce n’est à être mangé, pourquoi cette précision ? Lire la suite

Le feuillet hebdomadaire du Rav Biderman

Téléchargez et découvrez le magnifique feuillet du Rav Elimélekh Biderman Chlita

Nefesh Yehudi

Téléchargez et découvrez le riche feuillet de l’étudiant. Chaque semaine appréciez un profond développement sous forme de questions-réponses sur un point de le paracha. Bonne lecture!

La couronne d’Israël – KISLEV

Dans la Guemara Yoma (9b), nos Sages demandent : « pourquoi le Beth Hamikdache a-t-il été détruit ? A cause des trois fautes commises à l’époque : la Avoda zara (idolâtrie) les Guilouye Arayote (la débauche) et Chfikhoute damim (le meurtre). Comme il est écrit dans Yechaya (28) : ‘’la maison était trop serrée pour deux’’, ce qui signifie qu’ils ont mis dans la Maison d’Hachem une idole ce qui a donné à Hachem une impression d’étroitesse. Le meurtre : comme il est écrit ‘’Ménaché a rempli de sang naqui (propre) les rues de Jérusalem’’ et la débauche, comme il est écrit : ‘’les filles de Tsion ont marché avec orgueil, la gorge déployée, les yeux mensongers, d’un pas lent, remarquable et énervant’’.

Rabbi Itsh’aq dit : que signifie un pas énervant ? Cela t’apprend qu’elle mettait des ampoules de parfum ans leurs chaussures et lorsque passaient des bah’ourim d’Israël, elles frappaient des pieds afin de laisser échapper le parfum ; cela éveillait leur yetser ara comme un serpent énervé.

Nous voyons donc que les fautes qui ont entraîné la destruction sont les trois fautes capitales mais il ne s’agit pas de véritable guilouye arayote (union illicite) mais seulement de dérivés : un manque de tsinioute de la part des filles de Tsion. Cette notion nous montre qu’Hachem est particulièrement sévère en ce qui concerne l’impudeur ; il l’appelle déjà Guilouye Arayote et il peut entraîner la destruction du Beth Hamikdache seulement pour cet écart… LIRE LA SUITE

Toldot

« Et celles-ci sont les générations de Yts’hak fils d’Avraham ; Avraham engendra Yts’hak » Beréchit (25 ; 19)
Pourquoi la Torah semble-t-elle répéter la même information deux fois dans le verset ? En effet si Yts’hak est fils d’Avraham, pourquoi donc la Torah ajoute-t-elle qu’Avraham engendra Yts’hak?
Comme nous le savons, chaque mot et même chaque lettre de notre Sainte Torah ont un sens profond, desquels nous pouvons puiser une infinité d’enseignements, cette redondance est donc là pour nous apprendre quelque chose !
Dans le Yalkout Chimoni il est écrit qu’il existe des fils qui se comportent comme leurs pères, et des pères qui se comportent comme leurs fils. Notre verset (Beréchit 25 ; 19) nous enseigne donc qu’Yts’hak a grandi avec Avraham, et qu’Avraham a grandi avec Yts’hak.
Afin de mieux comprendre ce sujet, regardons le séfer « Chaar Bat Rabim », qui nous apprend qu’un homme a la Mitsva de procréer :

C’est-à-dire de mettre au monde des enfants de chair et de sang, comme il est écrit : « fructifiez et multipliez-vous, et remplissez la terre… » (Beréchit 1 ; 28)

Mais aussi de mettre au monde des enfants spirituels.
De quoi s’agit-il ? Des anges qui sont créés par l’accomplissement de la Torah et des Mitsvot.
Une question hypothétique se pose alors : Ne vaut-il pas mieux accomplir un maximum de Mitsvot qui nous élèveront personnellement et engendreront des anges, plutôt que des enfants qui seront amenés à fauter tôt ou tard ?
A choisir entre faire une Mitsva, qui est une valeur sûre, et faire des enfants de chair et de sang, qui auront une tendance à fauter comme tout être humain, qu’est-ce qui est préférable? LIRE LA SUITE

‘Hayé Sarah

« Voici les vies de Sarah…Sarah mourut à Kiryat Arbâ qui est ‘Hévron… » (Beréchit 23 ; 1-2)

 Rachi écrit : Le récit de la mort de Sarah fait immédiatement suite à celui du sacrifice de Itshak. Lorsqu’elle a appris que son fils avait été ligoté sur l’autel, prêt à être égorgé, et qu’il s’en était fallu de peu pour qu’il fût sacrifié, elle en a subi un grand choc et elle est morte.

Le titre de notre paracha, ‘Hayé Sarah, se traduit par les vies de Sarah. Nous pouvons être interpellés par cet intitulé vu que l’on y relate principalement sa mort et le déroulement de son enterrement.

Plus loin dans la Torah nous nous retrouvons dans la même situation dans la Paracha Vayéhi, qui commence par les mots : «Vayé’hi Yaakov/Yaakov vécut » et qui traite de la mort de Yaakov.

Le Rav Zalman Sorotzkin (OznaïmlaTorah) écrit que nous pouvons y apprendre que la véritable vie n’est pas celle dans ce monde. Mais plutôt, que la vie commence après que l’âme quitte le corps et entre dans le monde à venir. Ainsi, Sarah et Yaakov sont morts dans ce monde, mais une autre vie commence. La mort n’est pas une fin mais une vie. Une vie qui va se construire par notre vécu précédent. Essayons de comprendre. Lire la suite

Vayéra

Dans l’épisode de la Akédat Yits’hak, la Torah nous raconte le déroulement des faits : Avraham « construisit l’autel », « prépara les bois », « lia Yits’hak », « le plaça sur l’autel » etc.

Toutefois, le texte ne nous dit pas comment Avraham a exécuté tous ces actes. Les a-t-il faits de ses mains, de ses pieds, de son dos ? À première vue, cette question semble inutile, car il est évident qu’Avraham a agi avec ses mains. Cela est tellement évident que la Torah ne nous le précise pas ! Certes, c’est évident. Mais alors, pourquoi la Torah nous le précise-t-elle dans les versets suivants, comme il est écrit :

« Avraham tendit la main et prit le couteau pour égorger son fils » ? Il est tout aussi évident qu’Avraham prit le couteau avec la main ! Pourquoi donc nous le préciser ?! Lire la suite

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Lekh Lékha : le cœur des rois est dans la main de D’.

Par le Rabbi de Kalov

« Abram répondit au roi de Sodome : « Je lève la main devant l’Éternel, qui est le D’ suprême, auteur des cieux et de la terre » (Beréchit 14,22)

On relate qu’un jour, un homme dénonça rabbi Israël de Rouzine auprès du Tsar Nicolaï 1er, empereur de Russie, en prétendant qu’il cherchait à se rebeller contre le royaume et de ce fait, se conduisait lui-même en suivant un protocole royal.

Le Tsar manda un espion à Rouzine, pour vérifier l’exactitude des faits. L’espion se déguisa en Juif aisé désirant acheter une forêt, qui venait prendre conseil auprès du rabbi et obtenir sa Berakha. Avant de quitter le rabbi, l’espion lança une conversation sur la méchanceté du roi qui causait des problèmes aux Juifs en leur imposant toutes sortes de décrets. L’espion tenta de maudire autant que possible le souverain.

Or le rabbi de Rouzine lui répondit que le fait que le souverain imposait des décrets négatifs ne constituait pas une preuve de son animosité. En effet, si du Ciel, il a été décidé un décret négatif à l’encontre du peuple d’Israël, dans ce cas, même si le roi est bon, D’ dirige son cœur, comme l’a affirmé le roi Chelomo (Michlé 21) : « Le cœur du roi est comme un ruisseau dans la main de l’Éternel ; Il le dirige partout où Il veut. »

Le rabbi de Rouzine lui relata une histoire à ce sujet : un Juif possédait une taverne et avait recruté un jeune employé non-juif qui faisait office de serveur. Le Juif et sa famille traitaient le serviteur avec bonté et pourvoyaient au mieux à ses besoins. Lorsque ce non-juif grandit et voulut fonder sa propre famille, ils le comblèrent d’argent et de cadeaux, et il partit le cœur empli de gratitude pour les Juifs qui l’avaient traité avec tant d’égards.

Quarante ans s’écoulèrent, et un jour, un groupe de Juifs arriva à la taverne, ils étaient originaires de l’une des régions de Pologne qui était alors divisée en petits États. Ils relatèrent au propriétaire des lieux que le roi de leur contrée avait décrété leur expulsion. Ils tenaient à présent à se renseigner sur une personne influente qui pourrait infléchir le roi et le faire revenir sur sa décision. Ils apprirent que ce roi, dans son enfance, avait grandi dans cette taverne. Ils étaient donc venus pour leur demander de l’aide auprès du roi, pour le prier de sauver leur peuple menacé d’expulsion.

Le Juif entreprit immédiatement de se rendre chez le roi, qui fut ravi de sa visite. Il lui rendit beaucoup d’honneurs, et ils passèrent beaucoup de temps ensemble à converser et à évoquer les souvenirs de l’époque où il avait séjourné chez les Juifs.
Lorsqu’ils commencèrent à évoquer le traité d’expulsion édicté par le roi à l’encontre des Juifs, le Juif se demanda ce qui avait pu provoquer chez lui cette haine de ses coreligionnaires. Le souverain répondit qu’il avait toujours beaucoup aimé le peuple juif, alors qu’il avait lui-même profité pendant de longues années de leur générosité et avait observé leur conduite irréprochable dans tous les domaines. Mais du Ciel, on avait décidé de lui faire promulguer ce décret, et lorsqu’il avait pensé se rétracter en voyant que c’était injustifié, il vit en rêve que des anges du Ciel lui avaient prescrit de chasser les Juifs, et réalisa alors qu’il était dirigé depuis le Ciel.

Lorsque le rabbi eut fini de parler, l’espion lui révéla qu’il était venu le mettre à l’épreuve, et il venait d’avoir la preuve qu’en réalité, les Juifs ont l’usage de se plier, en exil, aux autorités locales. En effet, ils croient que tout est du Ciel, et ne pensent pas du tout à se révolter contre le pouvoir en place.

Le point fondamental relevé ici, se retrouve également chez Pharaon, roi d’Égypte : au départ, les Juifs étaient des dirigeants influents, sous la direction bienveillante de Yossef Hatsadik, le vice-roi, mais lorsque le décret de l’exil leur fut imposé, D’ transforma le cœur de Pharaon et de ses ministres, comme il est dit (Tehilim 105,25) : « Leur cœur changea jusqu’à prendre son peuple en haine. » Par la suite seulement, lorsqu’ils implorèrent D’ par la prière, D’ inspira Pharaon à les autoriser à partir. D’ orchestra les événements de sorte que Moché Rabbénou les dirige à la sortie d’Égypte, lui qui était un berger dénué d’expérience politique et de moyens d’influer sur le souverain. C’était un étranger venu d’une contrée lointaine, ne représentant ni pays, ni parti. De plus, il avait des difficultés d’élocution. On ne pouvait commettre l’erreur de penser que Pharaon avait accepté leur départ, du fait que Moché Rabbénou était un brillant lobbyiste, et ils comprirent que tout se décidait dans le Ciel.

Même phénomène chez le roi A’hachvéroch qui décréta l’anéantissement des Juifs ; la reine Esther fit l’effort de se rendre auprès du roi pour tenter de l’infléchir, tout en demandant aux Juifs de se rassembler au même moment en prière. En effet, l’essentiel est la prière adressée à Hachem et les efforts que l’on déploie sont uniquement un moyen de se rendre quitte des efforts nécessaires d’après les voies naturelles. Par le mérite de leurs prières, D’ changea le cœur d’A’hachvéroch en faveur du peuple d’Israël.

Nous retrouvons cette même dynamique ici, chez Avraham Avinou. Avec l’aide de D’, il avait réussi à triompher des rois qui avaient vaincu le roi de Sodome et conquis la ville, et son statut fut rehaussé aux yeux de tous. Alors, le roi de Sodome lui proposa une entente : « Donne-moi les personnes » : donne-moi les habitants de Sodome en leur demandant de m’élire comme roi, et par ce mérite: « les biens, prends-les pour toi » : tu pourras toujours obtenir de ma part des biens et des faveurs, du fait que je suis un souverain aisé.

À ce sujet, Avraham lui répondit un message destiné à renforcer et à diffuser la Émouna en Hachem : « Je lève la main devant l’Éternel, qui est le D’ suprême, auteur des cieux et de la terre » : je lève toujours mes bras en prière vers D’, Créateur et Dirigeant de toutes les créatures, et c’est ce que je ferai également lorsque j’aurais besoin d’une faveur de ta part ; je réussirai même si je ne conclus pas cette alliance avec toi, car l’essentiel dépend de la prière adressée à D’ qui dirige le cœur des rois et des ministres.

Chabbath Chalom !