Paracha Devarim – Les empreintes de la faute

Il est enseigné dans les Pirkeï Avot (3;2) « Deux juifs qui mangent ensemble et ne discutent pas de sujet lié à la Torah, sont considérés comme des railleurs », comme il est dit (Psaumes 1-1) : « Ne faites pas une réunion de railleurs ».

Rabbi Yits’hak de Volozhin zatsal explique (Milei déAvot) : « L’endroit où se réunissent des Juifs qui parlent de sujets liés à la Torah est rempli de sainteté et est élevé. Au contraire, l’endroit où se réunissent des railleurs est profane et empreint d’impureté. »

Le Zohar explique (Partie 2, 9-1) que Rabbi ‘Hiya et Rabbi Yossi marchaient sur la route. Ils rencontrèrent un homme qui les prévint de ne pas continuer de marcher sur cette route et les route principale. Il expliqua qu’une fois, un sage passa par cette route principale et se fit attaquer par des brigands qui le tuèrent. Depuis ce jour, cet endroit est considéré comme dangereux, et toute personne qui s’y rend se met en danger.

Les sages affirment qu’à l’endroit où une personne faute réside une empreinte de profanation. Cela engendre un danger pour une autre personne qui passe à cet endroit car les empreintes de la faute le pénètrent, dans son cœur et dans ses pensées. C’est la raison pour laquelle on peut voir parfois une personne entrer dans un endroit et lui passent par la tête des mauvaises pensées, pensées auxquelles elle n’avait jamais pensé auparavant. Cela ressemble à un homme dont la tête est remplie de poux, qui contamine les autres dans chaque endroit où il passe et s’assoit (Sia’h Yts’hak 67).

Quand le Imré ‘Hayim de Vijnitz zatsal élabora l’idée de créer un centre d’intégration pour les survivants de la Shoah, il se rendit aux Etats-Unis afin de récolter des fonds pour financer ce projet. Ses médecins lui prescrivirent de marcher une heure par jour accompagné de son secrétaire qui pousserait une chaise roulante, afin de le ménager s’il venait à se sentir fatigué. Un jour, son secrétaire lui dit : « Rav, des bancs sont placés tout au long du chemin. Pourquoi doit-on prendre une chaise roulante ? » Le Rav lui répondit : « Si cela t’est difficile, je pousserai la chaise roulante moi-même »… « Non, non, mais je voudrais juste comprendre »… « Je vais t’expliquer », lui répondit le Rav. « Nous sommes aux Etats-Unis, chez les non-Juifs. Qui sait quelle personne s’est assise sur le banc en question, comment s’est-il comporté et qu’a-t-il pensé ? Je ne veux pas être contaminé »…

En quoi cela nous concerne ? Au début du ‘houmach Dévarim, Moché Rabénou rappelle les endroits où ils sont passés : « dans le désert » ils ont mit D. en colère, « dans la plaine » ils ont fauté, « en face de Souf » ils ont désobéi. « Entre Pharan » où les explorateurs fautèrent ; « et entre Tofel et Labân », l’endroit où ils affirmèrent que la manne était insipide et blanche. Soulignons bien la conséquence terrifiante : l’endroit a reçu le nom de la faute qu’ils y ont commise, cela doit être exposé aux yeux de tous !

Une très grande responsabilité nous incombe : nous devons accomplir les commandements au sein de notre maison afin qu’elle soit le réceptacle de la présence Divine et qu’elle rayonne de sainteté !

Que nos demeures ne soient pas le théâtre de raillerie en tout genre, que les propos indécents et les commérages n’y rentrent pas afin de ne pas laisser d’empreintes indélébiles! (Extrait de l’ouvrage Mayane Hachavoua)

Rav Moché Bénichou

Reponses auxquestions-Troisième semaine de Ben Hamétsarim

Du fait que cette année le jeune de Tich’a BéAv tombe à l’issue du Chabbat nous avons trouvé utile de rapporter quelques points importants.

1. Il sera permis de manger de la viande et boire du vin à la Séoudat Chlichit (qui est la Séoudat avant le jeûne) même si toute l’année on n’a pas l’habitude d’en manger, il est interdit de s’en abstenir en signe de deuil.

2. On ne retira les chaussures en cuire que 20 minutes après le coucher de Soleil à la maison, avant de se rendre à la Synagogue.

3. On ne fera pas la Havdala sur le vin ni la bénédiction sur les Bésamim, par contre on récitera la bénédiction sur la bougie (à la synagogue). Les femmes (ou autres personnes) qui ne se rendent pas à la synagogue le soir de Tich’a BéAv devront réciter la bénédiction sur la bougie là où ils sont. À la sortie du jeune (c’est-à-dire dimanche soir) on récitera la Havdala uniquement sur le vin.

4. Dans la prière du soir, on ne récitera pas le passage de « Véhi Noam » et « Yochéve béséter », mais on commencera directement  « Véata Kadoch ».

5. Une personne malade qui doit manger le jour de Tich’ BéAv devra, avant de manger, effectuer la Havdala comme tous les Motsé Chabbat. Cependant il ne récitera que la bénédiction du vin et de « Hamavdil ».

En espèrent que cette année Hachem transforme ce jour de deuil en jour de joie avec la venue très proche du Troisième Beth Hamikdach Amen.

Y a-t-il des lois spécifiques concernant le Kotel Ham’aravi ?

Nos sages nous enseignent « Jamais la présence Divine n’a bougé du mur occidental du Beit Hamikdach ». Le Kotel est dirigé parallèlement face au Beit hamikdach d’en haut, et celui qui prie à cet endroit c’est comme s’il  priait devant le trône de gloire d’Hachem. C’est pour cela qu’il y a certaines lois à respecter quand on s’y rend.

1. Les hommes comme les femmes devront ce couvrir la tête de plus les femmes devront s’habiller pudiquement.

2. Il est interdit de rendre au Kotel dans le but d’une simple promenade ou pour vouloir se faire photographier. Il est aussi interdit de dire des  paroles vaines ou bien de manger et de boire dans tout le périmètre où les gens ont prit l’habitude de prier comme le devant de l’esplanade du Kotel. Toute personne qui ne fait pas attention à cela sa faute est grande.

3. Il n’est pas recommandé de montrer tout geste d’affection dans le périmètre du Kotel.

4. Il est permis de faire entrer nos mains entre les pierres  et l’on fera attention à ne pas détacher même un petit morceau de pierre du Kotel. De même il est interdit de prendre avec soi de la poussière des pierres, mais il est permis d’arracher les plantes qui se trouvent sur les pierres du Kotel comme Ségoula, car elles n’ont aucune sainteté. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.441-453)

5. Quand on voit le Kotel ou le dôme de la mosquée, on dira « Beit Mikdachénou Vétifarténou achére haloulékha avoténou haya lésréfat éche » puis on déchirera notre vêtement. On agira ainsi, uniquement si cela fait plus de trente jours que l’on ne s’est pas rendu au Kotel. Les habitants de Jérusalem n’ont pas besoin de se déchirer le vêtement même si cela fait plus de trente jours qu’ils ne sont pas rendus au Kotel. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.338)   

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Le sucre, si doux et si amer

Qu’est-ce qui peut bien être «amer» dans le sucre si doux et si délicieux ? En quoi peut-il être nuisible ? A notre dentition, certainement, mais encore ? Est-il concevable d’arrêter de boire des jus de fruit sucrés, du café ou du thé avec deux cuillerées de sucre ? Ce sont des questions de très bon « goût » certes. Mais lisez les lignes suivantes (tirées pour la plupart d’ouvrages médicaux  et scientifiques) et réfléchissez-y sérieusement

Le sucre est un produit traité, obtenu pat des opérations de raffinage et de blanchissage – connues depuis 250 ans -qui lui enlèvent ses composants vitaux et le privent ipso facto de ses éléments naturels, créés par le Créateur pour le rendre le plus digeste possible et l’adapter aux besoins de notre corps. Le sucre raffiné atteint ainsi une concentration qui n’existe dans aucun aliment naturel. En conséquence, il arrive comme «une bombe» sur le pancréas, qui fabrique l’insuline chargée de le décomposer [autrement dit. de le digérer]. Le sucre force cet organe à une hyperactivité qui, ajoutée à d’autres charges pesant sur l’appareil digestif, entraîne, son disfonctionnement et le diabète, caractérisé par une insuffisance d’insuline.

S’il vous semble exagéré d’assimiler une cuillerée de sucre à une « bombe », voici un exemple concret qui illustre ses effets néfastes sur l’organisme : un diabétique qui parvient à un état d’hypoglycémie commence à transpirer, à trembler et il se en  danger  de  mort. Une cuillerée de sucre augmente immédiatement le taux de sucre dans le sang et lui sauve la vie !Ceci nous montre bien le pouvoir d’une simple cuillerée de sucre- De plus, l’organisme étant incapable de produire la quantité calcium et de vitamines nécessaires à la digestion du sucre à haute concentration, celui-ci puise dans les réserves et est donc responsable, entre autres, de l’ostéoporose (décalcification des os). Par ailleurs, afin de digérer le sucre, l’estomac doit consommer une grande quantité de vitamines que le corps n’est pas capable de produire. Tout ceci est dû au fait que l’on parle ici d’un sucre hyper-concentré. [Afin de se représenter la chose, sachons que la fabrication de deux cuillerées de sucre, nécessite une quantité de canne à sucre que l’on ne pourrait consommer en une fois !]

L’excédent de sucre dans le corps, est stocké dans le foie sous forme de graisse. Cependant, le foie ne peut en emmagasiner que 60 gr. sous cette forme. L’excédent passe dans les hanches et dans d’autres parties de l’organisme. Les réservoirs de graisse pèsent sur le cœur et peuvent provoquer différentes maladies.

L’excès de sucre a d’autres effets négatifs, tels que l’obésité car il ne fournit au corps que des calories de mauvaise qualité, des hydrates de carbone qui se transforment immédiatement en graisse et entraînent des caries, des troubles cardio-vasculaires, glandulaires, digestifs etc….

Il est important de savoir et de se rappeler qu’un grand nombre d’aliments, gâteaux, gaufrettes, pizzas, crackers, pâtes, soupes lyophilisées, conserves, confiseries, jus de fruit, glaces, et les différentes sortes de biscuits contiennent du sucre, de la farine blanche, de l’huile, de la margarine, du sel et des additifs chimiques en quantité non négligeable.

En conclusion le sucre n’est pas aussi             «inoffensif» qu’il paraît. Contrairement à l’idée largement répandue, il n’y a aucune différence entre le sucre blanc et le sucre brun, car ce dernier est traité, lui aussi. C’est la même différence qu’entre le pain blanc et le pain noir qui sont faits, tous deux, de farine «vide» (obtenue avec des grains de blé dont on a enlevé le son). On peut utiliser des produits de remplacement comme le miel, mais là aussi en petite quantité. Même celui qui ne parvient pas à se passer complètement de sucre blanc doit s’efforcer au maximum de limiter sa consommation.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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LA DEUXIÈME CLÉ EST L’ÉCOUTE.-Dernière partie

Tout ce que nous avons décrit précédemment rendant difficile l’écoute ne signifie pas que nous ne comprendrons rien à ce que dit notre femme. Mais que nous ne vivrons qu’un moment superficiel et vide de sens. Celui qui veut vivre un moment pur et particulier de partage avec autrui, se doit d’ouvrir ses oreilles à son épouse, et de la comprendre.

Prenez en compte lorsque vous discutez avec quelqu’un, que 55% de votre message passe par votre physiologie (mouvement du corps pendant la conversation, regard, expression du visage…), 38% passe par le ton que vous prenez et seulement 7% passe par les mots que vous choisissez. Soyez donc présent !

En fonction de notre personnalité, l’écoute peut s’avérer naturellement difficile ou au contraire, tout à fait naturelle. Il est clair qu’une personne ayant de la facilité à écouter son prochain a dans sa main un atout tout à fait particulier, et qu’il se doit d’en faire bon usage. De ce point de vue, les femmes n’ont pas d’avance sur les hommes, certes elles partagent naturellement beaucoup plus que nous les hommes et donc, sont plus enclines à vivre en communauté et à deux. Mais cela ne veut pas nécessairement dire qu’elles savent écouter de manière plus juste que les hommes. L’écoute, en effet, demande avant tout de la tolérance, de l’ouverture d’esprit, de l’empathie et de la curiosité. N’oubliez jamais, au même titre que vous êtes un être complexe qui est fait de sentiment, de considération, d’appréhension ; il en est de même pour la personne qui vous accompagne dans la vie. Elle ne réfléchit pas moins que vous, sur les évènements qu’elle traverse. Elle ne se pose pas moins de questions. Mais elle a, naturellement, une approche différente de la vôtre. C’est justement là, que l’écoute prend tout son sens, car elle vous permet de vous immiscer dans sa vision des choses. De comprendre profondément, quelle logique existe-t-il entre les évènements qu’elle a vécu, à quelle pensée cela l’amène, que ressent-elle ?

Lorsque vous y parvenez, demandez-vous aussi ce que vous ressentez ? Ne passez-vous pas un moment particulier ? Ne découvrez-vous pas pour la première fois la profondeur qu’il existe chez votre femme ? N’êtes-vous pas fier d’avoir vécu un tel moment de profondeur avec celle avec qui vous partagez tant ? N’êtes-vous pas plus proche d’elle maintenant que vous la comprenez vraiment ? Ne partagez-vous pas plus sa joie ou sa difficulté ?

Rav Boukobza 054.840.79.77

aaronboukobza@gmail.com

9 Av – Parachat Devarim – Prophétie et tristesse ?!

9 Av – Parachat Devarim – Prophétie et tristesse ?!

Le regretté Rav Pinkous Zatsal avait l’habitude de rapporter un Midrach à l’approche du jeûne du 9 Av. Il s’agit du prophète Jérémie qui rencontre Platon, le philosophe. Ce dernier voit Jérémie en train de se lamenter sur les pierres de Jérusalem, après la destruction du Temple. Le philosophe s’étonne de voir ce grand sage pleurer sur un palais détruit. Il lui dira: » Ce n’est pas l’habitude d’un sage comme toi de pleurer sur des antiquités! De plus, le passé, c’est déjà passé! » Le prophète lui répondit: » Est-ce que tu as des questions fondamentales que tu n’as pas encore élucidées? » Platon répondit affirmativement. Jérémie lui demanda d’exprimer ses interrogations. Platon s’exécuta. C’est alors que Jérémie répondit immédiatement à tous les doutes et interrogations du philosophe. Platon n’en revenait pas! Voilà qu’il se promène depuis des lustres avec ses questions sans que personne n’arrive à lui répondre! Le prophète finira ainsi: » Sache, que toutes ces réponses je les puise de… cet endroit et de ces pierres (en désignant le Beth Hamiqdach détruit).  Et lorsque tu t’étonnes que je pleure au sujet de ces pierres, tu ne pourras jamais le comprendre… (C’est propre à l’âme juive) »

On voit de ce court passage que les pleurs du prophète comme ceux du Clall Israel sur la destruction du Temple ne concernent pas un fait historique mais une perte qui se fait ressentir encore de nos jours! C’est le manque de sainteté dans notre monde, le manque de clarté dans la Thora et la providence divine qui est moins palpable!

Le Zihron Yossef pose une belle question. On sait que le prophète Jérémie a consigné ses écrits (le livre Jérémie) ainsi que les Kinotes (Ei’ha/lamentations qui sont lus le jour du jeune du 9 av) et aussi le livre « Méla’him »:les Rois (Baba Batra 15.). Or il existe un principe fondamental dans la prophétie, à savoir que le souffle divin ne résidait chez ces gens exceptionnels que lorsqu’ils étaient remplis d’allégresse et de joie dans le service d’Hachem! (Rambam Yéssodé Hathora 7.14) Donc comment Jérémie a pu prophétiser des choses si terribles pour le Clall Israël et rester joyeux dans son cœur?

Le Zikhron Yossef  donne deux réponses.

La première c’est que le prophète se prépare à recevoir la parole divine par le biais de la joie. Car la prophétie ne pouvait pas se réaliser dans un cœur triste ou contrarié! Donc Jérémie, comme tous les autres prophètes, devait se travailler pour que  la joie le pénètre. Et, à ce moment la parole d’Hachem tombait sur lui, d’un seul coup! L’important c’était la préparation au fait de recevoir la parole divine! (même si par la suite le contenu en était triste!)

Une autre explication, d’après une allégorie du Rabi Haquadoch Chémlque de la ville de Nicolagsbourg. Il s’agit d’un  Roi qui est pris en captivité. Et, à un moment donné, ses geôliers décident de l’exiler loin de son royaume. Là-bas, démuni de tout, il se retrouve dans la maison d’un de ses partisans. L’hôte, voyant le roi en captivité pleure d’amères larmes. Seulement dans le même temps a une grande joie! Il a la chance inestimable d’accueillir le roi dans sa maison! Fin de l’allégorie. C’est-à-dire que même après l’exil de la Ch’hina de Jérusalem, il reste que la présence divine est  proche de nous. C’est la raison pour laquelle le prophète peut garder sa joie au moment des pires prophéties! Dans le même ordre d’idée, le Nétsiv sur le verset (Dévarim 29.13) écrit : »Même si je (Hachem) me dégoutais de vous… Vous reviendrez à moi et je reviendrais à vous! » Explique le rav, du fait qu’Hachem envoi des coups à son peuple, c’est la preuve qu’il tient encore à nous et ne veut pas que l’on faute!! Donc la punition de l’exil est en soi une consolation de savoir qu’Hachem veut notre repentir! A l’exemple du père de  famille qui punit son fils du fait qu’il s’est très mal comporté. La punition est bien la preuve qu’il aime son fils! Le fils peut être content de son sort car il sait que son père l’AIME!

Rav David Gold 00 972.390.943.12

9 Av – Parachat Devarim – NE PLUS AGIR « KAMTSA »…

« Ce sont là les paroles que Moché adressa à tout Israël de l’autre côté du Jourdain (Yarden), dans le désert, dans la plaine en face de Souf, entre Paran et Tofel, Labân, Hacéroth et Di-Zahav. » (Dévarim 1 ; 1)

Avec l’aide de Hachem, nous allons ouvrir le dernier livre du ‘Houmach, le Séfer Dévarim.

Ce Livre est un long discours de Moché Rabénou, adressé à tout le peuple quelques jours avant sa mort, il commence par le verset que nous avons cité plus haut.

Rachi nous explique que ces paroles sont des paroles de réprimande, et que le texte va énumérer tous les lieux où les enfants d’Israël ont irrité Hachem.

Cependant, Moché dissimule leurs méfaits et ne les mentionne que par allusion, en évoquant seulement les lieux où ils furent commis, afin de ménager l’honneur d’Israël.

Au travers de son discours, Moché nous fournit donc une démonstration de l’application de la Mitsva de réprimander son prochain. Comme il est dit (Vayikra 19 ; 17) : « Réprimande ton prochain, et tu n’assumeras pas de péché à cause de lui. ».

La «Tokhakha », ou réprimande, est une Mitsva essentielle, car elle vient défendre et préserver l’honneur de Hachem et de la Torah. Cependant, elle est aussi très délicate, et peut ‘Hass véChalom avoir des conséquences très regrettables si elle est mal faite.

La Guémara (Chabbat 64b) nous enseigne : « Celui qui voit son prochain commettre une Avéra et ne le réprimande pas, la faute lui revient à lui comme s’il l’avait commise depuis le départ. »

Ce texte a de quoi nous tourmenter !

Notre Paracha est lue tous les ans avant le 9 av, essayons de tirer les enseignements de ces deux événements.

Il est enseigné dans la Guemara (Guitin 55b) que Yérouchalaïm fut détruite à cause de Kamtsa et Bar Kamtsa.

Bref rappel des faits: Un homme [dont la guémara de divulgue pas son nom] avait un ami nommé Kamtsa et un ennemi nommé Bar Kamtsa. Cet homme organisa un jour un banquet dans lequel furent conviés tous les grands noms, nobles, et sages que comptait la ville.

Parmi les personnes à qui une invitation fut adressée se trouvait naturellement son grand ami, Kamtsa. Mais le messager chargé de porter les invitations à la porte de chaque invité se trompa et remit une invitation à Bar Kamtsa au lieu de Kamtsa. Surpris d’avoir reçu cette invitation, il conclut que son ennemi désirait éventuellement faire un geste de réconciliation, c’est ainsi qu’il s’est rendu au banquet, en dépit des craintes qui subsistaient dans son cœur.

Le jour du banquet arriva, comme prévu les invités arrivent un après l’autre et leur hôte allait à la rencontre de chacun pour leur adresser ses salutations et un mot aimable. Soudain lorsqu’il aperçut parmi eux, Bar Kamtsa, son ennemi, il fut pris d’une violente colère et il désigna du doigt la porte en lui soumettant de quitter les lieux immédiatement.

Bar Kamtsa, mal à l’aise de la situation, aurait donné n’importe quoi pour que cet outrage lui fût épargné. Il lui proposa de payer sa part et de pouvoir rester. Mais cette proposition fut refusée, il proposa de payer la moitié du coût total du banquet, pour peu qu’on ne le mette pas à la porte aux yeux de tous, mais cela aussi lui fut refusé. Il proposa de régler tout le banquet, mais rien ni fait, sa décision était irrévocable la haine et l’orgueil étaient trop grandes.

C’est avec une grande cruauté qu’on l’empoigna par le bras et le traîna dehors. Bar Kamtsa en fut profondément blessé, mais ce qui le peina encore plus, c’est que personne parmi tous ceux qui avaient assisté à son humiliation, et parmi eux de grands sages, n’avait essayé de lui éviter ce désagrément.

Indigné de leur passivité, il alla de ce pas trouver l’Empereur romain Néron et dénonça les Juifs, les accusant de rébellion contre Rome, ce qui allait causer par la suite la destruction du deuxième Beth Hamikdach. Fin du récit.

Nous avons cité plus haut la Guemara (Guitin 55b) qui déclare que Yérouchalaïm fut détruite à cause de Kamtsa et Bar Kamtsa. Mais il y a lieu de se demander, pourquoi Kamtsa est jugé coupable, alors qu’il n’a rien fait dans cette histoire?

Le Maharcha (guitin 55b) explique Bar Kamtsa n’est autre que le fils de Kamtsa. (en effet “Bar” signifie “fils de…”) S’il en est ainsi, Kamtsa certainement au courant de la mésentente entre son fils et son ami, pourquoi n’a-t-il rien fait pour les réconcilier ? C’est cette passivité qu’on lui reproche, et pour cette raison on le tient en partie pour responsable de la destruction du Beth-Hamikdach. Comment peut-il être l’ami de l’ennemi de son fils, et entretenir cette haine ?

Mais encore, si Kamsta n’a pas accompli son rôle de père au niveau éducatif, pourquoi n’a-t-il pas réagi sur place, le jour du banquet en raisonnant son ami de laisser son fils tranquille?

On explique que Kamtsa ne s’est pas rendu au banquet, pour la simple et bonne raison qu’il n’a pas reçu de faire part!

Encore une fois, Kamtsa dévoile un aspect négatif de son caractère. Sa fierté lui a fait dire, de ne pas se rendre au banquet de son ami parce qu’il n’avait pas reçu d’invitation, au lieu de trouver un prétexte, et de comprendre qu’il y a sûrement eu une erreur. Comment tenir une telle rigueur envers son “ami”?

Tous ces reproches concordent avec l’enseignement de la guémara cité plus haut, « Celui qui voit son prochain commettre une Avéra et ne le réprimande pas, la faute lui revient à lui comme s’il l’avait commise depuis le départ. »

S’il est une Mitsva de réprimander l’autre, il en est une aussi de savoir être réprimandé. Or en général on se montrera zélé et pointilleux pour la faire, mais beaucoup moins pour la recevoir.

A ce sujet, le Chaarei Téchouva nous éclaire sur le don précieux du sens de l’ouïe, et il nous dit que l’oreille doit nous servir à écouter les réprimandes. Sur ce, il rapporte la parabole suivante (Chémot Raba Yitro 27 ; 9) : « Lors d’une chute, un homme se brise tous les membres du corps ; afin de guérir, chacun d’entre eux sera bandé ou plâtré. Pour le « pécheur », celui qui est atteint d’une maladie spirituelle, ce sont tous ses membres qui sont atteints, car tous sont souillés. Pourtant D. guérit tous ses membres grâce à un « pansement » unique : l’oreille qui écoute attentivement. Comme il est dit (Yéchayaou 55 ; 3) : « Prêtez l’oreille et venez à Moi ; écoutez et vous vivrez. »

Si le Beth-Hamikdach n’est toujours pas reconstruit, c’est sûrement que ces failles de comportements sont encore présentent de nos jours. Comme l’affirme Rabbi Chimon bar Yo’haï (Yerouchalmi Yoma 1 ;5), « toute génération qui n’a pas mérité de voir la reconstruction du Beth-Hamikdach, c’est comme si sa destruction lui était contemporaine ». Quelle en est la raison ?

Rabbi Chimon bar Yo’haï précise « toute génération » et non pas « tout homme » ou, de façon plus générale : « Chaque année où le Beth-Hamikdach n’est pas reconstruit, c’est comme s’il avait été ravagé au cours de la même année » ? Cela pour dire que chaque génération est responsable de réparer les actes individuels, et si, à chaque instant qui passe, le Beth-Hamikdach n’est pas reconstruit, c’est comme s’il avait été détruit dans cette génération, dont l’imperfection n’en ressort que davantage.

Cette période est le moment, plus que jamais, d’analyser notre comportement, et de nous améliorer dans ce domaine. Cela doit nous inciter à agir ou plutôt réagir et réparer nos actes afin de précipiter la reconstruction du Beth-Hamikdach , dans sa gloire et sa magnificence.

Étudions la Torah, ses lois et son Derekh Erets, afin que nos réprimandes soient justes et fondées. Travaillons nos Midot pour accepter la Tokhakha, afin de nous améliorer.

Nous avancerons ainsi tous ensemble vers le chemin de la Torah qui nous mènera à la reconstruction du Beth-Hamikdach très prochainement. Que ce Tiché BéAv soit le dernier jeûne et le dernier deuil que notre peuple ait à subir, avant la rédemption finale, Amen .

Chabat Chalom

Rav Mordékhaï Bismuth

Annulation de vente


David, jeune ‘Hatan a acheté une bibliothèque en bois massif pour meubler son appartement. Il s’est d’abord rendu chez son vendeur de meubles afin de s’assurer que la bibliothèque en question n’avait aucun défaut. Après vérification, il paya au vendeur la somme de 2000 €. Les ouvriers du vendeur ont assuré le lendemain la livraison et l’installation de la bibliothèque. Plus tard, David s’est rendu compte qu’un des flancs de la bibliothèque était conçu de deux morceaux qui ont été racolés et vernis si bien qu’au moment de l’achat il ne s’en était pas rendu  compte. David convoque le vendeur en Din Torah et lui demande de reprendre son bien et de lui rendre 2100 €, 2000€ pour la bibliothèque et 100€ supplémentaires, car il y a installé des spots lumineux à ce prix là. Le vendeur quant à lui répond, 1) le fait qu’un des flancs est constitué de deux planches ne s’appelle pas un défaut au point d’annuler la vente, 2) c’est à vous de vérifier votre achat avant le paiement et livraison, 3) je ne dois pas vous rembourser les spots lumineux, bien qu’a votre goût l’installation des spots était bénéfique, cependant mes acheteurs souvent n’en ont aucune utilité et donc cela  n’augmentera pas le prix de la bibliothèque lors de sa vente.

Réponse: Afin de décider si le vendeur est dans son droit de prétendre que cela nes’appelle pas un défaut, le Rambam (ventes 15, 5) ainsi que le Choul’han ‘Arouhdisent clairement (232, 6) que la définition d’un défaut est le fait que lesgens, en toute connaissance avant l’achat, s’abstiennent d’acheter un telproduit. S’il en est ainsi, dans notre cas, tout celui qui recherche du boismassif s’abstient d’acheter une telle qualité, on peut donc fixer que c’est undéfaut, qui annule la vente.

À propos du fait que David, devait lui–même vérifier avant l’achat, il est vrai qu’il existe une discussion entre les décisionnaires à ce sujet: Certains disent que si l’acheteur pouvait vérifier l’état de l’objet acheté et ne l’a pas fait, on considérera ça comme une renonciation au droit de réclamation, d’autres ne sont pas d’accord avec cet avis (voir Maguid Michné mehira 15,3 Sma 232,10 Netivot 232,1), cependant leur discussion n’est que dans un cas où le défaut pourrait être décelé facilement par l’acheteur, tandis que dans notre cas d’après tout le monde l’acheteur pourra annuler l’achat, puisque David lui-même a essayé de vérifier s’il y avait un défaut, mais en vain.

Quant à la somme à rembourser, le Ma’hara Sason (117) a voulu faire dépendre la Hala’ha d’un cas pareil, par une autre Hala’ha citée dans le Choulhan Arouh (103, 9) à propos d’un cas similaire. Cependant le Nétivot Hamichpat (205, 4) le réfuta par le biais du Choulhan Arouh lui-même (232, 14), qui tranche à ce sujet explicitement qu’il ne faudra pas rendre l’investissement fait par l’acquéreur si la valeur du bien n’a pas été augmentée par cet investissement. Ceci dit, étant donné qu’il y a une discussion entre le Ma’hara Sason et le Nétivot Hamichpat, nous n’aurons pas la possibilité d’ordonner au vendeur de rembourser l’installation des spots lumineux.

Conclusion: Le vendeur devra reprendre sa marchandise et rendre à David la somme de 2000 €.

Rav Its’hak Belhasen

sous l’égide du Rav Its’hak Belhassen où siègent des Dayanim francophones

Cette rubrique est écrite par l’institut « Din vé Michpat »

Conseil et orientation juridique en droit juif, héritage divorce et partage

Litiges  – Traitement de questions pécuniaires – Rédaction de contrats et testaments

Rav Aaron Cohen  (054.85.910.55   *dinvemichpat@gmail.com

Couronné par le Roi des Rois

« Moché se mit en colère contre les officiers » (31-14)

Moché Rabénou se mit en colère contre les officiers de l’armée qui épargnèrent les femmes qui firent fauter les enfants d’Israël ; ensuite est relaté le procédé de cachérisation des ustensiles récoltés dans le butin de guerre que ramena Elazar hacohen sur l’ordre de Moché Rabénou. Pourquoi Moché Rabénou n’a pas enseigné lui-même ce procédé et ce fut Elazar hacohen qui le fit à sa place ? Rachi explique : « Car Moché était en colère et cela l’induit en erreur car il oublia les halakhot relatives à la cachérisation des ustensiles ».

Le Rav « Sifté Cohen » zatsal écrivit que la colère de Moché Rabénou était inutile. Car s’il avait vérifié l’affaire, il aurait compris que les officiers avaient emmené les femmes à la base militaire afin de les exécuter, mais ils s’attardèrent afin d’honorer le nom Divin, de célébrer Sa force et de remercier pour le miracle au cours duquel douze mille hommes vainquirent un peuple si nombreux, qui ne comptait pas moins de trente-deux mille filles de moins de trois ans ; tous les soldats juifs sortirent sains et saufs de cette guerre. Nous apprenons de cette affaire qu’il ne faut pas tirer des conclusions hâtives et il ne faut pas juger négativement mais attendre et voir dans chaque chose la providence divine qui est toujours bonne.

L’histoire suivante illustre bien notre propos selon lequel tout ce que D. fait est pour le bien et même si parfois cela nous semble mauvais, nous devons nous renforcer dans notre foi qu’Il voit tout et que Lui seul sait comment vont se terminer les choses.

L’histoire de Samuel M., qui prit rendez-vous chez le dentiste, afin de faire une couronne sur une dent ; ce genre de soin est considéré comme relativement simple, et n’engendre aucun danger particulier. Toutefois, dans notre histoire, ce soin se compliqua terriblement. Le dentiste prépara la couronne, mais lorsqu’il l’introduit dans la bouche du patient afin de couvrir la dent soignée, la couronne se détacha de l’instrument auquel elle était fixée et tomba directement dans la gorge du patient. Le danger était très grand car un côté de la couronne était très tranchant et pouvait couper l’œsophage.

Le dentiste envoya d’urgence le patient à l’hôpital où on lui fit une échographie. Entre-temps, quelques amis de Samuel qui entendirent l’histoire, arrivèrent à l’hôpital. L’un des amis, révolté de la négligence du dentiste, déclara avec détermination : « Dès que l’opération sera terminée, je vais intenter un procès à ce dentiste qui néglige sa responsabilité professionnelle ! »

Les membres de la famille de Samuel attendaient près de la porte de la salle d’échographie. Le médecin sortit de la salle, le visage sombre, et leur dit : « Nous avons procédé à une échographie détaillée, et à notre grande joie nous avons trouvé que la couronne est tombée dans la gorge du bon côté, et il n’y a aucune inquiétude à avoir. Cependant, nous avons trouvé une toute petite tumeur cancéreuse dans la gorge et nous n’aurions pas pu le découvrir si nous n’avions pas fait l’échographie détaillée de la gorge pour vérifier la situation de la couronne ». Samuel ne s’était jamais plaint de douleurs dans la gorge et il n’aurait jamais fait d’échographie de la gorge si la couronne n’y était pas tombée suite à la « négligence » du dentiste. C’est grâce à cette échographie que la tumeur fut découverte à temps.

Les médecins expliquèrent que l’état de la tumeur permettait de commencer des soins de chimiothérapie

qui sauveront la vie de Samuel. La chimiothérapie commença et la tumeur fut neutralisée.

A présent, chacun pouvait comprendre qu’il n’y avait aucune raison de soutenir l’ami qui avait décidé d’intenter un procès contre le dentiste… Les membres de la famille lui expliquèrent qu’il était hors de question d’intenter un procès contre le dentiste car tout avait été pour le bien de leur proche !

Bien que personne ne nie le fait que le dentiste était coupable sans aucun doute d’avoir manqué à ses responsabilités professionnelles, D. savait que la meilleure chose pour Samuel était que la couronne tombe dans sa gorge.

Il ne s’agit pas d’une histoire qui se termina bien « après coup » ou d’une histoire qui aurait mieux fait de ne pas exister. En fait, il est possible d’affirmer que c’était véritablement la meilleure chose qui puisse arriver. Cependant, à nos yeux, la réalité semble inversée, et l’histoire de Samuel apparaît comme terrifiante. Mais celui qui place sa foi en D. et sait que tout ce qu’Il fait est seulement pour le bien, et y croit de tout son cœur, aura la force de rester serein même dans la plus grande tourmente.

C’est vrai qu’il est plus facile de parler que de ressentir vraiment cette sérénité ! Toutefois, chaque Juif a l’obligation de placer entièrement sa foi en D.ieu, d’éduquer ses enfants dans cette foi et de répéter que tout ce que D. fait est exclusivement pour le bien, même si nous ne comprenons pas tout…

Afin de réussir à ressentir cette foi totale dans la providence Divine, il faut commencer par des « petits malheurs ».Par exemple, quand nous ratons le bus ou si nous avons reçu un coup. Nous devons expliquer aux enfants que nous savons que tout est pour le bien et que tout est dirigé par la providence Divine même si nous ne comprenons pas pourquoi. Si nous commençons par des petites choses, et que nous nous entraînons à voir la providence Divine dans tous les événements de la vie, nous arriverons vite à un grand degré de foi en D., cela nous aidera à surmonter d’autres évènements peut-être plus difficiles. Tout cela en souhaitant qu’aucun Juif ne subisse de malheurs. (Extrait de l’ouvrage « Le’hanekh besim’ha-Eduquer dans la joie »)

Rav Moché Bénichou

Réponses à vos questions – Massei

Est-il permis de manger de la viande le jour de Roch‘Hodech Av ?

La coutume séfarade permet de manger de la viande le jour de Roch ‘Hodech Av. Par contre dès le lendemain, le 2 av, il sera d’interdit d’en manger. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.169)

Étant donné qu’à partir de Roch ‘Hodech Av, nous nepouvons plus boire de vin (sauf Chabbat), sera-t-il permis de boire le vin dela Havdala de la sortie de Chabbat pendant cette période?

Le Choul’hane ‘Aroukh permet de boire le vin de la Havdala, tandis que le Rama l’interdit. C’est pour cela que les Séfaradim pourront boire le vin de la Havdala comme chaque semaine par contre les Achkénazim le donneront à un enfant (qui n’est pas BarMistsva) de le boire. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.176)  

Est-il permis de manger des aliments qui ont étécuits avec de la viande depuis Roch ‘Hodech Av jusqu’au  9 Av ?

A priori cela est permis, mais on a l’habitude de s’abstenir de les manger. Par contre il est permis de cuisiner dans une casserole dans laquelle on a fait cuire de la viande bien que celle-ci soit « Bat Yoma », c’est à dire dans laquelle on a fait cuire de la viande dans les 24 heures précédentes. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.172)

Si on a fait la bénédiction sur un morceau viande etqu’au moment de le goûter, on se souvient que l’on ne peut en manger [pendantces jours] que faut-il faire ?

On goûtera un peu de la viande afin que la bénédiction n’ait pas été prononcée en vain, car cette consommation ne sera pas un signe de joie ou d’annulation de la coutume de se restreindre à manger de la viande.(‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.188)

Peut-on mettre du déodorant le jour de Tich’aBéAv ?

Il est interdit de se parfumer le jour de Tich’a BéAv car c’est un signe de plaisir, mais si on le fait dans le but de ne pas transpirer cela est permis. Ainsi nous pourrons utiliser du déodorant à Tich’a BéAv. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.274)

Bien qu’il soit interdit d’étudier [la Torah] lejour de Tich’a BéAv, que peut-on étudier ce jour-là ?

Le jour du jeûne du 9 Av on ne pourra étudier que des passages relatifs à la destruction du Beth Hamikdach/Temple  comme la Méguila de Eikha (le livre des Lamentations), Iyov (le livre de Job), le traité de Guitin de la page 55b à la page 58a, ou encore les lois de deuil. Il est permis de lire des livres de Moussar ce jour-là, car cela nous permet d’ouvrir notre cœur à faire Téchouva. (‘Hazon ‘Ovadia 4 jeûnes p.308 et 316)   

Participez et posez vos questions au Rav Avraham Bismuth

par mailab0583250224@gmail.com

PROGRAMME DE BOISSON POUR LA JOURNÉE

En réponse à des demandes répétées, je voudrais expliquer ici comment consommer, chaque jour, la quantité de boisson recommandée. D’abord, il convient d’utiliser des grands verres de 33 cl ou d’un demi-litre avec une anse. De la sorte, on a déjà résolu la moitié des problèmes : il est presque aussi facile de boire un grand verre qu’un petit et on s’évite la peine d’aller le remplir à chaque fois !

À présent, voici un programme de boisson pour la journée : un verre d’un demi-litre d’eau le matin, même avant la prière. En effet, selon le Choul’han ‘Aroukh (Ora’h ‘Haïm 89,3), « il est permis de boire avant la prière, que ce soit les jours non fériés, Chabat ou fêtes ». Après la prière, s’il veut boire, il devra attendre dix minutes, pour consommer le petit déjeuner, car l’eau que l’on boit après une nuit de jeune sort rapidement de l’estomac. L’eau que l’on boit à jeun a aussi le grand avantage de brûler les graisses et ceci est une information importante.

Deux heures après le petit déjeuner et jusqu’à vingt minutes avant le déjeuner, il faut trouver l’occasion de boire selon nos recommandations. Deux heures après le repas, encore un grand verre ou plusieurs verres ordinaires. À la fin de la journée, deux heures après le dîner, on peut compléter la ration quotidienne d’eau.

Celui qui n’a pas soif, qui boit sans envie et sans plaisir, mais uniquement pour sa santé (ce qui est très rare) peut mettre dans son verre d’eau un concentré de jus de fruit sans sucre, pour lui donner du goût, ainsi il pourra réciter la bénédiction avant et après l’avoir bue.

PROGRAMME DE BOISSON POUR LE CHABAT

Je recommande de boire beaucoup avant l’entrée du Chabat, puis deux heures après le repas de vendredi soir.

Il est permis de boire, mais ne dormez que deux heures après chaque repas.

Le Chabat matin :

1 ) On peut très bien boire avant la prière, et ce, tous les jours y compris Chabat et fêtes.

2) Après le début de la prière, on ne peut plus boire jusqu’à la récitation du Kiddouch.

3) La femme devra faire le Kiddouch avant de boire de l’eau.

Il est évident qu’en cas de problème de santé il est conseillé de boire : la Tora est une Tora de vie ! Ainsi, le Tour (Ora’h ‘Hai’m,chapitre 89) atteste : « J’ai vu que le Roch, mon vénéré père, avait l’habitude de boire Chabat matin avant la prière. »

Dans la plupart des cas, l’eau bue avant la prière ne suffît pas et il faudra boire davantage. Il est préférable de boire avant de commencer à manger, car, sinon, il faudra attendre deux heures après la fin du repas.

Par conséquent, je propose :

– De réciter la bénédiction boré péri ha-guéfène sur le vin ou le jus de raisin du Kiddouch en y incluant par la pensée toute l’eau que l’on boira pendant le repas.

– De consommer un minuscule morceau de pain après ha-motsi. On boira à satiété, puis on poursuivra le repas après seulement dix minutes de pause. Il faudra penser à manger par la suite, un minimum de 28 grammes de pain.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

Contact 00 972.361.87.876