Archives de catégorie : Les Livres

Echet ‘Hayil – Le livre

Découvrez un ouvrage exclusif sur le fameux « ECHET ‘HAYIL » en téléchargement libre

Lettre d’appréciation du Rav Yéhouda SAMUEL chlita

Roch Yéchiva Keter Chlomo

En lisant ce chef-d’œuvre, ce ECHET ‘HAYIL de Rav Mordékhaï Bismuth שליט »א, on voit immédiatement que ce ne sont pas des explications qu’il a glanées ici ou là, mais on découvre son vécu quotidien, son analyse de sa vie de Talmid H’ah’am, qui essaie de mettre en application ce qu’il découvre dans son Etude. Et avec quelle extérité il a su nous montrer la voie pour le suivre, la voie qui conduit un couple de Tora vers la Réussite, l’équilibre, le bonheur. Une famille dans laquelle chacun trouve sa place harmonieusement, car elle est adaptée au dessein Divin, au projet de la Tora dans sa Splendeur.

Rav Bismuth, par cet ouvrage exquis, nous ouvre une porte pour vivre, dans ce Monde, un peu du Monde Futur. Suivons-le pas à pas, et un grand MERCI de la part de tous ceux qui liront et s’épanouiront dans ce voyage de la Vie.

Lettre d’appréciation du Rav Yé’hia BENCHETRIT chlita

Chers amis

Je viens apporter mon soutien et mes encouragements au Rav Mordékhai Bismuth pour la sortie de sa nouvelle œuvre : « Échet ‘Hayil ». Il s’agit d’un commentaire et pertinent du texte connu et lu toutes les veilles de Chabath dans nos foyers.

Je connais le Rav depuis de longues années et je peux témoigner de ses nombreuses années d’investissements et de sacrifices pour la Thora et sa diffusion. Les livres qu’il a déjà écrit témoignent pour lui.

Je prie Hachem que ce nouveau livre soit accueilli dans chaque foyer et soit étudié par les plus érudits et tous ceux qui sont animés par la recherche de la vérité. Et j’associe ma bénédiction à tous ceux qui aideront le Rav Bismuth à la diffusion de ses œuvres.

Rav Yehia Benchetrit

PESSA’H CHÉNI, TOUT N’EST PAS PERDU

Cette semaine nous parlons de Pessa’h Chéni. En effet un mois après Pessa’h, le 14 Iyar, nous fêtons Pessa’h Chéni.

Rappelons son origine : Un an après la sortie d’Égypte, Moché Rabénou ordonne au peuple de célébrer pour la première fois la fête de Pessa’h et de procéder au sacrifice du korban Pessa’h (sacrifice de l’agneau pascal). Malheureusement, la joie de cette première commémoration ne sera pas partagée par tous.

En effet Moché Rabénou reçoit la visite surprenante d’une poignée de personnes ne pouvant pas procéder à ce sacrifice, car ils étaient impurs. ( Voir Bamidbar 9 ; 7)

La Guémara [Souka 25a/b] offre diverses raisons pour comprendre leur état d’impureté:

Selon Rabbi Yossi Hagligli ils portaient les ossements de Yossef ; selon Rabbi Âkiva il s’agissait de Michaël et Eltsafan qui transportèrent les dépouilles de Nadav et Avihou (les enfants d’Aharon) en dehors du camps ; enfin selon Rabbi Its’hak, ils étaient de simples juifs ayant dû s’occuper de l’inhumation d’un « mèt mitsva », un mort abandonné en attente de sépulture.

Ayant ce statut, ils sont exemptés de faire le Korban Pessa’h. Ils ne ratent pas la Mitsva, ils n’ont pas le devoir de la faire car ils sont occupés à une autre Mitsva.

Quoi qu’il en soit, ces hommes réclamèrent de pouvoir fêter eux aussi ce grand jour. Ils se sont sentis comme « punis » sans raison fondée, car ce n’était pas dû à une négligence de leur part, mais plutôt lié à l’accomplissement d’une Mitsva.

Pourquoi seraient-ils privés de fêter avec le reste du peuple une si grande sim’ha de ce premier Pessa’h en tant que peuple libre ? Bien que dispensés, ces hommes ont cherché à montrer leur attachement et leur reconnaissance envers le Créateur qui les a libérés.

Moché Rabénou, ne sachant pas comment réagir à cette réclamation, consulta Hachem qui lui ordonna d’instituer un second Pessa’h pour ceux n’ayant pas pu fêter le premier.

Incroyable ! Une fête qui n’existait pas dans le calendrier, et qui, grâce à une poignée de gens déterminés et sur-motivés a été instaurée ! Leur détermination a créé une nouvelle occasion de servir Hachem !

Parfois on croit que l’on a raté le coche, la déprime s’installe et on se relâche… Mais Pessa’h chéni, fête de la deuxième chance, viens nous inculquer que tout n’est pas perdu !!

Illustrons cela grâce au récit suivant :

Rav Israël Salanter Zatsal rentre un soir tard chez lui, et se rend compte que la lumière du cordonnier est encore allumée. Le Rav inquiet et consciencieux , se dit que si la lumière est allumée à cette heure-ci, c’est sûrement qu’il se passe quelque chose.

Il tape à la porte, et le cordonnier surpris de voir le Rav à une heure aussi tardive, lui demande la raison de sa visite. Le Rav lui répond, qu’il était inquiet de voir la lumière de la boutique allumée à une heure aussi tardive.

Le cordonnier lui répliqua une phrase aussi simple que profonde : «chaque instant où la lumière est allumée, on peut encore réparer, alors je reste travailler »

Le Rav rassuré quitte son fidèle, mais avec en tête cette phrase qui résonne «  chaque instant où la lumière est allumée, on peut encore réparer… »

Cette phrase n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, Rav Salanter analyse chaque situation de la vie et en tire les leçons nécessaires pour pouvoir avancer. Le cordonnier ne s’est pas rendu compte de l’impact de sa réponse.

Le lumière en question c’est la Néchama, tant qu’il y a une Néchama on peut réparer ! En d’autres termes, comme le dit le dicton populaire « Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir ! »

Les maîtres de la ‘Hassidout apprennent de Pessa’h Chéni une grande leçon de morale, qu’au-delà du fait qu’il est toujours possible de réparer, « il n’existe pas de désespoir dans le monde », « eïn iyouch/pas de désespoir  », évidement si on le désir profondément. En effet pour avoir droit à une seconde chance, il faut le vouloir réellement et ne pas oublier de le demander, à l’exemple de ces hommes impurs qui se sont battus pour rattraper cette Mitsva a priori perdue… En leur offrant ce jour là, Hachem a voulu inculquer cette notion : «le désespoir n’existe pas ».

Tous les ans, la date de Pessa’h chéni coïncide avec la hilloula de Rabbi Méïr Bâal Haness.

Rabbi Méïr porte son nom sur les « miracles » qu’il réalisait. Mais qu’est ce qu’un miracle?

David Hamélekh écrit dans les Téhilim: « D.ieu rattrape tous ceux qui tombent / סוֹמֵךְ ה׳ לְכָל הַנֹּפְלִים », c’est ce que l’on appel un miracle, un נס

Lorsque l’on se trouve dans la situation la plus désespérée « la chute-נֹּפְלִים » et que soudain tout change «rattrape -סוֹמֵךְ» les initiales forment le mot « ness-נס », miracle.

Dans ce Téhilim que l’on récite tous les jours à trois reprises nous voyons que même si nous avons atteint le niveau le plus bas, rien n’est jamais perdu, et cela même au delà des règles de la nature.

Le Ram’hal explique qu’il existe une particularité en plus de la sanctification relative à chacun des jours de fête. Chaque illumination, produite à une époque déterminée resplendira de nouveau à son jour anniversaire. À la date commémorant l’événement sera émise une illumination du type de la première, par exemple celle dont les Bneï Israël ont bénéficié après la sortie d’Égypte et dont on bénéficie tous les ans à Pessa’h. Tous les jours saints sont basés sur ce principe.

Aussi, le Rav Dessler nous recommande de prendre conscience que les dates de notre calendrier sont bien plus que de pieuses commémorations d’événements passés. Lors de chacune des fêtes, chaque juif peut et doit retrouver le contenu spirituel qu’elle possédait à l’origine.

Imprégnons-nous de l’illumination d’espoir s’étant produite à cette date et apprenons à ne jamais baisser les bras. Comportement parfaitement intégré et incarné par la personne de Rabbi Méïr, porteur du miracle.

Le compte du omer « 49-Séfirat Haômère »

Pourim est passé, nos placards sont emplis de Michloah Manot. C’est alors que nous commençons un comptage de 30 jours ! Nous avons 30 jours jusqu’à Pessa’h pour éliminer tout le ‘Hamets que nous possédons. Nous faisons notre « to do list »  pour n’oublier aucun recoin de notre maison.  Jusqu’au grand moment : la recherche du ‘Hamets et son annulation.  Puis nous voilà au soir du Sédère de ‘Pessah. Fatigués, mais heureux ! Nous avons réussi !

Plus une trace de ‘Hamets, nous sommes libres et dégustons la Matsa avec fierté. Pessa’h, jour 1, nous sommes sortis d’Égypte ! C’est alors qu’un autre compte commence… 

Vous compterez pour vous du lendemain du Chabbat (c’est-à-dire du lendemain du premier jour de la fête de Pessa’h) , du jour où vous apporterez le Ômère de l’offrande balancée, sept Chabbatot [semaines] complètes. {16} Jusqu’au lendemain du septième Chabbat [semaine], vous compterez cinquante jours, et vous offrirez une nouvelle Min’ha à Hachem. Ce sont 49 jours d’attente où chaque jour compte.

Mais que compte-t-on ? Avant Pessa’h nous avions un but : éliminer tout le ‘hamets. Quel est notre but aujourd’hui ? Où nous mènent ces 49 jours ? Curieusement, nous recommençons le même parcours !

Nous avons le même but : éliminer tout ‘Hamets, mais spirituel cette fois. Nous allons effectuer une introspection, examiner chaque recoin de notre être, faire une « to do list » pour travailler nos midot/qualités et sortir de notre « Égypte » personnelle.

Et arriver au grand jour… « Lorsque Moché annonça la délivrance aux Bneï Israël, il ajouta qu’au terme de 50 jours après la délivrance, ils recevraient la Torah.  Comme il est dit (Chémot 3;12) : « … Quand tu auras fait sortir le peuple d’Egypte, vous servirez Ha-Elokim sur cette montagne ». Le texte fait allusion au don de la Torah sur le mont Sinaï. » Matane Torah, le don de la Torah !

Le Ômère est un sacrifice. Que signifie ce Korbane ?  Pourquoi Hachem nous a-t-Il demandé de compter sept semaines depuis cette offrande ?  Puis au bout de ce compte, nous fêtons les semaines passées, Chavouot ! Quel est le lien avec Matane Torah ?  Que signifie cette ordonnance d’Hachem : « Vous compterez pour vous » ? Oui, je compte, mais moi ? Pourquoi « pour moi » ?  Nous aborderons toutes ces notions Béezrat Hachem à travers cet ouvrage. Nous allons expliquer l’origine et la signification de ce sacrifice, les détails de ce compte et le lien avec le don de la Torah.  Nous découvrirons la sainteté de ce moment, la façon de nous développer en comptant et de nous diriger dans le respect de cette ordonnance. Par ses nombreuses références, ses midrachim cités, ses lois expliquées et ses illustrations, ce livre nous aidera à comprendre et à optimiser cette période.

Nous nous croyons libres, accoudés comme des rois et buvant nos 4 verres de vin. Mais nous gardons des traces d’Égypte que nous devons éliminer et purifier. C’est le moment de se relever, de se préparer à recevoir notre Sainte Torah. Le Rav Yossef ‘Haïm Sitruck chlita dit :  « Le temps se perd ; chaque minute est une construction qu’on rate si l’on en fait rien. Il s’agit d’être conscient du temps qui passe. » 49 jours… Le compte a débuté…

Le Message du Rav KANIEWSKY Chlita

QUELQUES MOTS DE RAV KANIEWSKY CHLIT’’A (commenté par Néfesh Yéhoudi) SUR LA SITUATION ACTUELLE

Face à la situation actuelle et à la propagation du virus (Hachem yerah’em), Rav H’ayim Kaniewsky Chalit’a a écrit un ktav yad (un mot de sa mains) qui a été photocopié et affiché dans toutes les Synagogues et les Baté Midrachote de Bné Brak. Il y est écri le texte suivant :

« Nous devons en cette période nous renforcer dans le domaine du lachone ara (médisance) car la situation du mêtsora (lépreux atteint de la tsaraate à cause de ses fautes) ressemble beaucoup à notre situation « il a séparé un homme de son ami, un mari de son épouse et lui aussi est séparé des autres » (dit la guémara erkhin). Il faut également se renforcer dans le domaine de la anava (humilité) et savoir passer sur ses midote (essayer de ne pas être pointilleux même dans les domaines qui nous dérangent) comme la écrit le Roch à la fin du traité orayote »

On voit donc que d’après Rav Kaniewsky les difficultés actuelles seraient liées de près à la faute du lachone ara et notre situation ressemblerait à la faute du metsora (lépreux).

Q1°) Nous allons béezrate Hachem essayer d’éclaircir comment le Metsora était traité pendant cette période et en quoi la situation est-elle vraiment similaire.

Q2°) Nous essaierons également de comprendre comment une faute si légère (à nos yeux ; c’est-à- dire facile à transgresser) comme le lachone ara (médisance) peut entraîner une situation si grave. LIRE LA SUITE

La Hagada Bé Sédère

Chaque année, et cela depuis la sortie d’Égypte, nous avons le devoir de commémorer notre délivrance en nous remémorant nos années d’esclavage, les miracles d’Hachem jusqu’au don de la Torah.

Raconter la Hagada ce n’est pas seulement lire les textes et leurs traductions comme une simple histoire.

Raconter la Hagada c’est revivre l’Histoire, notre Histoire, et surtout la transmettre à chaque génération.

Le Témoin de l’accomplissement de cette mitsva est notre libérateur, Hakadoch Barouh Hou qui se déplacera lui même pour se délecter de notre récit, ce soir là. Honorons-Le, et essayons pour cela, ensemble, d’expliquer et de comprendre cette fameuse Hagada, qui voyage de génération en génération, sans jamais perdre de son éclat.

Ketorete – Essence et Sens de l’Encens

La Kétorète, l’un des sacrifices offerts au Beth-Hamikdache, consiste en un bouquet d’encens consumé sur le Mizbéa’h intérieur (l’autel d’or  situé à l’intérieur du Sanctuaire). Nos Sages nous enseignent qu’en attendant la construction du troisième Beth Hamikdache, qui est imminente, avec l’aide de D.ieu, nos paroles remplacent les sacrifices. Pour compenser l’absence de l’offrande de la Kétorète, nos Sages nous prescrivent de réciter quotidiennement les passages décrivant les ingrédients de la Kétorète. Le but de cet ouvrage est de révéler la beauté  de ce sacrifice, son origine, la façon dont il était offert… Découvrez le sens simple du texte et faites connaissance avec les différentes sources de la Kétorète .  Vous prendrez conscience du trésor qu’Hakadoch Baroukh Hou  nous a remis. Citant le ‘Houmach et  le Zohar, en passant par  le Midrach et la Halakha. Ce riche ouvrage vous permettra de réciter la Kétorète avec la compréhension et l’intention nécessaires et de recevoir, avec l’aide d’Hachem, tous les bienfaits et ségoulot qu’elle offre.

Ketoret – ketorete – encens

Méguila et Corona

L’histoire de la Méguila est un véritable exercice de foi pour chacun de nous, comme l’explique le Rav Nathan Sherman.

Durant plusieurs générations et jusqu’à l’exil de Babel, les Bneï Israël étaient comblés de miracles jour après jour. Même s’il est vrai que la Emouna ne doit pas être fondée sur des miracles, jusqu’à l’histoire de Pourim, le peuple juif a pu renforcer sa Emouna à la vue de ces miracles dévoilés, comme par exemple les dix plaies, l’ouverture de la mer rouge, les 40 ans dans le désert. De plus, quiconque se rendait au Beth-Hamikdache pouvait tout naturellement voir la providence divine, comme il est dit dans les Pirkeï Avot (5;8) : « Dix miracles se produisaient dans le Beth-Hamikdache en faveur de nos pères… ». Cependant, cette période d’abondance de prodiges a, à la longue, atténué la Emouna et a eu pour conséquence de voiler la main de D.ieu dans la vie quotidienne, ce que nous appelons nous aujourd’hui la « nature ».

N’oublions pas que la nature, le fonctionnement du corps, la vie même, sont un miracle.

D’ailleurs, la guématria de « Hatéva/la nature » est la même que celle de « Elokim/D.ieu ». En effet, derrière le mécanisme parfait de la nature se cache la main d’Hachem.

On peut accomplir les Mitsvot, prier trois fois par jour, mais être convaincu que toutes les réussites de l’homme dans le domaine professionnel, familial ou militaire ne sont que le fruit de ses efforts intensifs et déterminés. Hakadoch Baroukh Hou n’aurait-Il pas une part essentielle dans cette réussite ? Bien sûr que si ! Mais Il se fait discret, de sorte que Sa participation soit quasi invisible.

Telle est l’épreuve de chaque juif : retrouver D.ieu qui Se dissimule dans ce monde. Le juif doit chercher la vérité dans l’obscurité.

Cette épreuve fut accentuée à l’époque de Mordékhaï et Esther où la période des miracles manifestes s’atténua, pour pratiquement se terminer.

Ainsi, depuis lors, il nous faut trouver la main de D.ieu non pas dans des miracles tels que les dix plaies ou l’ouverture de la mer rouge, mais dans notre quotidien, dans notre vie de tous les jours. Voilà le message important que la Méguilat Esther nous révèle.

Aujourd’hui, plus que jamais, les progrès technologiques dans tous les domaines ne nous laissent plus de place pour penser à Hachem.

Or, dans tout ce qui nous arrive, même par l’intermédiaire d’un tiers, humain ou inanimé, nous devons voir principalement la main d’Hachem qui est dirigée vers nous. Comment y arriver ? Premièrement, il nous faut travailler notre Emouna en Hachem et notre bita’hone par l’étude, écouter ou lire du moussar…

Deuxièmement, une fois que nous aurons assimilé la notion que tout provient du Ciel, même lorsque cela arrive par un intermédiaire, que ce soit un conjoint, un proche, un ami, un voisin, on arrivera aisément à accomplir la Mitsva d’aimer son prochain, car on pensera automatiquement que lorsqu’il me cause du tort, ce n’est pas lui le responsable.

Le Rav Haim Friedlander développe très profondément ce sujet. Il explique lorsque nous arrive un événement, agréable ou non, il y a forcement une raison à cela. Il nous faut savoir au fond de nous-mêmes que ce sont nos propres fautes qui déclenchent les événements pénibles et que cette chose vient d’Hachem. Nous ne devons surtout pas chercher à nous venger de notre prochain, car se venger de lui est une façon de nier l’existence d’Hachem.

Un exemple frappant de cette reconnaissance d’Hachem est celui de Yossef vis-à-vis de ses frères. Chacun d’entre nous connait la terrible histoire de Yossef qui fut dans un premier temps jalousé par ses frères, puis jeté dans un puits rempli de serpents et de scorpions pour ensuite être vendu en tant qu’esclave jusqu’à ce qu’il devienne vice-roi d’Égypte.

Yossef avait accédé à la plus haute distinction sociale qu’un homme puisse atteindre : il secondait pharaon. Ce jour tant attendu des retrouvailles avec ses frères arriva enfin : ils étaient prosternés devant lui, et son rêve prophétique s’était donc bien réalisé. Malgré cette situation où le puissant Yossef aurait pu prendre un certain plaisir à humilier ses frères qui l’avaient vendu vingt-deux années auparavant, il révéla sa confiance totale en Hachem. Voici les paroles incroyables qu’il leur adressa : « Et maintenant, ne vous attristez pas, ne vous fâchez pas de m’avoir vendu ; car c’est pour la subsistance que Elokim m’a envoyé avant vous… ce n’est pas vous qui m’avez envoyé ici mais Ha-Elokim… » (Beréchit 45,5-8).

Sa réplique montre la façon dont Yossef voit les épreuves de la vie. Ce ne sont pas ses frères qui l’ont vendu, mais Hachem ! Ainsi il n’éprouve aucune rancune, aucune haine envers ses frères. Quelle grandeur d’âme ! C’est pour cela que le Midrach nous enseigne ceci :  « Heureux l’homme qui met sa confiance en Hachem… » – il s’agit de Yossef.

Nous devons craindre Hachem seul et savoir que Lui seul possède le pouvoir ; sans Son consentement rien ne peut nous atteindre. Si nous arrivons à vraiment Le craindre, alors nous ne craindrons plus rien d’autre. Ne soyons pas comme le chien qui mord le bâton parce qu’il croit que c’est ce bout de bois qui l’a frappé.

Revenons à la Méguilat Esther, dont le nom exprime l’idée du dévoilement d’amour du prochain. En effet, Méguila vient de la racine guiloui/dévoilement, et « Esther » signifie « cachée ». Le nom d’Hachem n’apparaît pas dans la méguila, il est seulement en allusion sous le mot « Hamélekh-Le Roi ».

A travers l’histoire de la Méguila et grâce aux Mitsvot qu’elle contient, nous allons être amenés à dévoiler le bon qui est caché en nous, ainsi que le bon qui est en notre prochain.

La lecture de la Méguila doit nous apporter la sagesse et nous mettre en éveil à propos de tous les événements qui se passent autour de nous, que ce soit dans la société, dans la famille ou dans le couple…

Tout au long de l’année, nos mauvaises midot [colère, jalousie… ], même en infime quantité, obstruent notre regard et notre comportement envers notre prochain.

À Pourim, grâce à l’accomplissement des Mitsvot du jour, nous allons forcer notre corps pour réveiller notre intériorité. Cet exercice n’est pas toujours facile à réaliser ; comment ne pas éprouver d’amertume ou de colère en toutes circonstances ?

Pourtant, notre néchama veut se lier à la néchama de l’autre qui est face à elle, mais le corps fait écran.

Il faut comprendre que nous sommes tous une seule et même entité, comme l’explique le Yérouchalmi à travers la parabole suivante. Si un homme, en coupant de la viande avec la main droite, fait maladroitement glisser son couteau sur sa main gauche et la coupe, il ne lui viendrait pas à l’idée de couper sa main droite pour se venger ! Nous devons comprendre que la personne qui est face à nous, qui vit avec nous, est cette main droite ! Tout le peuple Juif est considéré comme un seul corps par Hachem, notre Créateur.

La lecture de la Méguila est un rappel. Son but n’est pas que nous nous souvenions de l’histoire mais que nous nous rappelions de l’omniprésence d’Hachem, qui doit influer sur notre vision dans la vie de tous les jours et sur notre comportement avec nos prochains.

Rappelle-toi que Hachem est là, caché dans ton quotidien. Rappelle-toi qu’Il est le « metteur en scène » de ta vie. Rappelle-toi d’être attentif et d’obéir aux paroles de nos sages à toutes les époques. Rappelle-toi que l’union de notre peuple détruit ton ennemi. Et pour te rappeler de tout cela, concentre-toi et écoute afin que chaque mot entre dans ton cœur.

En ce qui concerne notre actualité, et le virus « corona ». D’où vient son appellation ?

Cette bactérie qui à une forme de couronne a été nommée sous le nom de « corona » qui signifie couronne en latin.

Cette couronne n’est autre que la signature du Roi du Monde, Créateur de l’univers… « Hamélekh » comme dans la Méguila!

Il a détruit le monde par le déluge lorsque le vol remplissait la terre. Il a anéanti Sodome et Gomore qui pratiquaient l’immoralité sous toutes ces formes. L’Égypte fut soumise à une féérie de plaies qui les ont réduits au néant….

Aujourd’hui ce n’est ni par l’eau, ni par le feu ou les bêtes féroces. Mais juste par une petite, toute petite bactérie. Il a commencé par bloquer la Chine, supermarché du monde, dans quelques semaines il n’y aura plus réassort dans les magasins. Les aéroports se vident, les populations sont peu à peu bloquées aux frontières, et les civiles sont en quarantaine. Le fléau avance, et pas de solution, aucune armée, scientifique, politique n’est capable de se confronter à cette puissance ! Quelle force !!

Il nous reste, nous juif, fils du Roi, d’accepter Son joug, Sa couronne et de vivre Ses voies, celles de la Torah. Machia’h est la porte, la Guéoula est imminente, préparons-nous avant qu’il ne soit trop tard…

Par le mérite de nos efforts, puissions-nous voir très bientôt la délivrance finale et la construction de troisième Beth-Hamikdache, détruit autrefois à cause de la haine gratuite et qui sera reconstruit par l’amour et l’unité au sein de notre peuple. Bimhéra béyaménou Amen.

Pourim Saméa’h

Dis-moi comment tu t’habilles, je te dirais qui tu es

L’histoire se déroule à Bneï Brak au beau milieu du mois de Tamouz, le Rav Diamante attend le bus sur le bord de la route 4 sous une chaleur torride. Lorsqu’un homme s’approche de lui et dit : « Eh Rabbi vous n’avez pas chaud avec toute votre tunique ! »

Le Rav lui rétorque très calmement : « et vous, n’avez-vous pas chaud en short et tricot ? »

L’homme lui répond : « Oui, très chaud ! »

Le Rav : « Vous savez la différence entre vous et moi ? Certes nous avons les deux très chaud, mais moi je suis habillé comme un juif. »

L’homme déconcerté répond : « mais comment osez-vous dire ça ! Moi aussi je suis juif ! »

Le Rav : « Demandez à n’importe quel enfant du monde de vous dessiner un juif, comment va-t-il l’illustrer ? Une barbe, un chapeau, un costume… n’est-ce pas ? » La tête baissée, l’homme quitte le Rav sans dire un mot. À suivre…

Mais qu’est-ce qui a poussé le Rav à répondre ainsi ?

Dans la Paracha de cette semaine, il est écrit : « Tu feras des vêtements de sainteté pour ton frère Aharon, pour l’honneur et la gloire » (Chémot 28;2)

La Torah qui est écrite par la main d’Hachem, consacre une Paracha entière à la tenue vestimentaire des Cohanim, et énonce en détail la tenue vestimentaire de chaque Cohen.

Tout Cohen qui officiait dans le Beth Hamikdach portait quatre vêtements appelés « Bigdei Kohen Edyot/vêtements de Kohen ordinaire ». Qui sont : la Ketonet (la tunique longue), le Mikhnassayim( le caleçon), l’Avnet( la ceinture), et la Migba’at (le turban). Ces quatre vêtements étaient conçus de lin blanc.

Le Cohen Gadol les portait également à l’exception du turban qui était substitué par la Mitsnefet.

En outre, le Cohen Gadol portait quatre vêtements d’or, les « Bigdei Zahav/vêtements d’or ». Qui sont, le Me’il (le manteau), l’Ephod (le mantelet), le ‘Hochen (le pectoral) et le Tsits (la plaque frontale).

Il faut savoir que lorsque le Cohen effectuait son service au Beth-Hamikdach il portait une tenue vestimentaire requise, sous peine d’invalider tout son service si celle-ci faisait défaut. Le Cohen avait aussi l’interdiction formelle de rajouter un vêtement à ceux ordonnés par la Torah. Malgré le froid intense qui pouvait régner dans les hauteurs de Yéroushalyim, il n’avait pas le droit de mettre un manteau ou des chaussettes, en plus des vêtements recommandés. Une faute comme celle-ci pouvait le rendre passible de mort. 

Pourquoi accorder tant d’importance à ce sujet  ?

Le Rav Pinkus Zatsal fait remarquer que chaque juif est appelé « Cohen », comme il est dit : « et vous serez pour Moi un royaume de Cohanim, une nation de sainteté » (Chémot 19;6)

Ainsi chaque juif sera devant Hachem, lors de sa téfila, de son étude, ou lors de l’accomplissement de Mitsvot qui remplissent notre quotidien, comme un Cohen en service !

Chaque matin lorsque nous récitons la bénédiction de « Malbich Aroumim – qui vêt les dénudés », nous venons exprimer notre reconnaissance à Hachem de nous procurer des habits conçus de toutes sortes de tissus, qui ont chacun leur propriété respective, de la laine, du lin, du coton, de la soie…. Ce qui nous permet d’avoir des vêtements chauds pour l’hiver, des plus légers

[mais décents]

pour l’été, et de vêtements honorables pour le Chabat et les jours de fête (Olat Tamid). Cette bénédiction vient aussi exprimer la supériorité de l’homme sur l’animal, qui, doté d’intellect, ne peut se permettre de sortir nu et indigne. C’est pour cela que toute personne [homme et femme] digne de son intellect réfléchira comment sortir habiller convenablement chaque matin.

Dans un domaine cabalistique, le Ari Zal (Char Hakavanot – Droucheï Birkat Hacha’har) enseigne que le vêtement protège chacun de nous, en nous enveloppant d’une tunique de lumière, appelée « Or Makif-lumière enveloppante ». Cette lumière transcendante repousse les klipot (force du mal).

L’importance accordée aux vêtements est universelle, même dans le profane, elle définit un statut au sein de la société. Même si certaines personnes refusent de s’y contraindre, cela reste une réalité. À Pourim ce qui permet de se déguiser, c’est d’emprunter la tenue vestimentaire spécifique d’un corps de métier ou d’un personnage que l’on voudrait imiter. Une cape rouge pour ressembler superman ou un streimel pour devenir ‘Hassid, mais pas l’inverse

prenons l’exemple d’un sportif, sa tenue détermine s’il joue au foot, au basket ou au judo. Ensuite dans une même catégorie, les 22 joueurs n’ont pas tous le même maillot, mais chaque équipe en possède un. Chacun joue sous ses couleurs.

Bien que l’aspect extérieur ne reflète pas la véritable nature d’un homme, on y accorde tout de même de l’importance. On appréhenderait un chirurgien vêtu comme un garagiste, ou un chef cuisinier comme un jardinier. Si c’est significatif dans notre monde matériel, à plus forte raison dans le monde spirituel.

Rabbi ‘Haïm Vital explique dans son ouvrage « Chaareï Kédoucha » que le corps est l’enveloppe de la Néchama, et le vêtement l’enveloppe du corps. Donc l’habit qui revêt le corps revêt aussi la Néchama. Le Ari Zal (Chaar Hakavanot)nous dévoile qu’Hachem protège chacun de nous, en nous enveloppant d’une tunique de sainteté, appelée Lévouch Hakédoucha (voir aussi Kaf ha’haïm46§47).

Est-ce qu’il nous viendrait à l’idée d’habiller un séfer Torah d’une toile de jean déchirée ou délavée? Alors, comment expliquer que l’on puisse en porter ?

De même que l’habit définit le Cohen Gadol ou Ediot, il définit le Juif et le distingue des nations.  Le vêtement doit continuellement nous rappeler notre rang et notre rôle, il renforce notre sentiment de noblesse. Le vêtement a une fonction essentielle pour chacun de nous.

Le Avnet, cette ceinture qui était portée sur le cœur du Cohen, expiait les mauvaises pensées du cœur. Elle était longue de  trente-deux amot (environ 15 mètres), ce qui représente la valeur numérique du mot Lev / le cœur. Le Cohen l’enroulait autour de la taille de dizaines de tours , à tel point que son épaisseur était telle qu’il y cognait constamment ses coudes. Le but était de lui rappeler à chaque instant l’importance de son statut.

Le même concept est évoqué pour la kippa et les Tsitsit qui sont représentatifs du juif, et sont un rappel quotidien de notre devoir et rôle sur terre.

Le fait de se couvrir la tête et de faire pendre les Tsitsit sur les côtés exerce une influence directe sur la crainte du Ciel. Ces « accessoires » qui sont constamment visibles nous permettent d’être en contact permanent et de garder le fil avec notre Créateur. Comme le dit la Guémara (Chabat156b) » : Couvre-toi la tête afin que repose sur toi la crainte du Ciel. Le sens de cette injonction est  qu’en nous couvrant la tête, nous développons une sensation intérieure puissante; nous sommes soumis au Tout-Puissant, tous nos actes sont dévoilés devant Lui, le monde n’est pas « efkère/à l’abandon ». C’est un fait établi pour toute personne qui possède un minimum de sensibilité spirituelle, en portant une kippa et tsitsit, on reconnaît la réalité de l’existence du Créateur.

Mais cela va encore plus loin. Tout celui qui porte une kippa et des tsitsit proclame implicitement qu’il est fidèle au Créateur de l’univers. Ce qui implique automatiquement un autre bénéfice : il sanctifie le nom divin en public, ce qui est un immense mérite.

L’Admor de Slonim illustre cela par la parabole suivante : imaginons qu’une partie du royaume se rebelle contre le roi. Certains de la population décident de ne pas se joindre à la rébellion. Ils vont donc se créer un signe de reconnaissance. Ils décident donc de porter un brassard sur lequel sera inscrit le slogan : « Je suis fidèle au roi ». Au moment de la rébellion, quelle est la partie de la population le roi aimera le plus ?
Il est évident que le roi portera une affection particulière à cette partie de la population. Il en va de même de nos jours. Nous vivons dans une époque où beaucoup ont choisi de vivre sans respecter les injonctions du roi. Bien qu’une minorité ait fait ce choix intentionnellement, et qu’une majorité ait suivi cette voie par ignorance, il y a malgré tout une forme de rébellion contre la royauté de D.ieu.

Et dans ce refus général, le juif se promène avec sa kippa, des Tsitsit, et sa femme n’aura pas honte de se couvrir la tête. Leurs accessoires vestimentaires proclament : « Je suis fidèle au roi ! » Qui sont ceux que le roi affectionnera le plus lorsque D.ieu exercera enfin son règne, lorsque le Machia’h se révélera ?

Le Rav Diamante Chlita bien qu’il n’est pas lu notre « Daf » connaît tous ces enseignements, ce qui lui a permis de répondre ainsi. Et pour finir notre petite histoire, quelques années plus tard, un homme en costume, avec un chapeau, aborde le Rav Diamante dans les rues de Bneï Brak, en disant : « Kavod Harav, vous ne me reconnaissez sûrement pas, mais je suis l’homme de la station de bus…. vos paroles m’ont percuté et m’ont fait beaucoup réfléchir. Elles ont tout simplement changé ma vie ! »

Vivre Pourim: Une Invitation à l’unité

Pourim n’aura plus aucun secret !

Un ouvrage qui répond à toutes vos questions !

Pourquoi se déguise-t-on ? Pourquoi mange-t-on les oreilles d’Haman ?…

Explications et commentaires sur les quatre Mitsvot du jour : Méguila, Matanot Laévionime, Michloa’h Manot, Michté.

Mais aussi la Méguila d’Esther traduite, les Téfilot et chants de Pourim !

Un ouvrage indispensable, 2 en 1, qui vous accompagnera tout au long de cette grande journée de Pourim !

extrait_btn