16 juin 2024

Balak, roi de Moab, demande au prophĂšte des nations Bilaam, de maudire le peuple d’IsraĂ«l. Bilaam tente de le faire, mais chaque fois, au lieu d’une malĂ©diction, c’est une bĂ©nĂ©diction qu’il profĂšre. Dans la premiĂšre de ces interventions, il dira :  « â€Š ce peuple, il vit solitaire, il ne se confondra point avec les nations. Â» (23 ; 9)

Le Talelei Oroth nous rapporte un discours du Rav Elkhanan Wasserman sur ce verset. Observons la diffĂ©rence entre « peuple-Am Â» et « nation-Goy Â» : Le terme « Goy Â» dĂ©signe une population qui habite sur une terre donnĂ©e, Ă  laquelle elle est profondĂ©ment attachĂ©e, alors que « Am Â» est un groupe ethnique qui se distingue par sa langue, ses vĂȘtements et ses coutumes, sans possĂ©der de terre ou d’état spĂ©cifique, il constitue un peuple. IsraĂ«l na pas besoin d’un pays pour accĂ©der Ă  l’appellation de « Am Â», car le fait mĂȘme que ses membres rĂ©sident « solitaires Â», Ă  l’Ă©cart des nations et de leurs coutumes, cela en fait un peuple, qui «  
 ne se confondra point avec les nations Â».

Notre identitĂ© ne dĂ©pend pas d’un pays, nous n’avons pas besoin d’un territoire pour ĂȘtre Am IsraĂ«l. L’histoire en tĂ©moigne, plus de deux mille ans d’exil et d’errance Ă  travers le monde, et notre peuple est bel et bien toujours vivant ! Combien de peuples, peuplades, puissances, ont Ă©tĂ© et ne sont plus aujourd’hui ? Lire la suite