16 juin 2024

«Ils avoueront la faute qu’ils ont commise» (5,7)

Dans ce passage, la Torah traite de la lourde faute commise envers Hachem par tout individu retenant de façon illicite le bien d’autrui emprunt, vol, non-paiement d’un salaire, 
. Pourquoi la Mitsva de l’aveu des fautes, qui constitue la Mitsva de TĂ©chouva (repentir), a prĂ©cisĂ©ment Ă©tĂ© dite concernant la faute du vol? En rĂ©alitĂ©, Hachem dĂ©pose des forces, des potentialitĂ©s et de la vitalitĂ© en chaque personne. Lorsqu’un homme faute, il prend ces forces que Hachem lui a donnĂ© et il les dĂ©vie de leur objectif qui est de faire la VolontĂ© Divine. Toutes les forces lui ont Ă©tĂ© attribuĂ©es pour faire Sa VolontĂ©, et lui il les utilise pour la transgresser. En cela, chaque faute constitue un vol. L’homme vole cette vitalitĂ© qui lui vient d’Hachem, et c’est donc sur cette interdiction de voler que la Torah formule la Mitsva de l’aveu et de la Techouva. (HidouchĂ© Harim)

« Que Hachem éclaire Sa face pour toi et te soit bienveillant » (6,25)

Rabbi Avigdor Miller commente : Ă©tant donnĂ© que D. agit mesure pour mesure (guĂ©mara Sota 8b), D. Ă©claire Sa face pour ceux qui Ă©clairent, illuminant leur face, visage Ă  leur prochain. Selon le Sforno, la notion de « Que D. Ă©claire » renvoie au fait que D. t’éclaire afin que tu sois capable de percevoir la sagesse infinie de la Torah 
 La personne jouit de la quiĂ©tude nĂ©cessaire pour s’élever au-dessus de ses besoins matĂ©riels Ă©lĂ©mentaires. Selon Rabbi Nahman de Breslev : Souris Ă  la vie, et D. te donnera de vĂ©ritables raisons pour sourire. Selon le Zohar Haquadoch : Lorsqu’une personne offer un visage lumineux ici-bas, une presence lumineuse l’éclaire d’en-haut. Rabbi Matya ben Harach dit : Sois le premier Ă  saluer tout home (PirkĂ© Avot 4,15). Selon la GuĂ©mara (BĂ©rahot 17a), personne n’a devancĂ© le salut de Rabbi Yochanan ben ZakaĂŻ, mĂȘme un non juif au marchĂ©. Dans Avot dĂ©Rabbi Nathan  (12,3) il est Ă©crit qu’Aharon, le cohen gadol, utilisait le fait de saluer autrui comme un moyen de l’influencer positivement. Devant l’amour d’Aharon, les personnes en venaient Ă  penser : Aharon me salut Ă  chaque fois d’une maniĂšre amicale (bien que j’ai fautĂ©). Comment oserai-je lui faire face une autre fois si je faute ? De cette façon, Aharon empĂȘchait les personnes de fauter.

« Ils imposeront ainsi Mon Nom sur les enfants d’IsraĂ«l, et Moi, Je les bĂ©nirai. » (6, 27)

Quand un homme est cĂ©lĂšbre et honorĂ© des autres, son Ă©pouse, surnommĂ©e « femme d’untel », en retire aussi de l’honneur. S’il en est ainsi, explique Rabbi IsraĂ«l Hofstein zatsal, auteur du Avodat IsraĂ«l, les enfants d’IsraĂ«l sont plus honorables que les anges cĂ©lestes, du fait que le CrĂ©ateur les appelle par Son Nom. Nous sommes comme Sa fiancĂ©e, comme il est dit : « Alors, Je te fiancerai Ă  Moi pour l’éternitĂ©. » Tel est le sens de notre verset « Ils imposeront ainsi Mon Nom sur les enfants d’IsraĂ«l » : ils seront dĂ©signĂ©s par le Nom de D.ieu, car ils constituent Son peuple bien-aimĂ©. Par consĂ©quent, « Je les bĂ©nirai » de toutes les bĂ©nĂ©dictions, tandis que toute l’armĂ©e cĂ©leste s’accordera sur le fait que l’honneur du peuple juif est aussi celui de l’Eternel.