10 août 2022

Wort sur la Paracha…Balak

« Balak fils de Tsipor a vu » (22,2)

Qu’est-ce qu’il a vu ? Le Zohar explique que Bilam s’opposait à Moché par sa force de la parole, et Balak s’opposait à Aharon par sa force de l’action. A présent que Aharon était décédé, Balak a senti qu’il pouvait attaquer Israël. Et en réalité, il pouvait nuire à Israël par sa propre force, car Aharon n’était plus là face à lui. Cependant, Hachem a déjoué son plan, et dans Sa Bonté, Il lui a mis dans le coeur de faire intervenir Bilam pour cela. Seulement, Bilam ne pouvait pas réussir, car la force de Moché se tenait toujours contre lui. (Sfat Emet)

«Mais D.ieu étant irrité de ce qu’il partait.» (22, 22)

Que signifient les mots « de ce qu’il partait » ?

La Guémara raconte (Brakhot 7a) que Rabbi Yéhochoua ben Lévi avait pour voisin un Saducéen l’irritant sans cesse, au point qu’il souhaitait sa mort. Sachant qu’il existe un moment, vers le lever du jour, où la colère règne en maîtresse dans le monde, Rabbi Yéhochoua ben Lévi prévit d’être alors réveillé afin d’en profiter pour maudire cet homme, malédiction qui s’appliquerait sans doute. Comment distinguer cet instant ? Il correspond à celui où la crête du coq devient entièrement blanche. Aussi, le Sage prit-il un coq qu’il observa attentivement, dans l’attente de ce moment précis. Mais, lorsque celui-ci arriva, il s’était endormi. A son réveil, il comprit que le Créateur l’avait voulu ainsi, afin que sa malediction ne puisse pas s’appliquer.

Dans l’ouvrage Hatsadik Rabbi Chlomo, il est expliqué que Bilam, qui désirait maudire le peuple juif, voulut profiter de l’heure où D.ieu se met en colère pour accomplir ce sombre dessein. Il prit alors un coq et attendit le moment opportun. Constatant qu’il commençait à somnoler, il fit les cent pas pour lutter contre le sommeil, ce qui déplut fort au Très-Haut, comme le laisse entendre le verset «Mais D.ieu étant irrité de ce qu’il partait. »

« Ce peuple résidera seul » (23,9)

Le Panim Yafot explique cette bénédiction de la façon suivante: Nos Sages disent que lorsque Hachem juge le monde, Il commence par juger le peuple juif avant les autres nations. En effet, cela est un moyen de juger Israël avant que la Colère Divine ne s’éveille. Car s’Il jugeait d’abord les autres nations, à la vue de leurs fautes, la Colère Divine risquerait de s’éveiller, et quand Il jugera ensuite Israël, Il le fera avec un « fond » de colère. Pour éviter cela, Hachem juge en premier le people juif, tant qu’il n’y a pas encore de colère. C’est en ce sens que Bilam dit : « Ce peuple résidera seul », c’est-à-dire que quand ils comparaîtront devant Hachem pour être jugés, ils seront encore seuls. Les autres nations ne se seront pas encore présentées, et ils seront alors les premiers à se faire juger, ce qui est une bénédiction. (Panim Yafot)