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Septième jour: David

David et la fête de Soukot

Dans le Birkat Hamazone de Soukot, nous ajoutons le « Hara’hamane hou Yakime lanou et Soukat David hanofelete » : Le Miséricordieux établira pour nous la Souka de David qui tombe.

Quelle est le sens de cette phrase ?

La source se trouve dans le verset suivant : «ביום ההוא אקים את סכת דויד הנפלת En ce jour, Je relèverai la Souka de David qui tombe… »  (Amos 9, 11)

Il s’agit de rétablir le royaume de David Hamélekh au temps de la Guéoula (Délivrance Finale).

Pour mieux comprendre, voici une explication du Maharal de Prague, dans son Séfer Nétsa’h Israël chap. 35 : Lorsque l’on parle de “Soukat David”, il s’agit de la royauté de David.

Généralement un royaume est désigné par le mot “Bayit”, mais en ce qui concerne David, on parlera de Souka.

On désigne un royaume par “Bayit/maison”, car une maison est une construction solide et durable, ce qui laisse entendre que la royauté elle aussi est solide et durable.

La royauté de David quant à elle, est appelée “Souka”, car elle est différente de toutes les autres. En effet une « bayit » est une construction qui est fixe dans ce monde-ci, alors qu’une Souka, comme nous l’avons expliqué, a une dimension spirituelle provenant de sa caractéristique d’être provisoire.

Or le règne de David Hamélekh est de source Divine, qui à l’image de la Souka, ne fut établi dans ce monde que de manière provisoire.

Revenons à notre verset, tiré de Amos, cité plus haut : “Bayom Hahou akim eth Soukat David hanofelete.”

Une maison qui tombe ou qui s’écroule est inévitablement détruite. Il n’en reste que des pierres et de la poussière. Le bâtiment initial n’existe plus.

On pourra par la suite reconstruire un nouveau bâtiment, peut-être identique au premier, mais il s’agira alors d’une nouvelle construction.

En revanche, quand une Souka s’écroule, il est facile de la reconstruire, de la remettre sur pied et ainsi de retrouver la même qu’à l’origine.

C’est l’idée du règne et de la royauté de David Hamélekh qui a disparu. Lorsque sa royauté reviendra, elle sera la même qu’au départ, car elle fut, telle une Souka, facile à ériger.

Dans Yechaya (62, 6) il est écrit : « Sur tes remparts, Ô Yerouchalaïm, j’ai posté des guetteurs qui ne se tairont ni le jour ni la nuit, en aucun temps… »

Le Alchikh nous explique ce verset de la façon suivante :

Dans le Zohar Hakadoche il est dit que le futur Beth Hamikdach descendra tout droit du ciel. Il sera fait de feu. En effet le Beth Hamikdach sera érigé par des actes spirituels : c’est notre Torah et nos Mitsvot qui feront évoluer sa construction.

Depuis sa destruction nous devons à tout prix reconstruire ce que nous avons perdu.

Pour la construction d’un bâtiment, nous devons assembler des briques l’une sur l’autre et l’une à côté de l’autre, afin d’en ériger les murs. C’est également ainsi que fonctionne une construction spirituelle. Les murailles de feu ne s’élèveront que par un assemblage du « feu » de notre Torah. Un feu qui symbolise notre enthousiasme sacré et notre entrain joyeux avec lesquels nous accueillons les paroles de Torah, ainsi que l’ardeur qui nous anime lors de l’accomplissement des Mitsvot.

Une question se pose alors : comment se fait-il que depuis tout ce temps, grâce à tous les Tsadikim qui ont éclairé les générations, le Beth Hamikdach n’ait toujours pas été reconstruit ? Leur Torah et leurs Mitsvot n’ont-elles pas construit ces murailles de feu ?

La réponse est que de même que nos bonnes actions construisent ou élèvent ces murailles de feu, de même nos mauvaises actions l’éteignent.

Que faire si parmi nous certains construisent et d’autres détruisent, et qu’il s’agit même parfois de ceux-là qui avaient construit ?

La Torah vient donc et nous enjoint de respecter la Mitsva de Tokha’ha (réprimande), comme il est dit : « Réprimande ton prochain, et tu n’assumeras pas de péché à cause de lui. » Vayikra (19, 17)

La Tokha’ha, ou réprimande, est une Mitsva essentielle car elle vient défendre et préserver l’honneur de Hachem et de la Torah. En effet rappelons au Juif qui ne se soucie pas de voir son prochain fauter, les mots de la Guémara Chabbat 64b nous enseignant : « Celui qui voit son prochain commettre une Avéra et ne le réprimande pas, la faute lui revient comme s’il l’avait commise depuis le départ. »

Imaginez que vous construisiez un mur et qu’un homme vienne et le détruise. Resteriez-vous passifs ou réagiriez-vous ? Évidemment, vous le réprimanderiez sans attendre ! C’est exactement ce que nous dit le verset « Sur tes remparts, Ô Yerouchalaïm, j’ai posté des guetteurs qui ne se tairont ni le jour ni la nuit, en aucun temps… » Les guetteurs mentionnés dans le verset sont les hommes qui réprimanderont leurs prochains pour les fautes, afin d’éviter la destruction.

Maintenant que nous avons vu de quelle façon le Beth Hamikdach sera reconstruit, intéressons-nous au magnifique potentiel de la période que nous vivons actuellement.

Nos Sages nous enseignent qu’une faute est d’autant plus grave si elle est commise en Erets Israël qu’en dehors d’Israël, car Hakadoche Baroukh Hou réside en permanence en Erets Israël.

Cela ressemble à un homme qui fauterait dans le palais du roi tandis qu’un autre commettrait la même faute, mais à l’extérieur du palais.

Le roi serait très mécontent de savoir que quelqu’un ne se comporte pas comme il le désire, à l’intérieur même de chez lui, sans compter l’effronterie que représente une telle attitude.

Il en est de même pour le salaire, qui sera plus important pour celui qui accomplit la volonté d’Hakadoche Baroukh Hou en Erets Israël que celui qui fera de même, mais en dehors d’Israël. Le mérite et la contribution à la construction du Bien sont d’une plus grande ampleur lorsque l’on se trouve en Israël.

Cette règle, que l’on applique aux résidents d’Erets Israël, est la même pour ceux qui résident dans la Souka. La Souka recèle une Kédoucha aussi grande que celle d’Erets Israël, car la Chékhina y réside aussi.

Toutes les Mitsvot que nous accomplirons dans la Souka, où qu’elle se trouve dans le monde, auront le même impact que celles d’un résident d’Erets Israël, c’est-à-dire qu’elles influenceront et accéléreront grandement la reconstruction du Beth Hamikdach.

Dans la Torah, il est écrit : « Toutefois, au quinzième jour du septième mois, quand vous recueillerez la récolte de la terre, vous fêterez la fête de Hachem pendant sept jours… » Vayikra (23, 39)

Comme nous l’avons souligné plus haut, la fête de Soukot est aussi appelée « ‘Hag Haassif ». L’auteur du « Sim’hat Elyahou » nous dévoile une jolie explication à ce sujet.

Nous savons que Roch Hachana et Yom Kippour font référence à des jours de repentir par la crainte (Téchouva Mi Ira). La Guémara Yoma 86b nous enseigne que par le mérite de la Téchouva Mi Ira, les fautes volontaires « Zedonot  » sont transformées en fautes involontaires « Choguégot ».

Pour Soukot, qui fait référence à une période de repentir par amour (Téchouva Bé Ahava), la Guémara nous enseigne que les fautes volontaires « Zedonot  » sont transformées en « Mitsvot ».

C’est pour cette raison que Soukot est aussi appelée « ‘Hag Haassif », car c’est le temps de récolter nos « avérot » qui sont devenues des Mitsvot, par le biais de notre Téchouva.

Toutes nos averot qui ont détruit des murailles de feu, seront, en cette période de Téchouva Bé Ahava, transformées en Mitsvot et attiseront ainsi les flammes de la construction.

« Hara’hamane Hou Yakime lanou eth Soukat David Hanofelete. »

Prions Hakadoche Baroukh Hou que notre Téchouva bé Ahava et nos Mitsvot accomplies sous la Souka attisent le feu de la Torah pour que nous puissions reconstruire, à l’image de la « Soukat David hanofelete », le Beth Hamikdach Biméhéra Béyaménou Amen.

Écarte-toi du mal et fais le bien

David Hamélekh écrit dans les Tehilim (34, 15) :

« Écarte-toi du mal et fais le bien »

Durant toute cette semaine, nous avons tourné une fois chaque matin avec les quatre espèces composant le Loulav, autour du Sefer Torah. Mais à Hochana Raba, nous tournons sept fois, ce qui correspond, entre autres symboliques, aux sept sphères célestes.

Nous allons pendant ces Hakafot/rondes, prier et implorer Hakadoch Baroukh Hou, en proclamant « Hoochaana !/De grâce secours-nous ! », et ainsi pouvoir prendre le dessus sur le mal et le dominer.

Hakafot commémorent le souvenir de la conquête d’Israël qui a débuté par Yeri’ho où Yeouchoua Bin Noun conduisait les Bneï Israël et effectua des rondes autour de la ville pour faire tomber les murailles.

Ils ont tourné une fois les six premiers jours, mais le septième jour ils ont tourné sept fois.

Le Siftei ‘Haïm explique que grâce aux 7 Hakafot de Hochana Raba nous allons, nous aussi, briser et faire tomber la muraille qui nous sépare d’Hakadoche Baroukh Hou, et par cette action, nous nous renforcerons dans la Mitsva de «écarte-toi du mal», nous situant plus près du Bien.

Pourtant, comme nous le dit le verset, il ne suffit pas de « s’écarter du mal », il faudra aussi « faire le bien ». En effet, après avoir fait tomber les murailles et conquis l’adversaire, viendra un jour où ce dernier se relèvera pour revenir à la charge. Nous avons donc besoin d’un plan de défense pour éviter toute agression, or dans ce cas, la meilleure tactique c’est l’attaque !

Cette action s’effectuera au travers de Sim’hat Torah. A Sim’hat Torah aussi nous effectuerons des Hakafot, mais cette fois-ci, sans rien dans les mains, uniquement notre désir d’adhérer à la Torah. Pendant sept jours nous avons tourné autour de la Torah pour faire tomber les murailles du yetser hara qui nous empêchait d’y accéder. Et une fois celles-ci tombées, nous prenons la Torah dans nos bras pour tourner avec elle, encore sept fois, afin d’atteindre les sphères célestes.

Le Siftei ‘Haïm nous dit que par les Hakafot de Sim’hat Torah, nous construisons une muraille de Kédoucha qui sera notre bouclier contre le Mal, pour pouvoir atteindre « fais le bien ».

La Torah est le meilleur bouclier contre le Mal, et notre adhésion à son message est donc indispensable.

« fais le bien », il ne suffit pas de tourner autour d’elle, mais il nous faut aller la chercher, la prendre en main et l’embrasser (de nos bras).

La Guémara Kidouchine 30b nous enseigne la parabole suivante :

Un père corrigea sévèrement son fils et lui causa de graves blessures, mais il lui donna un pansement très efficace pour le guérir, que le fils devait poser sur la plaie.

Le père dit à son fils : « Tant que ce pansement restera sur la plaie, tu pourras manger et boire ce que tu veux, même ce qui est contre-indiqué avec de telles blessures… sans aucune crainte et tout te sera indolore. Par contre si tu l’enlèves, alors la blessure s’infectera. »

Ainsi Hakadoche Baroukh Hou a dit aux Bneï Israël : « Mes enfants, J’ai créé le Yetser Hara, mais J’ai aussi créé la Torah comme antidote. »

Il est écrit dans la Torah, Devarim (11, 18) : « Vé samtem éth devaraï haélé/ Vous placerez Mes paroles-là… », il s’agit des paroles de la Torah. La Guémara nous dit de lire « Vé samtem », « SAM-TAM/remède complet » et Rachi nous dit que ce remède ne manque pas d’éléments de défense contre le Yetser Hara.

« fais le bien » est l’unique moyen dont nous disposons pour nous construire des barrières afin de « s’écarter du mal » en utilisant l’ultime remède, le limoud Torah.

Alors dansons, tournons, rapprochons-nous de la Torah pour atteindre notre Créateur.

L’influence positive

Comme nous l’avons déjà vu, nos Sages nous enseignent que les quatre espèces (étrogue, loulav…) sont représentatives des différents types de Juifs.

En ce qui concerne la Arava (saule), elle représente le plus simple des Juifs, car elle ne possède ni Torah, ni bonnes actions, autrement dit, elle n’a pas de goût ni d’odeur.

Pendant sept jours, ce « simple » Juif va pourtant être associé aux Sages, côtoyer des Juifs plus grands que lui… Cette union va le rendre plus fort. Ils vont en effet l’influencer, le tirer vers le haut.

A tel point que cette Arava, à Hochana Raba sera détachée des autres, afin d’accomplir seule cette fois, la Mitsva de la « ‘habata ».

(C’est à Soukot qu’Hakadoche Baroukh Hou détermine la quantité d’eau qui sera accordée durant l’année, c’est pour cela que l’on multiplie les Tefilot pour l’eau et les pluies. La Arava est un arbre qui a besoin d’eau pour subsister. Nous non plus, Bneï Israël, nous ne pouvons vivre sans l’eau de la Torah. C’est pour cela que nous implorons Hachem de nous envoyer de l’eau (matérielle et spirituelle), en prenant un bouquet de Arava que l’on frappe sur le sol.)

Le Chem mi Chemouël nous dit que c’est grâce à l’influence de son entourage que la Arava est devenue si grande, jusqu’à bénéficier du privilège de recevoir sa propre Mitsva.

Nous aussi, après nous être unis pendant sept jours aux Oushpizine Kadichim, nous avons ressenti leur présence, vécu à leur lumière et nous nous en sommes imprégnés.

Comme la Arava, nous allons en sortir grandis, et Hakadoche Baroukh Hou nous donnera le mérite, pour cette nouvelle année, de bénéficier d’une nouvelle mitsva, ou d’améliorer l’accomplissement de l’ensemble de nos Mitsvot.

Kohélet

« Puis, je me mis à observer tous les actes d’oppression qui se commettent sous le soleil ; partout des opprimés en larmes et personne pour les consoler ! Et on a pris la force de leurs oppresseurs et malgré tout, personne pour les consoler. » (4, 1)

Le ‘Hafets ‘Haïm nous explique ce verset à l’aide de la parabole suivante :

Un homme dut quitter sa famille pour subvenir aux besoins des siens, et pour cela, il partit dans un pays lointain.

Après quelque temps, il fit fortune, son commerce connut une grande réussite. A tel point qu’il oublia la raison première de son départ de son pays d’origine.

Déjà plusieurs années avaient passé, sa femme et ses enfants le suppliaient de rentrer, et il finit par accepter leur expliquant toutefois qu’il devait d’abord tout régler avant de les rejoindre.

Il vendit son affaire, et décida d’investir son argent dans une marchandise qu’il pourrait revendre aisément dans son pays d’origine. Après avoir fait une étude de marché, il parvint à la conclusion que la meilleure marchandise était celle qui lui avait valu sa réussite, c’est-à-dire la viande et le poisson. En effet, ces marchandises étaient très appréciées par toutes les populations, et certains étaient prêts à dépenser des sommes folles pour en obtenir. Par ailleurs, dans le pays où il résidait, se trouvaient aussi des pierres précieuses en abondance, mais elles n’intéressaient personne. Il décida donc de remplir une cargaison de viande et de poisson et d’embarquer tout cela dans un bateau direction la maison. Il informa sa famille et ses proches de son retour, et qu’ils devraient l’aider à décharger toute sa marchandise.

Après plusieurs semaines de voyage, le bateau arriva à destination, sa famille et ses proches l’attendaient au port, impatients. Le moment de décharger les caisses était venu, et les douaniers demandèrent à inspecter le contenu des caisses. Dès l’ouverture de la première, une odeur nauséabonde s’en dégagea. En effet les viandes et poissons avaient tout bonnement pourri durant ce long voyage. Les douaniers s’emparèrent de la marchandise qualifiée de toxique, et la déversèrent dans la mer.

Notre homme ne possédait donc plus rien, plus un sou, il avait tout investi dans ces marchandises, pensant faire fortune une seconde fois, mais il ne fut que la risée de la ville. Quant à sa femme furieuse, elle ne manqua pas de l’accabler et de lui rappeler sans cesse la bêtise de son investissement, comment n’avait-il pas prévu ce qui ne pouvait pas ne pas arriver ?!

Puis, après ce drame et un sommeil agité, notre homme se réveilla et découvrit avec stupeur que d’étonnants changements étaient survenus dans sa maison :

les placards étaient pleins… et surtout, une femme radieuse l’accueillit avec le plus grand des sourires ! Elle avait trouvé dans ses bagages une petite boîte qui renfermait une pierre précieuse dite « ordinaire » du pays d’on il venait. Elle l’avait faite expertiser, et lorsqu’on lui avait annoncé qu’elle valait beaucoup d’argent, elle l’avait vendue sur le champ.

C’est ainsi qu’elle avait acheté du mobilier, des vêtements, rempli les placards… tout cela pendant que son mari était toujours noyé dans son sommeil.

Après les explications de sa femme, il fut accablé, et répéta inlassablement, inconsolable :

« Là où je vivais, il y avait des pierres comme celle-ci en abondance, j’aurais pu en remplir des caisses pour quelques sous… mais j’ai choisi de prendre à la place des mets périssable, aïe, aïe, aïe….  »

La parabole est à l’image de notre vie sur terre et de notre but ici-bas. En effet nous sommes envoyés sur terre pour étudier la Torah et accomplir des Mitsvot, mais très vite, nous nous préoccupons des affaires de ce monde en oubliant l’essentiel.

Lorsque nous devrons rejoindre notre Créateur dans le ciel, nous nous apercevrons nous aussi que nous avons gaspillé notre temps à nous occuper de notre corps et à l’engraisser, alors que lui aussi finira par pourrir… et nous serons comme le pauvre héros de notre histoire, méprisés par notre entourage céleste et condamnés au Guéhinom (que D.ieu nous en préserve !)

Nous devons cependant savoir que même le Juif le plus égaré aura tout de même un mérite quelconque, ne serait-ce que pour avoir répondu « Amen » à une Brakha, mis les Tefilines…

Et de ce fait, après avoir purgé son châtiment, il sera conduit au Gan Éden. Surpris de ce changement, il interrogera et cherchera à en comprendre la raison.

C’est alors que les anges lui expliqueront qu’en fouillant dans ses dossiers, ils ont trouvé, un « Amen » ou une autre « petite » Mitsva… ce qui lui valut finalement une telle récompense.

C’est alors que lui aussi se mettra à pleurer et à gémir. Il sera accablé, et répétera inlassablement et inconsolable : « Là où je vivais, il y avait des Mitsvot en abondance, j’aurais pu en accomplir des centaines et accumuler des milliers de mérites… mais j’ai choisi de m’occuper de mon corps périssable, aïe, aïe, aïe….  »

C’est le sens de notre verset initial : « Puis je me mis à observer tous les actes d’oppression qui se commettent sous le soleil ; partout des opprimés en larmes et personne pour les consoler !… » Ce qui signifie : j’ai vu comment les gens ont été châtiés pour leurs mauvaises actions et de ce fait ils pleurent…

« … et on a pris la force de leurs oppresseurs et malgré tout, personne pour les consoler. »

Mais même lorsque leur châtiment prend fin ils sont inconsolables, car leur récompense aurait pu être beaucoup plus grande, ils pleurent le temps gaspillé durant leur séjour sur Terre…

Pour ne pas pleurer demain, investissons dès à présent…