8 décembre 2021

CHOVAVIM: LES PENSÉES DU CŒUR

Nous lisons deux fois par jour dans le Chéma Israël, le verset «vous n’explorerez pas d’après votre cœur et d’après vos yeux».

À première vue ce verset est incompréhensible demande le Alchikh Akadoch. Effectivement, dans un autre enseignement, nos Sages nous apprennent que parce que l’œil voit, le cœur désire et à cause de ceci l’homme trébuche dans la faute. Nous voyons d’ici que l’œil précède les pensées du cœur et que ces dernières ne naissent qu’après la vue de choses interdites. D’après ce qui vient d’être dit, il aurait fallu faire précéder dans le verset les yeux au cœur et ainsi écrire : «vous ne vous détournerez pas d’après vos yeux et d’après votre cœur» pour respecter l’ordre chronologique.

Ce grand maître nous apprend que si une personne voit par inadvertance une vision interdite et qu’après cela il tourne le regard, ceci n’est pas considéré comme une faute et on ne peut rien lui reprocher, au contraire, il en sera récompensé.

Cependant, l’homme qui contemple des choses interdites par choix, après réflexion, parce qu’il recherche à assouvir les envies de son cœur pour satisfaire l’envie de ses yeux, sur cela transgresse l’interdiction « d’explorer » d’après son cœur et ses yeux. C’est pour cela que le verset a fait précéder le cœur aux yeux pour nous enseigner que c’est une vue qui a suivie l’envie du cœur qui est reprochable.

C’est cela que D… attend de nous : forcer son cœur et ses yeux à ne pas contempler les futilités de ce monde et à ne pas se laisser entraîner dans ce cercle vicieux comme l’a dit un grand sage : un homme peut simplement marcher dans la rue et transgresser des dizaines ou des centaines d’interdictions.

Il est rapporté dans le livre « Taharat Akodech » de notre maître Rav Aharon Raata Zatsal,-que son mérite nous protège – : « Lorsqu’un homme marche dans la rue et son mauvais penchant l’attaque pour qu’il regarde de part et d’autre des femmes et qui malgré cela s’efforce pour ne pas fauter, c’est alors un moment de grâce, fort propice, semblable à la Neïla de Yom Kipour, pour demander tout ce qu’il désire ».

Extrait de l’ouvrage « Ki tétsé lamilkhama »