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Vaet’hanane

Cette semaine dans notre Paracha sont rapportés les 10 Commandements. En effet, notre maître Moché, avant de quitter ce monde répète la Thora et les mitsvots au Clall Israel dans le Livre de Dévarim. Dans le 5ème commandement il est dit:” Honore ton père et ta mère comme l’ordonne Hachem ton D. afin de rallonger les jours de ta vie etc…”. Cette Mitsva est un des fondements de la loi juive. Les Sages expliquent le cadre de cette Mitsva en détail. Il existe en effet deux Mitsvots: celle d’HONORER ses parents et celle de les CRAINDRE. Lire la suite

Attention à bien digérer (suite)

En principe, un homme sain et fort mangera deux fois par jour, mais les gens faibles et les personnes âgées prendront plusieurs petits repas, car la nourriture abondante affaiblit leur estomac. Celui qui veut rester en bonne santé ne mangera pas avant que son estomac ne se soit vidé de la nourriture antérieure.

Normalement, chez les gens sains qui mangent et se fatiguent moyennement, la digestion complète d’un repas moyen dure six heures, il est bon de sauter un repas par semaine – si possible la veille de Chabat – pour laisser l’estomac se reposer et renforcer sa capacité de digestion.

Il est bon de s’habituer à manger du pain (céréales) le matin. Celui qui veut manger plusieurs sortes d’aliments commencera par ceux qui sont laxatifs ; ensuite, il fera une petite pause pour ne pas les mélanger avec les autres. De même, il consommera d’abord des aliments légers et digestes – par exemple, de la volaille avant la viande de boucherie, de la chair du petit bétail avant celle du gros bétail. Tout de suite après le repas, il mangera des aliments astringents (qui constipent), mais pas en grande quantité. Puisque la digestion commence dans la bouche sous l’effet du broyage par les dents et du mélange des sucs avec la salive, aucun aliment ne doit être avalé sans mastication, pour ne pas faire retomber sur l’estomac tout le poids de la digestion.

Concernant la boisson, l’eau constitue pour l’homme la boisson naturelle et saine pour le corps. Si elle est pure et claire, elle sert à maintenir l’hydratation du corps et à accélérer l’évacuation des déchets. On choisira de préférence de l’eau fraîche – qui désaltère et active la digestion -mais pas glacée au point d’éteindre la chaleur naturelle du corps. Celui qui est las et fatigué doit veiller, à plus forte raison, à ne pas boire de l’eau trop froide car, à cause de l’état de lassitude et de fatigue, elle pourrait, à D.ieu ne plaise, échauffer et faire fondre dangereusement la graisse du cœur. Même si l’eau est bonne pour la santé du corps, il ne faut pas en abuser. On ne doit pas en boire juste avant le repas, pour ne pas refroidir l’estomac et perturber la digestion. On pourra prendre un peu d’eau mélangée à du vin pendant le repas, puis boire modérément quand le processus de digestion aura commencé. Pour ne pas refroidir le foie, il ne faut pas boire de l’eau en sortant des bains publics ni, a fortiori, à l’intérieur…

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha » du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

Attention à bien digérer

Je voudrais rapporter ici des règles d’hygiène de vie, que le kitsour Choul’han ‘Aroukh (chapitres 32, 33) a tirées des Hilkhot Dé’ot du Rambam. Notre ouvrage repose essentiellement sur son affirmation, selon laquelle « la santé ou la faiblesse du corps dépendent en grande partie de la digestion des aliments ».

Avoir un corps sain et parfait, c’est suivre les voies de D’. On ne peut saisir ni acquérir la moindre connaissance du Créateur en étant malade. Par conséquent, on doit s’éloigner de ce qui est destructeur pour le corps et s’habituer aux choses qui le rendent sain et fort, comme il est dit (Dévarim 4,15) : « Prenez bien soin de votre vie ».

Le Créateur, qu’il soit béni et que Son nom soit béni, a créé l’homme (ainsi que tout être vivant) en y mettant une chaleur naturelle et si elle disparaissait, la vie s’éteindrait également. La maintenance de cette chaleur naturelle est entretenue par la nourriture absorbée. De même qu’un feu s’éteint complètement si l’on n’y ajoute pas constamment du bois, l’homme qui ne mange pas, meurt, car son feu intérieur s’éteint. La nourriture est broyée entre les dents et réduite en bouillie par un mélange de suc et de salive. De là, elle descend dans l’estomac où elle est de nouveau broyée, mélangée aux sucs (gastrique et biliaire), diluée, transformée par la chaleur et les sucs, puis digérée. La partie utile en est triée pour nourrir tous les organes et maintenir l’homme en vie ; les déchets, correspondant au surplus, sont évacués. C’est pour cela que nous disons dans la bénédiction achèr yatsar (selon une explication) : « Il fait des merveilles ». Car le Saint béni soit-Il a conféré à la nature humaine la faculté de trier le bon dans les aliments et à chaque organe celle d’attirer la nourriture qui lui convient, en rejetant le déchet qui pourrirait en restant à l’intérieur et provoquerait des maladies, que D’ nous en préserve ! C’est pourquoi, la santé et la faiblesse du corps dépendent en grande partie de la digestion des aliments. Si elle est bonne et facile, on sera en bonne santé ; en revanche, des troubles digestifs provoquent un affaiblissement qui pourrait être dangereux, à D’ ne plaise.

La digestion est bonne quand la nourriture est légère et pas trop abondante. En revanche, les dilatations et les contractions naturelles de l’estomac sont entravées quand il est plein et il ne peut plus malaxer la nourriture comme il faut, à l’instar du feu qui ne brûle pas bien si l’on y ajoute trop de bois. C’est pourquoi, qui veut garder son corps en bonne santé veillera à manger modérément, selon sa nature, ni trop peu ni à satiété. La plupart des maladies proviennent soit d’une alimentation malsaine, soit d’une nourriture trop abondante avalée grossièrement, même si elle est saine. Comme l’affirme le roi Salomon dans sa sagesse : « Qui garde sa bouche et sa langue se garde de tourments » (Michlé 21 ;23) – « qui garde sa bouche » en évitant de manger des aliments nuisibles ou de se gaver, « et sa langue » en ne disant que le strict nécessaire. Un sage a déclaré : « Un peu de nourriture malsaine ne fait pas autant de mal que l’abus de nourriture saine. ».

La capacité de digestion d’un jeune homme est importante et exige ainsi des apports alimentaires plus fréquents que chez l’adulte. Quant à la personne âgée, plus faibles, il lui faut une alimentation légère – en faible quantité, mais d’une haute valeur nutritive. ‘

L’appareil digestif étant affaibli en été par la chaleur, il convient de manger moins qu’en hiver -un tiers de moins d’après les estimations d’éminents médecins.

Il est bon de se fatiguer, avant de manger par la marche ou le travail afin de réchauffer le corps ; ceci est une importante règle médicale. C’est un des sens des versets : «tu mangeras à la sueur de ton front» (Béréchit 3, 19) et «Elle ne mange pas le pain de la paresse» (Michlé 31, 27). On doit desserrer sa ceinture avant de manger et, au moment du repas, rester assis à sa place (bien droit), ou s’appuyer sur le côté gauche. Après le repas, il est mauvais de trop se dépenser, car l’estomac risque de se vider avant d’avoir digéré la nourriture ; il faut marcher un peu et se reposer, mais ne pas faire de longues promenades et de grands efforts. On ne doit pas dormir dans les deux heures qui suivent le repas, de peur que des vapeurs nuisibles ne montent au cerveau.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »  du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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‘Houkat

« Et tout ustensile ouvert, sur lequel il n’y a pas de couvercle attaché, est impur. » (Bamidbar 19 ;15)

Rachi : Et tout ustensile ouvert – Le texte parle ici d’un récipient en terre cuite, lequel ne peut pas devenir impur par une cause extérieure, mais seulement intérieure. Si la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. Si en revanche il porte un « couvercle attaché », il reste pur (‘Houlin 25a).

Le Rav Sofèr (Ouba’harta ba ‘haïm), explique par allusion que cet ustensile en question fait référence à la bouche de l’homme. Comme le dit Rachi, si « la fermeture de son couvercle n’est pas parfaitement ajustée, il peut devenir impur. » En d’autres termes notre bouche, ne pas peut dire ce qu’elle veut, quand elle le veut, elle doit être mise sous contrôle. Mis à part l’interdit notoire et gravissime du lachone ara dont la Torah nous défend explicitement, nous allons plutôt nous pencher sur la manière de parler et de s’exprimer. Nous devons nous efforcer à parler avec honneur et distinction, et non pas de manière grossière ou familière. LIRE LA SUITE

ÊTRE EN BONNE SANTÉ, UNE VRAIE MITSVA

Il ne s’agit pas seulement d’un « bon conseil ». En tant que Juif croyant, nous devons respecter le commandement: « Prenez soin de votre santé physique et mentale! » (Devarim 4, 15). Comme il est écrit dans la Tora, notre corps n’est pas notre bien privé ; il nous a été  « donné » en caution par le Créateur afin de le servir, et la Tora écrite et la Tora orale, par l’intermédiaire des Sages de toutes les générations – nous sert de notice d’utilisation et nous apprend également à le garder sainement.

Nous en sommes convaincus sans en saisir toutes les conséquences. Pour illustrer mes propos, je me servirai d’un exemple emprunté au ‘Hafets ‘Haïm.

Voici le témoignage du Rav Pétaïiya ancien élève de la Yéchiva de Radine où vécut le ‘Hafets ‘Haïm. « L’amour du ‘Hafets ‘Haïm pour ceux qui étudiaient la Tora était comme celui d’un père pour son fils. Non content de les rassembler dans un lieu de Tora et de se préoccuper de leur niveau spirituel, il se souciait également de leur situation matérielle avec une grande affection. Je me rappelle que, durant mes études à Radine au début de l’été 5663 (1903), le ‘Hafets ‘Haïm se rendait  régulièrement, chaque lundi et jeudi, à la synagogue dans l’endroit réservé les jours chaumés aux femmes, où nous avions l’habitude d’étudier la pensée juive Moussar avant l’office de Arvit. A ma grande surprise, je l’entendis un jour prononcer ce sermon bien singulier:

“N’étudiez pas trop! On se doit de préserver son corps pour ne pas s’affaiblir ni tomber malade. Par conséquent, il faut se reposer, se changer les idées et respirer de l’air frais, se promener en fin d’après-midi ou se reposer dans la chambre et, si possible, se baigner dans le fleuve pour renforcer son corps! Car c’est le mauvais penchant qui vous pousse à une assiduité excessive et à des efforts exagérés, pour affaiblir votre organisme et vous obliger au bout du compte à cesser complètement d’étudier, pour que le profit soit annulé par les pertes et alors tout votre investissement aura été vain.”

« Et j’en suis un exemple vivant! poursuivit le ‘Hafets ‘Haïm. Dans ma jeunesse, j’ai étudié au-dessus de mes forces et ma vue s’est affaiblie au point que les médecins m’ont ordonné de ne pas consulter un seul livre pendant deux ans! Eh bien, n’était-ce pas le mauvais penchant qui m’avait incité à cette assiduité excessive? Et si un homme se rend malade à cause de cela, il risque d’abréger sa vie qui devrait durer au moins soixante-dix ans et il sera appelé à rendre des comptes pour sa mort prématurée ! » et il continua à nous parler dans ce style, et sur ce ton pendant une vingtaine de minutes ; tout son sermon portait, ce soir-là sur ce sujet.

Lorsque vous comparaîtrez devant le Tribunal céleste, il vous sera peut-être reproché: « un manque d’années de mise des Téfiline, d’observance du Chabat et d’habitation dans la souca etc.».Lorsque vous vous demanderez tout étonné: « Comment est-ce possible ? Quand est-ce arrivé? », il vous sera répondu: « Si vous aviez préservé votre santé, vous auriez vécu plus longtemps et qui sait combien de mitsvot vous auriez pu accomplir pendant ce temps! » Voyez jusqu’où peut aller la réflexion du Tribunal céleste!

Le Rambam (Hilkhot Dé’ot) a indiqué tout un mode de vie pour rester en bonne santé, car il savait que les maladies ne sont pas des phénomènes soudains, mais l’aboutissement de longues années d’une conduite malsaine, notamment en matière d’alimentation. Examinons cette phrase admirable du Rambam (Hilkhot Dé’ot 4, 20): « Je suis garant que celui qui se conforme aux règles de conduite que nous avons prescrites ne tombera jamais malade, si bien qu’il atteindra un âge avancé sans avoir besoin d’un médecin jusqu’à son dernier jour;  que son corps restera entier et fonctionnera bien toute sa vie ». Avec votre permission, je voudrais m’étendre un peu – comme il sied à toute parole des Richonim (les Sages du moyen-âge) – sur cette phrase merveilleuse, et surtout sur les trois mots forts: «JE SUIS GARANT», qui auraient paru incroyables s’ils n’avaient pas été écrits explicitement.

Le plus grand cadeau que nous puissions offrir à nos enfants, c’est de rester « des parents en bonne santé ».

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha » du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita Contact (00 972.361.87.876