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Les Kaparot

Nous avons la coutume, depuis l’époque des Guéonim (il y a environ mille ans), d’effectuer les Kaparot la veille de Kippour afin d’adoucir la Midat haDin (l’attribut céleste de rigueur).
Ce rite s’accomplit en faisant tourner une volaille au-dessus de sa tête en récitant la formule appropriée. Cette volaille sera ensuite abattue selon la procédure halakhique de l’abattage rituel et sa valeur monétaire est donnée aux pauvres.


Les Kaparot peuvent être faites à n’importe quel moment des dix Jours de Pénitence, mais le moment le plus propice est le jour qui précède Yom Kippour peu avant l’aube, car « un fil de bonté divine – ‘Hout chel ‘hessed» règne sur le monde.

La coutume est qu’un homme utilise un coq, et une femme utilise une poule. Il est bon que chaque personne ait sa propre volaille. Toutefois, si cela s’avère trop onéreux, une même volaille peut-être utilisée pour plusieurs personnes. Ainsi, une famille entière peut faire les Kaparot avec deux volailles : un mâle pour les hommes et une poule pour les femmes.


Il est bon de penser que le sort de cette volaille devrait être le nôtre, et qu’ainsi nous soyons pardonnés d’une punition qui mériterait la peine de mort. En effet, lui faire la Che’hita correspond à la mort par l’épée (‘Hérev) que le Beth Din infligeait à certains coupables, lui tenir la gorge correspond à la mort par étranglement (‘Hének), jeter le poulet correspond à la mort par lapidation (Skila), puis le fait de le griller correspond à la mort par le feu (Sréfa).
Cependant vu que cette opération n’est pas très aisée, la coutume est de donner la valeur de la somme d’un poulet à la Tsédaka, spécialement à des étudiants en Torah. (Michna Broura 605, 5-6)

Cette période du jugement peut être délicate et l’on doit se prémunir des dangers qui nous guettent grâce aux trois valeurs intemporelles du judaïsme : La prière, la Téchouva et la Tsédaka.
Grâce à la Téchouva, Hachem nous épargne des mauvais décrets en les faisant passer sur le poulet ou sur sa valeur monétaire. C’est la raison pour laquelle on appelle cela Kaparot. Ce terme provient de l’expression Kofer Nefech, le rachat de l’âme.


OVDHM vous propose de transmettre la valeur de vos Kaparot que nous distribuerons aux étudiants francophones en Torah d’Erets Israël.


Qu’Hachem vous inscrive et vous scelle dans le livre de la vie, du bonheur, de la réussite et de la santé, qu’Il vous accorde Sa proximité et qu’Il nous permette d’accueillir machia’h très prochainement dans la joie. Amen.

Téléchargez le sedere des Kaparot

Balak

Balak, roi de Moab, demande au prophète des nations Bilaâm, de maudire le peuple d’Israël. Bilaâm tente de le faire, mais chaque fois, au lieu d’une malédiction, c’est une bénédiction qu’il profère.

« Et Hachem ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Bilâam : ” que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappé ainsi à trois reprises (chaloch régalim) ?” »

Rachi explique que l’ânesse demande à Bilâam comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui célèbre les trois fêtes de pèlerinage (Pessa’h-Chavouot-Soukot) ? En effet, l’ânesse fait une allusion au mérite qu’Israël acquerra dans le futur en se rendant trois fois par an au Beth-Hamikdach pour célébrer les fêtes.

Bien qu’il soit évident que les paroles de l’ânesse ont été dictées par Hakadoch Baroukh Hou il y a lieu de se demander pourquoi l’ânesse emploie le terme « Régalim » [allusion aux trois fêtes] plutôt que « Péâmim» [qui signifie fois ou reprises] ? Aussi, quel est le mérite particulier des trois fêtes ? Pourquoi ne pas mentionner une autre mitsva tel que le Chabat, Tsitsit ou encore les Téfiline? Lire la suite