22 juin 2024

Mort POUR la France ou PAR la France…

Ces paroles de Thora seront lues et √©tudi√©es pour L√©Elyou√Į Nichmat de Mord√©cha√Į Ben Yossef et Fr√©’ha ainsi que de Sim’ha Julie Bat Myriam ◊™◊†◊¶◊Ď◊Ē(famille Benguigui/ Maroc)

Pharaon et les monuments aux morts français…

Notre Paracha marque le d√©but de l’esclavage en √Čgypte. On le sait, les fils de Jacob s’install√®rent √† Goshen. C’√©tait un territoire soigneusement pr√©par√© par sa Majest√© afin que les h√©breux ne se m√©langent pas avec la population autochtone, d√©j√† la pr√©sence juive n’√©tait pas d√©sirable, voir le verset 43.32). Avec le temps, les fils de Jacob rendirent leurs √Ęmes et petit √† petit l’asservissement s’amplifia. Au d√©but, c’√©tait en douceur mais √† la fin cela est devenu insupportable‚Ķ

Le verset dit :”Un nouveau Pharaon se leva en √Čgypte qui ne connaissait pas Joseph et dit : “Allons et complotons contre ce peuple de peur qu’ils nous d√©passent”. La Gu√©mara dans Sotta 11 (rapport√© dans Rachi) enseigne que ce Roi a fait comme s’il ne connaissait pas Joseph. On le sait, Joseph avait sauv√© toute la nation √©gyptienne d’un cataclysme in√©vitable (famine), quelques d√©cennies auparavant. Il avait aussi consid√©rablement enrichi les caisses de L‚Äô√Čtat durant la p√©riode de la disette. De plus, il est enseign√© que durant les 17 ann√©es que Jacob v√©cu en Egypte, le Nil sortait de ses berges et allait √† la rencontre de notre saint Patriarche (et en cela, la famine qui √©tait programm√©e dans le ciel pour durer 7 ans, se r√©duisit √† deux ann√©es, jusqu’√† la venue de Jacob en terre d‚Äô√Čgypte). Gr√Ęce √† cela le Nil abreuvait toutes les terres arides du pays du Sphinx. En un mot, la famille de Yaacov Avinou √©tait le moteur de toute la richesse du pays des Pyramides. Et pourtant le Monarque au caract√®re antis√©mite notoire “oublia” tous les bienfaits et annula toute dette de reconnaissance vis √† vis du peuple h√©breu naissant‚Ķ Comme on le dit bien : il n’y a rien de nouveau sous le soleil‚Ķ Un peu comme tous ces monuments aux morts qui pars√®ment le sol de la douce France o√Ļ est indiqu√© en gros caract√®res : “mort Pour la France” et on peut lire une longue liste de noms √† consonance isra√©lite(n’est-ce pas‚Ķ) hommes, femmes, enfants, b√©b√©s mort √† Auschwitz! or, si l‚Äô√Čtat fran√ßais veut cesser de prendre exemple sur le Pharaon des temps antiques, il serait temps de graver sur la pierre de marbre “mort PAR la France”. Tr√®s int√©ressante r√©flexion entendue de ma m√®re, que Hachem la prot√®ge, qui, semaines apr√®s semaines, vous envoie mon feuillet.

Dans la suite des versets (2.23) il est dit, “Ils ont cri√©, et leurs plaintes sont arriv√©es jusqu’√† D.ieu depuis leur labeur…”. Il s’agit de l’asservissement qui s’est accentu√© au point que le peuple cria au plus profond de sa mis√®re. La suite sera que Hachem entendit ces lamentations et se souvint de l’alliance qu’Il a conclue avec Avraham, Isaac et Jacob”.

Le Or Hahaim explique ce passage d’apr√®s un verset dans les T√©hilims “Depuis l’√©troitesse je t’ai appel√©, et Tu m’as r√©pondu dans Ta grande largesse‚Ķ“. Il explique qu’il existe plusieurs mani√®res de s’adresser √† D.ieu. Parmi elles, il existe la pri√®re qui provient d’un cŇďur plein d’all√©gresse ou encore d’un sentiment de reconnaissance. Cependant, notre passage nous apprend qu’il existe une pri√®re, la T√©phila, qui monte depuis la duret√© de l’asservissement. Cette supplique √©tait l’expression du travail obligatoire ext√©nuant. Ce m√™me ph√©nom√®ne on le retrouve lorsque le Proph√®te Jonas a √©t√© englouti dans par le poisson (Haftara qu’on lit √† Yom Kippour). Au d√©part, Jonas n’a pas ressenti l’√©troitesse. Hachem, a fait en sorte, qu’il soit expuls√© vers un second poisson, une femelle, dont les entrailles √©taient remplies d’Ňďufs. Jonas √©tait beaucoup plus √† l’√©troit. A ce moment, le proph√®te fit une T√©phila √† D.ieu tr√®s sinc√®re. Au final c’est cette derni√®re pri√®re qui monta au Ciel et le sauva.

On apprendra donc du Saint Or Hahaim qu’Hachem place des fois l’homme dans des situations difficiles afin qu’il ouvre sa bouche (par la pri√®re) et se tourne vers son Cr√©ateur.

Ce passage nous apportera un nouvel √©clairage dans nos vies. Il se peut, au grand jamais, que la vie ne suive pas un cours d’eau tranquille. Des fois les difficult√©s, sont au niveau de la subsistance, du Chalom Ba√Įt ou de la sant√© (Bar Minan), et peuvent placer l’homme dans des situations extr√™mes. Une des raisons de toutes ces grandes √©preuves,c’est afin que l’homme se tourne vers D.ieu et l’appelle du fond de sa d√©tresse. Hachem attend cette pri√®re sinc√®re pour lui venir en aide.

Dans le m√™me esprit, le Targoum Yonathan nous enseigne quelque chose de formidable. Au d√©but de la Paracha est enseign√© que Pharaon apprendra de ses astrologues que le d√©livreur du Clall Isra√ęl devait na√ģtre. Pharaon d√©cr√©ta, d’une mani√®re des plus abjectes, la mort de tous les b√©b√©s m√Ęles. Il demanda aux sages-femmes juives de faire cette cruelle besogne. Or les deux sages-femmes, Chiffra et Pouah (qui √©taient la m√®re de Moch√© Rab√©nou et sa sŇďur) feront un compte rendu tr√®s int√©ressant en disant : “les femmes juives ne sont pas comme les √©gyptiennes. Avant m√™me qu’on arrive sur le lieu de l’accouchement, elles ont d√©j√† mis au monde leur enfant“. Le targoum traduit : “ces femmes juives sont intelligentes, avant que n’arrive les sages-femmes elles l√®vent leurs yeux au Ciel et par la pri√®re, elles demandent la gr√Ęce et la mis√©ricorde √† leur P√®re qui est aux Cieux. Hachem √©coute leur supplique et leur r√©pond en les faisant accoucher dans la tranquillit√©, la paix et l’assurance‚Ķ”

C’est donc cette pri√®re qui provient d’une grande angoisse (l’accouchement, alors que les patrouilles √©gyptiennes sillonnent le pays √† la recherche des nouveau-n√©s) qui sera couronn√©e d’une tr√®s grande aide Divine (gr√Ęce √† la pri√®re de ces femmes valeureuses). Finalement, elles donneront naissance √† des sextupl√©s ! Alors que Pharaon avait dit dans son orgueil monstrueux : “nous manigancerons contre le peuple juif afin qu’ils ne grandissent pas (en nombre)…” R√©sultat, ce sera une d√©mographie exponentielle qui sortira de tout ce sombre √©pisode. Pour nous apprendre que la clef de la situation est dans nos mains ou plus t√īt dans notre bouche. Une pri√®re tr√®s sinc√®re pourra r√©soudre des situations m√™me les plus insolubles‚Ķ

Prière et sauvetage

Cette semaine je vous rapporterai une histoire vraie qui s’est d√©roul√©e il y a 80 ans (durant la guerre) dans une des synagogues de New York, le jour de Simhat Thora. C’√©tait le Beth Hamidrach de l’Admour de Kopishinitz Zatsal. La joie et l’all√©gresse √©tait tr√®s grande et le Rav dansait de toutes ses forces. Alors, est arriv√© dans la synagogue un juif √† la mine triste qui s’est assis au fond de l’endroit. Le Rabbi vit la grande tristesse de l’inconnu et lui demanda de venir danser. L’homme refusa car sa peine ne lui permettait pas de participer aux danses de la f√™te. L’Admour fit alors signe √† notre h√īte de venir dans son bureau afin de parler. L’homme acquies√ßa et suivit le Rav. Tous les deux s’install√®rent et la grande chaleur qui √©manait du Rabbi fit rapidement fondre la froideur de notre √©tranger. Il commen√ßa √† sangloter et dit : “Rabbi, je viens d’arriver en Am√©rique il y a juste deux mois. Seulement j’ai laiss√© en Europe ma femme et mes enfants et je n’ai plus aucune nouvelle. Depuis lors, je n’ai plus go√Ľt √† rien, je ne sors plus de chez moi, je ne prie plus ni m√™me √† Roch Hachana et Yom Kippour ! J’ai une grande peur de ce qui se passe en Europe.”La peine de cet √©tranger d√©chira le cŇďur du Tsadiq. L’Admour ferma les yeux et apr√®s quelques temps les rouvrit et dit en tapotant sur l’√©paule de notre homme :” Je te garantis que toute ta famille arrivera en Am√©rique saine et sauve ! Donc r√©jouis-toi avec nous car il n’y a pas lieu de t’angoisser ! Jusqu’√† Hanoukka √† venir (d’ici deux mois) tu retrouveras tous les tiens en bonne sant√©” Quand il entendit ces paroles, un brin d’espoir traversa les yeux de notre h√īte. Seulement il n’√©tait pas enti√®rement rassur√© il continua : “Je n’ai pas de doute quant au d√©sir du Rabbi que je revoie ma famille. Cependant la chose ne d√©pend pas de moi ni du Rabbi. Qui se porte garant de la promesse du Rav ?” L’Admour voyant notre homme douter, lui dit : “C’est mon monde futur qui est le garant ! Je te garantis que si ta famille n’arrive pas jusqu’√† Hanoukka en Am√©rique, je perds tout mon monde futur !”. Voici que le Tsadiq est pr√™t √† mettre en jeu son monde √† venir comme assurance du sauvetage de sa famille ! A ce moment il comprit que la parole du Rabbi √©tait bien r√©elle ! Une lourde pierre se d√©gagea de son cŇďur attrist√© et il pouvait participer maintenant √† la joie de Simhat Thora !

Les semaines pass√®rent et notre homme attendait avec grande anxi√©t√© toute nouvelle provenant du lointain continent europ√©en plong√© dans le feu et le sang. Son cŇďur √©tait partag√© entre la confiance et les sentiments de peur, car c’√©tait rarissime de quitter le vieux continent !

Pr√®s de deux mois de tensions pass√®rent et quelques jours avant Hanoukka, on lui annonce que sa famille a r√©ussi √† fuir l’Europe. Et l’incroyable se r√©alisa : quelques heures avant l’allumage de la premi√®re bougie, on entend frapper √† sa porte ! Il ouvre et voit devant lui ses enfants et toute sa famille saine et sauve ! L’√©motion l‚Äô√©treint, les pleurs des retrouvailles sont grands‚Ķ La m√®re de famille raconta que cela faisait longtemps qu’elle faisait des pieds et des mains pour trouver des certificats lui donnant droit de prendre le bateau pour l’Am√©rique. C’est seulement il y a deux mois date depuis laquelle le Rabbi priait pour la famille, que miraculeusement un passeur lui remit ces pr√©cieux papiers (sous une fausse identit√©) pour son sauvetage ainsi que ses enfants‚Ķ

Rapidement notre homme d√©cida d’aller voir l’Admour pour lui annoncer la magnifique nouvelle ! Le Rav re√ßu toute la famille et dit:” Sachez que lorsque j’ai dit que je garantissais ma parole par mon Olam Aba, j‚Äôai pris un vrai risque ! Je ne suis pas proph√®te pour savoir que vous alliez revenir sain et sauf ! J’ai mis mon Olam Aba en jeu. Si vous ne reveniez pas je le perdais !” Le p√®re de famille n’en revenait pas car il √©tait convaincu que le Rabbi avait eu un d√©voilement du futur ! Le Rav continua : “Non, pas du tout, j’ai pris ce grand risque car j’ai vu ta grande d√©tresse‚Ķ” Le Rav dira √† ses proches, que depuis le moment o√Ļ cet homme l’avait quitt√©, il n’avait pas cess√© de faire des pri√®res √† D.ieu pour le sauvetage de cette famille, (et que l’on ne vienne pas √† dire que la parole d’un Rav d’Isra√ęl est contredite) !

Ce Sippour v√©ridique a √©t√© rapport√© par l’Admour de Gour (Beth Isra√ęl) lorsqu’il est venu p√®l√©riner le tombeau du Rav de Koppishitz √† Tib√©riade, que son m√©rite nous prot√®ge !

Shabbat Chalom et à la semaine prochaine Si D.ieu Le Veut David Gold

Je vous propose de belles M√©zouzots (15 cm) √©criture Beit Yossef, Birkat Aba√Įt, tephillin, Megilat Esther.

Prendre contact au 00 972 55 677 87 47 ou √† l’adresse mail 9094412g@gmail.com