Le sel et l’hypertension

Il convient ici de dire quelques mots sur l’hypertension, appelée par les médecins « le meurtrier silencieux ». La  tension normale est jusqu’à 12 pour la tension systolique, et en dessous de 8 pour la tension diastolique. L’hypertension pèse énormément sur le cœur et sur les artères qui doivent résister à une très forte pression. Au bout de quelque temps, le cœur grossit puis s’affaiblit.

L’hypertension augmente le risque de commotion cérébrale, d’infarctus et de troubles rénaux. Les risques de maladies cardiaques sont encore plus élevés pour les fumeurs, les obèses, les diabétiques et ceux qui ont trop de cholestérol.

L’absence de symptômes rend l’identification de l’hypertension difficile ; le seul moyen de la dépister est de mesurer la tension régulièrement – chez les adultes, au moins une fois tous les deux ans jusqu’à l’âge de quarante ans, et au-delà, une fois tous les six mois.

L’hérédité est un facteur important qui augmente encore les risques. Si vos parents ont souffert d’hypertension, vous devez mesurer votre tension plus souvent. Si vous en souffrez, vos enfants sont aussi dans la catégorie des personnes à haut risque.

Que faire ?

Maigrir, réduire la consommation de sel, manger davantage de fruits, légumes et des produits pauvres en matières grasses. L’activité physique, contrôlée et régulière, contribue à faire baisser la tension, mais il  faut consulter un médecin avant de l’entreprendre.

A ceux qui ont tendance à l’hypertension, il est recommandé d’acheter un appareil pour contrôler la tension de manière suivie et à heures fixes, en inscrivant les résultats sur un registre. Au moment de la mesure, il est important d’être assis, les jambes tendues en avant, et non verticales ou repliées en arrière.

Sur le lien entre le sel et l’hypertension, j’ai entendu cette explication d’un naturopathe, le docteur Yossi Redner : « Notre corps est composé de 60 à 80 % d’eau. Quand il y a trop de sel, l’eau qui entre par la bouche pénètre dans la chair plutôt qu’aux endroits appropriés et exerce une pression de l’extérieur sur les vaisseaux sanguins, de sorte que le cœur a plus de mal à faire circuler le sang ».

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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Paracha Réé – Prier pour une bonne santé

« C’est l’Eternel votre D. qu’il faut suivre » (Devarim13-5)

Rabbi Bonim de Pchis’ha zatsal était aveugle. Sa vue déclina lentement mais sûrement. Alors qu’il n’était encore qu’un jeune avrekh plein d’avenir, il travaillait comme commerçant dans la ville de Dantzig afin de subvenir à ses besoins. Il prit conseil auprès des médecins qui étaient pessimistes à son sujet. Il pria et supporta sa souffrance en silence. Un jour, un Juif vint prendre conseil auprès de lui après avoir entendu parler de lui. Il raconta qu’il souffrait de douleurs oculaires intenses. Son ophtalmologue était très pessimiste. Il se rendit dans la grande ville mais fut également déçu des pronostics des médecins. Il se rendit à la capitale en vain. Il arriva à Dantzig afin de chercher une solution à sa maladie. Pendant ses recherches, il apprit qu’un commerçant souffrait de douleurs oculaires. Vu qu’ils connaissaient tous les médecins spécialisés dans ce domaine, Rabbi Bonim fut heureux de pouvoir aider et partager son expérience, il envoya cet homme chez les meilleurs médecins. Peu de temps après, le Juif revint chez lui. Il raconta qu’il était allé chez tous les médecins qu’il lui avait conseillés mais fut déçu. Son état empirait. Il a entendu que dans une des ruelles des quartiers pauvres résidait un sorcier gitan qui faisait des incantations et de la sorcellerie. Puisque les médecins ne réussissaient pas à trouver une solution, il pensait se tourner vers ce sorcier. Comme il savait que Rabbi Bonim souffrait aussi de douleurs oculaires et que les médecins n’avaient pas réussi à trouver un remède pour lui, et comme il se sentait reconnaissant envers pour ses conseils, il lui proposa de l’accompagner chez ce sorcier gitan…

Rabbi Bonim lui répondit : la Torah nous ordonne de nous soucier de notre santé. Ce souci nous oblige à nous rendre chez les meilleurs médecins. Si vous étiez venu me dire que les médecins de Dantzig n’ont pas trouvé de remède à vos douleurs, je vous aurais envoyer consulter des médecins plus spécialisés de Königsberg ou Berlin, dans le cadre de notre obligation de nous efforcer à trouver une solution à nos maux, joint à l’obligation de prier pour une bonne santé, afin que D. nous accorde son aide et nous sauve.

Mais si vous ne croyez plus dans le pouvoir de la médecine pour vous soigner et que vous voulez vous tourner vers des moyens spirituels, pourquoi essayez-vous de m’emmener avec vous chez un sorcier ? Je vous propose que nous nous rendions ensemble chez le Maguid de Koznitch ! Pourquoi se tourner vers des forces maléfiques s’il est possible d’utiliser des forces de sainteté ?!

Dans notre paracha est écrit un avertissement : ne pas aller chez les prophètes idolâtres, qui ne valent rien, « il faut se tourner vers D. et aller avec lui », il faut suivre les vrais prophètes, selon le commentaire du Ramban, « et seulement à lui nous poserons nos questions ! »

Il nous faut clarifier le fait que ceux qui utilisent les forces cachées, peuvent parfois apporter des informations inconnues et des secrets, et prévoir le futur avec précision. Mais ceci n’a aucune signification. Ceci ne prouve rien sur la vertu d’une personne ni sur son niveau spirituel. C’est peut-être un talent parmi tant d’autres, comme le talent de chanter ou de dessiner. Seule la prophétie Divine est véritable et si la prophétie ne se réalise pas, le faux prophète est condamné à mourir.

Que la personne n’en vienne pas à se dire : Qu’est-ce que cela peut bien faire si ma solution provient des forces maléfiques, d’un simple talent ou des forces de sainteté ? Tous les moyens sont bons, et le plus important est de trouver le remède à mon problème. Ceci est une erreur fatale ! La personne doit se souvenir que tout vient de D. et que nous avons besoin de Son aide pour avancer dans notre vie. Seul celui qui prend conseil auprès des sages mérite la délivrance et la réussite ! (Extrait de l’ouvrage Mayane Hachavoua)

Rav Moché Bénichou