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Lag Baomer

Tout savoir sur lag baômer (page en cours de rédaction)

Que signifie Lag Baômer ?

Littéralement cela signifie le 33 ème jour du ômer. En effet LAG s’écrit en hébreu avec les deux lettres « lamed-ל » et « guimel-ג », dont leur guématria (valeur numérique) est de 30 et 3. Lag Baômer  est célébré le 18 Iyar, jour qui correspond à la disparition de Rabbi Chimon bar Yo’haï, dont il a exprimé sa volonté de faire du jour de sa disparition un jour de joie. Comme cela est écrit dans la « ldra Zouta » , l’un des chapitres essentiels du Zohar, qui relate qu’avant de rendre son âme à son Créateur, Rabbi Chimon bar Yo’haï avait fait rassembler ses proches disciples autour de lui. A ce moment-là, il a reçu des révélations célestes concernant les plus profonds secrets de la Torah. Il les a aussitôt communiqués à ses élèves.

Mais encore, le ‘Hatam Sofer rapporte que la manne a commencé à tomber le 18 lyar, l’année de la sortie d’Egypte. En effet, c’est le 15 lyar que les provisions emportées d’Egypte furent épuisées (voir Chémot 16;1) ; ils devaient rester 3 jours sans pain, et ce n’est que le 3° jour au matin (18 Iyar) que la manne tomba pour la première fois.

Pourquoi allume-t-on des feux à Lag Baômer ?

Nous avons l’habitude d’allumer des feux de joie la veille de Lag Baômer pour rappeler le feu d’une intensité phénoménale qui remplit la maison de rabbi Chimon bar Yo’haï lorsque celui-ci révéla les secrets ésotériques de la Torah à ses disciples. D’autres ajoutent que le feu dont il est question est celui du Zohar, œuvre kabbalistique maîtresse qui signifie littéralement « lumière éclatante »

Pourquoi coupe-t-on les cheveux des jeunes enfants de 3 ans à Lag Baômer ?

L’origine de cette coutume est citée dans les écrits du Rabbi ‘Haïm Vital (élève du Ari Zal) qui relate que le jour de Lag Baômer, le Ari zal s’était rendu à Méron avec son petit et lui avait coupé les cheveux.

Mais que symbolise cette coupe de cheveux(‘halaké) et pourquoi la fêter ?

On se réjouit avec l’enfant afin qu’il se familiarise avec une des Mitsvot de la Torah « Ne taillez pas en rond les coins (péot) de votre chevelure » (Vayikra 19;27), une des raisons pour laquelle on leur laisse les Péot (papillotes). D’autre part, à 3 ans, l’enfant commence à étudier la Torah en assimilant, tout d’abord, l’alphabet (alef-bet) hébraïque qu’on lui fait découvrir avec du miel ou des douceurs afin qu’il goûte aux délices de la Torah et développe, dès son jeune âge, un amour pour la Torah. Aussi, toujours dans cet esprit d’initiation à l’étude, à l’occasion de sa première coupe de cheveux, l’enfant passe du statut de Essav que la Torah caractérise d’« homme velu » à celui de Yaacov qui, lui est défini comme « un homme lisse».

Pour quelles raisons, les enfants ont coutume de jouer avec des arcs à flèches [factices] le jour de Lag Baômer ?

Cette habitude est liée à l’enseignement du Midrach (Yérouchalmi Berakhot 9, 2) qui affirme qu’aucun arc-en-ciel n’est apparu du vivant de Rabbi Chimon bar Yo’haï. Rappelons que les arcs-en-ciel apparurent à la suite du déluge pour rappeler la promesse d’Hachem de ne pas détruire le monde même lorsqu’il le mériterait (Beréchit 9;12-13). La grandeur de Rabbi Chimon bar Yo’haï fut telle qu’il protégea le monde entier de toute calamité de son vivant. D’où l’absence d’arcs-en-ciel durant sa vie.

Questions-Réponses sur le compte du Omer

Est-il permis d’écouter de la musique pendant la période du Ômère ?

Il faut tout d’abord préciser que le fait d’écouter de la musique pendant toute l’année est déjà une permission accordée. En effet, depuis que le Beth-Hamikdache a été détruit, il n’est pas permis d’après la stricte loi d’écouter de la musique. Cependant, nos sages ont accordé une permission en tant que thérapie, pour l’équilibre de l’homme, et ont autorisé à écouter de la musique à travers un lecteur disque, MP3, etc. Il est inutile de préciser que cette permission ne concerne que la musique Kodech. Néanmoins, durant la période du Ômère et jusqu’au 33ème jour, nous avons coutume de ne pas écouter de musique en souvenir de la disparition des 24000 élèves de Rabbi Akiva qui eut lieu pendant cette période. Par contre, il sera permis d’écouter et de chanter des chants de louanges à Hachem à cappella, sans accompagnement instrumental. (‘Hazone Ovadia, Yom Tov p. 258)

Quel type de fête est-il permis d’accompagner de musique pendant la période du Ômère ?

Une fête de Mitsva telle qu’une brit-mila, pidyone habène, siyoum massékhète, ou bar-mitsva [pour un enfant qui atteint l’âge de 13 ans pendant cette période] pourra être accompagnée de musique sainte. En effet, pour toute joie de Mitsva, il y aura lieu d’être plus souple. (Yé’havé Daat Tome 6 Chap. 34 ; Or Lé Tsion Tome 3 p. 183)

Il est inutile de préciser qu’il s’agit de chants Kodech et de danses conformes à la Halakha, c’est-à-dire des danses séparées par une mé’hitsa/cloison entre hommes et femmes. Il faut prendre garde à ce que ces fêtes de Mitsva ne se transforment pas en joie frivole. On observera donc avec soin les règles de Tsniout et de séparation entre les hommes et les femmes.

En effet, l’essentiel d’une fête de Mitsva [mariage, Bar-Mitsva, Brit-Mila…], c’est qu’elle soit organisée dans la Kédoucha/sainteté, c’est-à-dire avec une séparation complète entre les hommes et les femmes. Si cette séparation n’est pas respectée, il n’y aura pas de Mitsva de participer à un tel événement, car Hachem ne se réjouit pas de telles réunions.

Il sera bon que chaque personne animée de la crainte divine s’applique à éviter tout écart et à préparer ces fêtes dans la pureté et la sainteté et ainsi, Hachem se joindra à sa joie. Heureux celui qui agira ainsi car, comme il est dit dans les Pirkeï Avot (5;18) : « Quiconque apporte du mérite aux autres sera éloigné de la faute… et le mérite des autres dépend de lui ».

Est-il permis de se marier ou de fiancer pendant cette période ?

Le Choul’hane Arou’h (chap. 493 §1) écrit que nous avons coutume de ne pas faire de mariage depuis Pessa’h jusqu’au 34ème jour du Ômère, en souvenir de la disparition des 24000 élèves de Rabbi Akiva qui eut lieu pendant cette période. (‘Hazone Ovadia, Yom Tov 253)

Cependant, dans un cas de force majeure, il sera permis de se marier pendant cette période. Bien entendu, il faudra l’accord d’une autorité rabbinique. (‘Hazone Ovadia, Yom Tov 257) Par contre, il est permis d’organiser des fiançailles, mais sans musique. (‘Hazone Ovadia, Yom Tov 258)

Existe-t-il une coutume de ne pas travailler pendant la période du Ômère ?

Le Choul’hane Arou’h (chap. 493 §4) écrit que les soirs de la Séfirat Haômère, les femmes ont pour coutume de ne faire aucun travail pendant la demi-heure qui suit le coucher du soleil. Le Michna Beroura (§18) inclut aussi les hommes dans cette coutume. Les travaux en question sont ceux tels que la couture, le tricotage, la broderie.

Il existe deux raisons à cela :

Le Tour (simane 393) explique que c’est en souvenir des 24000 élèves de Rabbi Akiva dont l’enterrement avait lieu chaque soir de cette période. Or une loi stipule que lorsqu’un grand Rav décède, il nous est interdit de travailler pour pouvoir participer à son enterrement. Si on s’arrêtait à cette seule explication, à partir du 34ème jour, on pourrait travailler le soir.

Mais une seconde raison est mentionnée : il est écrit dans la Torah :

« Vous compterez pour vous, du lendemain du Chabat, du jour où vous apporterez le Ômère de l’offrande balancée, sept Chabatot [semaines] complètes. ». Le terme ”Chabat” fait allusion à une idée de cessation. Ainsi, jusqu’au moment de la Séfira/compte, à l’heure de la sortie des étoiles, on devra cesser toute activité. (Or Lé Tsion Tome 3 p. 186) Il ne faudra pas réprimander une personne qui travaillerait pendant la demi-heure qui suit le coucher du soleil, car ce n’est pas une obligation mais uniquement une coutume. Dans tous les cas, une personne pour laquelle ces travaux sont sa source de revenus n’aura pas besoin d’être stricte à ce sujet. (‘Hazone Ovadia, Yom Tov p. 271)