22 juin 2024

La fermeture des synagogues

Tout le monde connaĂźt et se souvient de cette pancarte qui ornait les murs de nos synagogues « si tu viens Ă  la synagogue pour parler, oĂč iras-tu pour prier ? ». Combien ce slogan est malheureusement d’actualitĂ© !

La synagogue, vous rappelez-vous cet endroit ? Conçu officiellement pour prier et parler Ă  Hachem. Mais ces derniĂšres semaines nous nous voyons contraint de prier dans des halls d’immeubles, entre deux bĂątiments, ou encore seul chez soi ! Que s’est-il passĂ© ? Afin de comprendre voici ci-dessous un enseignement du Or Tsadikim au sujet de la synagogue :

Nos Sages de mĂ©moire bĂ©nie, nous ont expliquĂ© pourquoi les synagogues et les salles d’Ă©tude furent comparĂ©es aux fleuves, comme il est Ă©crit « Elles se dĂ©veloppent comme des vallĂ©es, comme des vergers le long d’un fleuve » (Bamidbar 24;6)

Un fleuve, on y entre impur, on en sort pur, de mĂȘme les synagogues et les salles d’Ă©tude, on y entre avec la souillure de ses fautes, on demande la misĂ©ricorde du Saint BĂ©ni soit-Il qu’il nous pardonne, alors on en sort pur, car la synagogue et la salle d’Ă©tude sont « Mikdach mĂ©at /un petit sanctuaire ». À cause de l’amour du Saint bĂ©ni soit-Il pour IsraĂ«l; Il ne les quitte jamais, mĂȘme en exil; la prĂ©sence divine rĂ©side Ă  l’intĂ©rieur de chaque synagogue. Donc, avant d’y entrer, on se dĂ©barrassera de toutes les pensĂ©es qui risquent de troubler la priĂšre. On n’entrera pas dans une synagogue avec prĂ©cipitation, comme on pĂ©nĂštre chez soi ou chez son ami, mais on se tiendra un moment a l’entrĂ©e, le temps de faire entrer la crainte de D… dans son cƓur, car Sa saintetĂ© rĂ©side dans la synagogue, comme le dit notre pĂšre Yaakov : « Que ce lieu est redoutable ! Ce n’est autre que la maison du Seigneur » (BerĂ©chit 28,17).

Chaque fois que nous nous adressons au Saint BĂ©ni soit-Il, nous mentionnons tout d’abord le mĂ©rite de nos ancĂȘtres, car c’est grĂące Ă  leur mĂ©rite que notre priĂšre est entendue. On pĂ©nĂštre dans la synagogue avec soumission et avec peur. On se courbe devant L’arche Sainte.

La prĂ©sence divine rĂ©side dans la synagogue aussi veillerons-nous a nous conduire dans son enceinte avec le plus grand respect. Le saint Ari zal n’y Ă©levait jamais la voix, mĂȘme dans sa priĂšre par suite de sa grande soumission et sa crainte de D…, seulement le jour de Chabat, il Ă©levait un peu la voix dans la lecture des TĂ©hilim en l’honneur du Chabat.

À plus forte raison, on ne s’engager a dans aucune conversation qui n’a aucun rapport avec la priĂšre. MĂȘme aprĂšs la priĂšre, quand la prĂ©sence divine rĂ©side encore dans la synagogue, celui qui Ă©lĂšve la voix pour parler de sujets qui sont sans rapport avec la priĂšre ou avec l’Ă©loge de D…, bĂ©ni soit-Il, traite avec mĂ©pris la saintetĂ© de D… et expulse la prĂ©sence divine de la synagogue. Maudit est le serviteur qui jette dehors son maĂźtre de sa maison.

La prĂ©sence divine se plaint et l’accuse : « Le Seigneur m’a livrĂ© entre des mains contre lesquelles je ne puis me dĂ©fendre » (Lamentations 1,14). II est dit alors a son propos « La colombe ne trouva pas de point d’appui pour la plante de ses pieds » (Berechit8,9). Car dans I’exil, elle ne trouve refuge que dans les synagogues d’IsraĂ«l. À cause d’un ignorant qui parle de choses futiles et Ă©lĂšve la voix comme s’il se trouvait dans un de leurs thĂ©Ăątres, la prĂ©sence divine n’a d’autre choix que de sortir et d’errer. À son propos il est dit « Un fils sot cause le tourment de sa mĂšre » (Proverbes 10,1). Sa punition est telle, que D… nous en prĂ©serve, qu’il se retrouvera lui-mĂȘme entre les mains de gens cruels qui ne lui laisseront ni rĂ©pit, ni refuge. Aussi prendrons-nous garde Ă  respecter les conseils de nos Sages, alors notre Ăąme s’illuminera de la lumiĂšre de la vie. (fin des paroles du Or Tsadikim)

VoilĂ  dĂ©jĂ  plus de deux mois, qu’Hachem nous a scellĂ© toutes Ses synagogues, sans force ni violence, juste avec une bactĂ©rie microscopique ! Nous n’avons pas su honorer et respecter Son sanctuaire et Sa couronne, Il a placĂ© la « corona » pour nous empĂȘcher d’y rentrer. Ce virus qui tue, certes mais doit ĂȘtre sujet de rĂ©flexion et de remise en question.

Rappelons-nous Ă  l’époque oĂč nous nous croyons permis de tout, dans ces lieux saints nous avons sans retenu parler de tout et surtout de rien ; utilisĂ© nos tĂ©lĂ©phones Ă  tort et Ă  travers etc.!

Mais surtout, ce qu’il y a de trĂšs Ă©tonnant en IsraĂ«l, alors que les commerces, canyone, salles de sport et j’en passe ont repris du service, les synagogues n’ont toujours pas eu d’autorisation officielle d’ouvrir ! Ce n’est pas la faute du gouvernement, mais juste la volontĂ© d’Hachem, Il dĂ©sire nous faire comprendre notre dĂ©lit, d’avoir enfreint dĂ©libĂ©rĂ©ment l’honneur de Son sanctuaire. A mĂ©diter
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