29 novembre 2021

L’AMOUR REND AVEUGLE, ET LA TORAH REND LA VUE

Au début de la paracha est marqué un épisode assez décisif dans la vie d’Avraham Avinou: c’est le chidoukh (la présentation) cherché pour son fils. En effet, le mariage de

Yits’hak est le gage que tous les efforts d’Avraham en rapport avec la diffusion des valeurs juives va perdurer dans les générations à venir. Pour cela, Avraham envoie son fidèle serviteur Eliézer vers sa maison natale afin de trouver une fille digne de son fils. Ce qui est à noter : c’est précisément dans la maison de son père qu’il dirige sa recherche. Les commentateurs insistent sur le fait qu’Abraham souhaite une jeune fille avec de très bons traits de caractère ce qui était propre à sa famille. Lorsqu’Eliézer est arrivé, il a imploré D’ afin qu’il réussisse sa mission. Il demandera : « Si une jeune fille me propose de l’eau ainsi qu’à mon bétail, ce sera le signe qu’elle est digne d’épouser le fils de mon maitre ! » Et de suite, Rivka s’approche du puits, abreuve les bêtes de son père puis saisit la cruche et elle sert à boire Eliézer ainsi qu’à tous ses 10 chameaux qui l’accompagnaient ! Voyant cette grande générosité de cœur, Eliézer devine que sa requête a été exhaussée : c’est bien la jeune fille qui convient pour le fils de son maître. Le livre « Divré Israël » pose une intéressante question. Lorsque la jeune Rivka s’est approchée du puits pour abreuver le troupeau de son père, le Midrach enseigne que l’eau du puits s’est miraculeusement élevée au niveau de Rivka : elle n’avait pas besoin de s’abaisser pour puiser ! Donc Eliézer en voyant cela aurait dû se dire : « Voilà la jeune fille rêvée pour Yits’hak : une sainte pour qui le Ciel fait des prodiges ! » Or Eliézer a attendu de voir toutes les actions de générosités qu’elle était capable de faire avant de décider que cette jeune fille convenait pour Yits’hak ! Cela demande éclaircissement !

La réponse qu’il donne c’est que dans la recherche du zivoug (partenaire), on doit d’abord rechercher les bons traits de caractère avant même le côté miraculeux de la personne ! ( ainsi que les capacités financières des beaux-parents !) Donc ce passage sera une aide formidable pour tous nos lecteurs qui sont en recherche de leur zivoug ou celui de leurs enfants: la recherche des bons traits de caractère passe avant tout ! Et si on a parlé des jeunes filles on rajoutera que pour le garçon : le Steipler zatsal disait qu’il fallait vérifier le niveau de crainte du ciel et les bonnes Midoth du Ba’hour Yechiva. Par exemple s’intéresser comment le prétendant fait sa prière quotidienne : en 2 minutes chrono ou en 8 ?!

Chabat Chalom

Rav Gold