Les vacances arrivent….

Les vacances se rapprochent et cette période vient perturber notre rythme quotidien et risque de  faire déplacer nos priorités ou nos efforts quotidiens.

Parce que nous ne sommes plus dans notre environnement, nos exigences en cacherout se « ramollissent », l’engagement à prier avec un minyan et les temps d’études sont généralement laissés de côté.

Tout ces efforts annuels qui ont été développé, ont été oubliés à la maison pour laisser la place aux vacances. Mais la Torah n’est pas comme le travail et les congés payés n’existent pas.

Chacun d’entre nous a déjà eu l’occasion de constater que lorsque l’on déplace une bougie, la flamme risque de s’éteindre. Et, tout naturellement, par prudence, on met sa main en protection pour ne pas qu’elle s’éteigne. Ainsi, lors de nos déplacements nous devrons être prudents, et protéger notre flamme, qui sans cette vigilance, risque de s’éteindre et de nous laisser dans l’obscurité.

Le Rav ‘Haïm Schmoulevitch Zatsal raconte l’histoire d’un petit bébé qui se trouve dans les bras de sa maman. C’est ainsi que chaque fois que sa maman se déplace, que ce soit dans un bus, au supermarché…, automatiquement lui aussi se déplace avec elle.

A la fin de la journée, on questionne l’enfant en lui demandant s’il se souvient de tous les endroits qu’il a parcourus dans la journée. Le bébé répond qu’il n’en a aucune idée, la seule chose qu’il sache, c’est qu’il a été toute la journée dans les bras de sa maman.

C’est ainsi que nous devons vivre, en nous sentant comme ce bébé dans les bras de Notre Papa toute la journée. Les changements de décors géographiques ne doivent pas provoquer de changements dans notre décor spirituel.

Évidemment, nous pouvons effectivement nous retrouver dans des endroits où il n’y a malheureusement pas de synagogue, où il faut faire plusieurs kilomètres pour trouver une épicerie cachère, où le climat est tellement chaud que nos vêtements se font obligatoirement plus légers. Toutes ces conditions nous incitent à être plus “cool” que d’habitude.

Mais la vraie question est : “Que fait-on dans un endroit où l’on ne peut pas rester nous-mêmes ?”

Le Pélé Yoets rapporte que nos Sages disent (Yéroushalmi berakhot 4;4)  : “Tous les chemins sont dangereux”, en chemin on ne peut servir Hachem entièrement car on est obligé de faire attention aux dangers. C’est pourquoi il est dit : “Heureux ceux qui sont assis dans leurs demeures.” (Téhilim 84;5)

Lorsque nous programmons nos déplacements, la première chose à vérifier est si l’on peut continuer à être “Juif”, si notre Chabat peut être respecté, s’il l’on peut manger correctement cacher… Si l’on se place intentionnellement dans un endroit avec des courants d’air, c’est sûr que la flamme s’éteindra.

Un Juif n’est jamais en vacances, la Avodat Hachem est un travail à plein temps. Nous devons toujours être préoccupés de savoir si nous pouvons continuer à faire Torah et mitsvot là où nous sommes. De même que nous vérifions toujours si nous aurons un certain confort vital minimum, nous devons être sûrs de pouvoir aussi respecter nos besoins vitaux de Juifs tels que la prière, la nourriture et l’étude.

Le but est de laisser la flamme toujours allumée et de la raviver de jour en jour. Comme la flamme olympique [Hamavdil!] qui brûle et passe de main en main pour arriver au but.

Montrer à nos enfants que nous sommes conséquents et constants quelles que soient les conditions extérieures, que nous ne faisons pas les choses par habitude et lorsque cela nous arrange, que nous sommes soucieux de faire briller notre Judaïsme à chaque instant, allumera en eux un feu ardent qui les guidera vers le bon chemin, toujours à l’abri du vent.

Rav Mordékhaï Bismuth

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