22 juin 2024

Pour la gloire d’Hachem

« Ne dĂ©shonorez point mon Saint Nom, afin que Je sois sanctifiĂ© au milieu des enfants d’IsraĂ«l, Moi, l’Éternel, qui vous sanctifie. » Vayikra (22 ; 32)

A partir de ce verset, la Torah nous enseigne la Mitsva de ”Kidouch Hachem”, la sanctification du Nom de D.ieu et son contraire ”‘Hilloul Hachem”, l’interdiction de Le profaner.

A chaque membre du peuple Juif fut confiĂ©e la mission de dĂ©voiler la Gloire Divine, et tout faux-pas de la part de l’un d’entre nous a des consĂ©quences sur l’ensemble de notre communautĂ©.

La GuĂ©mara1 nous enseigne : « En ce qui concerne le ‘Hilloul Hachem, il est aussi grave par inadvertance que de façon dĂ©libĂ©rĂ©e, et la loi sera la mĂȘme dans les deux cas. »

Ou encore, la GuĂ©mara2 rapporte le verset : “Tu aimeras Hachem ton Dieu”, voulant signifier : “agis de telle sorte que le Nom de D.ieu soit aimĂ© grĂące Ă  toi”. Le ‘Hilloul Hachem produisant exactement l’effet inverse.

Cette mitsva nous concerne chacun individuellement et collectivement, comme toute mitsva, mais de maniĂšre plus visible. Du moins religieux au plus religieux, chacun dĂ©tient en lui le potentiel de sanctifier ou non le Nom de Hachem. Nous ne le ferons pas de la mĂȘme maniĂšre mais chacun de nos actes conduira inĂ©luctablement Ă  sanctifier ou Ă  profaner le Saint Nom.

Tout le monde connaĂźt cette parabole :

Un homme monta Ă  bord d’un bateau. Il dĂ©cida de faire des trous dans le plancher de sa cabine.

Lorsque les passagers vinrent se plaindre Ă  lui, il leur rĂ©pondit qu’il Ă©tait libre de faire ce qui lui plaisait dans sa cabine. Seulement notre homme n’avait pas compris qu’il mettait la vie des autres passagers en danger. Ils dĂ©pendaient tous les uns des autres !

Comme nous autres Juifs, qui sommes des entitĂ©s matĂ©rielles sĂ©parĂ©es dans ce monde d’incarnation, reprĂ©sentant en rĂ©alitĂ© une seule Ăąme d’un point de vue spirituel.

Un Juif qui profanerait le Nom de Hachem entraĂźnerait donc dans sa chute le peuple tout entier.

Il est Ă  ce propos important de savoir que si Kippour, ou certaines Ă©preuves de la vie, permettent d’effacer nos fautes, un ‘Hilloul Hachem quant Ă  lui ne sera expiĂ© que par la mort.

Un Juif se conduisant de maniĂšre immorale (fraude, mensonge, dĂ©bauche, etc
) parmi les goyim, profane le Nom de Hachem, car son acte, en plus d’ĂȘtre interdit, salira la rĂ©putation de tout le Peuple Juif.

Lorsqu’un artiste veut voir son public « s’éclater » en le voyant sur grand Ă©cran, il se ne rend mĂȘme pas compte qu’il ne fait « qu’Ă©clater Â» l’image de son peuple Ă  grande Ă©chelle.

Certains Juifs s’enorgueillissent joyeusement de voir des coreligionnaires prĂ©sentateurs TV, sportifs, et autre, mais outre qu’ils ne respectent pas la Torah en pratiquant ces professions, ils provoquent en plus jalousie, envie et mĂ©disance chez les autres peuples, ce qui ne fait que nous desservir.

Il est possible de profaner le Nom de D.ieu publiquement, mais Ă©galement tout seul, sans personne autour de nous. Se moquer de Hachem, (‘Hass vĂ©Chalom !), mĂȘme Ă  l’abri du regard des autres, en essayant par exemple de contourner une Halakha pour notre confort, est aussi un ‘Hilloul Hachem, et sera jugĂ© en tant que tel aprĂšs 120 ans.

C’est pourquoi il est Ă©crit :

« Celui qui dirige le peuple vers le bien ne faillira jamais, mais celui qui le dirige dans la mauvaise voie ne pourra jamais expier son crime… Â»3

C’est-Ă -dire que le ‘Hilloul Hachem, comme on l’a vu, ne peut ĂȘtre expiĂ© que par la mort, sauf dans un cas particulier : s’impliquer pour faire revenir ses frĂšres Ă  la Torah, « ZikouĂŻ Harabim Â».

Par cet acte seul nous pouvons inverser la vapeur et expier notre acte initial de profanation du Nom Divin.

Le Rav Ovadia Yossef Chlita rapporte le Zohar4 dans son livre « Anaf ets Avot Â», qui nous enseigne :

« Viens voir ! Quiconque tend la main aux ignorants et les encourage afin qu’ils abandonnent leurs mauvais agissements et qu’ils reviennent sur le droit chemin, contribue Ă  soumettre les forces du mal Ă  la puissance de la saintetĂ©, ainsi qu’à maintenir le monde. Â»

Puissions-nous n’avoir sans cesse que des occasions de sanctifier le Nom Divin pour Ă©lever toujours notre peuple au regard des nations et grandir la Gloire de D.ieu.

1Kidouchin 40

2Yoma 86a

3Pirkei Avot (5 ; 18)

4TĂ©rouma 128b