Réponses à vos questions

Pourquoi certains jeunent la veille de Roch Hachana ?

Ce jour-là un tiers des fautes de l’homme sont pardonnées. Le deuxième tiers est pardonné pendant les dix jours de pénitence et le troisième tiers est pardonné le jour de Yom Kippour. (Halikhot Mo’ëd)

Doit-on prendre sur nous ce jeune la veille dans la prière de Min’ha ?

Si on a l’habitude de jeuner tous les ans on n’aura pas besoin de prendre sur nous le jeune la veille dans la prière de Min’ha. De plus il ne sera pas nécessaire de jeuner jusqu’à la sortie des étoiles, mais jusqu’à Plag Hamin’ha (soit une heure et quart avant la nuit – en heures zmanioth).

Par contre si on n’a pas l’habitude de jeuner tous les ans la veille de Roch Hachana on devra le prendre sur nous la veille à Min’ha. Dans ce cas on devra jeuner jusqu’à la sortie des étoiles sauf si nous spécifions de finir le jeune plus tôt. (Halikhot mo’éde p.78)

Quels vœux sont annulés lors de Hatarat Nédarim ?

Hatarat Nédarim n’annule que les vœux qu’une personne a fait et qu’elle ne se souvient plus d’avoir fait. Par contre un vœu que l’on se rappelle n’est pas annulé par Hatarat Nédarim sauf s’il  le précis explicitement  devant trois personnes et qu’au moins une des trois connaisse les lois de Hatarat Nédarim. (Halikhote Mo’ëd p.84)

Peut-on nommer une personne pour quelle fasse Hatarat Nédarim pour nous ?

On ne peut pas nommer une personne pour quelle fasse Hatarat Nédarim pour nous, car pour annuler un ou plusieurs vœux il faut que la personne concernée se trouve devant ceux qui vont lui annuler le vœu.

Un homme peut être l’intermédiaire de sa femme pour lui annuler ses vœux, car la femme est comme son mari (ichto ke goufo). Il est quand même mieux qu’elle lefasse elle-même  si elle en a la possibilité. (Halikhot Mo’ëd  p87-88)  

Est-ce que les femmes doivent- réciter la bénédiction de Chéé’hiyanou après l’allumage des bougies de Roch Hachana ?

Bien que certaines femmes ont pris l’habitude à Roch Hachana de réciter la bénédiction de Chéé’hiyanou après l’allumage des bougies, il est préférable qu’elles ne la récitent pas et qu’elles se rendent quittes de cette bénédiction au moment du Kidouche.

Une femme qui récite Chéé’hiyanou après l’allumage ne devra pas répondre Amen à cette bénédiction dans le Kidouche, car cela est considéré comme une interruption.

Si elle a répondu et qu’elle désire boire du vin du Kidouche elle devra faire la bénédiction de Boré péri Haguéféne. (‘Hazon ‘Ovadia Yamim Noraïm p.62)  

Pourquoi disons-nous ‘Ossé Hachalom  à la place de Ossé Chalom (à la fin de la amida) pendant les dix jours de pénitence ?

 Le mot  Hachalom à la même valeur numérique que le nom d’un ange appelé Saprie-l. Cet ange est préposé à inscrire les hommes dans le livre de la vie et donc nous faisons allusion à son nom dans le mot Hachalom afin de mériter d’être nous aussi inscrits dans le livre de la vie. (‘Hazon ‘Ovadia Yamim Noraïm  p.82)

Parachat Ekev – Pourquoi avons-nous besoin de manger ?

Dans notre Paracha on apprend la Mitsvah du Birkat Hamazone par le verset “Véah’alta Véssavata OuBirah’ta etc.” Dévarim 8.10 : c’est la bénédiction finale après le repas. Après avoir mangé un volume de pain: Cazaït (à peu près une tranche de pain), on doit faire cette longue bénédiction qu’est le « Birkat ». C’est une louange à Hachem pour nous avoir donné l’occasion de profiter de Sa nourriture. Comme le Psaume 24 dit :”La terre et tout ce qu’elle contient appartient à Hachem!”. C’est aussi un remerciement au Créateur pour les bienfaits qu’Il nous octroie comme la digestion des aliments! Si on savait combien la digestion dans le corps de l’homme est compliquée, et que même les machines les plus perfectionnées n’arrivent pas au 1/100° de la réalisation de l’appareil digestif, alors à chaque fois qu’on digère un aliment, on devrait envoyer un message de reconnaissance au Créateur!

Le Or HaH’aim dans la Paracha Chélah’ (Bamidbar 14.9)  pose une belle question. Pourquoi Hachem a-t-il eu besoin de créer un homme avec les besoins de manger et de boire? Il aurait pu créer un être qui se suffise de l’air ambiant ou d’un autre élément simple et ce faisant, cet homme aurait eu davantage de temps libre pour les choses spirituelles! Intéressant comme question n’est-ce pas? Il répond de 2 manières.

1° C’est qu’HACHEM a voulu donner à son peuple l’occasion de faire de nombreuses Mitsvots! Il existe plusieurs lois et préceptes qui sont liés à la récolte comme le Leket, Chir’ha, Pea, Hala, Troumot, etc…(toutes sortes de prélèvements pour les pauvres, mais aussi pour les Cohanim et les Leviim). Donc, c’est autant de mitsvoth qui sont données à l’homme.

2° Une autre réponse beaucoup plus percutante est tirée de la Kabala (partie de la Thora qui a été dévoilée par le Ari Zal de Tsfat). Dans chaque chose créée, il existe une partie, même infime, de sainteté! Et lorsque le Tsadiq mange de la nourriture, cette partie vitale qui est enfouie dans l’aliment est triée puis élevée en remontant à sa racine sainte! Et c’est cette partie POSITIVE de l’élément qui le maintient et lui donne sa vitalité! Le Or HaHaim continue et dit que cette ‘étincelle’ de sainteté se trouve dans TOUS les éléments du monde: aussi bien chez l’homme que chez les animaux ou les végétaux! Et grâce à la Thora et aux Mitsvots on arrive à faire remonter ces étincelles! Donc finalement lorsque je mange j’ai une action spirituelle/transcendante : celle de faire remonter ces étincelles tout là-haut!

(Soit dit en passant, le Rabi Nahman de Breslev dans son Likouté Moharan (282) dit quelque chose de similaire dans un tout autre domaine. C’est que tout homme doit s’efforcer de juger son prochain de manière positive: c’est une Mitsvah de la Thora. Il rajoute que même chez le Racha/le mécréant il faut chercher un point positif dans lequel il n’est pas mauvais. Et de cette manière on le fera REMONTER de son niveau inférieur dans lequel il se trouve et on arrivera à le ramener au niveau de la Téchouva/du repentir! Pareil avec nous-mêmes, car généralement on a la mauvaise habitude à se juger soi-même négativement ce qui nous amène à la tristesse… Et grâce au fait qu’on cherchera en nous des points positifs par exemple un trait de caractère intéressant, alors cela nous amènera à la véritable joie et on arrivera ainsi à faire Téchouva! Fin du Liquouté et de cet aparté).

Cependant, sur la fonction générale de la nourriture on a pensé à une réponse plus simple. C’est qu’elle possède la faculté de renforcer l’homme et son esprit. Il est connu qu’un bon plat bien épicé (comme le poisson en sauce du Chabbath…) permet de mettre la personne de bonne humeur et de la sortir d’un état morose et même quelquefois fois de lui éviter de tomber sous le joug de la colère! Le Hazon Ich dans une lettre (35) adressée vraisemblablement à un élève de la Yéchiva qui n’avait plus de force dans son étude, lui préconisera d’arrêter d’étudier durant une certaine période (2 semaines) afin de profiter de la NOURRITURE, de bien dormir et de faire des sorties dans la nature, etc.. Tout cela afin de retrouver ses forces! Donc là aussi on apprend que les plaisirs de la table SI ils sont bien orientés, peuvent renforcer la personne dans les Mitsvots et cela fait partie AUSSI de la Avodat Hachem! Rav David Gold 00 972.390.943.12