26 juillet 2021

Vayigach: ATTENTION AU JOUR DE LA RÉPRIMANDE

Yossef dit à ses frères : je suis Joseph, est-ce que mon père est toujours vivant ? Sur ce verset le Midrach dit : « Malheur à nous le jour du jugement, malheur au jour de la réprimande », Yossef le plus petit des frères a seulement dit qu’il était Yossefpour que ses frères restent interloqués. Qu’est-ce que ce sera pour nous à plus forte raison devant Hachem au jour du Jugement !

Ce Midrach montre un des fondements du judaisme : après 120 ans nous passerons tous devant le Tribunal Céleste (qu’on le veuille ou non !). Le Beth Halevy dessus, met en exergue deux idées: il y a le Din /Jugement, il y a aussi la réprimande. Chez Yossefle fait même de dire qu’il est Joseph, celui qui était suspecté dans le passé par ses frères de commettre nombreuses fautes, et qui est maintenant le vice-Roi de toute l’Egypte, montre qu’ils s’étaient trompés dans leur jugement. Et lorsqu’il a demandé :’est-ce que mon père est encore vivant ?’Il voulait signifier que lors de sa dispute avec Yéhouda dans les versets précédents, ce dernier ne voulait pas faire descendre Binyamine en Egypte pour ne pas causer de souffrances à Yaakov, alors que cette mansuétude, il ne l’a pas  eue pour Yossef!

Et le Beth Halévy continue : la réprimande d’en ‘haut’ ressemblera à celle des frères de Joseph. Il n’y aura pas de Moussar/morale mais on montrera à l’homme sa faute et surtout, s’il pensait avoir des circonstances atténuantes on lui montrera qu’il s’est trompé. L’exemple que donne le Rav, c’est par rapport à la Tsédaqa. On est fréquemment enclin à dire que le train de vie général de la famille nous empêche de donner aux institutions de torah et autres bonnes  causes. Mais lorsqu’il s’agit des dépenses de vacances ou autres sorties, on ne lésinera pas…C’est ce que le Midrach dit : que par rapport à sa propre démarche dans la vie, il y aura une réprimande.. !

Est-ce que cela vaut le cout de se plaindre dans la vie?

Lorsque Yaakov est arrivé en Egypte, Yossef l’a présenté à Pharaon. Ce dernier lui demanda quelle est le nombre d’années de sa vie ? Il répondit:   ” … que les jours de sa vie ont été courts et mauvais (…) cent trente ans etc..”(47.9). Le Sihot Moussar du Rav Chmoulewitz rapporte un commentaire édifiant des Tossfots sur la Thora.  Il enseigne  qu’au total Yaakov a vécu 147 ans. Or, il n’a pas atteint la longévité de vie de son père Itshaq (qui a vécu 180 ans),  ni celle d’Avraham (175 ans).  Il lui manqua 33 ans pour arriver aux jours de son père. Ces 33 années qui lui manquèrent sont en rapport avec les 33 mots « en plus » que Yaakov a dit à Pharaon : que ‘ses années étaient mauvaises et courtes et qu’elles n’ont pas égalé la vie de ses pères etc..’. En effet, le Midrach (rapporté dans le commentaire du Tossphot sur la Thora) dit qu’au même moment où Yaakov a eu des paroles amères sur sa vie, Hachem disait dans le ciel: “Comment peut-il se plaindre, alors que Moi, dans le même moment Je le sauvais de toutes ces grandes épreuves!”

De là, nous apprenons combien doit-on remercier le Boré Haolam pour toutes les bontés qu’Il nous accorde ! Et même si les choses ne vont pas précisément comme on le désire, il faut savoir que : « hakol  létova ! – Tout va vers le Bien ! » Aussi on apprend qu’il n’est jamais bon de se plaindre, à plus forte raison quand on a la chance d’être en bonne santé, d’avoir un toit, une famille etc.. etc…