28 septembre 2022

Quand un ange lui dira « je t’aime… »

Cette semaine on a parlé du Sanctuaire, bonnes pensées etc… L’histoire que je vous propose est franchement en ligne droite de ce développement (Béni soit Hachem qui me permet de vous transmettre ce Sippour véritable).

Un Chabat matin dans une ville de l’Amérique profonde (Cleveland) devant une synagogue de la ville s’arrête une voiture et descend son conducteur. L’homme qui a une quarantaine d’années, s’approche de l’édifice et entre dans le vestibule. Il se tiendra de l’autre côté de la porte de la grande pièce où se trouvent les fidèles. Au travers de vitres de la porte, il observe attentivement tout ce qui s’y passe. Arrive le moment des montées (7) du Sepher Thora, puis Maftir et enfin Agbaha (on soulève le Sepher Thora) lorsque le Sepher est ouvert présenté au public. Juste après cette Agbaha notre homme s’éclipse, reprend sa voiture et part. Ce manège recommenca plusieurs Chabat, jusqu’au moment où un des Gabaims s’approcha de lui et lui dit : ‘Tu sais, ici c’est une synagogue orthodoxe (il n’y a pas que des réformés aux USA..), et le Shabbat on ne doit pas utiliser la voiture pour venir à la synagogue… ». L’homme, appartenant à la communauté, fut tout étonné et dit : »Pardon, Je ne le savais pas, il n’avait pas lu « autour de la Table du Chabat ». Dorénavant je viendrais à pieds ». La semaine suivante notre inconnu se rendra à la synagogue cette fois à pieds. Notre homme habitait à plusieurs kilomètres de l’endroit de culte. Il partit tôt le matin de chez lui, afin d’arriver pour la lecture de la Thora. Les fidèles virent de nouveau cet homme dans le vestibule et lui proposèrent de franchir le pas de la porte afin de se joindre aux fidèles. Le Chabat suivant, de nouveau, il fit le trajet à pieds. Mais cette fois il entra de lui-même dans la salle de prière. On lui indiqua quelques rudiments. La semaine suivante, même chose… Petit à petit notre homme transforma son « way of live » de citoyen américain ayant vécu dans l’ignorance totale du judaïsme en véritable Baal Téchouva.

Quelques temps après, un des fidèles lui demanda ce qui l’avait attiré pour la première fois à venir et surtout pour le soulèvement de la Thora ? Il raconta son histoire impressionnante.  » Je suis né dans une famille juive complètement étrangère à toutes notions de judaïsme. Pourtant, j’avais une grand-mère pudique et religieuse. J’ai fait mes études dans les écoles laïques/goy. J’ai fait mon cursus comme tout jeune américain. Dans l’entreprise où je travaille il est organisé tous les ans un voyage pour récompenser les employés. Une année il a été choisi d’allé jusqu’au lointain Moyen-Orient, visiter la Terre Sainte. Nous sommes descendus dans un hôtel de Jérusalem. Un matin j’étais dans le lobby de l’hôtel et je demandais qu’elles étaient les activités du jour. On me répondit qu’aujourd’hui c’est Chabat (sic.) et qu’on se rendrait dans une synagogue du quartier. Nous nous sommes rendus dans une synagogue du quartier de Réhavia (tenue par un Rav américain). Comme mon habit n’était pas adapté pour rentrer dans ce lieu de prière j’ai préféré m’installer dans la Ezrat Nachim (salle des femmes). Elle était vide. Peu de temps après que je sois rentré, la communauté venait de finir la lecture de la Thora. Un fidèle souleva les rouleaux de la Thora et je me suis rapproché (depuis la Ezrat Nachim) pour observer les rouleaux saints. A ce moment j’ai eu un sentiment très profond et particulièrement intense. C’était comme si un ange s’adressait à moi et me dit : » Comme tu es Tsadiq, comme je t’aime… « C’était une voix claire qui s’adressait à moi (dans mon cœur), ce sentiment je ne l’ai jamais ressenti de toute ma vie. La semaine de vacances prit fin et je repartis pour Cleveland et mon train-train. Seulement je voulais revivre l’expérience de Jérusalem. C’est pourquoi je me suis rendu plusieurs fois dans votre synagogue afin de revoir le Séfer Thora, la suite, vous la connaissez ». Les gens de la synagogue étaient tous ébahis et ils demandèrent : »Ou se trouve cette fameuse synagogue de Jérusalem ? ». Il dit que c’est celle du quartier de Réhavia du Rav Cher Chlita.

Une des personnes qui entendit son histoire et qui devait se rendre en Erets Israël, profita de son séjour pour se rendre dans de la communauté de ce Rav (Le Rav était d’origine américaine). Il lui demanda qu’elle fût le Sepher Thora qui a été lu l’été dernier lors de la lecture hebdomadaire. Le Rav lui répondit que ce Sepher avait une histoire particulière : »Au début j’ai commencé comme Rav dans une ville d’Amérique, Cleveland (cela remonte à une quarantaine d’année). A l’époque je commençais comme jeune Rav de communauté. Seulement je me suis vite aperçu que le Sepher de la communauté n’était pas de bonne qualité et qu’il fallait au plus vite s’en procurer un nouveau. A l’époque on me proposa un superbe Sepher qui était en vente pour la somme considérable de 6000 dollars. J’ai réuni les Gabaïms (secrétaires) de la communauté pour trouver une solution. Un des hommes présents me dit qu’à Cleveland, il y avait une vieille dame qui ressemble aux grands-mères d’Europe (d’avant-guerre). Elle porte un châle sur la tête et est très Tsadéquette. Elle va de jours en jours démarcher les magasins de la ville pour soutenir la Yéchiva de Pélitz (une Hassidout) avec une grosse boite de Tsédaqua. Son amour pour la Thora est si grand que c’est certain qu’elle acceptera d’acheter ce Sepher. On prit contact avec cette dame, et elle dit : »J’accepte de prendre toute la dépense sur moi à une seule condition. J’ai un petit fils qui vient de naitre dans un des hôpitaux de la ville. Or il est en très mauvaise santé, c’est un prématuré. Je souhaite que le premier « Mi Chébérah » que vous direz sur ce Sepher soit pour la guérison de mon petit-fils ». On accepta sa condition et comme convenu, la dame acheta le Sepher. Le Mi ché bérah fut fait et grâce à D.ieu le bébé recouvra la santé et sortit en pleine forme de l’hôpital. Ce Sepher est venu avec nous en Erets, dans notre communauté de Réhavia.

Le petit bébé prématuré grandit et quarante années passèrent. Notre homme vit dans la synagogue de Jérusalem le Sepher que sa grand-mère, la Tsadéquette qui portait le foulard, avait acheté 50 ans auparavant pour sa guérison… (Ndlr : le quidam de Cleveland était en fait le petit fils de cette grand-mère qui avait acheté ce Sepher Thora, et dont l’ange lui avait dit : »Comme je t’aime… ») La boucle est bouclée… Histoire véridique rapportée dans le livre de R. Nakar 7/7 24-24h au nom du Rav Tsvi Réouven Davidson de Jérusalem.

Rav David Gold