27 novembre 2022

Motsei Shabbat Tisha béAv

4 Av 5782

1. A Tisha béAv, il faut s’abstenir de se vêtir de beaux habits. Or, il est défendu d’ôter ses habits de Shabbat tant que l’on n’a pas fait sortir Shabbat. Aussi, à la sortie des 3 étoiles, on dira ‘Baroukh haMavdil Bein Kodesh Lé’hol…’, puis on se changera et ôtera ses chaussures de cuir.

2. Si possible, il est souhaitable d’apporter à la synagogue, après Shabbat, ses chaussures en toile et sa chemise/veste de semaine, et d’attendre de répondre à ‘Barekhou Et Hashem haMevorakh’ du début de Arvit pour ôter ses vêtements de Shabbat. On se déchaussera alors sans toucher les chaussures avec les mains ; si on les a touchées, on se rincera le bout des doigts, ou les frottera dans un linge propre. 

3. A la synagogue, on ne dira pas les Psaumes d’usage d’avant Arvit. On veillera particulièrement à ne pas oublier Ata ‘Honantanou dans la Amida, puisqu’on ne dit pas d’autre Havdala jusqu’au lendemain soir.

[Si on l’a omis et que l’on a commencé la Berakha suivante, on ne se reprendra pas, mais on dira après la Amida la phrase de ‘Baroukh haMavdil…’ – au cas où l’on ne l’a pas dit avant de se changer.]

4. Une femme qui ne prie pas Arvit veillera elle aussi à dire ‘Baroukh haMavdil…’ avant de faire une action interdite à Shabbat.

5. Méorei haEsh. Après la Amida, avant la Meguilat Eikha, on allume une bougie de Havdala et on dit la Berakha de Boreh Méorei haEsh. Si on oublie de la dire à ce moment-là, on pourra la réciter durant toute la nuit. Mais dès le petit-matin, on ne pourra plus la dire, pas même à la sortie du jeûne lorsqu’on dira la Havdala sur le vin.

Une femme séfarade dira cette Berakha sur une bougie ; par contre, pour une ashkénaze, les avis sont partagés. Si elle ne peut pas s’en faire acquitter par un homme, elle la dira quand même.

6. On ne dit pas de Berakha sur les Bessamim –herbes parfumées– à Tisha béAv, afin de ne pas atténuer le deuil. [Certains pensent qu’il faut s’abstenir de les humer durant tout le jeûne.]