Le conflit (Deuxième partie)

A présent, qu’est-ce qui est la première cause d’éloignement dans le couple ? 

 Le conflit.

Et qu’est ce qui est la première cause de rapprochement dans le couple ?

Le conflit.

Ce paradoxe est en fait l’une des clés de la communication pour améliorer toute relation de couple. En effet, savoir gérer un conflit pour l’amener à des conclusions constructives plutôt qu’à une déchirure qui laisse des traces, est un atout que chacun se doit d’avoir dans sa main.

Un mauvais conflit peut être dévastateur, il peut nous convaincre que nous ne sommes pas avec la bonne personne, qu’elle est source de malheur, qu’elle nous pourrit l’existence ! Il peut avoir des répercussions sur nos enfants et leurs futures relations conjugales. Même après réconciliation, une dispute laisse des traces, c’est inéluctable. Tout ça, c’est sans parler de la souffrance ressentie pendant tout le temps de la dispute qui finalement n’aura servi à rien, si ce n’est de reconstruire le rapport entre nous. Mais nous aurions pu le faire sans que cela dégénère et sans cette souffrance…

« N’oubliez pas, être célibataire signifie faire des erreurs qui n’engagent que nous. Être marié, c’est faire des erreurs qui font souffrir notre conjoint ».

Tout conflit démarre par une situation,  un élément déclencheur auquel nous faisons face et qui éveille en nous un sentiment négatif (stress, colère, fatigue, frustration…).

C’est notre réaction à ce sentiment négatif qui va définir dans quel conflit, nous sommes en train de rentrer.

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Le conflit (première partie)

Jusqu’à présent vous avez appris comment améliorer une relation afin de vivre plus en harmonie, et en complicité avec votre épouse.

Voyons maintenant ensemble comment gérer un conflit pour éviter un désastre et des souffrances inutiles !

Le conflit:

Quel est le véritable défi journalier du couple pour être épanoui au jour le jour ?

La priorité et le défi au sein même du couple est très clair, préserver le Shalom. Comme nous le savons, la capacité d’évoluer, la brakha, ne peut résider que dans un ustensile spirituel appelé le Shalom. Si cet ustensile est brisé, la brakha n’a pas où résider et laisse donc place à la colère, la rancœur, l’intolérance et l’incompréhension de l’autre.

Pour réaliser ce défi, je vous donne ici un conseil qui semble indispensable.

Ne faites jamais de critique sur votre conjoint. S’il vous a fait vivre quelque chose de désagréable, ou qu’il vous a fait quelque chose que vous n’aimez pas. Ne le critiquez sous aucun prétexte, à la place dites-lui ce que vous ressentez. Ne dites rien sur lui, concentrez-vous sur votre propre mal-être et avec des mots adéquats, partagez-lui.

Sachez cependant que dans le cas où votre conjoint vous reproche quelque chose et vous l’exprime par des critiques, vos sentiments seront acceptés, si et seulement si, vous avez compris auparavant ce qu’il ressent et pourquoi il vous reproche quelque chose. Exemple : « Même quand tu es/je suis à la maison, tu as l’air absent(e) ! » Lui répondre « Excuse-moi, mais la manière dont tu me parles me fait de la peine… ». Il ne faut surtout pas répondre de manière plus maladroite et vulgaire « oh, tu me soule ! » C’est impensable !! Si votre conjoint partage avec vous ses sentiments, même si cela est fait de manière maladroite, votre rôle à vous est de le comprendre, pas de rediriger la caméra sur vous. 

La critique est la source de toute destruction dans les relations humaines personne n’aime entendre une critique, et personne n’en tire des forces. Si vous voulez vraiment que votre conjoint change de comportement, partager vos sentiments, cela marche et construit la relation.

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La franchise (Troisième et dernière partie)

A présent, vous avez la réponse. Pourquoi ne buvez-vous pas chaque parole de votre épouse avec passion ? C’est parce que vous ne vous êtes pas ouvert l’un à l’autre ; et si vous vous êtes ouvert c’est parce que vous n’avez pas créé le terrain propice pour ne pas vous faire trahir ou attaquer.

Exemple :

« Les critiques que j’entends ici me font mal au cœur. » Dans ce cas, vous avez bien exprimé les choses. Le conjoint pourrait répondre «  Et qu’est-ce que je pourrais faire d’autre, tu n’es jamais disponible ! Toujours occupé avec les autres et jamais avec moi. » certes, vous avez bien exprimé les choses, mais vous ne l’avez pas écouté et comprise avant de faire part de vos propres sentiments, d’où sa réaction. Et vous, comment réagissez-vous à une telle réaction ? Cette réaction ne vous énerve-t-elle pas ? Ne vous sentez-vous pas trahi en entendant une telle réponse ? Vous vous êtes ouvert, vous avez dévoilé une partie cachée de vous-même, une chose importante à vos yeux et elle vous est tombée dessus avec des arguments qui hurlent « Tu ne me comprends pas ! ». C’est pour cela qu’il est si important dans une relation de comprendre l’autre avant de faire part de nos propres sentiments, pour ne pas être trahi ensuite. Pour pouvoir installer une ambiance de confiance et de considération.

-Elle dit « mon chéri, tu ne peux pas m’aider avec les enfants ? je suis fatiguée. » Nous pourrions faire l’erreur de répondre « Moi aussi, je suis crevé, j’ai travaillé/étudié toute la journée ! » Cherchez à la comprendre au lieu de trahir la confiance qu’elle a placée en vous, en dévoilant ses difficultés.

-Elle dit « Tu ne comprends rien de toute façon » Nous répondrions peut être à tort « Quoi, moi je ne comprends rien ! Et toi avec… /Ha oui, parce que toi tu comprends tout !!» rappelez-vous, elle parle de ses sentiments et elle dit que vous ne les comprenez pas. Alors que devez-vous faire ? Oui, l’écouter sincèrement et comprendre ses sentiments.

Le secret d’une bonne relation empreinte de complicité entre deux personnes réside dans le fait que l’on comprend l’autre et qu’on s’ouvre à lui. Mais partager nos sentiments et faire preuve de franchise sans comprendre l’autre peut être vexant et source de souffrance pour elle. D’où les réactions agressives auxquelles on peut être confronté. Dans ces cas la, vous devez être à l’écoute, avant de développer d’avantage vos sentiments.

Alors pourquoi ne faisons-nous pas pour notre épouse, ce que nous faisons naturellement pour autrui ?

Parce que chaque discussion avec notre conjoint, nous engage peut être à agir et changer notre comportement. Chose que nous ne sommes pas toujours prêt à faire. Arrêtez d’avoir peur, comprenez-la, ouvrez-vous, dites-lui ce qui est difficile pour vous, et assumer sa réaction vous n’en retirez que de la satisfaction et du bonheur à long terme. N’oubliez pas ! Vous devez être courageux !

Voilà, vous connaissez les quatre points indispensables à toute communication, en discutant avec votre épouse, vous en découvrirez peut-être d’autres qui sont pour vous tout aussi importants, ne les négligez pas.

Bonne chance !

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La franchise (seconde partie)

Vous savez pourquoi vous souffrez sans ce dernier point ? C’est parce que vous prenez l’entière responsabilité du bonheur de votre couple et cela vous épuise. Vous n’avez du répit qu’en sortant de la maison. Et quand vous rentrez, vous marchez sur des œufs. « Comment ne pas faire de gaffe ? » Libérez-vous, soyez francs, partager vos sentiments ! Avec les trois conditions – plus bas.

Exemple : Qu’est-ce qui fait que votre amitié avec votre meilleur ami est si forte ? Quand a-t-elle réellement commencer ? Pourquoi appréciez-vous chacune de ses paroles même s’il vous parle de son nouveau pantalon et que d’écouter un étranger à ce sujet vous ennuierait ?

La réponse est simple, c’est parce que vous vous êtes compris mutuellement, vous vous êtes ouverts l’un à l’autre et avez partagé vos sentiments les plus profonds. Du coup, vous pouvez parler de tout et cela reste intéressant pour vous, parce que votre ami vous intéresse même si le sujet est dérisoire à vos yeux.

Avec votre femme ça fonctionne de la même manière, et ce partage est nécessaire. S’il n’existe pas, certes vous êtes mariés, vous partagez des événements mais vous n’êtes pas proches, ni liés véritablement.

Donc, concrètement, que faut-il faire pour être franc et partager vos sentiments.

Ÿen parlant à la première personne « je »,

Ÿsans critiquer l’autre,

Ÿen partageant uniquement ce que vous ressentez dans cette situation et pas ce que l’autre a fait.

Ce que ça changera :

ŸVous vous sentirez à l’aise et détendu chez vous.

ŸVous serez heureux d’être en présence d’une personne qui vous comprend et vous respecte.

ŸVous sentirez que rien n’est insurmontable.

Soyez courageux ! Ce que nous enseignons ici n’a rien d’une potion magique. Bien évidement il y aura quand même certains moments dans votre vie où vous traverserez des conflits. Et il est fort probable que vous receviez des remarques même en agissant de la sorte. Prenez sur vous d’aller de l’avant, de changer le niveau de votre relation. Apprenez à lui parler, à l’écouter, à la comprendre et à vous ouvrir à elle comme vous l’auriez fait naturellement avec d’autres proches, et méritez votre récompense, une relation de respect, de passion et d’amour.

Permettez-moi à présent une question. N’en avez-vous pas marre d’avoir toujours les mêmes problèmes de communication dans votre couple, ne voulez-vous pas vivre des choses plus intenses, plus profondes ? Alors prenez avec vous ces conseils et permettez-vous d’avoir de la complicité dans votre relation. La construction du couple ne s’arrête peut être jamais, on peut toujours être plus proche d’une autre personne. On peut toujours mieux aimer et respecter l’autre. Mais cela n’est pas une raison pour ne pas commencer quelque part. Ces clés de la communication sont justement là pour vous donner un bagage de départ. Ayez confiance en vous et en votre conjoint qui veut aussi votre bonheur, et commencez à construire. Bonne chance !

Le plus gros problème dans cette démonstration, c’est que lorsqu’on partage nos sentiments avec notre épouse, il faut d’abord l’avoir écouté et comprise sinon elle se sentira agressée et vous parlera peut-être avec agressivité. Il y a des exceptions à tout, attendez-vous parfois à être agressé même lorsque vous avez tout bien fait. On est dans la vie, face a une personne qui a des sentiments, et non pas face à une machine.

De manière naturelle lorsque cela arrive, qu’une personne dévoile ses sentiments et est agressée, elle se sent trahie. Trahie, parce qu’elle s’est ouverte et qu’autrui en a profité pour la rabaisser. De ce fait, il faut créer une situation dans laquelle votre conjoint acceptera vos sentiments. Plus vous écouterez, comprendrez, respecterez votre femme telle qu’elle est, plus elle sera apte à accepter vos sentiments et pourra vous comprendre. Plus cela arrivera dans votre maison, plus vous créerez de l’harmonie et de la complicité dans votre couple. Or plus vous serez proches l’un de l’autre, plus chacune de vos paroles respectives sera naturellement importante et particulière aux yeux de l’autre.

À suivre…

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LA QUATRIÈME CLÉ

Si vous vous arrêtez là. Vous pourrez rendre heureuse votre conjoint. Cependant vous devez savoir que vous ne serez pas épanouie. De plus, il vous sera difficile au quotidien d’être vraiment à l’écoute et de devoir tout le temps la comprendre. Vous devrez supporter des remarques ou critiques qui vous font mal, et que finalement vous enterrerez quelque part en vous jusqu’à l’explosion finale. Dans une telle situation, la complicité, le respect ou la confiance n’existent pas, parce que même si dans le meilleur des cas, l’autre se sent compris et respecté, vous ne l’êtes pas. Vous n’êtes donc pas complice l’un avec l’autre, et il ne peut pas réellement vous respecter parce qu’il ne vous connait pas. Ça ne va qu’à sens unique. Ne ressentez-vous pas en partie ce malaise en vous ? Ne ressentez-vous pas que tout ce qui est écrit dans ces conseils de Shalom Bait vous demande de gros efforts sans pour autant encore vous sentir à l’aise à la maison ? Si vous ne le ressentez pas, peut-être avez-vous déjà cette clé dans votre relation.

Quel est donc ce dernier point qui peut tout changer ?

La franchise et le partage de sentiments. [Trois conditions obligatoires ! Voir plus bas]

Trop souvent nous croyons que garder nos sentiments pour nous est source de force. Nous croyons que nous gagnons à montrer à notre conjoint qu’on la comprend sans jamais, lui faire part de nos propres sentiments. Mais même s’il est vrai que vous lui évitez, à court terme, un petit mal-être en refoulant les sentiments désagréables que vous ressentez suite à son comportement. Sachez qu’à long terme, vous empêchez la relation d’évoluer.

Vous rêvez de paix, d’harmonie, de compassion, de respect, de simplicité. Mais dans quel monde allez-vous trouver toutes ses choses si vous ne vous ouvrez pas à l’autre ?!

Si ce point est tellement important c’est parce qu’elle ne peut pas vous respectez et vous appréciez si elle ne vous connait pas, si elle ne vous comprend pas. Mais elle n’y arrivera pas sans que vous lui partagiez vos sentiments.

Pour connaitre quelqu’un, il faut qu’il partage de sa vie et de ses sentiments.

À suivre…

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LA TROISIÈME CLÉ EST LA COMPRÉHENSION

La compréhension nécessite une certaine ouverture d’esprit. Comprendre l’autre signifie que vous l’avez écouté activement. En effet, comment pouvons-nous espérer comprendre quelqu’un sans vraiment l’écouter ? Autre point, la vraie compréhension de votre conjoint signifie également être ouvert d’esprit. On ne peut pas vraiment comprendre quelqu’un si on reste fermé sur nos positions. De ce fait, lorsque nous parlons de compréhension, nous parlons ici de comprendre les tenants et aboutissants de la conversation d’après le jugement du conjoint, et non d’après votre propre point de vue.

Trois éléments essentiels à comprendre. En trois points ce que vous devez comprendre avant tout c’est

Son point de vue. On peut voir une situation ou une réalité de deux points de vue différents, et dans la plupart des cas, même d’une multitude de manières différentes. Exemple : « Il fait beau aujourd’hui ! », l’autre lui répond « Quoi, tu rigoles, tu ne sens pas ce vent qui nous glace les os ?! ».

Ce ne sont que deux points de vue du temps qu’il fait, un aime le vent frais quand y’a du soleil, l’autre ne l’aime pas.

« Notre petite fille n’arrête pas de pleurer en ce moment, on ne lui donne surement pas assez d’amour. » l’autre dit « Non, on lui donne de l’amour, mais on est trop dur avec elle ! » Ici aussi, les deux parlent d’une même réalité, mais la perçoivent de deux manières différentes. Et lorsqu’on comprend quelqu’un, cela signifie qu’on a compris son point de vue personnel. Autrement dit, d’après cet exemple, on comprend que l’amour qu’on lui donne suffit mais que le problème viendrait d’ailleurs et qu’il faut donc trouver des solutions d’après ce regard sur la réalité.

Ce qu’il ressent. Chaque interprétation de la réalité engendre un sentiment bien précis chez chaque individu. Interrogez-la sur ce qu’elle ressent dans cette situation et découvrez ce qu’elle vit vraiment. N’oubliez pas, derrière chaque pensée existe un sentiment. Exemple : Si le conjoint vous dit : « J’hésite à investir du temps dans tel domaine », vous pouvez lui demander ce qu’elle ressent face à cette hésitation, quel est son sentiment lorsqu’elle pense à ce nouveau domaine ? 

La difficulté ou le plaisir qu’il peut éprouver à faire ce qu’il fait. Elle a fait le ménage, ou lavé le linge de toute la maison. Il a travaillé toute la journée ou vous a spécialement aidé aujourd’hui. Certes, il est très important de lui dire merci. Mais il est encore plus important que le conjoint comprenne que vous le remerciez aussi parce qu’il a investi un temps considérable de sa journée pour faire ça.

Exemple : « ha, tu ne sais pas quoi ! J’ai raccroché au nez de ma sœur parce qu’elle m’a dit …. Elle m’a énervé ! » La bonne réaction est de comprendre ses arguments face à ceux de sa sœur son point de vue. Comprendre combien elle pouvait être énervée dans cette situation ce qu’elle ressent. Et comprendre combien ça a dû lui faire mal ce que sa sœur lui a dit. La difficulté éprouvée.

Réfléchissez un instant, ne l’auriez-vous pas fait naturellement pour un ami qui vous raconte un problème quel que soit la gravité de son comportement ?

Lorsque votre conjoint vous parle, prenez un moment pour vous mettre à sa place, dans sa peau et vivre ce qu’elle a vécu pour partager ses difficultés ou ses joies. C’est ce que nous appelons l’empathie.

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LA DEUXIÈME CLÉ EST L’ÉCOUTE.-Dernière partie

Tout ce que nous avons décrit précédemment rendant difficile l’écoute ne signifie pas que nous ne comprendrons rien à ce que dit notre femme. Mais que nous ne vivrons qu’un moment superficiel et vide de sens. Celui qui veut vivre un moment pur et particulier de partage avec autrui, se doit d’ouvrir ses oreilles à son épouse, et de la comprendre.

Prenez en compte lorsque vous discutez avec quelqu’un, que 55% de votre message passe par votre physiologie (mouvement du corps pendant la conversation, regard, expression du visage…), 38% passe par le ton que vous prenez et seulement 7% passe par les mots que vous choisissez. Soyez donc présent !

En fonction de notre personnalité, l’écoute peut s’avérer naturellement difficile ou au contraire, tout à fait naturelle. Il est clair qu’une personne ayant de la facilité à écouter son prochain a dans sa main un atout tout à fait particulier, et qu’il se doit d’en faire bon usage. De ce point de vue, les femmes n’ont pas d’avance sur les hommes, certes elles partagent naturellement beaucoup plus que nous les hommes et donc, sont plus enclines à vivre en communauté et à deux. Mais cela ne veut pas nécessairement dire qu’elles savent écouter de manière plus juste que les hommes. L’écoute, en effet, demande avant tout de la tolérance, de l’ouverture d’esprit, de l’empathie et de la curiosité. N’oubliez jamais, au même titre que vous êtes un être complexe qui est fait de sentiment, de considération, d’appréhension ; il en est de même pour la personne qui vous accompagne dans la vie. Elle ne réfléchit pas moins que vous, sur les évènements qu’elle traverse. Elle ne se pose pas moins de questions. Mais elle a, naturellement, une approche différente de la vôtre. C’est justement là, que l’écoute prend tout son sens, car elle vous permet de vous immiscer dans sa vision des choses. De comprendre profondément, quelle logique existe-t-il entre les évènements qu’elle a vécu, à quelle pensée cela l’amène, que ressent-elle ?

Lorsque vous y parvenez, demandez-vous aussi ce que vous ressentez ? Ne passez-vous pas un moment particulier ? Ne découvrez-vous pas pour la première fois la profondeur qu’il existe chez votre femme ? N’êtes-vous pas fier d’avoir vécu un tel moment de profondeur avec celle avec qui vous partagez tant ? N’êtes-vous pas plus proche d’elle maintenant que vous la comprenez vraiment ? Ne partagez-vous pas plus sa joie ou sa difficulté ?

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LA DEUXIÈME CLÉ EST L’ÉCOUTE. QUATRIÈME PARTIE



Ce qui engendre des difficultés à écouter.

Que pense-t-on de moi ? Durant une conversation, il y a toujours une prise de position sur le sujet. Lorsqu’on nous pose une question, on espère donner une réponse qui plaise à l’autre pour trouver grâce à ces yeux et prouver notre valeur. Du coup, tant que nous sommes concentrés sur le « qu’est-ce que les gens en penseront ? » nous ne sommes pas concentrés sur les mots et les sentiments de l’autre. On passe à côté de son point de vue.

Les stéréotypes. Naturellement, nous cherchons et associons chaque individu à un groupe de personnes. On ressent le besoin de le « caser » pour comprendre le fonctionnement de ses pensées. Mais tout le problème est justement là, car chaque individu est unique, et même s’il est influencé par son entourage, cela ne veut pas dire qu’il n’a pas de pensée et de sentiment bien à lui.  « Chaque homme est un monde à part. » Lorsque nous discutons avec quelqu’un, pour l’écouter vraiment, il faut savoir enlever tout filtre de préjugé. Sinon, on ne posera pas toutes les questions qui nous permettrons de le comprendre, croyant qu’on connait déjà les réponses. Les préjugés concernant notre épouse réduisent aussi énormément sa valeur à nos yeux.

La tendance à vouloir dominer l’autre et lui prouver qu’on a raison. Lorsqu’on dit à quelqu’un « non, tu as tort », il est fort probable que naturellement, il se renferme sur lui-même pour prouver qu’il avait, oui, raison. Il ne va plus chercher à écouter et s’intéresser à vos arguments, mais simplement à vous prouver qu’il n’avait pas tort. Cela arrive aussi très souvent dans les débuts de dispute qui commencent généralement par une critique sur l’autre. Dans ces cas-là, il cherchera irrémédiablement à prouver que la critique n’est pas justifiée. Exemple : « Tu fais toujours la même chose, tu n’en as pas marre d’être désordonné ! » « Quoi encore ! je n’ai rien fait ! Je suis encore en train de préparer, et puis en plus tu parles de rangement mais t’as pas vu l’état de la chambre à cause de tes habits qui trainent ! » Il n’y a rien de concret dans cette conversation, aucun partage. Seulement deux personnes renfermées sur elles-mêmes ne prenant pas compte des conséquences de leurs paroles sur l’autre. Aussi, rappelez-vous que toute dispute, débat houleux, diminue l’intensité du lien la sensation d’être proche et à l’aise qui vous unit.

L’écoute par intérêt. Lorsqu’on écoute par intérêt, nous ne sommes pas concentrés sur ce que la personne dit, mais uniquement sur ce qu’elle cherche à acquérir grâce à cette conversation. Exemple : « un mari qui parle à sa femme pour trouver grâce à ses yeux » La magie ne viendra pas, il n’atteindra pas son but, elle sentira que quelque chose ne va pas. « S’il l’écoute pour qu’elle le laisse tranquille après. » Il est évident que cela se sent, et vexe notre épouse. Cela la pousse à se renfermer et ne plus nous partager ses sentiments, c’est le début d’une relation difficile dans laquelle nous ne sommes pas à l’aise avec l’autre. C’est le début des souffrances à long terme. Vous voulez réparer ? Ecoutez-la, comprenez-la vraiment et ouvrez-lui votre cœur comme nous l’avons appris.

Jugement et critique. Sans avoir besoin de s’étaler sur le sujet, il est évident que personne ne veut écouter quelqu’un qui le critique et le juge constamment ou même de manière ponctuelle. Une personne ne sera pas attentive à l’argument d’un autre s’il vient de le critiquer.

Lorsqu’on est afféré à autre chose. Nous l’avons dit, on ne peut pas écouter deux personnes en même temps parce que l’écoute nécessite une concentration totale. Plus nous sommes concentrés sur la personne qui nous fait face, plus nous aurons de chance de le comprendre vraiment. De ce fait, faire une autre activité pendant que quelqu’un nous parle, au-delà du fait que cela fait de la peine, engendre une écoute superficielle. Plus vous serez proche de votre femme, plus vous aurez partagé l’un et l’autre ce que vous ressentez (bon ou mauvais sentiment) au sein de votre relation, plus il sera facile de l’écouter.

Les discussions intérieures. Même si le fait de penser à des choses essentielles de notre existence est important, il faut savoir faire le vide lorsqu’on parle à quelqu’un. Car il est impossible d’écouter vraiment quelqu’un lorsqu’on a besoin de penser à autre chose. Si vous ne pouvez pas vous défaire de vos pensées dans une situation exceptionnelle, expliquer à votre conjoint gentiment ce que vous traversez et reportez, s’il est d’accord, cette conversation. N’oubliez pas, « reporter » ne signifie pas « s’en débarrasser ».  

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LA DEUXIÈME CLÉ EST L’ÉCOUTE. Troisième partie


Pourquoi est-il si important d’écouter ?

Une écoute active crée des bons sentiments chez l’autre, puis chez nous-mêmes étant donné qu’on lui apporte de la satisfaction.  Elle démontre aussi notre considération. C’est la mitsva de « tu aimeras ton prochain comme toi-même. » par excellence.

Comment montrer à notre conjoint qu’on est à l’écoute ?

Par des gestes, des regards, des expressions de visage. Réagissez à ce qu’il dit. Inquiétez-vous lorsqu’il parle d’un problème, souriez lorsqu’il parle positivement des enfants ou de quelqu’un d’autre. Vivez cette conversation !

Soyez curieux, demandez des détails, posez des questions.

Ne lisez pas dans les pensées de votre conjoint pendant les conversations. Ne lui dites pas lorsqu’il parle « ouais, ouais je sais ce que tu vas dire, et/mais… »

Posez également des questions ouvertes pour qu’il puisse s’ouvrir et dire tout ce qu’il pense sur le sujet, ça lui montre que vous êtes intéressé.

Il est bien de réutiliser les mots de votre conjoint pour lui montrer que vous l’écoutez bien, chaque individu est attaché aux mots qu’il utilise. Ne faites pas ça bêtement en disant « Alors tu as bien dit que… », faites cela de façon naturelle. Exemple : l’un dit : « Tu te rends compte de ce qu’elle m’a fait ! Elle m’a vraiment blessé avec son comportement ! » Répondre « Tu m’étonnes que son comportement te blesse ce qu’elle t’a fait est affreux, j’aurais réagi pareil, je crois /je te comprends tout à fait. ».

Décider avant la conversation d’être curieux. Si vous décidez d’agir en curieux, vous constaterez que votre niveau de curiosité augmente radicalement. Vous pouvez tout aussi bien décider d’être empathique, doux ou gentil, dans tous cas, le fait de décider à l’avance quelle personne on veut être, agrandit énormément les possibilités d’y arriver.

Eviter les endroits ou trop de choses bougent permet aussi une meilleure écoute, car cela diminue les occasions de vous déconcentrer. Mettez-vous sur le côté au restaurant dans un endroit discret !

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Deuxième clé l’écoute (suite)

Trois niveaux d’écoute.

1.       Ecoute de soi : c’est-à-dire, discerner ce qui nous traverse et ce que nous ressentons pendant la discussion. (je m’ennuie, il m’énerve, je suis admiratif). Cette conscience nous permet de savoir ou est-ce qu’on se situe dans la conversation afin de changer et améliorer nous comportement ou notre écoute vis-à-vis de celui à qui nous parlons.

2.       Ecoute active : Être attentif à ses mots, ses expressions, l’expression de ses sentiments.

3.       Ecoute du message caché avec notre intuition : Comprendre dans la discussion ce que veut vraiment notre conjoint. Qu’est-ce qu’il n’a pas dit ? Pourquoi ne l’a-t-il pas dit ? Exemple : « J’ai plus rien à me mettre » alors qu’elle a une armoire pleine. Elle veut surement dire qu’elle ressent un manque de considération et de compliment ou qu’elle aimerait une nouvelle robe. Pourquoi elle ne nous le dit pas directement ? Il peut y avoir plusieurs raisons ; elle n’ose pas demander une nouvelle robe parce qu’on dépense déjà beaucoup d’argent. Ou bien, elle aimerait bien que l’on prenne les choses en main et qu’on lui fasse une surprise.

L’objectif de celui qui écoute est de faire comprendre à l’autre qu’il est écouté. Comprendre le fond du message qu’il veut nous transmettre et s’intéresser à ce qu’elle vit, elle. La grande difficulté à ce niveau est que, de manière naturelle, nous n’accordons pas d’importance à ce que nous ne vivons pas. De ce fait, lorsque mon conjoint me parle de sa journée et d’un problème qui y est lié, je ne me sens absolument pas concerné et donc pas intéressé. Exemple : lorsqu’un des conjoints raconte sa journée à la maison ou au travail. Généralement les histoires de ménage, ou démarche complexe du travail ne nous intéressent pas. Pourtant pour le conjoint, cela représente toute sa vie puisqu’il vit dans cette réalité toute la journée.

Cependant, ce manque d’intérêt envers autrui n’existe que lorsque nous ne sommes pas proches. Mais s’il existe un véritable lien entre vous, chacune de ses paroles peut être intéressante. La preuve, c’est la relation avec votre meilleur ami. Ne peut-il pas parler de n’importe quoi, et pourtant cela vous intéresse ?

Le problème ici avec notre conjoint, bien qu’il soit important, c’est qu’on n’est pas assez proche. Souvenez-vous pour être proche de quelqu’un, il faut pouvoir lui ouvrir notre cœur et lui partager nos sentiments et pour ça, il nous faut les quatre clés.

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