Deuxième clé l’écoute (suite)

Trois niveaux d’écoute.

1.       Ecoute de soi : c’est-à-dire, discerner ce qui nous traverse et ce que nous ressentons pendant la discussion. (je m’ennuie, il m’énerve, je suis admiratif). Cette conscience nous permet de savoir ou est-ce qu’on se situe dans la conversation afin de changer et améliorer nous comportement ou notre écoute vis-à-vis de celui à qui nous parlons.

2.       Ecoute active : Être attentif à ses mots, ses expressions, l’expression de ses sentiments.

3.       Ecoute du message caché avec notre intuition : Comprendre dans la discussion ce que veut vraiment notre conjoint. Qu’est-ce qu’il n’a pas dit ? Pourquoi ne l’a-t-il pas dit ? Exemple : « J’ai plus rien à me mettre » alors qu’elle a une armoire pleine. Elle veut surement dire qu’elle ressent un manque de considération et de compliment ou qu’elle aimerait une nouvelle robe. Pourquoi elle ne nous le dit pas directement ? Il peut y avoir plusieurs raisons ; elle n’ose pas demander une nouvelle robe parce qu’on dépense déjà beaucoup d’argent. Ou bien, elle aimerait bien que l’on prenne les choses en main et qu’on lui fasse une surprise.

L’objectif de celui qui écoute est de faire comprendre à l’autre qu’il est écouté. Comprendre le fond du message qu’il veut nous transmettre et s’intéresser à ce qu’elle vit, elle. La grande difficulté à ce niveau est que, de manière naturelle, nous n’accordons pas d’importance à ce que nous ne vivons pas. De ce fait, lorsque mon conjoint me parle de sa journée et d’un problème qui y est lié, je ne me sens absolument pas concerné et donc pas intéressé. Exemple : lorsqu’un des conjoints raconte sa journée à la maison ou au travail. Généralement les histoires de ménage, ou démarche complexe du travail ne nous intéressent pas. Pourtant pour le conjoint, cela représente toute sa vie puisqu’il vit dans cette réalité toute la journée.

Cependant, ce manque d’intérêt envers autrui n’existe que lorsque nous ne sommes pas proches. Mais s’il existe un véritable lien entre vous, chacune de ses paroles peut être intéressante. La preuve, c’est la relation avec votre meilleur ami. Ne peut-il pas parler de n’importe quoi, et pourtant cela vous intéresse ?

Le problème ici avec notre conjoint, bien qu’il soit important, c’est qu’on n’est pas assez proche. Souvenez-vous pour être proche de quelqu’un, il faut pouvoir lui ouvrir notre cœur et lui partager nos sentiments et pour ça, il nous faut les quatre clés.

Rav Boukobza 054.840.79.77

aaronboukobza@gmail.com

LADEUXIÈME CLÉ EST L’ÉCOUTE.

L’écoute: A quoi sert de parler, si je ne peux écouter l’autre. De la même manière que nous prenons plaisir à parler de nous, de la même façon, nous devons nous intéresser à ce que l’autre a à dire et l’écouter activement. Nous apprendrons plus tard ce que cela signifie.

Hashem nous a donné des sens pour capter le monde physique. Ce n’est qu’à travers eux que nous pouvons communiquer avec lui. Cependant, tant que nous ne les utilisons pas de manière active et consciente, nous ne pouvons pas vraiment capter le monde, les gens de manière concrète. Exemple : Nous pouvons passer à côté d’une chute d’eau sans y prêter une attention particulière ou nous y attarder et profiter de la qualité de ce moment, de ce que nous voyons, ressentons etc… La différence ? L’un a vécu quelque chose, l’autre est passé à côté. Il en est de même pour l’écoute. Elle nous permet de communiquer avec autrui, de partager quelque chose de vrai avec celui-ci. Cependant, il est important de distinguer le fait de l’entendre et celui de l’écouter. En effet, nous pouvons entendre une multitude de bruits en même temps, et ce, du fait que cela ne nous demande aucune concentration. En effet, la capacité d’entendre est lié à notre subconscient, nous n’avons pas besoin de prendre le contrôle de quoi que ce soit pour entendre. A l’inverse, il est impossible d’écouter deux personnes parler en même temps, du fait que l’écoute est liée à la partie consciente de notre cerveau, elle demande concentration et considération pour capter le message reçu.

Définition : L’écoute est une intention particulière à un bruit qui va se transformer en quelque chose rempli de sens.

Tant que nous n’écoutons pas véritablement quelqu’un, nous ne pouvons pas vraiment le comprendre. A l’inverse, plus on se concentre sur les paroles de quelqu’un, plus nous pouvons comprendre son intention et la signification cachée de ses paroles.

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Le dialogue

LA PREMIÈRE CLÉ EST LE DIALOGUE.

Il n’y a pas de relation sans dialogue, n’espérez pas que les choses avancent juste grâce à des cadeaux et autres attentions. « La construction véritable d’un couple ne se fait que par le dialogue et la communication. » Qu’est-ce qui est essentiel dans la démarche de celui qui parle ?

Celui qui parle veut transmettre un message. Il veut communiquer avec l’autre des informations, des pensées, des sentiments. Il veut être compris. De ce fait, il est important de s’exprimer d’une manière qui permettra à l’autre de comprendre facilement le message que nous voulons lui transmettre.

Pour cela, il faut être clair, parler avec douceur, délicatesse. Utiliser des mots adaptés à la compréhension du conjoint. C’est-à-dire des mots, des expressions qu’elle utilise et comprend, qui lui permettra de s’identifier au message. Pas la peine de parler avec notre conjoint comme on parle avec les personnes du travail, ou autre. On peut développer un langage particulier pour notre couple. Par exemple : tout le monde a créé dans sa famille natale, une manière de s’exprimer, à tel point que parfois, un seul mot peut tous les faire rire. De même dans notre couple, nous pouvons créer cela.

Quatre questions à méditer pour s’adresser à l’autre.

(Au début et par la suite on arrivera à le faire naturellement.)

Quoi ? – Quel est le fond du message que je veux lui passer. éducatif, intime, un projet, un secret, un sentiment, un conseil, un compliment.

Pourquoi ? – Dans quel but ? On peut grâce à cela, se rendre compte que notre intention initiale était bonne ou mauvaise.

A qui ? Certes à votre conjoint. Mais dans quel état est-il ? Stressé, joyeux, passionné, énervé, déprimé, accablé, nida.

Comment ? –De quelle manière vais-je lui parler, quel ton je vais employer, quel énergie positive ou négative va accompagner mon message ? Où dois-je lui transmettre ce message, à la maison ou dehors ? Quand ? Ai-je le temps de parler longtemps ou non ? Puis-je lui dire au téléphone ou vaut-il mieux lui parler en face ?

N’oubliez pas, nous parlons avec autrui uniquement pour créer ou renforcer un lien. « Communication » trouve sa racine en Français dans le mot « commun ». Lorsque nous parlons, nous créons une réalité commune entre la personne qui nous fait face et nous-mêmes. Une intimité commune dans laquelle chacun fait confiance à l’autre.

Rav Aaron Boukobza – 054.840.79.77 – aaronboukobza@gmail.com