Les Tsitsit

Il est écrit à propos des Tsitsit, « Ce sera pour vous un Tsitsith, vous le verrez, vous voussouviendrez de toutes les Mitsvot de Hachem… » Bamidbar (15 ; 39)

Les Tsitsith sont des fils accrochés aux coins des vêtements des hommes.

Rachi, sur ce verset, nous informe que la guématria du mot Tsitsith est 600, auxquels on ajoute les 8 fils et enfin les 5 nœuds, soit un total de 613.

Le Baal Hatourim ajoute que la Mitsva de Tsitsith équivaut aux 613 Mitsvot.

Le verset nous indique ici que le fait de porter le Tsitsith va nous aider à nous souvenir de toutes les Mitsvot à accomplir, ce qui nous évitera de tomber dans la faute.

En quelque sorte le Tsitsith est un « garde-fou », un « pense-bête »…a

Le port du Tsitsith nous permettra donc de nous rappeler les 613 Mitsvot afin de ne pas tomber dans la faute, mais qu’est-ce que cela signifie au juste ? Je le porte et je suis tranquille ? Protégé ?

Le ‘Hafets ‘Haïm nous répond grâce à la parabole suivante :

Un homme riche qui possédait de beaux jardins, avec une multitude d’arbres, de plantes, de fleurs, d’animaux… devait partir en vacances. Afin d’assurer l’entretien de ses jardins, il engagea donc un homme devant veiller sur ses biens en son absence.Le propriétaire donna des consignes strictes à son employé, des tâches à accomplir, et pour qu’il se souvienne de tout, il les écrivit sur papier.

Après deux semaines de vacances, notre cher propriétaire rentra chez lui, et fut choqué en voyant l’état de ses jardins. Il s’en alla donc immédiatement demander des explications à son employé.

Celui-ci lui rétorqua « royalement » que chaque matin, midi et soir, il avait lu scrupuleusement le pense-bête que celui-ci avait laissé avant son départ. Mais il n’avait fait que le lire…

Hachem nous a donné des lois. Le simple fait de porter les Tsitsioth en représente le compte total et nous rappelle donc tout au long de la journée notre devoir envers Hachem.

Mais le simple fait de les porter et de se souvenir de ce que l’on doit faire suffit-il ?

Cela représente-t-il une dispense ?

Pour se souvenir, il faut déjà savoir de quoi on parle, c’est pour cela que nous avons le devoir d’étudier les lois, afin d’être capables de les appliquer.

A partir du moment où nous sommes instruits, « vous vous souviendrez » nous évoque quelque chose de concret. Et nous pourrons dés lors utiliser ce « pense-bête » afin de réaliser les mitsvot de la Torah et de nous protéger de notre Yetser Hara’.

Le Rav Dessler nous enseigne que seul celui dont le cœur est concentré en permanence sur Hachem exclusivement peut se souvenir de Ses commandements.

Béezrat Hachem que nous utilisions les Tsitsioth comme « pense-savant », afin qu’ils nous aident à évoluer et à servir Hachem de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre corps.

Qui sera le dixième ?

Le Rav Moché Aaron Stern zatsal, alors qu’il n’était âgé que de huit ans, tombagravement malade. Son père convoqua les meilleurs médecins, se tourna vers lesrabbins, récita des Psaumes pour sa guérison, et finalement dit à son fils: »Regarde, tout le monde agit pour hâter ta guérison sauf toi! »… L’enfantdemanda: « Que dois-je faire? » Et son père répondit: « Prends surtoi d’accomplir un bon acte dès que tu seras guéri ». L’enfant accepta etdemanda: « Quoi par exemple? » Le père lui suggéra: « Si tu guéris,prends sur toi de toujours t’efforcer de prier avec un minyan ». L’enfantpromit et guérit. Il respecta sa promesse et devint un grand sage de la Torahcraignant D. profondément. Il devint directeur spirituel de la YéchivaKaménitz. La Yéchiva grandit, ils projetèrent d’agrandir son bâtiment et le Ravreçut la mission de partir aux Etats-Unis afin de récolter des dons pour aiderla Yéchiva. Il accepta sa mission et prit contact avec une agence de voyage. Ildemanda s’il y aurait un minyan dans l’avion. On lui répondit: « Rav, ici,c’est une agence de voyage et non un centre d’organisation d’offices religieux…En général, il y a un minyan mais nous ne pouvons pas vous le promettre. Si lesconditions climatiques ne le permettent pas, les voyageurs doivent rester assisà leur place. Pour être honnête avec vous, il n’y a pas toujours unminyan ». S’il en est ainsi, il ne pourrait pas voyager. Ils lui dirent: »Nous pouvons vous proposer un vol avec une escale à Amsterdam àl’aube ». Il vérifia si cela lui laissait le temps de prier en minyan avantd’accepter cette formule. L’avion atterrit à Amsterdam. Il avait deux bonnesheures devant lui. Il prit son Talith et ses Téfilines puis sortit del’aéroport pour se rendre vers l’autoroute. Il attendit en regardant passer lesvoitures qui défilaient devant ses yeux… Soudain, une voiture s’arrêta. Lechauffeur lui demanda: « Rav, où allez-vous? » « Je cherche unminyan pour l’office du matin ». « Rav, je vous en prie, montez »,dit le chauffeur d’un ton aimable. Il s’avéra qu’il était Juif et qu’ilhabitait dans la banlieue d’Amsterdam. Tous les matins, il se rendait àAmsterdam pour l’office du matin avant de se rendre à son travail. En quelquesminutes, ils se retrouvèrent dans la périphérie de la ville, s’arrêtèrent dansune ruelle, le chauffeur sortit de la voiture et indiqua au Rav de descendrevers un appartement se trouvant au rez-de-chaussée. Le chauffeur ouvrit laporte au Rav et il pénétra à l’intérieur d’une minuscule synagogue. Huit hommesattendaient déjà pour commencer l’office en minyan… Il pria avec le minyan, puisà la fin de l’office, le chauffeur termina la mitsva qu’il avait commencée enraccompagnant le Rav à l’aéroport. Quand le directeur spirituel de la Yéchivade Kaménitz racontait cette expérience, son regard s’illuminait. Il disait: »Rendez-vous compte: huit hommes se sont levés de bonne heure pour serendre à la synagogue afin de prier en minyan. Le neuvième doit arriver de labanlieue proche, comme d’habitude. Mais qui sera le dixième? On leur envoya unJuif d’Israël en transit pour les Etats-Unis! »… Car, « l’homme quidésire s’engager dans une certaine voie, on l’y conduit ». Ce principe estécrit dans la Guémara (Makot 10B), dans notre paracha concernant Bilaam benBéor. L’Eternel ne voulait pas qu’il se rende à Midiane afin de maudire Israël.Il lui dit: « Ne pars pas avec eux! » Toutefois, quand Bilaam exprimason désir ardent de partir avec eux, l’Eternel lui dit: « Lève-toi et parsavec eux », (22-20). Un ange de miséricorde tenta de l’en empêcher enmettant des obstacles sur son chemin. Cependant, quand Bilaam lui dit: « Etmaintenant, si cela te déplaît (comme s’il ne savait pas que c’était le cas),je m’en retournerai ». L’ange lui rétorqua: « Pars avec ces gens ».

Car, « l’homme qui désire s’engager dans une certaine voie, on l’y conduit ». Pour le bien ou le pire. Ce fut le cas pour le directeur spirituel de la Yéchiva de Kaménitz pour la prière et il mérita d’accumuler des mérites en complétant le minyan de l’office du matin tandis que Bilaam fut conduit à sa perte. Rav Moché Bénichou

Réponses à vos questions

Peut-onétendre une bâche pendant Chabbat pour se protéger du soleil ?

Il est interdit d’étendre une bâche pendant Chabbat, car on enfreindrait l’interdit de construire une tente. Il faut savoir que si au moment où on l’étend on le fait dans l’intention de la laisser pour toujours on enfreint un interdit de la Torah, et si cela est provisoire on enfreint un interdit de nos sages. (Yalkout Yossef Chabbat vol.2 p. 527 et 530)

Peut-ondéplacer un ventilateur pendant Chabbat ?

Il est permis de déplacer un ventilateur en marche pendant Chabbat en faisant attention que la prise ne se débranche pas lors du déplacement (il sera recommandé d’utiliser une rallonge assez longue). Il est conseillé de placer un papier sur les boutons du ventilateur sur lequel il est écrit « Chabbat » afin de ne pas arriver à augmenter ou baisser sa puissance par inadvertance. (Yalkout Yossef Chabbat vol.2 p. 423)

Est-il permis de déclencher ou d’arrêter le système qui fait pivoter leventilateur ?

Si le système qui fait pivoter le ventilateur est une sorte de bouton qui le bloque ou débloque, il sera permis de le toucher, car il est mécanique. Par contre si ce système se fait à l’aide d’un fil que l’on tire il sera interdit de le toucher pendant Chabbat, car cela déclenche ou arrête un moteur qui fait pivoter le ventilateur.

Peut-on faire Nétilat Yadaïm avant de manger du pain avec l’eau de la mer ?

On ne pourra pas faire Nétilat dans un Kéli avec l’eau de la mer du fait qu’elle ne peut être bue par un chien. Par contre on pourra tremper ses mains dans la mer et réciter la bénédiction de « ‘Al Nétilath Yadaïm ». Si on s’est trompé et qu’on a dit « Al Tévilath » à la place de « Al Nétilath » on sera quitte de la bénédiction. (Yalkout Yossef simane 160 Séif 18)

Est-il permis de bronzer pendant Chabbat ?

Il est permis de s’asseoir au soleil pour bronzer par contre on fera attention à ne pas rester trop longtemps, car cela provoque du mal et il est interdit de se faire du mal pendant Chabbat. (‘Hazon ‘Ovadia Chabbat vol.5 p.26)

Est-il vrai qu’il est recommandé que le mari prépare les bougies de Chabbat ?

Oui, car en préparant les bougies de Chabbat, l’homme participe lui aussi aux préparatifs de Chabbat et il aide à l’accomplissement de la Mitsva de l’allumage des bougies en son honneur. Le Rav Pinkous Zatsal (Parchat Bé’alotékha) rapporte la Guémara dans le Traité de Chabbat 23b qui dit « Tout celui qui s’habitue aux lumières méritera des enfants érudits », et il explique que de même que le  moment où la mère allume les bougies est un moment propice de prières pour  mériter d’avoir des enfants érudits en Torah, ainsi quand le père prépare les bougies il peut lui aussi prier pour cela.

Est-il permis de porter pendant Chabbat des lunettes qui foncent au soleil ?

Il est permis de porter des lunettes qui foncent au soleil pendant Chabbat et il n’y a pas d’interdit de colorer. Car tout l’interdit de colorer Chabbat est si on teint une tenture ou des fils comme on le faisait au Michkane. Par contre la teinte des verres vient d’un produit qui se trouve sur le verre et qui est sensible aux rayons du soleil. (‘Hazon ‘Ovadia Chabbat vol.5 p.23)

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par mailab0583250224@gmail.com

La digestion (suite)

En principe, un homme sain et fort mangera deux fois par jour, mais les gens faibles et les personnes âgées prendront plusieurs petits repas, car la nourriture abondante affaiblit leur estomac. Celui qui veut rester en bonne santé ne mangera pas avant que son estomac ne se soit vidé de la nourriture antérieure.

Normalement, chez les gens sains qui mangent et se fatiguent moyennement, la digestion complète d’un repas moyen dure six heures, il est bon de sauter un repas par semaine – si possible la veille de Chabat – pour laisser l’estomac se reposer et renforcer sa capacité de digestion.

Il est bon de s’habituer à manger du pain (céréales) le matin. Celui qui veut manger plusieurs sortes d’aliments commencera par ceux qui sont laxatifs ; ensuite, il fera une petite pause pour ne pas les mélanger avec les autres. De même, il consommera d’abord des aliments légers et digestes – par exemple, de la volaille avant la viande de boucherie, de la chair du petit bétail avant celle du gros bétail. Tout de suite après le repas, il mangera des aliments astringents (qui constipent), mais pas en grande quantité.

Puisque la digestion commence dans la bouche sous l’effet du broyage par les dents et du mélange des sucs avec la salive, aucun aliment ne doit être avalé sans mastication, pour ne pas faire retomber sur l’estomac tout le poids de la digestion.

Les hommes n’ont pas tous la même nature, comme nous l’avons déjà dit. Chacun doit choisir, suivant l’avis des médecins, les aliments qui lui conviennent, à son lieu d’habitation et au moment voulus.

Concernant la boisson, l’eau constitue pour l’homme la boisson naturelle et saine pour le corps. Si elle est pure et claire, elle sert à maintenir l’hydratation du corps et à accélérer l’évacuation des déchets. On choisira de préférence de l’eau fraîche – qui désaltère et active la digestion -mais pas glacée au point d’éteindre la chaleur naturelle du corps. Celui qui est las et fatigué doit veiller, à plus forte raison, à ne pas boire de l’eau trop froide car, à cause de l’état de lassitude et de fatigue, elle pourrait, à D.ieu ne plaise, échauffer et faire fondre dangereusement la graisse du cœur. Même si l’eau est bonne pour la santé du corps, il ne faut pas en abuser. On ne doit pas en boire juste avant le repas, pour ne pas refroidir l’estomac et perturber la digestion. On pourra prendre un peu d’eau mélangée à du vin pendant le repas, puis boire modérément quand le processus de digestion aura commencé. Pour ne pas refroidir le foie, il ne faut pas boire de l’eau en sortant des bains publics ni, a fortiori, à l’intérieur…

Celui qui veut rester en bonne santé doit maîtriser ses émotions – comme la joie, l’inquiétude, la colère et la peur, qui sont des phénomènes agissant sur le psychique. Un homme avisé sera satisfait de son sort durant toute son existence éphémère, ne se fera pas de soucis pour un monde qui n’est pas le sien, et ne recherchera pas le luxe ; il sera de bonne humeur et d’une joie modérée, ceci augmentera la chaleur naturelle de son corps et facilitera la digestion et l’expulsion des déchets, fortifiera sa vue et ses autres sens, et renforcera son intelligence. Toutefois, il ne consommera pas, comme les sots, une grande quantité de nourriture, qui chasse et dissout la chaleur naturelle du corps, provoque un brusque refroidissement du cœur et une mort prématurée. Cela arrive en particulier aux hommes gros dont la température est relativement basse, en raison de l’étroitesse de leurs vaisseaux sanguins et de la lente circulation du sang, qui est la principale source de chaleur. L’inquiétude, qui est le contraire de la joie, est nuisible, elle aussi, parce qu’elle refroidit le corps ; la chaleur naturelle se concentre au cœur et provoque la mort. La colère échauffe le corps et donne de la fièvre. La frayeur engendre un refroidissement du corps ; c’est pourquoi, celui qui est effrayé peut être pris de tremblements et même mourir de froid. Il n’est pas bon de manger quand on est en colère, effrayé ou soucieux, mais seulement quand on éprouve une joie modérée.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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LADEUXIÈME CLÉ EST L’ÉCOUTE.

L’écoute: A quoi sert de parler, si je ne peux écouter l’autre. De la même manière que nous prenons plaisir à parler de nous, de la même façon, nous devons nous intéresser à ce que l’autre a à dire et l’écouter activement. Nous apprendrons plus tard ce que cela signifie.

Hashem nous a donné des sens pour capter le monde physique. Ce n’est qu’à travers eux que nous pouvons communiquer avec lui. Cependant, tant que nous ne les utilisons pas de manière active et consciente, nous ne pouvons pas vraiment capter le monde, les gens de manière concrète. Exemple : Nous pouvons passer à côté d’une chute d’eau sans y prêter une attention particulière ou nous y attarder et profiter de la qualité de ce moment, de ce que nous voyons, ressentons etc… La différence ? L’un a vécu quelque chose, l’autre est passé à côté. Il en est de même pour l’écoute. Elle nous permet de communiquer avec autrui, de partager quelque chose de vrai avec celui-ci. Cependant, il est important de distinguer le fait de l’entendre et celui de l’écouter. En effet, nous pouvons entendre une multitude de bruits en même temps, et ce, du fait que cela ne nous demande aucune concentration. En effet, la capacité d’entendre est lié à notre subconscient, nous n’avons pas besoin de prendre le contrôle de quoi que ce soit pour entendre. A l’inverse, il est impossible d’écouter deux personnes parler en même temps, du fait que l’écoute est liée à la partie consciente de notre cerveau, elle demande concentration et considération pour capter le message reçu.

Définition : L’écoute est une intention particulière à un bruit qui va se transformer en quelque chose rempli de sens.

Tant que nous n’écoutons pas véritablement quelqu’un, nous ne pouvons pas vraiment le comprendre. A l’inverse, plus on se concentre sur les paroles de quelqu’un, plus nous pouvons comprendre son intention et la signification cachée de ses paroles.

Rav Boukobza 054.840.79.77

aaronboukobza@gmail.com

KORA’H-Comment la mort crée l’impureté ?

La Paracha commence par ces mots: ”Voici les décrets de la Thora etc.. »quimarquent le début des lois de la purification de l’homme impur. Le degré leplus élevé d’impureté qui existe dans la Thora est celui du mort. Il impurifiecelui qui le touche, mais aussi celui qui se trouve dans la même pièce et aussitout l’immeuble ce qui s’appelle ‘Toumat Ohel’ ! Plus encore, dans le cas où iln’y a pas de toit au-dessus du mort, la ‘Toumha’/impureté montera jusqu’auciel! L’incidence de cette impureté c’est que l’homme impurifié ne pourra plusse rendre au Temple de Jérusalem et s’il est Cohen, il ne pourra pas manger dessacrifices ou de la ’Trouma’. Aujourd’hui il n’existe pratiquement plusd’incidences si ce n’est pour le Cohen. En effet il lui est interdit de toucherun mort ou d’être dans la même pièce ou dans le même immeuble que lui.

Cependant notre Paracha traite dans son début des lois de purifications de cette impureté. La première c’est de prendre une vache ENTIÈREMENT rousse : il ne fallait pas qu’elle ait 2 poils noirs sinon elle devenait impropre à la purification ! Autre loi concernant cette vache c’est qu’il était interdit qu’elle ne porte AUCUN fardeau tout au long de sa vie! Si ces conditions étaient réunies on faisait sa Ch’hita et on la brûlait entièrement en dehors de Jérusalem. Puis on mélangeait ses cendres avec de l’eau de source jaillissante. Du résultat obtenu on en aspergeait l’homme impur le 3° et le 7° jour de son impureté puis le 8° jour il se trempait au Mikvé et devenait PUR ! Cette Mitsva de la vache rousse fait partie des décrets de la Thora dont l’homme n’a pas de compréhension. En effet il faut savoir que les cohanims qui participaient à la Mitsva se rendaient impurs (ils devaient se rendre au Miqvé le soir) tandis que celui qui était aspergé devenait pur!

Le Or Ha ‘Haïm (19.1) pose une question sur cette Mitsva. Pourquoi la Thora écrit-elle ‘voici les décrets de la Thora etc.’ Il aurait mieux fallu dire ‘voici les décrets de l’IMPUR’, ou les décrets de la ’VACHE ROUSSE’ etc.. ? Pourquoi faire dépendre les lois de pureté et d’impureté des LOIS DE LA THORA ? Il répond de manière extraordinaire que chez les non-juifs il n’existe pas de pureté et d’impureté. Lorsqu’ils touchent un cadavre, ils ne deviennent pas impurs. (Rambam Toumha 1.5) Tandis que chez nous on sera impurifié par le toucher ou par la présence d’un cadavre dans une même maison! Et il explique que c’est grâce au Don de la Thora au Mont Sinaï que le peuple Juif s’est SANCTIFIÉ. Et justement à cause de cette pureté, les forces négatives qui ont été créées dans ce monde veulent s’agripper à la Quédoucha! Tout le temps où l’homme est encore en vie cette impureté n’a pas les capacités d’agir contre lui, mais lorsque vient le jour de quitter ce monde alors toute l’impureté s’agglutine à son corps !

Le Or Ha ‘Haïm donne une image formidable pour illustrer son enseignement. C’est comme deux ustensiles, l’un rempli de miel, le second de sable. Lorsque vient le moment de les vider et de les mettre en dehors de la maison, on verra très vite s’agglutiner dans la boîte qui a contenu du miel des milliers d’insectes, tandis que celle qui a contenu le sable attirera bien moins d’insectes !

De la même manière, lorsqu’un Juif est appelé à monter au Ciel après 120 ans, toute la Quédoucha qu’il a emmagasinée en lui va automatiquement attirer beaucoup d’impureté! C’est la raison pour laquelle l’impureté de la mort est la plus forte d’entre toutes! Une des preuves qu’il rapporte c’est qu’à la Sortie d’Égypte, la veille du départ on a sacrifié l’agneau Pascal. Et la Thora n’a exigé comme condition pour la Mitsva que d’être circoncit et qu’un gentil n’avait pas le droit d’en manger. Mais en ce qui concerne l’impureté du mort, rien n’est mentionné. On pouvait avoir été en contact avec un mort et malgré tout sacrifier l’agneau pascal ! Et pour cause! C’est que tant que la Thora n’a pas été donnée il n’y a pas d’impureté, car il n’y a pas encore de sainteté!

Et on peut nous rétorquer que d’après cette explication les Cohanims pourraient être plus laxistes et s’approcher d’un juif (mort) qui n’aurait pas vécu selon la Thora et les Mitsvots. En effet, d’après le Or Ah’Haim l’impureté dépend de la sainteté qu’a emmagasinée le juif durant sa vie! La réponse générale, c’est que même le juif le plus éloigné a à son actif des Mitsvoth. Comme le disent nos sages : tout juif est rempli de Mitsvoth comme la grenade est remplie de graines. D’ailleurs, il est rapporté qu’il est interdit pour ce Cohen d’entrer dans un cimetière non-juif. La crainte est qu’il se trouve peut-être enterré là un juif éloigné de tout judaïsme parmi les non-juifs. Et vis-à- vis de lui, le Cohen sera impurifié. C’est bien la preuve que cette impureté le ‘collera’ jusqu’à ses derniers jours! C’est que la Néchama du Juif provient du Trône Divin. C’est le DÉCRET de la THORA!

Rav David Gold (00 972.390.943.12

BALAK-La joie réparatrice

Balak, roi de Moab, demande au prophète des nations Bilaâm, de maudire le peuple d’Israël. Bilaâm tente de le faire, mais chaque fois, au lieu d’une malédiction, c’est une bénédiction qu’il profère.

« Et Hachem ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Bilâam :  » que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappé ainsi à trois reprises (chaloch régalim) ? » »

Rachi explique que l’ânesse demande à Bilâam comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui célèbre les trois fêtes de pèlerinage (Pessa’h-Chavouot-Soukot) ? En effet, l’ânesse fait une allusion au mérite qu’Israël acquerra dans le futur en se rendant trois fois par an au Beth-Hamikdach pour célébrer les fêtes.

Bien qu’il soit évident que les paroles de l’ânesse ont été dictées par Hakadoch Baroukh Hou il y a lieu de se demander pourquoi l’ânesse emploie le terme « Régalim » [allusion aux trois fêtes] plutôt que « Péâmim» [qui signifie fois ou reprises] ? Aussi, quel est le mérite particulier des trois fêtes ? Pourquoi ne pas mentionner une autre mitsva tel que le Chabat, Tsitsit ou encore les Téfiline?

La force de Bilaâm de pouvoir maudire le peuple était sa connaissance de l’instant où Hachem se mettait « en colère ». Une colère qui fut à l’origine due, à la faute du veau d’or. Bilaâm souhaitait invoquer la faute du veau d’or pour accuser Israël, afin que sa malédiction puisse prendre effet.

Comment est-ce que le mérite des trois fêtes a la capacité de réparer cette terrible faute?

Suite p2

La Guémara (Pessa’him 118a)  nous enseigne que « Tout celui qui méprise les fêtes /moadim, c’est comme s’il servait des idoles

[avoda zara]

». La faute du veau d’or, faute d’idolâtrie, se prolongea pendant six heures. (voir Rachi Chémot 32 ;1) Notre calendrier compte 15 jours de fêtes dans l’année (7 depessah,7 de soukot, 1 de Chavouot). Nous savons que chaque jour possède 24 heures. Si nous multiplions ces 15 jours de fêtes par 24 heures on obtient un total de 360 heures….de fêtes.

Dans les règles de Cacherout il y a un principe que l’on nomme « batel be chichim/annulation par un soixantième ». Si un aliment interdit s’est mélangé à un aliment permis, pour permettre le mélange, il faut que la quantité de l’aliment permis dépasse d’au moins soixante fois celle du mets interdit. On utilisera ce même principe de « batel be chichim », pour pouvoir réparer, ou plutôt annuler la faute du veau d’or.

Pour noyer, oublier, annuler ces 6 heures, on devra les confondre dans une quantité de temps de 60 fois plus grande. Les 360 heures de fêtes, seront le temps d’annulation de cette faute, et on comprend mieux la raison pour laquelle, c’est par le mérite des trois fêtes qu’Israël ne pourra pas être anéanti.

Toutefois pour devoir annuler cette faute dans un mélange soixante fois plus important, ce mélange devra être de la même nature.

Il est écrit au sujet de la faute du veau d’or : (Chémot 32 ;19) «  ce fut quand il approcha du camp et vit le veau, que la colère de Moché s’enflamma, il jeta les tables de ses mains et les brisa au pied de la montagne. »  Le Sforno explique que ce qui a le plus perturbé Moché Rabénou dans la faute du veau d’or, ce sont les réjouissances et l’allégresse du peuple lors de la faute du veau d’or. En effet Moché a brisé les tables qu’après avoir vu le peuple danser autour de l’idole.

Le pire dans cette faute, ce n’est pas la construction en soi du veau d’ormais la joie autour de cette idole. Il faudra donc soixante fois plus de joie, pour pouvoir annuler ces six heures de joie !

Donc c’est une mistva d’un même enthousiasme où les Bnei Israël chantent et dansent, qui devra être utilisé pour annuler la faute. C’est l’enthousiasme de la Kédoucha/sainteté qui déracinera l’enthousiasme de la Touma/impureté. C’est cette force d’égale intensité et opposée qui « cachérisera » cette faute.

Fêter les Mo’adim/les fêtes, représente la réparation de cette faute. En effet c’est le « élé élohékha Israël/voici tes dieux Israël… » (Chémot 32, 4) [écrit au sujet du veau d’or] qui sera  annulé par le « élé hem moadaï/ce sont eux (les fêtes) Mes moments fixés » (Vayikra 23 ;2) [écrit au sujet des fêtes]

L’allusion de l’ânesse faite à Bilaâm est la suivante : tu souhaites anéantir un peuple en invoquant la faute du veau d’or, mais tu ne te rends pas compte que ce même peuple célèbre Mes trois fêtes de pèlerinage qui constituent une réparation de celle-ci.

Le Chem mi Chemouel nous rapporte au nom de son père le AvnéNézer que la célébration des trois fêtes symbolise et exprime mieux que toute autre mitsva la différence entre le service de D.ieu accompli par Israël et celui des autres nations.

Un goy qui souhaiterai une vraie proximité avec D.ieu ne sera pas prêt à sacrifier les plaisirs de ce monde pour obtenir ce bénéfice. Par contre un juif, lui, sera prêt à laisser de côté toutes ses possessions et occupations pour monter à Yérouchalayim, trois fois par an, en quittant les aises de son foyer, ses biens, ses terres pour accomplir la mitsva de pèlerinage. Il peut gérer la difficile « logistique » qu’occasionnait cette montée en famille, avec tout le ravitaillement nécessaire et prendre une longue route. Toutes ces incommodités étaient complètement éclipsée par la seule joie d’accomplir la mitsva.

C’est ce qui caractérise la mitsva de la « aliya la réguel », la montée des pèlerins à Yéouchalyim, tous s’y rendaient dans la joie et l’allégresse, sans chercher à s’en faire dispenser, comme il est dit « Je me suis réjouie lorsqu’on me dit « allons vers la Maison de D.! » (Téhilim 122, 1)

Bilaâm le déclara plus tard dans ses « bénédictions », que la particularité d’Israël face aux nations, c’est son empressement à accomplir la volonté de D.ieu, comme il est dit  «Voici, le peuple se lèvera comme une lionne et comme un lion il se dressera … » (Bamidbar 23 ;24). Rachi explique ce verset, « lorsqu’ils se lèvent, le matin après avoir dormi, ils surmontent leur fatigue avec la force comme un lion pour se hâter « d’attraper » les Mitsvot de se vêtir du talith, réciter le Chéma et mettre les téfilines. »

Cette joie et cet empressement à accomplir les Mitsvot protègent Israël de toutes malédictions et viennent réparer cette terrible faute de l’idolâtrie du veau d’or. Mais à contrario, ce manque de joie et d’empressement risque, à D. ne plaise, de les exposer aux malédictions comme il est dit: « Parce que tu n’as pas servi l’Eternel. ton D.ieu avec joie et contentement de cœur ». (Devarim 28, 47)

En d’autre terme, la force de notre peuple, c’est sa sim’ha dans l’accomplissement des mitsvot, plus particulièrement dans celle de la joie des fêtes. Une joie qui met en évidence notre désir et notre engouement d’obéir à la volonté du Créateur.

Le Maguid de Douvno explique à travers la métaphore suivante le reflet de la tristesse dans l’accomplissement des Mitsvot : Il y avait dans une ville deux commerces voisins, un de diamants et l’autre de matériaux de construction. Un jour, un livreur entra en peinant dans le magasin de diamants, tenant dans ses mains une boîte visiblement très lourde. Le propriétaire du magasin lui dit alors : « Tu t’es trompé d’adresse, ta livraison est destinée au magasin voisin. Ceux qui me livrent ne peinent pas, car le diamant est un matériel léger ». Le Maguid de Douvno nous enseigne par cette allégorie que celui pour qui la spiritualité est « lourde à porter », car il ne ressent aucune joie, ne sert pas Hachem représenté par le diamantaire dans l’allégorie. Le Service divin n’est pas censé nous attrister et il ne doit se réaliser que dans la joie.

Le manque de joie témoigne d’un manque de foi, celui qui sert D.ieu sans joie montre qu’il ne comprend pas le sens de ses actes et ne croit pas en leur utilité! Alors qu’être en état de joie marque notre gratitude envers Hachem. La joie n’est pas seulement un besoin psychologique ou spirituel, c’est aussi un des principes fondamentaux du service divin, comme le Rambam (Hilkhot Souka 8 ; 15)  nous dit : « La Sim’ha que dégage un homme lors de l’accomplissement d’une Mitsva est un service important ; mais tout celui qui l’effectue (la mitsva) sans Sim’ha mérite un châtiment…»

La Sim’ha n’est donc pas un petit plus dans le service de Hachem, elle n’est pas non plus optionnelle, et son absence causera de terribles malédictions annoncées par la Torah. Une mitsva même accomplie minutieusement, mais sans Sim’ha, demeure incomplète. La Sim’ha ne vient pas embellir la mitsva, elle en constitue une partie intégrante. Elle est la condition sine qua non de la pratique religieuse ; sans elle, on en viendra probablement à abandonner la Torah (que D.ieu préserve).

La joie est un gage de fidélité. Pourquoi ? Parce que le Service dans la joie est le témoignage d’une adhésion intérieure, pleine et entière et vient éloigner toute supposition de veau d’or. On comprend ainsi les paroles prophétiques de l’ânesse « comment penses-tu anéantir une nation (Israël) qui fête dans la joie les trois fêtes de pèlerinage… »

Mordékhaï Bismuth

Chabat Chalom

Les vacances arrivent….

Les vacances se rapprochent et cette période vient perturber notre rythme quotidien et risque de  faire déplacer nos priorités ou nos efforts quotidiens.

Parce que nous ne sommes plus dans notre environnement, nos exigences en cacherout se « ramollissent », l’engagement à prier avec un minyan et les temps d’études sont généralement laissés de côté.

Tout ces efforts annuels qui ont été développé, ont été oubliés à la maison pour laisser la place aux vacances. Mais la Torah n’est pas comme le travail et les congés payés n’existent pas.

Chacun d’entre nous a déjà eu l’occasion de constater que lorsque l’on déplace une bougie, la flamme risque de s’éteindre. Et, tout naturellement, par prudence, on met sa main en protection pour ne pas qu’elle s’éteigne. Ainsi, lors de nos déplacements nous devrons être prudents, et protéger notre flamme, qui sans cette vigilance, risque de s’éteindre et de nous laisser dans l’obscurité.

Le Rav ‘Haïm Schmoulevitch Zatsal raconte l’histoire d’un petit bébé qui se trouve dans les bras de sa maman. C’est ainsi que chaque fois que sa maman se déplace, que ce soit dans un bus, au supermarché…, automatiquement lui aussi se déplace avec elle.

A la fin de la journée, on questionne l’enfant en lui demandant s’il se souvient de tous les endroits qu’il a parcourus dans la journée. Le bébé répond qu’il n’en a aucune idée, la seule chose qu’il sache, c’est qu’il a été toute la journée dans les bras de sa maman.

C’est ainsi que nous devons vivre, en nous sentant comme ce bébé dans les bras de Notre Papa toute la journée. Les changements de décors géographiques ne doivent pas provoquer de changements dans notre décor spirituel.

Évidemment, nous pouvons effectivement nous retrouver dans des endroits où il n’y a malheureusement pas de synagogue, où il faut faire plusieurs kilomètres pour trouver une épicerie cachère, où le climat est tellement chaud que nos vêtements se font obligatoirement plus légers. Toutes ces conditions nous incitent à être plus “cool” que d’habitude.

Mais la vraie question est : “Que fait-on dans un endroit où l’on ne peut pas rester nous-mêmes ?”

Le Pélé Yoets rapporte que nos Sages disent (Yéroushalmi berakhot 4;4)  : “Tous les chemins sont dangereux”, en chemin on ne peut servir Hachem entièrement car on est obligé de faire attention aux dangers. C’est pourquoi il est dit : “Heureux ceux qui sont assis dans leurs demeures.” (Téhilim 84;5)

Lorsque nous programmons nos déplacements, la première chose à vérifier est si l’on peut continuer à être “Juif”, si notre Chabat peut être respecté, s’il l’on peut manger correctement cacher… Si l’on se place intentionnellement dans un endroit avec des courants d’air, c’est sûr que la flamme s’éteindra.

Un Juif n’est jamais en vacances, la Avodat Hachem est un travail à plein temps. Nous devons toujours être préoccupés de savoir si nous pouvons continuer à faire Torah et mitsvot là où nous sommes. De même que nous vérifions toujours si nous aurons un certain confort vital minimum, nous devons être sûrs de pouvoir aussi respecter nos besoins vitaux de Juifs tels que la prière, la nourriture et l’étude.

Le but est de laisser la flamme toujours allumée et de la raviver de jour en jour. Comme la flamme olympique [Hamavdil!] qui brûle et passe de main en main pour arriver au but.

Montrer à nos enfants que nous sommes conséquents et constants quelles que soient les conditions extérieures, que nous ne faisons pas les choses par habitude et lorsque cela nous arrange, que nous sommes soucieux de faire briller notre Judaïsme à chaque instant, allumera en eux un feu ardent qui les guidera vers le bon chemin, toujours à l’abri du vent.

Rav Mordékhaï Bismuth

La digestion

Je voudrais rapporter ici des règles d’hygiène de vie, que le kitsour Choul’han ‘Aroukh (chapitres 32, 33) a tirées des Hilkhot Dé’ot du Rambam. Notre ouvrage repose essentiellement sur son affirmation, selon laquelle « la santé ou la faiblesse du corps dépendent en grande partie de la digestion des aliments ».

Avoir un corps sain et parfait, c’est suivre les voies de D’. On ne peut saisir ni acquérir la moindre connaissance du Créateur en étant malade. Par conséquent, on doit s’éloigner de ce qui est destructeur pour le corps et s’habituer aux choses qui le rendent sain et fort, comme il est dit (Dévarim 4,15) : « Prenez bien soin de votre vie ».

Le Créateur, qu’il soit béni et que Son nom soit béni, a créé l’homme (ainsi que tout être vivant) en y mettant une chaleur naturelle et si elle disparaissait, la vie s’éteindrait également. La maintenance de cette chaleur naturelle est entretenue par la nourriture absorbée. De même qu’un feu s’éteint complètement si l’on n’y ajoute pas constamment du bois, l’homme qui ne mange pas, meurt, car son feu intérieur s’éteint. La nourriture est broyée entre les dents et réduite en bouillie par un mélange de suc et de salive. De là, elle descend dans l’estomac où elle est de nouveau broyée, mélangée aux sucs (gastrique et biliaire), diluée, transformée par la chaleur et les sucs, puis digérée. La partie utile en est triée pour nourrir tous les organes et maintenir l’homme en vie ; les déchets, correspondant au surplus, sont évacués. C’est pour cela que nous disons dans la bénédiction achèr yatsar (selon une explication) : « Il fait des merveilles ». Car le Saint béni soit-Il a conféré à la nature humaine la faculté de trier le bon dans les aliments et à chaque organe celle d’attirer la nourriture qui lui convient, en rejetant le déchet qui pourrirait en restant à l’intérieur et provoquerait des maladies, que D’ nous en préserve ! C’est pourquoi, la santé et la faiblesse du corps dépendent en grande partie de la digestion des aliments. Si elle est bonne et facile, on sera en bonne santé ; en revanche, des troubles digestifs provoquent un affaiblissement qui pourrait être dangereux, à D’ ne plaise.

La digestion est bonne quand la nourriture est légère et pas trop abondante. En revanche, les dilatations et les contractions naturelles de l’estomac sont entravées quand il est plein et il ne peut plus malaxer la nourriture comme il faut, à l’instar du feu qui ne brûle pas bien si l’on y ajoute trop de bois. C’est pourquoi, qui veut garder son corps en bonne santé veillera à manger modérément, selon sa nature, ni trop peu ni à satiété. La plupart des maladies proviennent soit d’une alimentation malsaine, soit d’une nourriture trop abondante avalée grossièrement, même si elle est saine. Comme l’affirme le roi Salomon dans sa sagesse : « Qui garde sa bouche et sa langue se garde de tourments » (Michlé 21 ;23) – « qui garde sa bouche » en évitant de manger des aliments nuisibles ou de se gaver, « et sa langue » en ne disant que le strict nécessaire. Un sage a déclaré : « Un peu de nourriture malsaine ne fait pas autant de mal que l’abus de nourriture saine. ».

La capacité de digestion d’un jeune homme est importante et exige ainsi des apports alimentaires plus fréquents que chez l’adulte. Quant à la personne âgée, plus faibles, il lui faut une alimentation légère – en faible quantité, mais d’une haute valeur nutritive. ‘

L’appareil digestif étant affaibli en été par la chaleur, il convient de manger moins qu’en hiver -un tiers de moins d’après les estimations d’éminents médecins.

Il est bon de se fatiguer, avant de manger par la marche ou le travail afin de réchauffer le corps ; ceci est une importante règle médicale. C’est un des sens des versets : «tu mangeras à la sueur de ton front» (Béréchit 3, 19) et «Elle ne mange pas le pain de la paresse» (Michlé 31, 27). On doit desserrer sa ceinture avant de manger et, au moment du repas, rester assis à sa place (bien droit), ou s’appuyer sur le côté gauche. Après le repas, il est mauvais de trop se dépenser, car l’estomac risque de se vider avant d’avoir digéré la nourriture ; il faut marcher un peu et se reposer, mais ne pas faire de longues promenades et de grands efforts. On ne doit pas dormir dans les deux heures qui suivent le repas, de peur que des vapeurs nuisibles ne montent au cerveau.

Extrait de l’ouvrage « Une vie saine selon la Halakha »

du Rav Yé’hezkel Is’hayek Chlita

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